Le blog du Temps de l'Immaculée.
18/01/2026
Voici les trois piliers essentiels à retenir de cet enseignement :
1. La simplicité de la prière : « Ils n'ont plus de vin »
Le premier enseignement porte sur la manière dont Marie s'adresse à son Fils. Sa prière est un modèle pour nous tous. Elle ne se perd pas en « flots de paroles » ou en émotions superflues.
La Miséricorde en acte : Marie voit la souffrance et le besoin avant même qu'ils ne se soient exprimés.
La confiance absolue : En disant simplement « Ils n'ont plus de vin », elle présente la nécessité et s’en remet totalement au Cœur de Jésus.
Prier, ce n’est pas convaincre Dieu, c’est se tenir devant Lui avec humilité et Lui exposer nos manques avec la certitude d’être aimé.
2. Marie, le « vitrail » de la volonté divine
Un point fort de la prédication est l’image de Marie comme un vitrail. Elle ne retient pas la lumière pour elle-même ; elle laisse passer la lumière du Soleil de Dieu.
Le signal du Père : Bien que Jésus réponde que son heure n'est pas encore venue, il reconnaît en Marie la voix et la volonté du Père.
La médiatrice nécessaire : Le miracle s'opère par cette union mystérieuse entre l'intercession de la Mère et l'action du Fils. Marie est celle qui manifeste à Jésus le moment d'intervenir.
3. Le secret de l’efficacité chrétienne
L'auteur conclut sur une note très concrète : comment transformer « l'eau » de notre vie quotidienne en un « vin excellent » ? L'efficacité spirituelle repose sur une double alliance :
La dévotion mariale : Confier le sort de nos âmes, de nos familles et de notre nation à Notre-Dame (à l'image de Saint Dominique ou de l'abbé Desgenettes, curé de Notre-Dame des Victoires, qui vint à bout de l'indifférence bourgeoise de ses paroissiens en consacrant sa paroisse au très saint Coeur Immaculé de Marie).
L'obéissance totale : « Faites tout ce qu’il vous dira ». L'obéissance aux commandements et aux devoirs d'état, même s'ils paraissent aussi anodins que de remplir des jarres d'eau, est la condition du miracle.
Cette prédication nous rappelle que sous le regard de Marie, aucun de nos actes n'est insignifiant. En unissant notre volonté à celle de Dieu par l'entremise de la Vierge, nous permettons au Saint-Esprit de purifier nos vies et de faire naître en nous une vie nouvelle, plus riche et plus fervente.
17/01/2026
Message de notre évêque
« Au terme du jubilé de l’Espérance, nous sommes confrontés de nouveau à cette terrible question de l’aide à mourir. Dans ce sujet de société, il s’agit d’humaniser la fin de vie avec un approfondissement de ce qu’est la personne humaine : un être de relation qui vit grandit et meurt avec d’autres.
Le Sénat examine, du 20 au 26 janvier 2026, la proposition de loi sur l’ »aide à mourir ». S’il était adopté le 28 janvier, ce texte remettrait en cause le respect dû à toute vie humaine, depuis son commencement jusqu’à son terme.
Ce sujet n’impacte pas que les catholiques en France : En effet, la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) – catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste – a déjà alerté solennellement sur les graves dérives qu’implique la proposition de loi introduisant dans la législation française un « droit à l’aide à mourir ». Derrière une apparente volonté de compassion et d’encadrement, ce texte opère un basculement radical : il introduit légalement la possibilité d’administrer la mort – par suicide assisté ou euthanasie – en bouleversant profondément les fondements de l’éthique médicale et sociale.
Nous, catholiques des Yvelines, nous devons faire entendre notre voix : n’hésitons pas écrire cette semaine à nos sénateurs. Envoyons-leur un message pour exprimer notre inquiétude face à cette rupture éthique majeure (détails ci-dessous) ; nous pouvons aussi nous engager dans les EPHAD, les aumôneries d’hôpitaux, dans nos communautés auprès de ceux qui souffrent… Oser un regard d’espérance sur l’autre, ne va pas sans lui tendre la main, même s’il a perdu espoir.
Mobilisons-nous sur ce sujet urgent de la loi sur l’aide à mourir »
Ecrivez à votre Sénateur : Le site Internet du Sénat , met à disposition une carte pour trouver votre élu et un modèle de message prêt à l’emploi. Dites-lui votre inquiétude face à cette rupture éthique et demandez-lui de se prononcer contre ce projet.
Exemple de message à lui envoyer :
« Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
Je souhaite vous faire part de ma profonde inquiétude concernant la proposition de loi sur l’aide à mourir, qui sera examiné en janvier 2026.
Ce texte soulève des questions éthiques majeures et fait peser un risque réel sur nos concitoyens les plus vulnérables. Il engage un basculement profond de notre modèle de solidarité et interroge le rôle des soignants, auxquels le serment d’Hippocrate impose de ne jamais provoquer délibérément la mort.
Aussi, je vous invite à réfléchir avec la plus grande vigilance aux conséquences humaines et sociétales d’un tel changement, et à vous prononcer contre ce projet de loi. Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à cette interpellation citoyenne et vous adresse mes respectueuses salutations ».
Participez à la Marche pour la vie le dimanche 18 janvier à 14 heures – Le point de départ a été déplacé, il s’agit désormais de la Place Vauban à Paris (7ème).
17/01/2026
Le Saint-Père a reçu le cardinal Zen en audience privée le matin du consistoire, un événement considéré comme symboliquement significatif compte tenu des relations longues et souvent tendues du cardinal avec le pontificat précédent.
Ce salésien de longue date n'a pu voyager qu'après avoir obtenu l'autorisation des autorités de Hong Kong. Depuis 2022, il est soumis à des restrictions légales suite à son arrestation dans le cadre d'une affaire liée à un fonds humanitaire ayant apporté une aide aux manifestants pro-démocratie. La police l'a inculpé, ainsi que plusieurs autres personnes, de collusion avec des forces étrangères, une accusation qu'il a toujours niée. Il a par la suite été condamné pour une infraction mineure et a écopé d'une amende, tout en restant en liberté sous prudence. Son passeport a été confisqué à plusieurs reprises, puis restitué temporairement par les tribunaux, lui permettant ainsi de voyager de manière strictement limitée, notamment pour assister aux funérailles de Benoît XVI et du pape François.
L'audience privée avec Léon XIV a précédé un consistoire extraordinaire qui s'est tenu les 7 et 8 janvier, auquel ont participé environ 170 cardinaux. Bien que les membres du Sacré-Collège aient été initialement informés que quatre sujets seraient abordés, il leur a été indiqué à leur arrivée que, faute de temps, la discussion se limiterait à deux. Les cardinaux ont choisi le synode et la synodalité, ainsi que la mission de l'Église à la lumière de l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium du pape François (2013 ).
Le cardinal Zen a prononcé une intervention brève mais incisive, critiquant vivement le Synode sur la synodalité, un processus pluriannuel qui s'est déroulé de 2021 à 2024. S'exprimant lors de la séance à huis clos, le cardinal de Hong Kong a abordé la note accompagnant le document final du synode, publié par le pape François, et a remis en question à la fois la méthode et les présupposés théologiques qui sous-tendent le processus.
« La manipulation systématique du processus est une insulte à la dignité des évêques », a déclaré le cardinal Zen au consistoire, ajoutant que « la référence constante au Saint-Esprit est ridicule et presque blasphématoire ». Il a averti que les appels incessants à l'Esprit risquaient de laisser entendre qu'on pourrait s'attendre à ce qu'il contredise « ce qu'il a inspiré dans la tradition bimillénaire de l'Église ».
Le cardinal a contesté d'emblée l'affirmation selon laquelle le processus synodal aurait permis une écoute et un discernement authentiques. « Le Pape a-t-il été capable d'écouter tout le Peuple de Dieu ? » a-t-il demandé. « Les laïcs présents représentent-ils le Peuple de Dieu ? » Abordant ensuite le rôle des évêques, il a poursuivi : « Les évêques élus par l'épiscopat ont-ils été capables d'accomplir un travail de discernement, qui doit nécessairement consister en débat et en jugement ? »
Le cardinal Zen s'est également opposé à ce qu'il a qualifié de contournement de l'autorité épiscopale. Faisant référence à l'affirmation du pape François selon laquelle il écoute directement le peuple de Dieu, il s'est demandé si cela constituait véritablement « le cadre d'interprétation approprié pour comprendre le ministère hiérarchique ». Ses remarques faisaient écho à des préoccupations de longue date selon lesquelles la synodalité, telle que pratiquée ces dernières années, risque d'affaiblir le rôle doctrinal et gouvernemental des évêques, successeurs des apôtres.
Une part importante de l'intervention portait sur le statut ambigu du document final du synode. Le cardinal Zen a souligné que le pape François avait décrit le texte comme un magistère qui « engage les Églises à faire des choix conformes à ce qui y est énoncé », tout en insistant sur le fait qu'il n'était « pas strictement normatif » et ouvert à différentes interprétations. Citant la note papale, le cardinal a mis en lumière des passages affirmant que « l'unité d'enseignement et de pratique est certes nécessaire dans l'Église, mais cela n'exclut pas diverses manières d'interpréter certains aspects de cet enseignement », et que différentes régions peuvent rechercher des solutions adaptées à leurs propres cultures et traditions.
En réponse, le cardinal Zen a posé une série de questions pertinentes. « L’Esprit Saint garantit-il l’absence d’interprétations contradictoires, a-t-il demandé, surtout compte tenu des nombreuses expressions ambiguës et tendancieuses du document ? » Il a averti qu’un processus d’expérimentation et de mise à l’épreuve locale pourrait mener à la fragmentation en l’absence d’un jugement épiscopal clair. Il s’est également interrogé sur la compétence du Secrétariat du Synode ou de la Curie romaine pour trancher de tels développements, demandant s’ils seraient « plus compétents que les évêques pour juger des différents contextes de leurs Églises respectives ».
Élargissant son argumentation, le cardinal a mis en garde contre les parallèles avec les divisions qui existent au sein d'autres communautés chrétiennes. « Si les évêques se croient plus compétents », a-t-il déclaré, « les divergences d'interprétation et de choix ne risquent-elles pas de conduire notre Église à la même division que celle qui règne au sein de la Communion anglicane ? » Il est revenu plus tard sur ce thème lors d'une intervention sur l'œcuménisme, évoquant ce qu'il a qualifié de « rupture dramatique de la communion anglicane » et se demandant si Rome devrait se tourner vers l'archevêque de Canterbury, qui, selon lui, ne représente plus qu'une petite minorité d'anglicans, ou vers la Conférence mondiale pour l'avenir de l'anglicanisme, qui, a-t-il souligné, conserve une part beaucoup plus importante.
Les relations avec les Églises orthodoxes furent également évoquées. Le cardinal Zen affirma que les évêques orthodoxes n'accepteraient jamais ce qu'il qualifia de « synodalité bergoglienne », insistant sur le fait que, pour eux, la synodalité signifie l'autorité réelle du Synode des évêques agissant de concert. « Le pape Bergoglio a instrumentalisé le mot synode », déclara-t-il, « mais il a fait disparaître le Synode des évêques, une institution instituée par Paul VI. »
L'intervention du cardinal Joseph Zen à Rome ne se limite pas à la synodalité ou à la procédure. Elle soulève la question de savoir si l'Église considère la cohérence doctrinale et la responsabilité épiscopale comme des biens à défendre, même au péril de sa propre sécurité. La crédibilité de l'Église repose sur sa capacité à résister à la logique du pouvoir, qu'il soit séculier ou ecclésial, et à demeurer fidèle à la vérité qui lui a été confiée. Dans cette perspective, le combat du cardinal Zen ne se divise pas entre Hong Kong et Rome. Il s'agit d'un seul et même combat, mené sur deux fronts, contre la même tentation de sacrifier la vérité au silence.
Depuis des décennies, le cardinal Zen dénonce avec force les dangers de toute complaisance envers un État autoritaire qui exige le silence en échange de tolérance. Son arrestation en 2022 en vertu de la loi sur la sécurité nationale, sa condamnation pour un délit mineur et les restrictions persistantes imposées à ses déplacements ont fait de lui un symbole de résistance morale, bien au-delà des frontières de l'Église locale. À 93 ans, il voyage non seulement en tant qu'acteur politique, mais aussi en tant qu'ecclésiastique qui a appris, à ses dépens, ce qui arrive lorsque la persécution commence.
Cette expérience explique la sévérité de ses propos à Rome. Lorsque le cardinal Zen a mis en garde le consistoire contre ce qu'il a qualifié de « manipulation systématique » du processus synodal et a décrit l'invocation répétée du Saint-Esprit comme « ridicule et presque blasphématoire », il ne s'agissait pas d'une simple rhétorique ; il dénonçait un schéma qu'il reconnaissait, qu'il avait observé aussi bien dans la politique hongkongaise qu'au sein de l'Église.
La critique du cardinal révèle aussi pourquoi le consistoire extraordinaire est important pour le fidèle lambda. Si l'Église enseigne qu'un document est magistériel mais « non strictement normatif », faisant autorité tout en étant ouvert à des interprétations divergentes, alors l'unité devient procédurale plutôt que théologique. L'avertissement de Zen, selon lequel une telle ambiguïté risque de reproduire les fractures de l'anglicanisme, n'est pas une comparaison fortuite.
Il y a quelque chose de revigorant à voir un cardinal âgé, et aussi un homme d'État, mener des combats qui semblent perdus d'avance. Son Éminence sait qu'il ne peut, à lui seul, infléchir la politique de la Chine, ni remodeler l'Église par la seule force de sa volonté. La force de son témoignage réside dans sa conscience que la lutte pour la liberté et la lutte pour la clarté doctrinale sont indissociables.
17/01/2026
L’enfance et la vocation : un chemin tracé par la foi
Michel Guérin naît en 1801 dans une famille catholique à Laval. Son enfance paisible bascule avec la mort de son père et de son grand-père, le laissant seul avec sa mère. Dès son plus jeune âge, il ressent un appel profond à devenir prêtre. À 25 ans, il entre au séminaire, et à son ordination, il choisit de servir dans la paroisse la plus pauvre du diocèse : Saint-Élier, puis le hameau de Pontmain.
Pontmain : un village oublié remis en lumière
À son arrivée, l’église de Pontmain est délabrée, les familles isolées et les enfants sans éducation religieuse. Michel Guérin entreprend de tout reconstruire : réfection de l’église, construction d’une école tenue par des religieuses, création d’un bureau de bienfaisance, et organisation de la dévotion mariale dans toutes les maisons. Il initie ses paroissiens à la prière personnelle, familiale et communautaire, préparant leurs cœurs à accueillir la Vierge Marie.
Une apparition qui transforme les cœurs
Le 17 janvier 1871, alors que la France est en guerre et que l’inquiétude règne à Pontmain, la Vierge Marie apparaît à quatre enfants du village. Grâce à la préparation spirituelle de Michel Guérin, les villageois trouvent courage et confiance. Les prières apprises, le chapelet récité en famille, et la dévotion mariale instaurée depuis des décennies créent un lien puissant entre le ciel et le village. L’abbé, témoin de cette grâce invisible, reste humble, laissant toute la gloire à Dieu.
Source : Diocèse de Laval
16/01/2026
Un processus jugé « manipulé » et « verrouillé »
Pour le Cardinal Zen, le chemin synodal entamé sous le pontificat précédent n'a de « dialogue » que le nom. Il n'a pas hésité à qualifier le processus de « manipulation blindée » ou « systématique ».
Selon lui, la liberté de délibération des évêques a été confisquée au profit d'un agenda préétabli. Cette méthode constituerait, selon ses mots, une « insulte à la dignité des évêques », réduits à valider des conclusions déjà écrites plutôt qu'à exercer leur rôle de docteurs de la foi.
La question de la représentativité du « Peuple de Dieu »
L'un des piliers du Synode est l'écoute du Peuple de Dieu, incluant une participation inédite des laïcs. Le Cardinal Zen soulève pourtant des questions fondamentales :
Représentativité : Les laïcs présents représentent-ils réellement la diversité et la profondeur de la foi des fidèles à travers le monde ?
Discerner ou juger : Il conteste la capacité des évêques à exercer un vrai discernement dans un cadre qu'il juge « verrouillé ».
« Le Pape a‑t‑il pu écouter tout le Peuple de Dieu ? » a-t-il interrogé avec force, mettant en doute la légitimité de la base populaire invoquée pour justifier les réformes.
Le Saint-Esprit face à la Tradition
Le point le plus polémique de son intervention concerne l'invocation constante de la sphère spirituelle. Le cardinal a qualifié de « ridicule et presque blasphématoire » l'usage répété du nom du Saint-Esprit pour légitimer des décisions qui, selon lui, contredisent la Tradition bimillénaire de l'Église.
Il craint que le "Document final", au statut juridique flou (« magistral mais non strictement normatif »), ne devienne une source de confusion totale, ouvrant la porte à des interprétations locales divergentes.
Le spectre d'une rupture « à l'anglicane »
Le Cardinal Zen a également alerté sur les conséquences œcuméniques et ecclésiologiques de cette décentralisation doctrinale :
Le risque de fracture : en laissant les conférences épiscopales tirer des conclusions différentes sur des sujets de foi ou de morale, l'Église catholique risque de finir comme la Communion anglicane, fragmentée en entités nationales opposées.
L'obstacle orthodoxe : il a rappelé que les Églises orthodoxes, bien que synodales par nature, n'accepteront jamais une vision qui affaiblit l'autorité concrète des évêques au profit de structures bureaucratiques ou laïques.
L'intervention s'est achevée sur une critique frontale de la gestion de l'institution. Le Cardinal Zen a affirmé que, sous couvert de promouvoir le mot « Synode », on avait en réalité fait disparaître le Synode des évêques, l'institution même établie par saint Paul VI pour maintenir la collégialité après Vatican II.
Cette déclaration, perçue comme l'une des critiques les plus acerbes de l'ère moderne, pose une question de fond pour l'avenir du pontificat de Léon XIV : comment maintenir l'unité de l'Église face à des visions de la synodalité si radicalement opposées ?
15/01/2026
À l'Épiphanie, la Conférence des évêques écossais a publié un long et courageux message pro-vie intitulé « Un Noël glaçant pour la liberté de conscience en Écosse ». Durant la période de Noël, écrivent les évêques, « les chrétiens de toute l'Écosse » se rassemblent autour d'une crèche pour « méditer sur la vie d'un enfant vulnérable ». Il est donc « troublant » que ce soit précisément « en cette période » que se déclare le premier cas en Écosse d'une personne « inculpée » en vertu de la nouvelle « loi sur la zone tampon ».
En effet, une Écossaise âgée de 75 ans, Rose Docherty , a été arrêtée il y a quelque temps pour avoir prié seule à Glasgow, près de l'hôpital Queen Elizabeth. Libérée, elle fait toujours l'objet d'une enquête et attend son procès ! Pour l'Église catholique, cette loi « pro-avortement » restreint « la liberté d'expression et de conscience » et fait taire les « voix critiques » du débat démocratique « dans l'espace public ».
En effet, le dispositif dit « Zones d’accès sécurisé aux services d’avortement » établit des zones protégées « jusqu’à 200 mètres autour des établissements pratiquant l’avortement », soit une trentaine de sites à travers le pays. Dans ces zones, tout comportement qu’un juge estime susceptible d’influencer une décision relative à un avortement peut être poursuivi.
Afin d’éviter tout malentendu , les évêques précisent que l’Église catholique « ne tolère ni le harcèlement ni l’intimidation » et les considère comme « inacceptables et répréhensibles ». Cependant, la véritable « intention de la loi » n’est pas de réprimer de tels agissements, soulignent les évêques. L’Écosse dispose déjà d’une législation solide pour lutter contre le harcèlement, les troubles à l’ordre public et les comportements menaçants, et la police écossaise elle-même, selon les responsables de l’Église, a déclaré que les pouvoirs et les infractions existants suffisent à faire face à tout comportement illégal aux abords des centres de santé. Par conséquent, si les parlements introduisent de nouvelles « infractions pénales » alors que la législation existante est « déjà suffisante », cela devrait susciter des interrogations et de vives inquiétudes.
Le gouvernement écossais semble précisément viser à entraver le mouvement pro-vie en menaçant, en intimidant et en stigmatisant les personnes opposées à l'avortement. Pour les évêques, cette pseudo-loi protégeant la liberté des femmes est « disproportionnée et antidémocratique » et constitue juridiquement un « abus de pouvoir de l'État » qui restreint les « libertés fondamentales ».
De plus, ajoutent-ils, la question de la « liberté de conscience des citoyens » est cruciale, « quelles que soient leurs opinions sur l'avortement ». « La documentation officielle accompagnant la loi », ajoute le message, « criminalise explicitement la prière à voix haute et les veillées silencieuses ».
La loi s'étendrait ensuite aux domiciles privés situés dans les zones désignées . Une affiche pro-vie apposée en vitrine, une conversation entendue par la police, une prière récitée à la fenêtre : « tout cela », selon les évêques, « pourrait faire l'objet de sanctions pénales ».
Ce sont des paroles fortes et solennelles qui dénoncent la dérive censoriste et totalitaire que prennent aujourd'hui les gouvernements occidentaux. Ce sont des tendances obscurantistes que tout libéral et libertarien, de droite comme de gauche, devrait dénoncer ; mais que seuls les « conservateurs catholiques » ont le courage de brandir au visage de gouvernements de plus en plus hostiles et tyranniques.
Source: La Bussola Quotidiana
14/01/2026

13/01/2026
Parmi ses dispositions, elle prévoit en effet d’obliger les établissements catholiques à pratiquer l’euthanasie, sous peine de poursuites pénales.
C’est une atteinte gravissime à la liberté des maisons de retraites et des établissements de soin catholiques. Pour ces congrégations, il est impossible d’accepter la pratique de l’euthanasie sur les personnes qui leur sont confiées.
En conséquence, ces établissements pourraient perdre leurs financements publics, et leurs directeurs pourraient même être condamnés pour délit d’entrave à une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d’amendes.
Imagine-t-on une religieuse aller en prison en France pour avoir refusé l’euthanasie de l’un de ses patients ou pensionnaire ? C’est pourtant ce que prévoit la proposition de loi.
Pour dénoncer ce risque – et la proposition de loi dans son ensemble – un collectif de congrégations hospitalières, soutenu par des juristes de renom, a publié une tribune dans Le Figaro, à l’initiative de l’ECLJ. « C’est un cri d’alarme que nous vous invitons à partager autour de vous, en particulier auprès des élus », demande M. Puppinck. Le site de l’ECLJ met à disposition les courriels des sénateurs.
La proposition de loi française est la plus répressive au monde
Aucun pays ayant légalisé l’euthanasie ne fait explicitement obligation aux établissements privés de pratiquer l’euthanasie, et assortit cette obligation d’une sanction pénale. L’auteur souligne « la radicalité liberticide du texte français et la nécessité de protéger la liberté des établissements privés » dans une tribune publiée par La Croix sur ce thème.
Cette tribune expose le sort, parfois dramatique, des établissements catholiques dans les pays ayant légalisé l’euthanasie. En Belgique, des établissements ont été sécularisés, tandis que d’autres, au Canada, sont sous le feu de poursuites judiciaires. À l’inverse, d’autres pays, tels les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande, respectent la liberté des établissements privés de soin.
« Dans ces tribunes, nous voulons convaincre le législateur de la nécessité de respecter la liberté de conscience et de religion des établissements catholiques. Cette liberté existe en droit international, mais elle doit être réclamée et défendue. »
Enfin l’article rapporte l’intervention, le 11 décembre dernier, de Sœur Agnès, religieuse et médecin des Petites sœurs des pauvres, qui a lancé une alerte au micro de Radio Notre Dame et de RCF. « Il faut du courage » souligne M. Puppinck, car les établissements de santé privés sont largement financés par l’État. Ce message est disponible dans l’article de l’ECLJ.
« Ces religieuses ont donné leur vie pour nous aider dans l’épreuve et la vieillesse », conclut-il, et « elles ont besoin de notre aide pour alerter le législateur et défendre leur liberté ». Il en va de leur existence même. Il est encore temps de le faire.
Source : ECLJ
12/01/2026
L'Étoile n'a pas disparu.
C'est le point central de ce message : l'étoile qui a guidé les Mages il y a 2 000 ans brille encore. Elle ne se trouve plus dans le ciel visible de Terre Sainte, mais dans le ciel intérieur de nos âmes.
Cette étoile prend la forme d'inspirations divines discrètes et fragiles :
Un attrait soudain pour la prière ou le silence.
Un appel à quitter un péché habituel.
Une invitation à un don de soi plus généreux ou à une charité élargie.
Une lumière de réconfort au milieu des épreuves.
Les 4 dispositions pour suivre l'Étoile
Soyons en garde : le danger n'est pas de ne pas voir l'étoile, mais de la regarder sans se mettre en marche. Pour réussir ce voyage spirituel, il nous propose de copier les dispositions de cœur des Mages :
La Foi Croire que l'inspiration vient de Dieu, même si nous ne comprenons pas tout immédiatement.
La Générosité Partir « sans marchander », sans attendre des conditions plus « opportunes » ou confortables.
La Promptitude Obéir rapidement pour ne pas laisser la lumière s'éteindre. « La lenteur volontaire est souvent le commencement du refus. »
La Persévérance Continuer à chercher Dieu même quand l'étoile semble disparaître (périodes de sécheresse spirituelle ou de doute).
Pourquoi est-ce si difficile ?
L'étoile est discrète. Elle respecte notre liberté et ne nous contraint jamais. Elle est donc facile à négliger. Suivre cette lumière exige de rompre avec nos habitudes et d'accepter, parfois, l'incompréhension de notre entourage. C'est un chemin de purification, notamment de notre orgueil et de notre esprit d'indépendance.
Conclusion : l'union au Christ.
Le but ultime de cette marche n'est autre que l'union intime avec le Christ. En refusant de négliger ces petites inspirations quotidiennes, nous trouvons, comme les Mages devant la crèche, une paix intérieure et une joie que les mots ne peuvent décrire.
« La promptitude est la fille de l’amour : on se hâte vers celui que l’on aime. »
Cette méditation nous rappelle que la vie chrétienne n'est pas une théorie, mais une aventure de chaque instant, où chaque mouvement de notre conscience peut être le reflet de cette étoile nous conduisant à l'Enfant-Roi.
10/01/2026
Aucun humoriste, pas même Raymond Devos dans ses pires délires, n’aurait osé interpréter un sketch aussi absurde. Malheureusement pour nous, nous sommes de plus en plus confrontés à ce genre de consignes aussi délirantes que contradictoires.
Ainsi le port du masque, considéré comme inutile au début de l’épidémie de covid-19, était rapidement devenu obligatoire. Ensuite était apparu le vaccin anti-Covid qui empêchait la transmission, puis ne l’empêchait plus mais évitait les formes graves de la maladie avant d’entraîner des effets secondaires parfois mortels. En réalité, nous n’avons guère été épargnés ces dernières années par l’incohérence apparente de nos dirigeants. Je parle à leur égard « d’incohérence apparente », car une technique bien connue de manipulation des foules consiste à les maintenir dans un climat de peur et de confusion. Une fois que les gens sont totalement déboussolés, vous leur apportez la solution que vous teniez en réserve, et tels des moutons effrayés, ils se précipitent dans le piège préalablement tendu !
Tout récemment, on a eu l’exemple de la « dermatose nodulaire ». Au début, la maladie touchant les bovins n’était pas dangereuse mais par précaution nécessitait l’abattage des bêtes malades. Puis un jour, le ministère de l’Agriculture a imposé la destruction de tout le troupeau » aux premiers signes d’infection. Une fois les éleveurs terrorisés par la menace qui planait au-dessus de leur bétail, on leur a promis un vaccin censé protéger les animaux et éviter leur mise à mort. Immédiatement, même les plus récalcitrants à la vaccination ont réclamé le traitement miracle sans même prendre le temps d’en connaître les effets secondaires !
Si la peur est mauvaise conseillère pour chacun d’entre nous, elle demeure un merveilleux outil de manipulation pour nos dirigeants !
Quel contraste avec ce passage des Évangiles :
« Vers le soir, Jésus demanda à ses disciples de passer sur l’autre bord du lac. Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans leur barque. Il s’éleva alors une grande tempête et les flots se jetaient dans la barque au point qu’elle se remplissait. Lui, il dormait à la poupe du bateau sur un coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : « Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssions ?
S’étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer de s’apaiser, et il y eut un grand calme. Puis il leur dit : « Pourquoi avez-vous peur, n’avez-vous point de foi ? »
Alors que nos dirigeants ont choisi de gouverner par la crainte, Jésus préfère apporter la paix. Il ne joue pas avec la peur, au contraire il nous aide à la surmonter pour devenir des hommes et des femmes confiants et non du bétail apeuré. Et à ce propos, en décembre dernier, lors de l’abattage de 208 vaches à la ferme des Bordes sur Arize en Ariège, de nombreux manifestants ont résisté aux CRS qui tentaient de passer en force pour détruire les animaux. Malgré les menaces et le gaz lacrymogène, quelques paysans se sont agenouillés courageusement face aux forces de l’ordre pendant que Pierre Guillaume Mercadal tentait de les convaincre d’abandonner leur sinistre projet. Il s’est adressé à eux sans crainte, sans haine, et il a su cette fois-ci trouver les mots justes pour toucher leur cœur.
Pendant qu’il parlait, plusieurs gendarmes émus par la situation ont relevé leur casque et, comme dans une scène des Évangiles, on a pu assister à un dialogue amical entre CRS et paysans !
N’est-ce pas là, la meilleure forme de résistance face à de la violence injustifiée ?
Thierry Vitteau pour le Salon Beige
09/01/2026
Le Grand Réveil : de 1989 à 2026
Villiers met en parallèle deux dates : le 9 novembre 1989 (chute du mur de Berlin) et ce 3 janvier (chute de l’ordre post-Guerre froide).
Il fustige l'aveuglement des élites occidentales qui, pendant trente ans, ont cru à « la fin de l’Histoire » théorisée par Francis Fukuyama. Ce temps de l’euphorie, marqué par les « dividendes de la paix » et la croyance en un commerce pacificateur, est désormais révolu. La « parousie des libéraux » a laissé place à une réalité bien plus rugueuse.
Les 4 piliers du nouveau chaos mondial
Selon Villiers, le basculement actuel s’articule autour de quatre phénomènes majeurs :
Le retour des États-puissances : nous revenons à un monde « néo-westphalien ». Les grandes nations ne cherchent plus le consensus, mais la puissance pure. Il cite le « gros bâton » américain, les rêves impériaux d’Istanbul, de Téhéran et la volonté russe d’accès aux mers chaudes.
La logique des zones d’influence : le monde se fragmente en trois blocs. Villiers évoque le retour de la doctrine Monroe pour les États-Unis (l’hémisphère occidental), la doctrine Catherine II pour la Russie et le retour de l’Empire du Milieu pour la Chine.
L’effondrement du multilatéralisme : Les instances internationales (ONU, OMC, CPI) sont jugées moribondes. Le pouvoir bascule vers le Sud global et les BRICS, créant un ordre « postoccidental » où le droit international s’efface devant la force.
Le « trou noir » européen : C'est le constat le plus sévère de Villiers. L'Union européenne, conçue comme un espace juridique et marchand sans ambition de puissance, se retrouve démunie. Faute de racines politiques et nationales, elle serait, selon lui, « soufflée par l’Histoire ».
La souveraineté comme unique rempart
La conclusion de la chronique sonne comme un cri de ralliement. Face à un monde de « prédation », l'auteur invoque la figure de Charles Pasqua pour rappeler une vérité fondamentale : une nation ne peut compter que sur elle-même.
Pour Philippe de Villiers, le temps du droit abstrait est fini ; celui de l'identité, de la nation et de la souveraineté est revenu. Son texte est une invitation à sortir de la naïveté pour embrasser à nouveau la grammaire de la puissance.
L'essentiel en une phrase : pour Philippe de Villiers, la capture de Maduro symbolise la fin de l'utopie mondialiste et le retour brutal à un monde de blocs et de puissances nationales.
Source : Chronique de Ph. de Villiers, «Quand l'Histoire bascule en une seule nuit» Le JDD
08/01/2026
Effectifs et diversité des communautés
Les estimations varient fortement : le recensement officiel parlait d’environ 120 000 chrétiens en 2016, mais des enquêtes indépendantes et ONG évaluent aujourd’hui le nombre total entre 700 000 et 900 000, voire davantage, en tenant compte d’un grand nombre de convertis non déclarés.
On distingue :
les Églises “ethniques” (arméniens apostoliques, assyriens, chaldéens catholiques) reconnues par l’État ;
des communautés catholiques (surtout chaldéennes, arméniennes et un petit noyau latin) ;
un secteur évangélique/protestant très dynamique, principalement composé de convertis d’origine musulmane et structuré autour d’“églises de maison”.
Cadre légal et discrimination structurelle
La Constitution reconnaît les chrétiens comme minorité religieuse avec certains droits (culte, écoles, sièges réservés au Parlement), mais surtout pour les Églises anciennes, non missionnaires.
Dans la pratique, les chrétiens subissent des restrictions : interdiction de construire de nouveaux lieux de culte pour les convertis, limitation des offices en persan, obstacles à l’accès à certains emplois publics, pression dans l’éducation et les médias, et surveillance permanente des activités ecclésiales.
Répression des convertis et des Églises de maison
Depuis 2021, une disposition ajoutée à l’article 500 du Code pénal permet de condamner sévèrement toute activité jugée “déviante” ou “prosélyte” contraire à la loi islamique, ce qui vise directement les convertis et les réunions de maison.
Les rapports récents montrent une forte escalade : en 2024, au moins 96 chrétiens ont été condamnés à un total de 263 années de prison, soit environ six fois plus qu’en 2023, avec des peines individuelles pouvant dépasser dix ans, souvent assorties d’exil intérieur, d’amendes et d’interdictions professionnelles.
Les chefs d’accusation sont généralement formulés en termes de “menace à la sécurité nationale”, “propagande contre le régime” ou “appartenance à des sectes déviantes”, ce qui assimile les convertis à une opposition politique plus qu’à une simple minorité religieuse.
Intensification récente et climat de peur
Des organisations comme le Center for Human Rights in Iran, Article18 ou International Society for Human Rights soulignent qu’en 2024–2025, la fréquence des arrestations, interrogatoires violents et mauvais traitements en détention contre les chrétiens convertis a nettement augmenté.
Un rapport fondé sur 327 dossiers judiciaires entre 2008 et 2023 indique que près de 90% des cas concernaient des convertis, illustrant que cette catégorie est au cœur de la politique répressive.
Des experts et rapporteurs de l’ONU alertent sur un “climat de peur” : perquisitions de maisons, confiscation de Bibles et de téléphones, pressions pour obtenir une rétractation publique de la foi, surveillance des réseaux sociaux et des contacts avec l’étranger.
Paradoxe : croissance rapide malgré la répression
Plusieurs missions chrétiennes et centres de recherche estiment que le christianisme est l’une des religions qui croît le plus rapidement en Iran, en grande partie par conversions personnelles, souvent discrètes, en dehors des structures officielles.
Une grande enquête en ligne (GAMAAN) a montré qu’environ 1,5% des répondants se disent chrétiens, ce qui, appliqué à la population iranienne, donnerait entre 750 000 et 950 000 chrétiens, dont une majorité de convertis.
Cette croissance, perçue par le régime comme une menace idéologique, explique en partie la sévérité des mesures de contrôle et la qualification des chrétiens comme “instrument de l’Occident” dans le discours officiel.
Synthèse de la situation actuelle
Les Églises traditionnelles reconnues survivent avec des marges de liberté réduites mais stables, à condition de rester non missionnaires et de ne pas accueillir de musulmans persanophones.
Les convertis et les réseaux évangéliques subissent une répression systémique : arrestations, lourdes peines, intimidations, ce qui pousse beaucoup de croyants à pratiquer leur foi dans la clandestinité ou à quitter le pays.
Malgré ce contexte, le christianisme continue de se diffuser, ce qui crée une tension croissante entre la réalité sociale du terrain et la volonté du régime de contrôler l’espace religieux.
Que Notre-Dame, honorée dans le métro de Téhéran, leur vienne en aide !
07/01/2026
Les revendications principales
Le discours de Mercadal s'articule autour de trois piliers d'urgence :
La fin de la concurrence déloyale : Il dénonce les accords de libre-échange (notamment le Mercosur) qui importent des produits ne respectant pas les normes françaises.
Le contrôle aux frontières : Il réclame une protection effective des marchés nationaux pour stopper la disparition des fermes.
L'arrêt des abattages sanitaires : Il fustige les abattages massifs liés à la dermatose, qu'il juge injustifiés et destructeurs pour le patrimoine génétique des élevages.
2. Une défiance radicale envers le pouvoir politique
L'invité exprime un scepticisme total vis-à-vis du gouvernement et des structures syndicales traditionnelles :
Le gouvernement : Il qualifie les promesses de Gabriel Attal et d'Emmanuel Macron de « flan ». Pour lui, les « clauses miroirs » sont des concepts vides.
La FNSEA : Il décrit le syndicat majoritaire comme « macroniste » et complice du pouvoir, dénonçant les conflits d'intérêts de ses dirigeants (notamment dans le commerce d'aliments pour bétail au Brésil).
Le rapport de force : Mercadal estime que seule la confrontation physique et le blocage de Paris peuvent produire des résultats, car le pouvoir serait « sourd » aux actions en province.
3. Les chiffres de la crise (Estimations)
Mercadal souligne l'hémorragie démographique du métier. Bien qu'il précise que ses chiffres ne sont pas officiels, il s'appuie sur ses observations de terrain :

4. La souveraineté alimentaire : un enjeu de civilisation
Pour Mercadal, le combat dépasse largement la catégorie socio-professionnelle des agriculteurs. Il avertit les citoyens :
Dépendance et esclavage : Perdre la souveraineté alimentaire revient à transformer les futurs citoyens en « esclaves » de ceux qui les nourrissent (puissances étrangères ou consortiums).
Qualité sanitaire : Il alerte sur la qualité « catastrophique » des produits importés (Ukraine, Amérique du Sud).
Action directe : Il encourage les consommateurs à des actions de désobéissance civile, comme remplir des caddies de produits étrangers en supermarché et les laisser en rayon pour peser sur la grande distribution.
Note sur le climat social : L'entretien se conclut sur une mise en garde contre l'inéluctabilité de la violence. Mercadal estime que la « rage » a remplacé la colère et que le mépris ressenti lors des interventions des forces de l'ordre (hélicoptères, grenades en Ariège) mène le pays vers un basculement violent.
Mais au fait, où sont nos évêques ? Merci à Mgr Dollmann et à Mgr Aillet pour leur courage. Mais où sont les autres ? Le beau métier de paysan qui se meurt, les suicides, le désespoir des hommes, ça ne les touche pas ? Leur silence fait mal au peuple de Dieu! C'est à eux d'être en première ligne, point de naïveté là-dedans, s'ils intervenaient tous physiquement comme Mgr Dollmann, on éliminerait le risque de graves désordres. Chers Pères Evêques, aidez les !
Note du webmestre : Cet article n'est pas un appel à assiéger Paris et encore moins à la désobéissance civile. Il aborde seulement un sujet qui nous concerne tous, à savoir notre indépendance alimentaire.
06/01/2026
Car au-delà de la libération du Venezuela, cet épisode est une leçon magistrale sur le fonctionnement réel des relations internationales, loin des discours convenus et des principes affichés. La crise vénézuélienne met en lumière des vérités contre-intuitives, voire dérangeantes, sur la primauté de la force, le retour des empires et la place de la morale dans le jeu des puissances. Explorons ensemble quatre de ces leçons surprenantes que nous devons tirer de la chute du régime chaviste.
Dans ce monde régi par des intérêts brutaux, une figure émerge pourtant comme un contrepoint saisissant : María Corina Machado. Lauréate du prix Nobel de la paix 2025, cette opposante historique propose une voie radicalement différente, fondée non sur la puissance, mais sur une exigence morale et spirituelle. Sa parole s'inscrit dans un parcours de plus de vingt ans de combat politique, marqué par la persécution, la disqualification et la clandestinité.
Profondément marquée par sa foi catholique, sa vision politique est centrée sur la dignité humaine, la vérité et la responsabilité. Elle n'hésite pas à décrire la crise vénézuélienne non comme un simple conflit politique, mais comme une "confrontation entre le bien et le mal". Cette lecture spirituelle de l'Histoire irrigue tout son engagement, comme en témoigne cette scène puissante où, lors d'une apparition publique, elle reçut la bénédiction d’un prêtre et d’une religieuse avant d'être arrêtée par des forces parapolicières.
Loin de tout esprit de vengeance, elle appelle à une transition démocratique ordonnée, axée sur la justice, la reconstruction et le retour des millions d'exilés. Elle insiste pour que le président légitimement élu, Edmundo González Urrutia, assume ses fonctions, afin de garantir le respect de la souveraineté populaire exprimée dans les urnes. Son engagement est résumé par une phrase qui dépasse le simple champ politique :
“Allons de la main de Dieu, jusqu’au bout.”
Dans un contexte international dominé par le cynisme et les rapports de force, l'émergence d'un leadership de cette trempe rappelle que la politique peut aussi être une affaire de conscience, capable d'incarner l'espoir qu'une nation peut se reconstruire sur des bases plus solides que les seuls intérêts matériels.
Concluons en observant que la chute du régime de Maduro est un miroir tendu à notre monde. Elle nous montre une réalité où le droit est subordonné à la force, où les intérêts nationaux des grandes puissances dictent le cours de l'Histoire et où les zones d'influence font leur grand retour. C'est le monde des empires, où ceux qui ne sont pas puissants deviennent des spectateurs de leur propre destin.
Pourtant, au cœur de cette reconfiguration brutale, la voix de María Corina Machado propose une alternative fondée sur la morale, la justice et la foi. Elle rappelle qu’aucune tyrannie n’est plus forte qu’une conscience éclairée par la foi, prête à pardonner sans oublier et à reconstruire sans haïr.
Alors que le Venezuela se trouve à la croisée des chemins, son avenir sera-t-il façonné par le jeu cynique des empires, ou par la force d'une conscience morale prête à tout reconstruire ? L'Histoire n'a pas encore livré sa réponse.
Christus vincit !
Sources : Le Figaro, Tribune Chrétienne, Antoine de Lacoste
05/01/2026
Crise de l’eau et colère sociale
L’Iran connaît depuis des années une crise structurelle de l’eau, liée à la sécheresse, au changement climatique, mais surtout à la mauvaise gestion (barrages, cultures gourmandes, industrie lourde en zones arides, surexploitation des nappes).
En 2021 déjà, des pénuries sévères dans la province de Khuzestan avaient déclenché des manifestations qui s’étaient étendues à d’autres régions.
En 2025, la situation s’est aggravée : dans plusieurs villes et villages, les habitants ont subi des coupures d’eau de plusieurs jours, souvent combinées à des coupures d’électricité et à des vagues de chaleur, ce qui a provoqué des rassemblements, notamment à Sabzevar, Marvdasht, Rasht, ainsi que dans des quartiers de Téhéran et Chiraz.
Des slogans sur l’eau qui deviennent politiques
Les manifestations liées à l’eau partent souvent de revendications très concrètes (“eau, électricité, vie – nos droits fondamentaux”, “eau potable, rivières vivantes, droit à la vie”), puis se transforment en slogans explicitement politiques du type “À bas le dictateur” ou “Mort à Khamenei”.
Les observateurs soulignent que de plus en plus d’Iraniens relient directement pénuries d’eau, coupures de courant et difficultés économiques à la corruption du régime et à l’inefficacité de l’État, faisant de la crise de l’eau un symbole de la faillite globale du système.
Nostalgie du Shah et “rêve” monarchiste
Depuis les grandes mobilisations de 2019–2022, des vidéos de manifestations montrent des foules scandant “Javid Shah” (“Que vive le Shah”) ou brandissant des drapeaux de l’ancienne monarchie, ce qui était presque impensable il y a encore une décennie.
Le fils de l’ancien Shah, Reza Pahlavi, est devenu la figure monarchiste la plus médiatisée : il appelle à un changement de régime par la désobéissance civile et à un référendum sur la future forme de l’État.
Des analyses notent qu’il bénéficie d’une base très active dans la diaspora et d’une forte visibilité sur les réseaux sociaux, mais que la popularité réelle d’un retour à la monarchie à l’intérieur du pays reste incertaine, faute de données fiables et en raison de la répression.
Ce que l’on peut dire sur “la rue”
Dans certaines villes et milieux, la nostalgie du Shah sert à exprimer le rejet du régime islamique et le fantasme d’un État plus moderne, plus efficace et moins idéologisé ; dans d’autres, ce thème reste marginal ou controversé.
Les mouvements d’opposition restent fragmentés : monarchistes, républicains laïcs, islamistes réformateurs, gauche laïque, etc., sans leadership incontesté ni programme unifié.
En résumé, une frange visible de la rue “rêve” d’un Shah, surtout dans les slogans et l’imaginaire politique, mais l’aspiration largement partagée est surtout la fin de la crise économique et environnementale et la sortie d’un régime jugé incapable de garantir des besoins aussi élémentaires que l’eau.
La situation des chrétiens
Alors qu'il n'y avait que quelques milliers de chrétiens d'origine musulmane en 1979, les estimations actuelles varient entre 500 000 et plus d'un million de personnes à l'intérieur de l'Iran. Ce développement est dû principalement aux protestants évangéliques.
Il existe une minorité catholique en Iran. Elle reste numériquement très petite, relativement discrète dans les troubles actuels, mais elle vit comme les autres chrétiens dans un climat de contrôle étroit, de discrimination juridique et de pression accrue dès qu’il y a soupçon de prosélytisme ou de conversion. Ce sont essentiellement des catholiques "historiques", des Chaldéens (d’origine assyro‑araméenne), des Arméniens et une petite communauté de rite latin, à Téhéran et quelques grandes villes. Les conversions au catholicisme existent probablement mais sont invisibles.
Au 5 janvier 2026, des heurts dans au moins 25 villes du pays.
L'agence Fars a fait état samedi de rassemblements la veille dans plusieurs quartiers populaires de la capitale Téhéran, qui compte environ 10 millions d'habitants. À Darehshahr, dans l'ouest du pays, environ 300 personnes ont lancé des cocktails Molotov, bloqué des rues et "exhibé des kalachnikovs" vendredi, toujours selon l'agence de presse Fars. Diverses sources font état de déjà 8 morts.
04/01/2026
L’article du Figaro met en lumière une mutation profonde au sein de l’enseignement privé sous contrat en France. Si ces établissements (catholiques à 96 %) ne désemplissent pas, leur « caractère propre » — c’est-à-dire leur liberté éducative et spirituelle — devient une source de tensions croissantes avec les familles.
Le choix du privé : une stratégie plus qu’une conviction
Pour une majorité de parents, l'inscription dans le privé n'est plus un acte de foi. On y vient chercher un cadre sécurisant, une rigueur pédagogique et une alternative à un enseignement public jugé parfois trop « idéologisé » ou instable. Selon un sondage Ifop cité par l’auteur, seuls 39 % des Français jugent légitime la présence d'un temps spirituel à l'école. Ce décalage crée des frictions directes : certains parents s'insurgent contre le caractère obligatoire de rencontres liées à la foi ou au pardon.
Une identité diluée pour plaire au plus grand nombre ?
Cette sécularisation forcée inquiète les parents qui ont, à l'inverse, choisi ces écoles pour leurs valeurs chrétiennes. Ils déplorent une « discrétion » excessive de la pastorale. La crainte des directions ? Perdre des élèves ou voir des classes fermer en braquant des familles purement « consommatrices » d'éducation. Même au sein du corps enseignant, le malaise est palpable : certains professeurs, restés dans le privé pour le confort géographique, s'opposeraient activement aux projets pastoraux, créant une fracture interne.
L'école n'est pas un « drive »
Face à cette fronde, les institutions réagissent. Hélène Laubignat, présidente de l’Apel, rappelle une vérité fondamentale : l’enseignement catholique repose sur un projet cohérent et assumé. « L’école n’est pas un service à la demande », affirme-t-elle, soulignant que les familles font un choix libre en s'inscrivant et doivent, par conséquent, en accepter les spécificités.
Pour conclure, l’enjeu pour l'enseignement catholique est aujourd'hui de maintenir cet équilibre fragile : rester ouvert à tous sans renier son ADN. Le dialogue entre les chefs d'établissement et les parents semble être la seule voie pour dissiper les malentendus, dans un contexte où la demande de « neutralité » gagne même les lieux dédiés à la transmission d'une foi.
En somme, l'enseignement catholique réussit son pari éducatif, mais peine à faire valoir son projet pastoral auprès d'un public de plus en plus sécularisé.
Être dans le monde sans être du monde, là est la question. L'École catholique a le simple choix de redevenir catholique... ou de disparaître.