Le blog du Temps de l'Immaculée.

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Prière pour la conversion des Musulmans

25/05/2025

Prière pour la conversion des Musulmans

Ô Cœur saint et Immaculé de Marie, si plein de Miséricorde, soyez touché de l'aveuglement et de la profonde misère des Musulmans et de ceux qui ne vous connaissent pas encore.

 

 Vous, la Mère de Dieu fait homme, obtenez leur la reconnaissance de notre sainte religion, la grâce de l'embrasser et de la pratiquer fidèlement, afin que, par votre puissante intercession, nous soyons tous réunis dans la même Foi, la même Espérance et le même Amour de Votre divin Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ qui a été crucifié et qui est mort pour le salut de tous les hommes, et qui, ressuscité plein de gloire, règne en l’unité du Père et du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il

 

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! (x3) 

Ô Notre-Dame d'Afrique, priez pour nous pour les Musulmans, pour les Juifs et tous les autres infidèles, pour toutes les âmes égarées, tous les pécheurs.

Ô Consolatrice des affligés, priez pour nous !

Ainsi soit-il.

L’âme de la maison

25/05/2025

L’âme de la maison

 

Voilà près de deux mois que, fourbu de fatigue, les yeux encore pleins de visions de guerre, de spectacles affreux, il a débarqué dans la grande ville de Lyon. 

 

Ce départ dans la nuit, ce wagon à bestiaux, où les Boches les avaient parqués, lui et tant d’autres de Grandpré, les coups de crosse, les injures en allemand, et cette angoisse : « Partira-t-on ? Ne partira-t-on pas ? » Quel cauchemar !

 

De la grande famille dont il faisait partie : le père, la mère, les six enfants, ils ne restaient que deux, lui, le petit, et la maman. Ah ! les bandits, tous les autres, ils les avaient tués !… 

 

Tué le père, Louis Aubray, pris comme otage et qui, Français avant tout, avait refusé de déclarer la cachette où se trouvait l’or du village ; tués les deux aînés là-bas sur le front, petits fantassins anonymes tombés on ne sait où ; tuées ses deux sœurs, égorgées par les rustres parce qu’elles ne voulaient pas travailler pour eux ; tuée la benjamine, sa jumelle, pauvre petite déjà bien frêle qui n’avait pu résister au régime de terreur et de restriction ; tuée enfin la grande vieille maison, sa maison. Glorieusement blessée de tous côtés, elle résistait encore, mais, un jour, un obus assassin était venu l’atteindre en plein cœur, et tout avait croulé.

 


Et puis, un soir d’automne, la seule qui lui restait de toute la famille, celle qui disait avec une profonde aversion en parlant des Allemands, en voyant passer des prisonniers :

— Jean, souviens-toi. Ce sont ceux-là qui ont égorgé ceux de chez nous ; ce sont ceux-là qui ont brûlé nos récoltes, abattu nos grands arbres… Ah ! plus tard, quand tu seras grand, souviens-toi !… Souviens-toi !… Tu dois être le vengeur de notre maison assassinée ; cette mère que la douleur avait rendue avide de vengeance, celle-là aussi était morte. La lame avait usé le fourreau ; les chagrins, loin de l’abattre, avaient exaspéré sa flamme patriotique, elle était certaine de la défaite des Boches, et ardemment elle souhaitait voir le jour de la victoire. 

 

Hélas ! les privations endurées avaient achevé cette constitution délicate, et, un beau jour, elle était allée rejoindre les autres là-haut, le laissant seul survivant des Aubray. 

Seul, il était donc seul, à quatorze ans, sans soutien, sans amis, dans un pays qui n’était pas le sien, perdu dans la grande cité. Il n’avait donc personne à qui confier sa peine… Mais si, il a encore quelqu’un, quelqu’un de chez lui, quelqu’un qui personnifie la vieille maison écroulée, et de sa poche, avec vénération, il sort une statuette de la Vierge. 

 

Il revoit l’emplacement de cette statue. Placée dans une niche au-dessus de la porte d’entrée, elle semblait dire au passant :


— Ici, c’est ma maison ; ces enfants qui jouent devant le perron, ce sont les miens ; je les aime, je les protège ; ils me prient pour que je continue à les aider dans la vie. 

 

Et, dans le fracas de la bataille, dans le désarroi du départ, au milieu des blocs calcinés, Jean n’avait eu qu’un but : chercher la Vierge. Grâce à Dieu, malgré l’obscurité, il l’avait trouvée couchée entre deux pierres, et, sur son cœur, en quittant le pays, il avait emporté l’âme de la maison ! 

 

Ce matin, dans sa petite mansarde noire, enfumée, il l’a sortie de la cassette aux souvenirs, il l’a placée sur l’appui de la fenêtre et, suivant son habitude, il s’est mis à genoux pour faire sa prière : pieusement, ardemment, il supplie la bonne Vierge pour la France, sa grande patrie, et aussi pour son pays mutilé et souffrant, petite patrie où, dans un coin de terre, reposent les chers disparus… 

 

Un grand désir s’empare de son esprit : revoir son village, sa maison en ruines ; passer dans les petits chemins à travers champs dont chaque détour lui est connu, revivre dans leur cadre tous les chers souvenirs, combien ce lui serait doux Là, près du ruisseau jaseur, ils sont venus souvent l’été avec ses frères et sœurs en gardant le troupeau. Ils pêchaient, barbotaient, riaient, contents de tout et de rien ; du soleil, de la verdure, des fleurs. Le soir, au crépuscule, ils revenaient par les sentes embaumées, chantant à pleins paumons, tandis que les grands bœufs rentraient lentement en faisant tinter leurs clochettes. Oh ! la nostalgie du pays natal… Contempler de nouveau son village, les doux horizons de chez lui, devient une idée fixe, une obsession. 

 

Hanté par ce rêve, il a travaillé dur. Employé comme chasseur dans une grande maison de nouveautés, toujours empressé, aimable, il ne ménageait pas sa peine. Parfois la mine avenante, l’air déluré du gamin intéressaient les clients ; accompagnée d’une bonne parole, quelque petite pièce glissait dans sa main. Il remerciait gentiment, et lorsqu’au soir, vers les 7 heures, il remontait près de sa mère il y avait un peu de joie là-haut. Les gros sous et les billets s’entassaient, et on comptait le petit trésor qui permettrait le retour : 

 

— 90 francs par personne, avait-on dit ; vous êtes deux, il vous faut donc 180 francs avant de songer à repartir là-bas. 

 

Et depuis, incessamment, il avait travaillé. Son triste deuil lui avait occasionné des frais, et, bien que seul maintenant, il lui manquait encore 10 francs pour obtenir le billet désiré. 

Un grand découragement l’envahit ; il réfléchit. Une fois à Grandpré, que fera-t-il dans un pays dévasté, livré uniquement à ses forces d’enfant, sans maison, sans appui ? Ne serait-il pas plus raisonnable de rester ici, seul il est vrai, mais avec un gagne-pain assuré ? Plus fort que tout, l’idée obsédante revient : 

— Je veux revoir mon pays. 

Le lendemain, il part à la gare s’enquérir des trains et du prix exact du trajet. Au guichet, d’une voix nette, il demande 


— Quel train dois-je prendre pour aller à Grandpré et quel est le prix des troisièmes ? 

D’un ton rogue, en toisant avec dédain ce marmouset, l’employé répond : 

— Grandpré, 9 h 30 du matin… 89 fr 65. 

Intimidé par cette grosse voix, le gamin poursuit : 

— Je n’ai que quatorze ans, vous ne faites pas de diminution pour les enfants ? Je tiendrai si peu de place !

Impassible, l’homme de la compagnie reprend en écho : 

— Pas de diminution, le règlement est là… Avec des sanglots dans la voix, Jean supplie, disant toutes les raisons pour lesquelles il veut retourner là-bas, essayant d’attendrir le fonctionnaire, il ne lui manque que 10 francs… Peine perdue… 

— Allons, le mioche, pas tant d’histoires, il n’y a pas que toi ici. Allez, file ! et laisse passer cette dame.

 

Machinalement, le petit se retourne, et les yeux pleins de larmes, chargés d’angoisse, rencontrent ceux de sa voisine. Des yeux d’enfants… quelle puissance charmeuse ils ont, comme leur regard est limpide, comme il est vrai ! Celui de Jean a bouleversé la dame et, révoltée de l’indifférence brutale de l’employé, elle interpelle : 

— Quoi ! Vous renvoyez ce petit avec cette rudesse !… Je comprends que vous ne puissiez prendre la responsabilité de baisser le tarif pour lui, mais vos supérieurs sont là, ils peuvent examiner le cas. Quoi qu’il en soit, il est révoltant de voir traiter un enfant de cette façon !…

 

Et comme l’homme, honteux, grommelait une excuse, la dame, d’un ton bref, lui coupa la parole : 

— Assez causé. Moi aussi, je vais à Grandpré. Donnez-moi deux places de premières. 

Et, prenant Jean par la main, elle passe sur le quai. 

Maintenant, assis en face de la dame qui, affectueusement, lui tient les deux mains, Jean raconte son histoire, et, tandis qu’il parle, de grosses larmes coulent le long des joues de Mme Scève. 

 

— Pauvre petit, murmure-t-elle, comment as-tu pu résister à tant de malheurs, et que veux-tu faire maintenant tout seul là-bas ? 

Jean, d’un air décidé, redresse la tête : 

— Je retourne à Grandpré pour travailler et reconstruire notre maison ; d’ailleurs, je ne suis pas seul, j’ai une amie de chez nous. 

Marie, notre maman du ciel
— Une amie ? Où est-elle ? 

— La voici. 

 

Et, entre ses deux mains, il élève la statuette de la Vierge. 

Émue plus qu’elle ne peut le dire, Mme Scève écoute les confidences de l’enfant. Quelle foi profonde en Marie, sa Mère !… Avec admiration, elle contemple le visage rayonnant, les yeux attendris et brillante du petit regardent Notre-Dame, et tout à coup elle-même est éclairée d’une lumière subite : 

— Pauvre enfant, tu as bien souffert ! Moi aussi, je connais les larmes. Vois, je suis en deuil : j’étais veuve, et mes deux fils ont été tués à la guerre ; moi aussi, je suis seule dans la vie… Petit, veux-tu que je sois ta mère ? 

 

Avec reconnaissance, pieusement, Jean a baisé les pieds de Marie. 

— Oh ! bonne Vierge, vous exaucez ma prière. Merci !… Merci !… Puis, d’un élan passionné, il se jette dans les bras de Mme Scève, s’y blottit, et, l’embrassent bien fort, il murmure : 

— Maman…

 

M.-J. Vachon

Saint Grégoire VII Pape (1021-1085)

25/05/2025

Saint Grégoire VII Pape (1021-1085)

Hildebrand (tel était le nom de famille de Grégoire VII) eut pour père un charpentier de Toscane. Il était encore enfant, sans aucune connaissance des lettres, lorsque, jouant dans l'atelier de son père, il forma avec des débris de bois ces mots du Psalmiste, présage de l'autorité que plus tard il devait exercer dans le monde: Dominabitur a mare usque ad mare: "Sa domination s'étendra d'un océan à l'autre."

 

Après une première éducation chrétienne, le jeune Hildebrand acheva de se former et de se préparer à la mission que Dieu lui réservait, dans le célèbre monastère de Cluny, foyer de sainteté et de science qui fournit alors tant de grands hommes.

 

Le courage avec lequel, simple moine, il osa dire au Pape Léon IX que son élection n'était pas canonique fut l'occasion de son élévation aux plus hautes dignités de l'Église. Ce saint Pape avait été élu par l'empereur d'Allemagne; mais son élection fut ratifiée ensuite par le clergé et le peuple de Rome. Charmé de la franchise d'Hildebrand, il le fit venir près de lui et le regarda comme son meilleur conseiller. Après la mort de Léon IX, quatre Papes successifs lui conservèrent une pleine confiance.

 

Lui-même, enfin, malgré ses angoisses, dut plier devant la Volonté de Dieu et accepter le souverain pontificat. C'est alors que brillèrent plus que jamais en lui les vertus qui font les saints et le zèle qui fait tout céder devant les intérêts de Dieu et de l'Église. Malgré d'innombrables occupations, il était toujours l'homme de la prière, et ses larmes manifestaient les attendrissements de son coeur.

 

Grégoire VII fut atteint d'une maladie qui le réduisit à la dernière extrémité. La Sainte Vierge lui apparut et lui demanda s'il avait assez souffert: "Glorieuse Dame, répondit-il, c'est à Vous d'en juger." La Vierge le toucha de la main et disparut. Le Pontife était guéri et pu célébrer la Sainte Messe le lendemain en présence de tout le peuple consolé.

 

Grégoire, un an avant sa mort, dut fuir en exil à Salerne; il prédit le triomphe de son Église et rendit son âme à Dieu, le 25 mai 1085, en prononçant ces mots: "J'ai aimé la justice et j'ai haï l'iniquité; c'est pour cela que je meurs en exil."

 

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Pierre, 11 ans, champion de France de mathématiques !

25/05/2025

Pierre, 11 ans, champion de France de mathématiques !

"Il prend cela comme un jeu qui l’amuse", confie la mère du jeune champion de France des jeux mathématiques et logiques. C’est justement le but de la Fédération Française des jeux mathématiques qui organise chaque année un championnat au niveau international visant à "développer le goût des mathématiques par le jeu". Alors que la finale nationale se déroulait ce samedi 17 mai dans plusieurs villes de France, c’est Pierre Vissière, 11 ans, en classe de CM2 dans l'école Saint-Joseph l’Espérance, à Vernon, qui est arrivé premier de la catégorie CM, regroupant les CM1 et les CM2, en résolvant huit énigmes en 56 minutes. "Il aime les jeux mathématiques, cela le motive, il est très concentré quand il décide de s’y mettre et c’est une autre façon de faire des mathématiques", explique sa mère, qui décrit son fils comme étant "assez carré", "à l’aise avec les règles", "détestant l’injustice", "fiable" et ayant "de l’humour parfois un peu taquin".

 

Une grande fierté pour le jeune garçon, qui est également amateur de tennis, de ping-pong et de ski en compétition, mais aussi pour ses parents, son école et son entraîneur. C’est à l’initiative de son école que s’est montée, au rythme d’une heure par semaine pour les CE et les CM, une préparation aux jeux mathématiques, proposée aux élèves de Saint-Joseph l'Espérance mais aussi à tous les écoliers de la ville de Vernon. Sous la houlette de Jean-Noël Chopinet, un retraité passionné de mathématiques qui a entraîné ses petits-enfants avant de partager ses compétences avec les petits Vernonnais, les jeunes écoliers se sont entraînés chaque semaine à résoudre des séries d’énigmes mathématiques en vue du championnat.

 

21.000 participants


Cette année, 21.000 amateurs de jeux mathématiques ont participé aux quarts de finale, 3.900 à la demi-finale, et 640 étaient qualifiés pour la finale nationale du samedi 17 mai, dont trois élèves de Jean-Noël Chopinet (parmi lesquels deux élèves de l’école Saint-Joseph l’Espérance) pour le niveau CM. Pierre est donc arrivé premier Français de sa catégorie. Le championnat prend désormais pour lui une dimension internationale puisque la finale se déroulera fin août en Tunisie. Nul doute que Pierre porte haut les couleurs du club de Mathématiques de l'école Saint-Joseph l'Espérance !

 

Mathilde de Robien dans ALETEIA

 

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L'ISLAM ET LA CRUCIFIXION DE JÉSUS

24/05/2025

L'ISLAM ET LA CRUCIFIXION DE JÉSUS

 

 Ils montrent que tous les témoins directs de l'époque (Romains, juifs et chrétiens) s'accordent sur la réalité de la crucifixion. Même le Talmud juif reconnaît que Jésus a été pendu pour s’être présenté comme Dieu, preuve que la mort du Christ était bel et bien un fait notoire.

 

Mais plus encore, ils mettent en lumière les conséquences absurdes de la théorie islamique : Dieu y apparait comme un Dieu trompeur, ayant laissé croire au monde entier que Jésus était mort et ressuscité, tandis que Jésus lui-même aurait participé à cette mascarade, feignant les stigmates de la croix sans jamais révéler la vérité. Une telle vision fait de Dieu un manipulateur et de Jésus un menteur, ce qui contredit à la fois la sainteté de Dieu et l’intégrité parfaite du Christ, reconnu dans le Coran lui-même comme sans péché.

 

Olivier et Bruno rappellent aussi que les apôtres, bouleversés par la Passion, ont été transformés par la résurrection. Ayant vu le Ressuscité, ils sont partis annoncer cette vérité jusqu’au martyre. On ne donne pas sa vie pour une supercherie : leur témoignage est celui de la vérité, transmise jusqu’à nous.

 

Léon XIV évoque la nécessaire grâce de Dieu

24/05/2025

Léon XIV évoque la nécessaire grâce de Dieu

Mais il y a déjà des actes et des paroles, comme nous l’avons répété sur RITV ; ainsi, lors de sa visite à la basilique papale de Saint-Paul-hors-les-Murs, mardi, il a évoqué la justification : ce qui permet à l’homme d’accéder au paradis.

 

L’homme ne peut de lui-même acquérir ce salut éternel, le péché originel ayant opéré une fracture radicale entre Dieu et sa créature ; il lui faut être racheté par le Christ. A l’heure du relativisme religieux et de l’oubli de la nécessité de la grâce, les paroles de Léon XIV sont significatives.

 

S’appuyant sur saint Paul et sur son bien-aimé saint Augustin, le pape a rappelé la triple nécessité de « la grâce, la foi et la justice ». La grâce est décrite dans son homélie avec les mots de saint Augustin à travers « l’amour prévenant » de Dieu : « Que pouvons-nous choisir, si nous n’avons pas d’abord été choisis ? En effet, si nous n’avons pas d’abord été aimés, nous ne pouvons même pas aimer. » Léon XIV ajoute : « A la racine de toute vocation, il y a Dieu : sa miséricorde, sa bonté généreuse comme celle d’une mère (cf. Is 66, 12-14) qui, naturellement, nourrit son enfant à travers son propre corps lorsqu’il est encore incapable de se nourrir seul (cf. St. Augustin, Commentaire du Ps 130, 9). »

 

Léon XIV évoque la nécessaire grâce de Dieu


C’est donc un amour gratuit, sans aucun mérite de la part de l’homme, mais que l’homme doit accueillir et accepter : c’est « l’obéissance de la foi » dont parle saint Paul et que Léon XIV met aussitôt en évidence :

 

« En effet, le Seigneur, en lui apparaissant sur le chemin de Damas (cf. Ac 9, 1-30), ne l’a pas privé de sa liberté, mais lui a laissé la possibilité d’un choix, d’une obéissance fruit d’efforts, de luttes intérieures et extérieures, qu’il a accepté d’affronter. Le salut ne vient pas par enchantement, mais par un mystère de grâce et de foi, d’amour prévenant de Dieu et d’adhésion confiante et libre de la part de l’homme. »

 

Autrement dit : l’homme a la capacité de refuser ce salut qui est donné par Dieu seul. Ces vérités avaient tendance à être diluées dans le discours moderne de l’Eglise ; elles reviennent désormais avec insistance dans les prises de parole du pape. Le salut est un travail, accompli par le Christ pour l’homme ; mais il ne lui est pas imposé par quelque formule magique universellement efficace !

 

 

Le cardinal Müller voit l’action du Saint-Esprit dans la rapidité de l’élection


L’un des cardinaux qui a été le plus ouvert dans sa dénonciation de la confusion doctrinale émanant de Rome sous le pontificat de François est bien l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Müller. Celui-ci a donné un entretien exclusif à Andreas Wailzer pour LifeSiteNews ; il y assure penser que l’élection de Léon XIV est l’œuvre du Saint-Esprit :

 

« En dépit des luttes partisanes annoncées, tout s’est fait en 24 heures ? Cela montre qu’il y a eu une importante unanimité, qu’il n’a pas été possible de pousser un candidat en avant, alors qu’une personne relativement inconnue du public était élue aussi rapidement. On peut seulement vraiment comprendre cela si on est croyant et chrétien, que l’on croit en l’Esprit-Saint, c’est-à-dire au travail de la grâce. »

 

Ce sont l’hétérogénéité et le manque de familiarité mutuelle entre les cardinaux qui ont convaincu le cardinal Müller de cette action du Saint-Esprit : leur accord rapide a de fait surpris :

 

« Après tout, le Collège des cardinaux a été constitué de manière si hétérogène par la volonté du pape François que toutes les nations et toutes les langues – certains ne parlaient pas italien, ni même anglais – étaient représentées. On peut donc se demander comment une telle décision a pu émerger si rapidement d’un collège aussi hétérogène. C’est parce que nous pensons comme des catholiques ; nous pensons au bien de l’Eglise. »

 

Léon XIV, le pape de l’unité ?


La formule, convenons-en, est optimiste. Mais on peut prendre note de cette prédiction du cardinal : « Léon XIV contribuera certainement à l’établissement d’une plus grande unité et à réduire des conflits inutiles. »

 

Au nombre de ces derniers, le cardinal Müller a explicitement désigné les restrictions mises par Traditionis custodes sur le recours à la liturgie traditionnelle de la messe.

« Il faut également être sage sur le plan pastoral en cherchant à s’adapter à la situation et à la mentalité des gens. Je crois qu’il apporte cette clairvoyance à la table, que l’accent est mis sur ce qui est primordial, mais qu’il n’y a pas de tensions ou de divisions quant aux questions secondaires », a conclu le cardinal.

 

Celui-ci n’a pas semble-t-il évoqué la question de la « synodalité » allemande, en rupture sur de nombreuses questions, principales et secondaires…

 

Jeanne Smits dans Réinfo.tv

Un très beau et bon moment au micro de Richard Boutry !

23/05/2025

Un très beau et bon moment au micro de Richard Boutry !

00:00 : Introduction
04:19 : Le nouveau Pape
06:24 : La médiation du prêtre
21:45 : L'importance de la musique
28:36 : Le célibat du prêtre
44:32 : Saint Maximilien-Marie Kolbe
1:01:56 : Le renouveau spirituel
1:09:22 : La vraie grandeur
1:12:17 : Le départ de Marseille
1:15:20 : Prière finale

 

Prière pour le pape Léon

22/05/2025

Prière pour le pape Léon

Conséquences des divorces sur la vie des enfants, même à l’âge adulte

22/05/2025

Conséquences des divorces sur la vie des enfants, même à l’âge adulte

L’impact est particulièrement marqué lorsque la séparation survient à un âge clé du développement (petite enfance ou début de l’adolescence). Les garçons semblent plus affectés que les filles en matière de rendement scolaire lorsque la séparation intervient à l’aube de l’adolescence.

 

Effets sur la trajectoire d’entrée dans l’âge adulte


Une étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) souligne que les jeunes adultes issus de parents séparés sont moins souvent en études et atteignent un niveau de diplôme inférieur à ceux dont les parents sont restés ensemble. Ils quittent plus fréquemment le domicile parental, se projettent moins loin dans leurs études, et bénéficient généralement d’un soutien parental plus limité, souvent uniquement de la mère.

 

Répercussions économiques et sociales


La séparation parentale expose les enfants à un risque accru de pauvreté, qui persiste plusieurs années après la rupture. Même cinq ans après la séparation, le niveau de vie des enfants demeure inférieur à celui observé avant la séparation, avec un rattrapage progressif mais incomplet. Ce contexte économique plus difficile peut influencer durablement leur trajectoire sociale.

 

Impact sur la santé mentale et les relations à l’âge adulte


Des conséquences psychologiques sont également documentées : le divorce parental peut entraîner des perturbations émotionnelles durables, une remise en question de la fiabilité des relations, et influencer la stabilité personnelle et la santé mentale à l’âge adulte. Les enfants de parents divorcés peuvent développer des difficultés dans leurs propres relations de couples, une moindre estime de soi, et parfois des troubles du comportement ou de l’adaptation sociale.

 

Témoignages et analyses qualitatives


Des articles et analyses soulignent que même à l’âge adulte, le divorce des parents peut être vécu comme un cataclysme, provoquant un sentiment de perte ou de déstabilisation identitaire. Les effets varient selon l’âge de l’enfant au moment de la séparation, la qualité des relations parentales post-divorce, et les ressources disponibles dans l’environnement familial.

 

En résumé, de nombreuses études françaises et internationales confirment que les conséquences du divorce parental sur les enfants dépassent largement l’enfance et l’adolescence, affectant leur réussite scolaire, leur trajectoire professionnelle, leur situation économique, leur santé mentale et leur vie relationnelle à l’âge adulte.

 

F. Charbonnier

« L’ascenseur vers le Ciel » : la leçon de sainte Thérèse de Lisieux pour notre temps

21/05/2025

« L’ascenseur vers le Ciel » : la leçon de sainte Thérèse de Lisieux pour notre temps

Le 17 mai 1925, Thérèse de l’Enfant-Jésus était canonisée par Pie XI. Cent ans plus tard, la « petite voie » qu’elle a tracée continue d’éclairer les âmes en quête de sainteté. L’extrait que nous présentons ici est l’un des plus célèbres et les plus bouleversants de son message spirituel. Il est tiré du manuscrit C, adressé à Mère Marie de Gonzague, et devenu accessible au monde entier grâce à la publication de l’Histoire d’une âme.

 

Ce texte capital n’aurait peut-être jamais été connu sans l’initiative audacieuse de Mère Agnès de Jésus, sœur aînée de Thérèse et figure influente du Carmel de Lisieux. Le 10 octobre 1898 (selon les actes du Procès de béatification), un an après la mort de Thérèse, Mère Agnès et Mère Marie de Gonzague prennent la décision de remplacer la traditionnelle circulaire nécrologique destinée aux carmels par un ouvrage exceptionnel de 476 pages. Ce texte, envoyé à toutes les communautés, contenait bien plus qu’un simple hommage : c’était un témoignage spirituel structuré, publié sous un titre appelé à devenir universellement célèbre : Histoire d’une âme.

 

Pour cette publication, Mère Agnès rassemble et édite les trois manuscrits spirituels confiés par Thérèse sous obéissance (désignés plus tard par les lettres A, B et C), auxquels elle ajoute quelques poésies, prières et lettres. Elle corrige les fautes d’orthographe, supprime certains passages, effectue des transitions et divise l’ensemble en chapitres afin d’en faire une œuvre cohérente, accessible et profondément marquante.

 

C’est dans ce travail que se trouve inséré le passage suivant, aujourd’hui mondialement connu :

« Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé aux pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle.

Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection.

Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de La Sagesse éternelle : Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : – Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. » [ Ms C 2 ]

Les prodigieux sermons de Bernardin de Sienne

20/05/2025

Les prodigieux sermons de Bernardin de Sienne

Ses prêches emportent l’adhésion de ceux qui l’écoutent, souvent des foules très nombreuses. Il parvient ainsi à ramener sincèrement à Dieu ses contemporains. En 1450, le pape Nicolas V le présente en modèle de sainteté à tous. Il est fêté le 20 mai.

 

 

Les raisons d'y croire


Quand une épidémie de peste frappe la ville de Sienne, dans les dernières années du XIVe siècle, Bernardin se consacre au service des malades, assumant la charge complète de l’hôpital siennois Santa Maria della Scala. Il n’a alors pas vingt ans et, bien que cet engagement héroïque affecte durablement sa santé, il se montre à la hauteur de la tâche. Cela fait alors plusieurs années que Bernardin est engagé dans la Confraternité de Notre-Dame, rattachée à l’hôpital.


Il entre chez les Franciscains, religieux mendiants, et prononce sa profession religieuse en 1403, par laquelle il s’engage à se donner à Dieu tout entier et pour toute sa vie, en suivant les conseils évangéliques de chasteté parfaite, de pauvreté et d’obéissance aux supérieurs légitimes.


Bernardin, issu d’une illustre famille siennoise, les Albizeschi, a auparavant distribué son patrimoine à tous ceux qui lui semblaient manquer du nécessaire. Le renoncement de Bernardin – son dépouillement personnel – est au bénéfice du prochain, qu’il comble par charité de ses propres biens.


Après son ordination sacerdotale, à vingt-cinq ans, Bernardin commence les prédications apostoliques, par lesquelles il accomplira tant de bien autour de lui et qui le rendront célèbre. Il prêche d’abord près du couvent. Puis, soutenu par ses frères en religion, qui ont perçu son talent et comprennent que ce dernier est appelé à être mis au service de Dieu, Bernardin prêche dans de nombreuses villes italiennes. C’est le début d’un périple apostolique dédié à la prédication populaire – art dans lequel Bernardin excelle par son parler simple, par l’emploi courant des images qui frappent les esprits et par son sens de l’humour.


Les premières années du XVe siècle sont celles de la première Renaissance, qui initia une déchéance de la piété et de la morale chrétiennes. La tentation de l’hédonisme a remplacé la méditation des grandes vérités de l’Évangile et les inspirations surnaturelles qui en sont le fruit. Aussi, la parole de Bernardin, qui prêche le plus souvent sur les places de marchés, où son audience atteint parfois les trente mille auditeurs, est-elle un apostolat de purification. Peu à peu, sous son influence, les mœurs turbulentes et luxurieuses des villes italiennes se rangent : ce sont les riformazioni di frate Bernardino. En vingt à trente ans, la société des cités italiennes se trouve heureusement régénérée.


Dans chaque ville, Bernardin est d’une telle efficacité que des bûchers de « vanités » accompagnent fréquemment la prédication du religieux : les auditeurs finissent par y jeter miroirs, parfums, perruques, jeux, bijoux, dés, qui étaient devenus des symboles d’une vie frivole et vaine.


Les succès de Bernardin comme prédicateur sont obtenus grâce aux dons de la nature, que tous constatent avec plaisir en l’écoutant, mais ce sont surtout des succès voulus par la grâce divine, c’est-à-dire avec l’aide puissante de Dieu, qui surélève les capacités naturelles de Bernardin afin d’y parvenir. Ces succès sont d’ailleurs confirmés publiquement par le pouvoir séculier lorsque, le 16 mai 1421, le duc de Milan Philippe Marie Visconti lui remet la chapelle ducale de Saint-Jacques de Pavie, puis l’église Sant’Angelo de Milan, qu’il donne toutes deux à la congrégation de l’Observance.


Prédicateur itinérant et mendiant, Bernardin semble prendre la relève de saint Vincent Ferrier, mort deux ans plus tôt, en 1419. De fait, il marche sur ses traces, sans toutefois s’éloigner de l’Italie centrale et du nord.


En 1411, quand Bernardin contracte la peste à Sienne, tous témoignent que c’est avec une fermeté sereine et avec une conscience claire de la pureté de sa vie qu’il affronte la situation et se prépare à la mort : c’est en s’appuyant sur la foi chrétienne, profonde et solide, qu’il a su rester fort et confiant. Les trois années de maladie sont pour lui l’occasion de faire silence en son âme, pour mieux chercher Dieu.


La paix est aussi un mot d’ordre pour saint Bernardin. Il suit en cela le modèle du Christ : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20,19 et 21). Guelfes et gibelins (c’est-à-dire partisans du pape et partisans de l’empereur du Saint-Empire romain germanique) s’opposent et les cités italiennes se déchirent : Bernardin engage les deux partis à décrocher les armoiries des factions des murs des églises et des palais, et à inscrire à la place les lettres IHS, qui forment le début imparfaitement décalqué, en grec, du nom Iesus. Ces lettres sont aussi l’acronyme de l’expression Iesus hominum Salvator (« Jésus Sauveur des hommes »). Bernardin porte lui-même ce monogramme quand il prêche pour inviter le peuple à vénérer le nom de l’homme-Dieu venu sauver les hommes.

 

Quand Bernardin meurt à L’Aquila, en 1444, les notables de la ville refusent que la dépouille soit ramenée à Sienne. Ils organisent des funérailles splendides, puis l’ensevelissent dans l’église des conventuels. Tous prient alors le saint et les miracles se multiplient. Dans sa Vita sancti Bernardini, saint Jean de Capistran, son premier biographe et contemporain, parle d’une « forêt de miracles » : entre ceux réalisés de son vivant et ceux à titre posthume, l’auteur lui attribue plus de deux mille cinq cents guérisons miraculeuses de 1424 à 1455.


Auteur : Docteur en philosophie, Vincent-Marie Thomas est prêtre.

 

Sce : 1000 raisons de croire, lire la synthèse ici

Forte affluence dans les églises catholiques au Royaume-Uni : état des lieux

19/05/2025

Forte affluence dans les églises catholiques au Royaume-Uni : état des lieux

Données et tendances récentes

 

  • Baptêmes d’adultes en forte hausse : En 2025, le Royaume-Uni a connu une augmentation significative du nombre de catéchumènes et de baptêmes d’adultes, avec des diocèses comme Westminster et Southwark enregistrant respectivement +25 % et des records sur plus de dix ans lors de la veillée pascale.

 

  • Participation des jeunes : Les jeunes adultes, en particulier ceux de la génération Z (nés entre 1997 et 2012), sont désormais deux fois plus nombreux à se déclarer catholiques qu’anglicans (41 % contre 20 % chez les 18-24 ans). Cette tendance contraste avec le déclin de l’anglicanisme dans cette tranche d’âge.

 

  • Hausse de la fréquentation globale : Selon une étude de la Bible Society et YouGov, la fréquentation régulière des églises (toutes confessions confondues) est passée de 8 % à 12 % de la population adulte entre 2018 et 2024, soit de 3,7 à 5,8 millions de personnes, avec une croissance particulièrement marquée chez les jeunes hommes.

 

  • Recherche de sens et influence numérique : De nombreux nouveaux venus dans l’Église catholique témoignent d’un cheminement initié via les réseaux sociaux, des influenceurs ou des personnalités publiques, et d’une appétence pour des formes plus traditionnelles de la liturgie.

 

Facteurs explicatifs

 

  • Recherche de stabilité et de profondeur : Les témoignages recueillis évoquent un désir de cohérence, de communauté et de spiritualité structurée, en réaction à la sécularisation ambiante.

 

  • Rôle de l’immigration : L’arrivée de populations catholiques, notamment originaires d’Inde, contribue également à la vitalité des paroisses britanniques.

 

  • Effet générationnel : Les jeunes adultes, souvent issus de milieux non religieux ou d’autres confessions, semblent davantage attirés par le catholicisme que par l’anglicanisme traditionnel dont la spiritualité est devenue disons ... incertaine. 

 

 

 


Le phénomène est désormais bien documenté : les églises catholiques britanniques connaissent depuis 2024 une affluence en hausse, portée par les jeunes générations et de nouveaux convertis, dans un contexte de quête de sens, de renouveau spirituel et d’influence numérique. 
Les invisibles mais réelles conversions des musulmans très nombreux en grande Bretagne ne sont pas pris en compte dans cette étude.

 

 

Sources : Cath.ch,  Zenit,  FSSPX news et La Croix 

Les DÉFIS du Pape LÉON XIV !

19/05/2025

Les DÉFIS du Pape LÉON XIV !

Qui est-il exactement ? Quels sont les défis auxquels il va être confronté ? Pourra-t-il restaurer l’unité et la paix dans l’Église ?

 

Ce sont ces questions, et bien d’autres, que les membres du Club des Hommes en noir réunis autour de Philippe Maxence abordent dans cette nouvelle émission, avec la participation des abbés Hervé Benoît, Marc Guelfucci, Grégoire Célier et Jeanne Smits, notre laïque de l’étape.

 

Nous vous remercions de regarder et de suivre le Club des Hommes en noir. Comme vous le savez, le Club des Hommes en noir est un espace de libres propos et il a besoin de votre soutien pour continuer à donner la parole à d’autres sons de cloches, d’autres analyses, d’autres perceptions que l’unanimisme qui règne même jusque dans l’Église.

Cette quête de vérité ne peut se faire sans vous.

Terres de Mission reçoit le père Charles Bonin, prêtre du diocèse de Grenoble

18/05/2025

Terres de Mission reçoit le père Charles Bonin, prêtre du diocèse de Grenoble

Puis l’abbé Michel Viot, prêtre du diocèse de Blois, revient sur la discussion parlementaire en cours sur l’euthanasie, suggérant que l’Eglise interdise les funérailles chrétiennes pour les promoteurs de cette loi et ceux qui pratiqueront l’euthanasie et invitant les évêques à parler avec le courage de Mgr von Galen qui s’était opposé à l’Aktion T4 dans l’Allemagne nazie.

 

Le discours très spirituel de Léon XIV aux catholiques d’Orient

17/05/2025

Le discours très spirituel de Léon XIV aux catholiques d’Orient

 Et il les a gratifiés ainsi d’un des premiers grands discours de son pontificat, dont on peut tirer plusieurs leçons. La plus importante, la plus remarquable est sa profondeur spirituelle. On perçoit une grande présence des mots proprement catholiques. Le Christ au centre et le salut comme horizon…

 

« Combien il est important de redécouvrir, même dans l’Occident chrétien, le sens de la primauté de Dieu, la valeur de la mystagogie, de l’intercession incessante, de la pénitence, du jeûne, des larmes pour ses propres péchés et pour ceux de toute l’humanité (penthos), si typiques des spiritualités orientales ! », a dit Léon XIV aux religieux de tout rang et aux simples catholiques de rite oriental qu’il recevait en audience. Pleurer ses péchés, prier pour ceux du monde pour obtenir le pardon…

 

Pleurer ses péchés et ceux du monde

 

Le mot grec « penthos » fait référence à la doctrine de la componction, cette profonde conscience du péché qui envahit le chrétien lorsqu’il comprend que ses propres péchés le coupent de la plénitude de la présence divine. C’est le don des larmes, dont on emprunta le nom à la divinité grecque Πενθος qui personnifiait le chagrin et le deuil. C’est la sagesse de ceux qui savent que Dieu aime tous les hommes, et veut leur bien, mais que le péché commis exige repentir et réparation, tels que les incarnaient sainte Marie-Madeleine une fois relevée par le Christ.

« Vos spiritualités, anciennes et toujours nouvelles, sont un remède. Le sens dramatique de la misère humaine s’y confond avec l’émerveillement devant la miséricorde divine, de sorte que nos bassesses ne provoquent pas le désespoir mais invitent à accueillir la grâce d’être des créatures guéries, divinisées et élevées aux hauteurs célestes. Nous devons louer et remercier sans cesse le Seigneur pour cela », poursuivait le pape.

 

Le discours de Léon XIV aux catholiques Orient rappelle notre vocation de « divinisés »

 

« Divinisées » ! Le texte de l’offertoire de la messe latine traditionnelle le rappelle aussi : « Donnez-nous, par le mystère de cette eau et de ce vin, d’avoir part à la divinité de celui qui a daigné partager notre humanité. » Saint Thomas d’Aquin (après bien d’autres, en Orient comme en Occident) l’a dit à sa façon : « La grâce n’est pas autre chose qu’une certaine ressemblance de la nature divine reçue en participation. » L’homme ne l’atteint pas par soi-même, au titre de son humanité, par l’immanentisme du divin. La divinisation, il la reçoit par la grâce – celle du baptême d’abord, qui fait habiter la Sainte Trinité dans l’âme, puis par la miséricorde offerte au pécheur qui reconnaît et pleure ses fautes et demande l’absolution. Une miséricorde que l’Eglise demande d’ailleurs par le sacrifice de la messe, « pour notre salut et celui du monde entier ».

 

Dans un discours qui rappelle les divers martyres auxquels ont été et sont toujours soumis les chrétientés d’Orient, le pape a également souligné : « C’est un don à demander que de voir la certitude de Pâques dans chaque épreuve de la vie et de ne pas perdre courage en se rappelant, comme l’écrivait un autre Père oriental, que “le plus grand péché est de ne pas croire aux énergies de la Résurrection” (Saint Isaac De Ninive, Sermons ascétiques, I, 5). »

Cette citation est significative d’un nouveau style. Le discours du pape se révèlent ponctués de nombreuses références aux Pères de l’Eglise comme aux papes ; dans celui-ci, c’est Léon XIII qui a fourni les longues références à travers sa Lettre apostolique Orientalium dignitas de 1894.

 

Là aussi se trouvait une leçon dont on espère qu’elle sera significative du pontificat qui commence : celle de l’importance de la liturgie. Ce fut un plaidoyer pour les liturgies orientales traditionnelles, dont certaines « utilisent encore la langue du Seigneur Jésus ».

 

Léon XIV souligne le trésor liturgique des catholiques d’Orient


« Le Pape Léon XIII lança un appel émouvant afin que “la légitime diversité de la liturgie et de la discipline orientales […] redonne […] une grande dignité et une grande valeur à l’Eglise” (Lett. ap. Orientalium dignitas). Sa préoccupation d’alors est très actuelle, car aujourd’hui, beaucoup de nos frères et sœurs orientaux, dont plusieurs d’entre vous, contraints de fuir leur terre d’origine à cause de la guerre et des persécutions, de l’instabilité et de la pauvreté, risquent, en arrivant en Occident, de perdre, outre leur patrie, leur identité religieuse. »

 

Voilà des paroles qui résonnent parmi les catholiques qui ont la conviction qu’ils perdraient leur identité religieuse en perdant la liturgie latine traditionnelle. Leur espoir aimerait se renforcer en écoutant la suite :

 

« Il y a plus d’un siècle, Léon XIII remarquait que “la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit” et, à cette fin, il prescrivait même que “tout missionnaire latin, du clergé séculier ou régulier, qui, par ses conseils ou son aide, attirait un Oriental vers le rite latin” serait “destitué et exclu de sa charge” (ibid.). Nous accueillons l’appel à préserver et à promouvoir l’Orient chrétien, en particulier dans la diaspora, où il y est nécessaire de sensibiliser les Latins ; en plus de la création, lorsque cela est possible et opportun, de circonscriptions orientales. En ce sens, je demande au Dicastère pour les Eglises Orientales, que je remercie pour son travail, de m’aider à définir des principes, des normes, des lignes directrices grâce auxquels les Pasteurs latins pourront concrètement soutenir les catholiques orientaux de la diaspora afin de préserver leurs traditions vivantes et d’enrichir par leur spécificité le contexte dans lequel ils vivent. »

 

M’est avis qu’il sera bientôt temps d’adresser au saint-père une supplique pour qu’il nous rende la messe !

 

On retiendra en particulier sa conclusion : « Et merci, merci à vous, chers frères et sœurs d’Orient, où est né Jésus, Soleil de justice, d’être “lumières du monde” (cf. Mt 5, 14). Continuez à briller par la foi, l’espérance et la charité, et par rien d’autre. Que vos Eglises soient un exemple, et que les Pasteurs promeuvent avec droiture la communion, surtout dans les Synodes des Evêques, afin qu’ils soient des lieux de collégialité et d’authentique coresponsabilité. Veillez à la transparence dans la gestion des biens, témoignez d’un dévouement humble et total au saint peuple de Dieu, sans attachement aux honneurs, aux pouvoirs du monde et à votre propre image. » Parce qu’il faut d’abord se tourner vers ce « Soleil de justice ».

 

On pourra dire que sans doute, le pape dispose de collaborateurs et que les mots ne sont peut-être pas exactement de lui. C’est possible. Cela voudrait dire à tout le moins que ses collaborateurs sont à la hauteur ; et forcément, ils travaillent selon ses indications. Ce n’est sans doute pas un hasard si on découvre une élégance dans l’expression, quelque peu oubliée ces derniers temps. Et des mots solennels : Léon XIV ne demande pas simplement à son auditoire de prier pour lui, mais préfère clore son allocution avec ces mots : « Je vous bénis de tout cœur, en vous demandant de prier pour l’Eglise et d’élever vos puissantes prières d’intercession pour mon ministère. »

 

Léon XIV, ou la possibilité du bien.

 

Jeanne Smits sur RITV

Lettre à Marie

17/05/2025

Lettre à Marie

A partir son apparition du 13 juillet 1917 à Fatima, puis lors d'une autre manifestation le 10 décembre 1925 à Pontevedra, la Vierge Marie a recommandé la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois en proposant, pendant au moins 5 premiers samedis de suite, de se confesser (le jour même ou dans la semaine qui suit), de recevoir la sainte eucharistie, de prier le chapelet, et de lui tenir compagnie pendant 15 minutes, en prière avec elle en esprit de réparation, en méditant les mystères du Rosaire. La prière de cette "lettre à Marie" qui a été conçue tout à fait dans cet esprit, peut aider à se recueillir ainsi avec la Vierge Marie.

 

 

"Ô Marie, ma Mère,
Comme je comprends les douleurs de ton Cœur, et ta profonde solitude devant les agissements des hommes ! 
Souvent, l’on rend grâce pour ta présence et ton aide mais il y a tant de souffrances en ton Cœur Marie. 
Sans cesse tu intercède pour nous ; bien des grâces sont obtenues par tes prières et une fois la grâce obtenue nous t’oublions. 
Tu es une mère avec un cœur rempli de tendresse et ta royauté n’enlève rien n’a ta sensibilité. 
Qui pense à essuyer tes larmes ? 
Qui pense à consoler ton cœur ? 
Tu as reçu toutes les grâces, mais aussi celle de t’offrir aux côtés de ton Fils. 
Qui embrasse ton cœur pour en effacer les brûlures ? 
Sans cesse, entre nous les humains et les beautés du Royaume, tu essaies de toucher nos cœurs fermés et endurcis. Tu combats pour nous, et nous demandons toujours plus. 
Qui se soucie de tes demandes ? 
Marie, aujourd’hui je te prie pour que l’ingratitude soit chassée de tous les cœurs, et que nous apprenions à découvrir combien Dieu nous aime. À travers toi, à travers Jésus, à travers sa création et tous les saints du Ciel, mais aussi à travers tous les êtres placés sur notre route.
Marie, apprend-moi à consoler ton Coeur immaculé. À me soucier de ce que tu attends de chacun de nous. À compatir par mes larmes versées à toutes celles que tu verses pour nous. Et à offrir chaque souffrance pour apaiser les tiennes.
Amen !"

 

Source : Marie de Nazareth