Le blog du Temps de l'Immaculée.

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LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

01/10/2025

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

30/09/2025

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Il montra dès l’abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l’éclat de sa sainteté: pendant ses repas, les oiseaux venaient prendre du pain dans ses mains; il guérit un aveugle possédé du démon; il remplit de vin, par le signe de la Croix, un vase presque vide; il éteignit, par sa seule présence, un terrible incendie; il délivra du démon une jeune fille que saint Benoît n’avait pu délivrer.

 

L’histoire de sainte Clotilde nous apprend comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d’instruire le prince. Comme il lui racontait, d’une manière touchante, la Passion du Sauveur: “Ah! s’écria le guerrier, que n’étais-je là avec mes Francs pour Le délivrer!” La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l’église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Alors l’église se remplit d’une lumière et d’une odeur célestes, et l’on entendit une voix qui disait: “La paix soit avec vous!” Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s’ils restaient fidèles à Dieu et à l’Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi: “Courbe la tête, fier Sicambre; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré.” Au moment de faire l’onction du Saint Chrême, le pontife, s’apercevant que l’huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d’y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d’en haut, portant une fiole pleine d’un baume miraculeux; le saint prélat la prit, et fit l’onction sur le front du prince.

 

Cette fiole, appelée dans l’histoire la sainte Ampoule, exista jusqu’en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l’onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l’onction royale. Deux soeurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d’enfants furent baptisés le même jour. Saint Rémi devint aveugle dans sa vieillesse. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le Saint Sacrifice et s’éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

 

 

 

Prière à St Rémi 

 

Glorieux Saint Remi,
que le Christ Rédempteur, désiré des nations et Roi des rois, a choisi de toute éternité pour conduire le peuple Franc vers la lumière de la Foi véritable, et pour consacrer par l’onction sainte d’un chrême miraculeux venu du ciel Clovis, le premier de nos rois, regardez aujourd’hui le peuple de France tombé aux mains de chefs illégitimes et pervers qui l’entraînent dans l’apostasie et l’enchaînent à de nouveaux paganismes : du haut du ciel regardez-nous, ayez pitié de nous, et priez pour nous !

 

   Vous qui avez été autrefois et demeurez à jamais l’apôtre des Francs, intercédez sans relâche devant le trône de la divine Majesté pour que se renouvellent les prodiges de grâce de jadis et que l’illumination surnaturelle mette fin à la cécité spirituelle des Français d’aujourd’hui, que la voix céleste rompe leur surdité et les attire au seul véritable Sauveur,
que les ténèbres qui enveloppent leurs cœurs soient dissipées, et qu’ils trouvent la force pour triompher des ennemis de leur salut et du salut de leur patrie !

   

Les ennemis du Christ et de la Sainte Eglise, tous ceux qui rejettent les intangibles Lois divines et veulent les extirper pour toujours du cœur des Français, œuvrent sans relâche dans l’ombre et le secret des loges et des sectes pour mettre en échec le plan salvifique de Dieu par le moyen de la France : ils ont usurpé le trône du Fils aîné de la Sainte Eglise, ils ont perverti le pouvoir et corrompu l’autorité, ils ont ébloui tant d’esprits par ces fallacieuses lumières allumées aux flammes de l’enfer…
Saint Rémi, notre père, suscitez aujourd’hui de nouveaux apôtres, animés de ce zèle infatigable et de la sagesse conquérante qui brillaient en vous, pour qu’ils arrachent la France et les Français aux griffes de l’ennemi du genre humain, et qu’ils reconquièrent au Christ-Roi les intelligences, les esprits et les cœurs !

 

Puisse la France, par votre intercession, trouver la force de rejeter les faux prophètes d’une fausse liberté, d’une menteuse égalité et d’une spécieuse fraternité, et de se précipiter aux pieds de Jésus et de Marie, sa Reine miséricordieuse : obtenez à tout son peuple un repentir sincère et le pardon de ses péchés, pour qu’il restaure l’alliance avec la Sagesse Eternelle conclue dans les fonts baptismaux de Reims, grâce à votre précieux ministère, et qu’il se fasse à nouveau une gloire de proclamer : « Vive le Christ qui aime les Francs ! »

 

Saint Remi, apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Ainsi soit-il !

 

(Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur)

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

29/09/2025

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

Le Renouveau de la Prière
Ce renouveau n'est pas qu'une intuition. L'article le prouve par des exemples concrets :

 

L'immense succès de la neuvaine à saint Michel, protecteur de la France, qui a rassemblé plus de 120 000 inscrits.

L'appel des évêques de France à prier pour l'accueil et le respect de la vie face au déclin démographique.

Des événements marquants comme la messe d'action de grâce à Notre-Dame pour les carmélites de Compiègne, martyres de la Révolution.


Pour l'auteur, ces signaux montrent que face aux "nuages qui s’amoncellent", les Français redécouvrent la prière comme une réponse concrète et essentielle.

 

Les Fondements : De la Bible à l'Histoire
L'article rappelle que prier pour son pays est une injonction solidement enracinée.

 

Fondements bibliques : L'auteur cite le prophète Ézéchiel (22, 30), où Dieu se désole de ne trouver personne pour intercéder et défendre le pays. La prière est présentée comme le seul acte efficace pour obtenir la clémence. De même, saint Paul exhorte (1 Tm 2, 1-2) à prier pour les autorités afin de mener une vie paisible.

 

Ancrage historique français : L'histoire de France abonde en exemples, du vœu de Clovis à Tolbiac au célèbre Vœu national de pénitence qui a donné naissance au Sacré-Cœur de Montmartre après la défaite de 1870. Cette prière prend souvent la forme d'une réparation pour l'état de péché du pays.

 

Face à l'Apostasie Silencieuse
L'article ne s'arrête pas aux ricanements des sceptiques. Il insiste sur la notion d'interventions providentielles dans l'histoire française, citant par exemple la fin de la Terreur peu après le martyre des carmélites de Compiègne ou l’interruption de l'offensive prussienne après l’apparition de Pontmain.

 

Il met en garde contre l'"apostasie silencieuse", un terme popularisé par Jean-Paul II, qui dénonce l'abandon de Dieu et du Christ dans la culture. Pour l'auteur, le marasme actuel en est peut-être le fruit. Se priver aujourd'hui des secours de la Providence relèverait du "désespoir et du suicide".

 

En conclusion, l'article souligne l'heure à l'espérance, en s'appuyant sur les appels des papes (de Pie XII à Léon XIV) qui exhortent la France, "fille aînée de l'Église", à retrouver sa vocation par la puissance de la prière.

 

En bref : L'article est un rappel puissant que la prière pour la France n'est pas une relique du passé, mais un devoir spirituel et civique qui puise sa légitimité dans les Écritures, l'histoire nationale et les défis contemporains.

 

 

Haut les cœurs !

Fête de saint Michel Archange, protecteur de la France

28/09/2025

Fête de saint Michel Archange, protecteur de la France

Saint Michel et Clovis
Ce patronage remonte à l’origine du royaume franc comme fille ainée de l’Eglise. A la bataille de Tolbiac, Clovis appela à son secours le Dieu de Clotilde qui lui donna la victoire sur les Alamans. Ce secours serait parvenu au Francs par l’intermédiaire de saint Michel. Ce qui se traduisit ensuite par l’invocation particulière de saint Michel pour la bénédiction de la bannière royale.

 

Le Pape Anastase et Clovis
Après la conversion de Clovis, le pape Anastase écrivit aux souverains, Clovis et sainte Clotilde, où il reconnaissait saint Michel, comme Prince du peuple Franc et demandait à ce protecteur céleste de garder les Francs et de les secourir dans les combats. On peut y voir une ratification du patronage du Prince de la milice céleste sur la France.

 

En 708 ou 709 saint Michel apparut au Mont Tombe, aujourd’hui le Mont Saint-Michel, pour demander l’érection d’un oratoire ; de cette manière il donnait à entendre aux Francs qu’ils devaient compter sur sa présence et sa protection.

Ainsi les guerriers, comme Charles Martel, venaient déposer leurs épées sur un autel dédié à l’Archange afin de les y faire bénir. Il faut voir dans les victoires de Si Charles Martel sur les Sarrasins, un secours de saint Michel Archange.

 

Sainte Jeanne d’Arc et saint Michel
Qui ne sait que parmi les voix que sainte Jeanne d’Arc entendit à Domrémy, il y avait celle de saint Michel qui se présenta comme le protecteur du royaume de France. Ce témoignage est précieux, car c’est une ratification, venue du ciel, du rôle de protecteur attribué à saint Michel sur la France.

 

En 1594, lors de la cérémonie du sacre d’Henri IV, saint Michel apparaît au roi et à toute l’audience sous la forme d’un jeune enfant vêtu de blanc. Cette apparition fut une nouvelle preuve de la protection de l’Archange, ainsi qu’un manifestation de la sincérité de la conversion du roi Henri IV au catholicisme.

 

L’Eglise de France consacre solennellement son pays à saint Michel
En le 19 mai 1912, à la veille de la première guerre mondiale, les évêques consacrent solennellement la France à l’Archange. Voici le texte de cette consécration.

 

Ô glorieux saint Michel, permettez que nous vous apportions l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour. Commis par l’Eternel à la garde du droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts, inclinant votre épée devant le Dieu-fait-Homme et la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.

 

Le peuple élu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert, et vous fûtes, dans son exil, son espoir et sa force. Sur le berceau de l’Eglise, héritière de la Synagogue, tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et depuis deux mille ans, rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de votre intervention féconde.

 

Baptisée la première des nations, dans le Sang du Christ, la France vous aima la première. Aussi vous êtes-vous ingénié à faire d’elle, à votre image et à votre exemple, le bon sergent de Dieu. Des champs de Tolbiac aux sommets du Mont Tombe ; des sommets du Mont Tombe aux vallons de Domrémy.

 

Des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire. Naguère encore dans l’éclat de la piété de votre XIIe centenaire, sur ce coin immaculé de terre française où la foi vous éleva votre temple, le plus merveilleux et le plus célèbre, qui donc n’a reconnu votre si douce intervention ?

 

Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange, prenez sous votre garde tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nos personnes et nos biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres.

 

Cette consécration solennelle, nous la voulons nationale, et nous renouvelons, autant qu’il est en nous, le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges. Nous vous saluons, nous vous bénissons, nous vous acclamons, mais de grâce, défendez-nous dans le combat !

 

Les ténèbres du doute et de l’erreur nous envahissent de toutes parts : Archange de lumière, dissipez nos ténèbres ! Les volontés fléchissent et les courages chancellent : Archange victorieux, ranimez nos ardeurs et communiquez-nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants !

 

Les cœurs s’attachent à la chair et au sang : ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et portez-nous à Dieu ! Veillez tout spécialement sur nos foyers, où la foi et l’innocence subissent de si rudes assauts, et commandez à Satan d’y respecter la paix et la vertu.

 

Ô saint Michel, gardez l’Eglise et son chef admirable ; sauvez notre patrie bien-aimée, protégez son clergé et ses fidèles, convertissez ses fils égarés. Que le Cœur Sacré de Jésus, que Marie Immaculée vous envoient vers nous, avec la bienheureuse Jeanne d’Arc.

 

Et que le règne de Dieu s’établisse sur nous et sur le monde, pour qu’à jamais, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes. Ainsi soit-il !

 

 

Source

L'École Catholique en France, moins Chère, plus attractive, moins neutre

28/09/2025

L'École Catholique en France, moins Chère, plus attractive, moins neutre

Le paradoxe financier : 50% moins cher pour le contribuable, mais un risque d'élitisme
Le premier chiffre avancé par Guillaume Prévost est percutant : un élève du catholique coûte 50% moins cher à la collectivité. Loin d'en faire un simple argument budgétaire, il articule ensuite un paradoxe saisissant : moins l'État finance l'enseignement catholique, plus celui-ci est contraint d'augmenter ses frais de scolarité pour fonctionner. Cette situation, loin de favoriser la mixité sociale, réserve de fait l'accès aux établissements aux familles les plus aisées. Ce faisant, M. Prévost déplace habilement le débat : la question n'est plus celle du privilège de l'école privée, mais celle des conséquences d'une politique de financement public.


« Un élève de l’Enseignement catholique coûte 50 % moins cher au contribuable qu’un élève du public. Mais moins la puissance publique finance l’Enseignement catholique, plus celui-ci est de facto réservé aux riches. »


2. La laïcité clarifiée : des enseignants non-neutres, et c'est assumé
Sur le terrain sensible de la laïcité, Guillaume Prévost opère une clarification stratégique. Il rappelle que les enseignants du privé sous contrat, bien qu'agents publics de l'État, ne sont pas fonctionnaires et, à ce titre, ne sont pas soumis au même principe de neutralité. Ils peuvent donc témoigner de leur foi, à condition de ne pas faire de prosélytisme, et même, lance-t-il de manière provocatrice, « faire des maths chrétiennes en convoquant la métaphysique d’Aristote ! ».


Pour souligner l'incohérence qu'il y aurait à choisir un établissement pour son projet spécifique tout en lui demandant d'être neutre, il emploie une analogie volontairement triviale :
« Allez-vous dans un resto chinois pour commander des pizzas ? »


Cette clarification positionne l'école catholique non pas comme une entorse à la laïcité, mais comme une offre éducative distincte, où la dimension spirituelle fait partie intégrante du « contrat de confiance » passé avec les familles.


3. L'attractivité au collège : un "choix" massif, pas une "fuite"
Guillaume Prévost ancre le succès de son réseau sur un pilier central : la confiance des familles. « L’Enseignement catholique est un collectif qui va bien et même très bien et dont la singularité repose sur la confiance », affirme-t-il. La preuve la plus spectaculaire de ce dynamisme se manifeste au moment de l'entrée en 6ème, une étape délicate où les effectifs de l'enseignement catholique augmentent de 50%.


En requalifiant ce phénomène de « choix » plutôt que de « fuite », il s'oppose directement au narratif de la « sécession scolaire » souvent évoqué dans les médias. Il s'agit, selon lui, d'une adhésion délibérée à un projet éducatif spécifique.
« Les familles nous font confiance, particulièrement au moment délicat de l’entrée en 6e, où nos effectifs augmentent de 50 %. Ce n’est pas une fuite du public mais bel et bien un choix. Celui de la proximité, de structures à taille humaine qui valorisent la relation ainsi que l’alliance avec les familles. »


Au final, une question de liberté
Ces trois axes – le paradoxe du coût qui déplace le débat sur le financement, une vision assumée de la laïcité comme contrat de confiance et une attractivité interprétée comme un choix positif – offrent une perspective renouvelée sur l'enseignement catholique. Ils montrent que l'enjeu dépasse largement les statistiques et les polémiques. Il touche au cœur de la liberté éducative, de la liberté de conscience et de la richesse que représente la diversité des projets pédagogiques pour la société française.


Au-delà des polémiques, et si la véritable force du système éducatif français résidait justement dans cette diversité d'approches et la liberté de choix qu'elle permet ?
Pourquoi les laïcs sont-ils les seuls à se battre face aux adversaires de l'École catholique ?

 

 

Vidéo de la conférence de presse

 

 

L’hommage de J.D.Vance à Ch. Kirk

25/09/2025

L’hommage de J.D.Vance à Ch. Kirk

Il y a quelques années, sans doute en 2017, je suis passé dans l’émission de Tucker Carlson sur Fox pour parler de je ne sais plus trop quoi. Après l’émission, une personne dont je connaissais à peine le nom m’a envoyé un message privé sur Twitter pour me dire que j’avais fait du bon travail. C’était Charlie Kirk, et ce petit geste de gentillesse a marqué le début d’une amitié qui a duré jusqu’à aujourd’hui.

 

Charlie était passionné par les idées, toujours prêt à apprendre et à changer d’avis. Comme moi, il était sceptique à propos de Donald Trump en 2016. Comme moi, il a fini par voir en Trump la seule figure capable de détourner la politique américaine du globalisme qui avait dominé toute notre vie. Quand les autres avaient raison, il apprenait d’eux. Quand c’était lui qui avait raison — ce qui arrivait souvent — il se montrait généreux. Avec Charlie, ce n’était jamais : « Je vous l’avais bien dit. » Mais plutôt : « Bienvenue. »

 

Charlie fut l’une des premières personnes que j’ai appelées quand j’ai envisagé de me présenter au Sénat début 2021. J’étais intéressé mais sceptique sur mes chances. Nous avons parlé de tout : de la stratégie, du financement, des réseaux militants qu’il connaissait si bien. Il m’a présenté à certaines des personnes qui allaient diriger ma campagne, et aussi à Donald Trump Jr. « Comme son père, il est mal compris. Il est extrêmement intelligent, et très proche de notre vision », m’avait-il dit. Don a pris mon appel parce que Charlie le lui avait demandé.

 

Bien avant que je ne me décide — même dans mon for intérieur — à me lancer, Charlie m’avait invité à parler à ses donateurs lors d’un événement de TPUSA. Il m’a présenté autour de lui, m’a donné un retour sincère sur mon discours. Il n’avait aucune raison de le faire, aucune attente particulière : à l’époque, je plafonnais à moins de 5 % dans les sondages. Il l’a fait parce que nous étions amis, et parce que c’était un homme bon.

 

Quand je suis devenu candidat à la vice-présidence — chose que Charlie défendait autant en privé qu’en public — il était là pour moi. J’étais heureux de rejoindre l’équipe du président, mais j’ai été surpris, je l’avoue, par l’impact que cela a eu sur notre famille. Nos enfants, surtout l’aîné, ont eu du mal avec l’attention et la présence constante de la protection rapprochée. J’ai ressenti une forme de culpabilité aiguë, comme si j’avais imposé cette vie à mes enfants sans leur demander leur avis. Et Charlie, inlassablement, appelait et envoyait des messages, prenait de nos nouvelles, offrait ses conseils et ses prières.

 

Certains de nos plus grands rassemblements n’étaient même pas organisés par la campagne, mais par TPUSA. Charlie n’était pas seulement un penseur, c’était un homme d’action. Il transformait de grandes idées en événements encore plus grands, réunissant des milliers de militants. Et après chaque événement, il me serrait dans ses bras, me disait qu’il priait pour moi, et me demandait ce qu’il pouvait faire de plus. « Concentre-toi sur le Wisconsin », me lançait-il. « L’Arizona est déjà dans la poche. » Et il avait raison.

 

Charlie croyait profondément en Jésus-Christ. Sa foi était authentique. Nous avions l’habitude de débattre du catholicisme et du protestantisme, et de qui avait raison sur tel ou tel point doctrinal mineur. Parce qu’il aimait Dieu, il voulait le comprendre. Quelqu’un a dit que Charlie était mort en faisant ce qu’il aimait : discuter d’idées. C’était vrai. Il entrait dans des salles hostiles et répondait aux questions. Dans une salle acquise, si un progressiste posait une question et se faisait huer, il calmait la foule et rappelait que tout le monde devait pouvoir s’exprimer. Il incarnait une vertu fondamentale de notre République : la volonté de parler ouvertement et de débattre des idées.

 

Charlie avait un instinct incroyable pour savoir quand bousculer les lignes et quand se montrer plus conventionnel. On l’a attaqué pendant des années sur telle ou telle position publique, sans comprendre qu’en coulisses, il travaillait à élargir le champ du débat acceptable.

 

Il était aussi un grand homme de famille. Aujourd’hui, dans le Bureau ovale, le président Trump m’a dit : « Je sais qu’il était un très bon ami pour toi. » J’ai hoché la tête en silence. Puis le président a ajouté que Charlie aimait vraiment sa famille. Il avait raison. Charlie était tellement fier d’Erika et de leurs deux enfants. Il était si heureux d’être père, et si reconnaissant d’avoir trouvé une femme de foi avec qui construire une famille.

 

Charlie Kirk était un véritable ami. Du genre à qui l’on peut tout confier, en sachant que cela restera entre vous. Je fais partie de plusieurs groupes de discussion avec Charlie et des personnes qu’il m’avait présentées. Nous y célébrons des mariages, des naissances, nous nous taquinons, nous pleurons des proches disparus. Nous parlons politique, stratégie, sport, vie quotidienne. Ces conversations incluent des gens du plus haut niveau de notre gouvernement. Ils lui faisaient confiance, l’aimaient et savaient qu’il serait toujours là pour eux. Et parce qu’il était un véritable ami, vous pouviez faire confiance aux gens qu’il vous présentait.

 

Une grande partie du succès de cette administration est directement liée à la capacité de Charlie à organiser et à rassembler. Il n’a pas seulement aidé à gagner en 2024, il a aussi contribué à constituer l’équipe qui gouverne aujourd’hui.

 

J’étais en réunion à la Maison-Blanche quand ces groupes de discussion ont commencé à s’enflammer : tout le monde écrivait qu’il priait pour Charlie. C’est ainsi que j’ai appris que mon ami avait été touché. J’ai beaucoup prié dans l’heure qui a suivi, alors que circulaient d’abord de bonnes nouvelles, puis de mauvaises. Dieu n’a pas répondu à ces prières, et c’est ainsi. Il avait d’autres plans.

 

Aujourd’hui, Charlie est au ciel. Et je lui demanderai d’intercéder directement auprès du Très-Haut pour sa famille, ses amis et ce pays qu’il aimait tant.

 

Tu as couru une belle course, mon ami. Nous prenons la relève.

Trump à l'ONU: Déclaration de guerre au mondialisme !

24/09/2025

Trump à l'ONU: Déclaration de guerre au mondialisme !

Trump y articule une critique virulente de l'ONU, la qualifiant d'inefficace et de complice dans les crises migratoires. Il redéfinit la pandémie de COVID-19 comme le résultat de recherches sur des "armes biologiques" et annonce son intention de créer une convention internationale à ce sujet. Le discours s'attaque frontalement à la politique migratoire, accusant l'ONU de financer des "invasions" qui menacent de "détruire" les pays occidentaux, notamment l'Europe. Il dénonce l'agenda écologiste comme une "supercherie", qualifiant le changement climatique de "plus grande escroquerie de l'histoire", et prône un abandon des énergies renouvelables au profit des énergies traditionnelles. Enfin, il formalise une rupture avec le libre-échange en faveur d'un protectionnisme basé sur les droits de douane. L'antidote à ces menaces, selon Trump, réside dans un retour sans compromis à la souveraineté nationale, à la défense des frontières, des cultures et des traditions propres à chaque nation.

 

Contexte du Discours
Le 23 septembre 2025, lors d'une intervention prévue pour durer 10 minutes à la tribune de l'ONU, Donald Trump a prononcé un discours qui s'est étendu sur une heure. Le lendemain, sur France Info, des journalistes ont décrit l'événement comme un "discours qui a sidéré tout l'auditoire, un discours sidérant". Cette intervention a été marquée par une série de déclarations frontales contre les institutions et les idéologies mondialistes.


Thèmes Principaux et Déclarations Clés
1. Critique Virulente des Nations Unies (ONU)
Trump a initié son discours par une critique directe et sans concession de l'ONU, la jugeant incompétente et inactive.
• Inefficacité Opérationnelle : Il a souligné des défaillances logistiques concrètes, notant qu'à son arrivée "les escalators et le téléprompteur ne fonctionne même pas".
• Absence dans la Résolution de Conflits : Il a affirmé le manque de soutien de l'organisation dans les affaires géopolitiques majeures avec une citation directe :
• Conclusion : Sa critique se résume à une formule lapidaire : "L'ONU ne fait rien".


2. La Pandémie de COVID-19 et les Armes Biologiques
Abordant la crise sanitaire mondiale, Trump a explicitement requalifié la pandémie, l'associant à des activités de recherche militaire et proposant une action internationale.
• Origine de la Pandémie : Il a attribué la pandémie à des recherches menées de manière irresponsable.
• Menace Actuelle : Il a averti que ces activités dangereuses se poursuivent.
• Proposition de Convention : En réponse, il a annoncé une initiative de son administration pour réguler ce domaine.


3. Migration, Souveraineté et Destruction de l'Europe
Le thème de la migration a été traité comme une attaque orchestrée contre les nations occidentales, avec la complicité active de l'ONU.
• Rôle de l'ONU dans la Migration : Trump accuse l'organisation de faciliter et financer l'immigration illégale.
    ◦ Il affirme que "L'ONU finance des attaques qui visent les pays occidentaux, qui visent les frontières."
    ◦ Il cite un exemple précis : "En 2024, quelques 350 millions de dollars ont été apportés par l'ONU pour permettre à des centaines de milliers de migrants de se rendre illégalement aux États-Unis."
    ◦ Sa conclusion est sans appel : "L'ONU produit et finance les invasions au lieu de les combattre."
• Avertissement à l'Europe : Il a spécifiquement ciblé les pays de l'Union européenne, les décrivant comme étant au bord de l'effondrement.
• Données sur la Criminalité : Pour étayer son propos, il a cité des statistiques attribuées au Conseil de l'Europe pour l'année 2024 concernant la part des migrants dans la population carcérale de trois pays européens.
Pays
Pourcentage de migrants parmi les prisonniers
Allemagne 50 %
Autriche 53 %
Grèce 54 %
• Appel à la Souveraineté : Le contrôle des frontières est présenté comme un pilier essentiel de la souveraineté nationale.


4. L'Attaque contre le Mondialisme
Le discours identifie le "mondialisme" comme l'ennemi principal, l'associant à des activités criminelles graves.
• Trafic d'Enfants, des milliers de disparitions : Trump a formulé une accusation directe et grave contre les "mondialistes"
• Lutte contre les Cartels : Il a également mentionné son action contre d'autres réseaux criminels : "J'ai ciblé les cartels de mort, les cartels de drogue, les cartels barbares."


5. Énergie et Réfutation de l'Agenda Écologiste
Trump a consacré une partie importante de son discours à démanteler ce qu'il nomme l'"agenda écologiste", le distinguant de la véritable écologie.
• Rejet des Énergies Renouvelables : Il a qualifié les énergies renouvelables de fausse solution.
• Le Changement Climatique comme "Escroquerie" : Il a qualifié le discours sur le changement climatique de fraude historique, s'appuyant sur des prédictions passées non réalisées.
    ◦ Années 1920-1930 : Crainte d'un "refroidissement climatique".
    ◦ 1982 : Le PNUE prédisait une "apocalypse nucléaire" pour l'an 2000 à cause du climat.
    ◦ 1999 : Prédiction que des pays seraient "rayés de la carte" en 20 ans.
    ◦ Sa conclusion est nette : "C'est la plus grande escroquerie de l'histoire de l'humanité. Toutes les prévisions se sont révélées fausses."
• Conséquences Économiques pour l'Europe : Il a dénoncé l'impact de la politique environnementale européenne, la jugeant contre-productive.
    ◦ Il note que l'Europe a réduit son empreinte carbone de 37 % au prix de nombreux emplois et usines.
    ◦ Pendant ce temps, "les émissions ont augmenté de 50 % à cause de la Chine".
    ◦ Conclusion : "On n'a pas amélioré l'environnement, on a juste déplacé l'industrie manufacturière."


6. Rupture avec le Libre-Échange : Pour le Protectionnisme
Sur le plan commercial, le discours acte une rupture avec le dogme du libre-échange au profit d'une politique protectionniste.
• Critique du Libre-Échange : Il le décrit comme un système de pillage.
• Éloge des Droits de Douane : Il présente les tarifs douaniers comme un outil de souveraineté et de sécurité.
Conclusion du Discours : un appel à la souveraineté nationale
La conclusion du discours est un appel aux nations du monde à se réapproprier leur destin en réaffirmant leurs identités et leur souveraineté.
• Défense des Nations : Il a exhorté les dirigeants à protéger leurs spécificités.
• Célébration de la Diversité Nationale : Il a opposé l'uniformité mondialiste à la richesse des nations distinctes.
• Appel Final : Il a conclu en rappelant le sacrifice des ancêtres et la nécessité de préserver leur héritage.

 

 


Ce discours, qualifié de "direct" et "clair", c'est le moins que l'on puisse dire, est interprété comme une "déclaration de guerre au mondialisme" et un appel à suivre une "autre voie".


Source du Figaro via YouTube : l'intégralité de son discours traduit en français

 

 

La messe trésor de la foi, épisode 2

24/09/2025

La messe trésor de la foi, épisode 2

Par ailleurs, le fait même que ces vêtements soient sortis de l’usage profane nous invite à considérer la signification générale de l’habillement du prêtre :

Le fait que le prêtre revêt non seulement de beaux habits, mais des habits spéciaux, comme on n’en rencontre pas dans la vie ordinaire, et qui se distinguent, autant que faire se peut, par leur tissu précieux et par leur ornementation, signifie qu’il quitte le niveau de la terre pour passer dans un monde supérieur, dont un reflet transparaît dans son vêtement.

 

Le Lavement des mains
Pour souligner cette séparation d’avec le monde profane, le prêtre commence par se laver les mains.

Il est conforme à un instinct naturel de ne toucher à un objet précieux qu’avec des mains propres. Plus généralement, on n’aborde une action solennelle, et surtout une action sacrée, qu’après s’être purifié les des souillures des heures de travail profane, et revêtus des habits de fête. Aussi la liturgie ne fait-elle revêtir les ornements sacrés qu’après un lavement des mains.

 

L’amict
Le prêtre commence par le poser sur sa tête. [C’est un vestige de l’ancien usage, qui existe toujours lors de l’ordination du sous-diacre.] Le nom de l’amict dérive en effet du latin amicire, c’est-à-dire : « entourer, envelopper ». Il symbolise le « casque du salut » qui protège l’esprit des tentations du démon.

 

Puis le prêtre dispose l’amict autour de son cou. En lui remettant l’amict au jour de son ordination au sous-diaconat, l’évêque lui avait déclaré : « Recevez cet amict, par lequel est signifiée la discipline de la voix. ». En s’apprêtant à célébrer les Saints Mystères, le prêtre réserve sa voix pour les paroles sacrées qu’il aura à prononcer.

 

L’aube
La blancheur de l’aube – alba, en latin – symbolise la pureté. La prière que récite le prêtre fait référence à l’Apocalypse, [où l’on voit les élus blanchir leur vêtement dans le sang de l’Agneau].

Le sang divin de l’Agneau eucharistique purifiera et sanctifiera le prêtre et le conduira aux joies de la vision béatifique où triomphent dans la blancheur de leur éclat les messagers évangéliques de la résurrection et les martyrs qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau.

 

Le cordon
Le prêtre ajuste l’aube à l’aide d’un cordon, dont le symbolisme principal est celui de la chasteté, que le prêtre demande à cette occasion.

Comme selon les conceptions de l’ancien Testament, les désirs sensuels siègent surtout dans les reins, l’emploi du cordon qui les ceint provoqua tout naturellement une prière pour garder intacte la pureté symbolisée par l’aube.

On peut aussi se souvenir de cette injonction de Notre-Seigneur :

 Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera.

 

Le manipule
Le manipule, que le prêtre porte sur l’avant-bras gauche était vraisemblablement à l’origine un sudarium, un mouchoir qui servait à essuyer la sueur. Ainsi, « il évoque les peines et les difficultés de la vie, les durs labeurs à la sueur du front, les efforts ingrats rançon des bonnes œuvres. »

Mais le mot latin manipulum désigne également une gerbe de blé, en sorte que la joie de la récompense est également suggérée : on sème dans les peines, mais on moissonne dans la joie, en sorte que « la poignée d’épis baignée de larmes de nos peines terrestres doit devenir la gerbe d’une moisson triomphale ».

Le manipule nous rappelle que la liturgie est avant tout une action, une œuvre à accomplir pour rendre à Dieu le culte qui lui est dû.

 

L’étole
L’antique stola, de laquelle l’étole tire son nom et son origine, était un vêtement d’honneur, c’est pourquoi « le prêtre, en revêtant cet ornement prie le Seigneur de lui rendre le vêtement de splendeur de la grâce sanctifiante perdue par la chute de son premier père ».

La formule employée par l’évêque lorsqu’il remet l’étole au nouveau prêtre au cours de l’ordination sacerdotale suggère un symbolisme complémentaire : le joug du Seigneur, c’est-à-dire les « charges et des devoirs imposés au prêtre en vertu de son sacerdoce ».

 

La chasuble
La chasuble est le vêtement sacerdotal par excellence. Tandis que le sous-diacre porte également le manipule, et le diacre l’étole, la chasuble est réservée au prêtre et à l’évêque, et, à de rares exceptions près, elle est uniquement portée pendant la messe, par celui qui la célèbre.

On retrouve le symbolisme du joug du Seigneur dans la prière que le prêtre récite en revêtant enfin la chasuble. Mais la chasuble, qui recouvre tous les ornements, est avant tout le symbole de la charité « qui émine entre toutes les vertus et couvre la multitude de nos péchés », ainsi que l’indique la formule employée par l’évêque lorsqu’il remet la chasuble au nouveau prêtre au cours de l’ordination sacerdotale :

Recevez le vêtement sacerdotal, par lequel est signifiée la charité : Dieu est en effet puissant, pour augmenter en vous la charité, et rendre votre œuvre parfaite.

Cette œuvre que Dieu va rendre parfaite, c’est l’action liturgique que le prêtre va maintenant accomplir, le sacrifice qu’il s’apprête à offrir.

 

 

Foi et Liberté :le faux procès fait à l'École Catholique

22/09/2025

Foi et Liberté :le faux procès fait à l'École Catholique

Pourtant, cette vision repose sur des présupposés surprenants, et souvent erronés, sur la nature même de la liberté. Un article de Frédéric Guillaud dans France Catholique du 12/09/25 propose d'explorer quelques-unes de ces idées contre-intuitives qui remettent en question ce conflit apparent.


La liberté n'est pas un point de départ, mais un aboutissement.

L'argument selon lequel il ne faudrait rien imposer aux enfants pour préserver leur libre-arbitre est une absurdité pédagogique. L'éducation consiste précisément à imposer un ensemble de contraintes : l'apprentissage de la propreté, de la lecture, de l'écriture ou de l'histoire se fait sans demander l'avis de l'enfant. C'est grâce à ce cadre initial que ce dernier peut développer ses facultés intellectuelles et volontaires, donnant une réalité concrète au mot « liberté » qui, sans cela, se confondrait avec le caprice et le babillage puéril. On observe ici que cette erreur sur la liberté a détruit l’École publique qui, en rendant l’élève constructeur de ses savoirs, lui a permis d’accéder à la libre ignorance.


Ce principe s'applique de la même manière à la sphère spirituelle. Pour qu'une personne puisse un jour choisir librement de croire ou de ne pas croire, encore faut-il qu'elle ait reçu un « contenu » à partir duquel faire ce choix. La liberté de conscience ne s'exerce pas dans le vide, mais face à une proposition intellectuelle et spirituelle concrète. Vouloir faire précéder l'apprentissage par la liberté est une erreur fondamentale : « Soumettre l’apprentissage à la liberté, c’est mettre la charrue avant les bœufs. »


On ne peut pas forcer quelqu'un à croire.
Le deuxième présupposé erroné est que le projet des écoles catholiques serait d'« inculquer de force » la foi à des esprits réticents. Il est ici crucial de distinguer deux choses : l'apprentissage du contenu de la foi (le catéchisme) et l'acte de croire. Si le premier relève d'un enseignement, le second est un acte éminemment personnel qui engage la volonté intime de l'individu. L'objectif de la transmission n'est pas de contraindre, mais de susciter un éveil spirituel et de donner les clés de compréhension nécessaires pour que les enfants puissent, le moment venu, se déterminer librement.


Saint Thomas d'Aquin formulait déjà cette impossibilité de la contrainte en matière de foi avec une clarté limpide :
On peut tout faire sans le vouloir, écrit saint Thomas d’Aquin, mais croire, seulement si on le veut. Or, la volonté ne peut pas être forcée. Donc on ne peut contraindre personne à croire, parce que croire est un acte de la volonté.


La conséquence logique est implacable. Sans une transmission initiale du contenu de la Révélaton, le prétendu « choix libre » à l'âge adulte devient illusoire. Faute de matière à examiner, la personne ne choisira rien du tout et se laissera bien plus probablement porter par la « culture des mass media ».


Le vrai débat n'est pas la liberté, mais la nature de l'homme.
L'insistance de l'État à restreindre l'enseignement religieux au sein même des établissements catholiques révèle une incohérence. Les parents y inscrivant leurs enfants sont a priori favorables à cet enseignement. L'imposer comme facultatif dans un lieu choisi précisément pour son projet éducatif chrétien est aussi absurde que d'« exiger un coin non-fumeur à l’intérieur de l’unique wagon fumeur d’un train ! ».


Cette posture suggère que le véritable enjeu n'est pas la manière dont la foi est enseignée, mais la substance même de la doctrine catholique. Ce qui dérange l'État contemporain, c'est que le contenu de la foi s'oppose frontalement à son « utopie d'autonomie totale ». La doctrine catholique affirme en effet que :
• L'individu n'a pas sa fin en lui-même.
• La nature humaine est marquée par la différence sexuelle.
• La personne humaine doit être respectée de sa conception à sa mort naturelle.


... toutes choses qui furent longtemps admises très au-delà de l’Église – mais sous son influence. Ces principes entrent en conflit avec un modèle où l'individu est perçu comme son propre créateur. Par conséquent, la simple critique de certaines lois, comme celle sur l'avortement, est de plus en plus qualifiée d'« entrave », confondant le droit de critiquer une loi avec le fait de l'enfreindre. Cela revient à exiger non plus seulement le respect de la loi, mais l'adhésion idéologique à celle-ci. Les tracasseries qui ne cessent de se multiplier contre les écoles catholiques visent à nier cette distinction, en faisant de l’État le bras séculier de la Religion progressiste. Vivement la Séparation !

 

Quelle liberté voulons-nous ?
Le débat sur l'enseignement de la foi révèle une fracture profonde sur notre conception de la liberté. Loin d'être une menace pour l'autonomie, la transmission d'un héritage spirituel et culturel apparaît comme la condition même d'un choix éclairé. La véritable liberté intellectuelle et spirituelle ne naît pas d'un vide culturel, mais présuppose au contraire la connaissance, l'éducation et la confrontation à des idées structurées.


En exigeant de l'école qu'elle ne transmette plus un héritage pour préserver une liberté abstraite, quelle fondation donnons-nous réellement à nos enfants pour qu'ils puissent construire leur avenir ?

Le Renouveau des Traditions Locales

22/09/2025

Le Renouveau des Traditions Locales

Plus qu'une simple nostalgie, une reconstruction du lien social
Ce renouveau traditionnel n'est pas qu'un passe-temps ; il répond à un besoin de stabilité dans un « monde sans repères », où l'individu se noie dans « les sables sans cesse mouvants de la mobilité ». Cette quête est particulièrement prégnante chez « nos concitoyens parmi les plus démunis face à la mondialisation », qui recherchent ce qui est stable et authentique. Des initiatives comme la renaissance des « pardons locaux » en Bretagne ou la restauration de calvaires illustrent ce phénomène.


Ces événements, souvent adossés à la culture religieuse catholique populaire, ne rassemblent pas que des fidèles, mais aussi des habitants heureux de voir revivre une pratique communautaire. En s'attachant au patrimoine commun, ces actions permettent de « favoriser la renaissance du tissu social ». Car on ne peut aimer ce que l'on ne connaît pas ; faire connaître et aimer « des petits bouts de France » est essentiel pour renforcer l'amour du pays tout entier.


Quand la tradition s'égare... l'étonnant cas du kilt en Bretagne

Si la volonté de renouer avec le passé est positive, elle peut mener à des confusions surprenantes. L'exemple des mariages bretons est à la fois « amusant » et révélateur. On y voit des sonneurs de cornemuse, mais portant parfois des kilts — « historiquement inconnu au bataillon » en Bretagne — et jouant des airs écossais. Cette anecdote reflète une vision de l'identité qui mérite d'être interrogée. Comme le souligne Joel Hautebert dans un papier de l'Homme Nouveau (dont cet article fait la recension) avec une pointe d'ironie : « J’aime beaucoup le beau pays d’Écosse et sa boisson d'exception... Mais je ne suis pas écossais… »


Cette confusion sympathique illustre comment une quête d'identité locale peut, paradoxalement, mener à l'adoption de traditions étrangères.


Et voir des jeunes Français fraîchement mariés sortir de l’église au son de la cornemuse jouant Flowers of Scotland ou Scotland the brave est « légèrement » surprenant.

 

La vraie tradition exige du discernement
Derrière de sympathiques intentions peuvent se cacher de cruels mécomptes. Comme le disait Philippe le Hardi, il faut se garder « à droite » et « à gauche », car la confusion peut prendre des formes plus « préoccupantes ». Certaines démarches revendiquent une « mythique identité celte primant sur l’identité française ». D'autres flirtent avec des résurgences néo-païennes, mélangeant les saints avec les « korrigans » ou cherchant des « forces telluriques » dans les chênes.


Ces dérives sont un danger car elles s'éloignent de « l’esprit chrétien et français ». Face à elles, il faut rappeler un principe fondamental : « la vraie tradition est critique ». Ranimer le passé exige un « brin de discernement » pour protéger une identité française plurielle, mais « christianisée au fil du temps ». Le besoin d'enracinement doit « s’inscrire dans une perspective française et catholique », afin d'éviter le piège d'un « localisme perdant de vue le sens de la patrie ». Un tel localisme, en passant « directement des provinces à l’Europe », contourne la nation et sert paradoxalement la globalisation qu'il prétend combattre.


Un héritage à cultiver, pas seulement à déterrer
Le renouveau des traditions locales est une force puissante et nécessaire, capable de retisser le lien social et de redonner du sens. Toutefois, cet élan doit être guidé par la connaissance et le discernement pour ne pas sombrer dans la confusion identitaire ou la fragmentation politique.
Dans notre élan pour ranimer nos petites patries, veillons donc à restaurer les chapelles de notre héritage commun, et non les murs qui nous divisent !

Saint Michel conforte l’espérance de sainte Jeanne d’Arc

21/09/2025

Saint Michel conforte l’espérance de sainte Jeanne d’Arc

Jeanne d’Arc est la sainte de l’espérance. Il est donc bon que cet anniversaire ait lieu pendant le Jubilé de l’espérance. Rappelons l’énoncé de l’acte d’espérance :

 

« Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses. »

 

L’objet de l’espérance est donc Dieu lui-même. Mais cette vertu théologale peut s’étendre à d’autres objets en tant que reliés à Dieu, notamment sa Providence et les promesses qu’Il a faites. C’est dans notre contexte national si meurtri que ce pèlerinage prend tout son sens.

 

En effet, n’y a-t-il pas des analogies fortes entre la situation de la France des années 1420 et celle de notre pays aujourd’hui ? Notamment une forme de désespérance face à l’impuissance du politique à ordonner la société au bien commun ; notamment des divisions profondes et des haines tenaces. Là où tout semblait ruiné, là où Dieu semblait avoir oublié le royaume de France, une rencontre a eu lieu qui a tout changé. Écoutons Jeanne lors de son procès raconter la scène :

 

« Quand j’eus l’âge de treize ans, j’eus une voix de Dieu pour m’aider à me gouverner. Et la première fois, j’eus grand’ peur. Et vint cette voix environ l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père. »

 

Un peu plus tard Jeanne répondra à ses juges qui la harcèlent :

 

« Ce fut saint Michel que je vis devant mes yeux, et il n’était pas seul, mais été bien accompagné d’anges du ciel. Je les vis de mes yeux corporels aussi bien que je vous vois. Et quand ils se partaient de moi, je pleurais ; j’eusse bien voulu qu’ils m’emportassent avec eux ».

 

Ainsi Dieu n’a pas abandonné le peuple de France, le royaume de saint Louis. Il est fidèle à ses promesses mais sa manière de les tenir est déroutante. Loin de court-circuiter les libertés humaines, Il s’appuie sur elles pour agir dans le monde et pour ce faire Il les sollicite. Et à qui Dieu décide-t-il d’envoyer son ange, celui-là même que la Tradition reconnaît comme se désignant le « chef de l’armée du Seigneur » ( Josué 5, 14) ? A une jeune fille de treize ans ! On connaît la suite…

 

Il est donc capital pour nous de méditer sur la manière paradoxale dont Dieu agit et manifeste sa sollicitude. Il attend des cœurs disponibles, donc humbles, capables de se mettre à son école. Saint Michel (accompagné de sainte Marguerite et de sainte Catherine) va pendant de longues années former Jeanne jusqu’au moment où elle ira voir Robert de Baudricourt à Vaucouleurs pour lui demander une escorte l’accompagnant jusqu’au roi. Voilà la manière dont Dieu agit ! Il prend le temps de former, dans le silence et le secret, des âmes intrépides qui feront usage des vertus théologales et cardinales pour agir dans le cours de l’histoire.

 

Certes la mission de Jeanne est unique. Mais Dieu est le même hier et aujourd’hui et face à des situations analogues nous pouvons fermement espérer que Dieu « tient ses promesses ». Certes notre pays est apostat et infidèle. Mais Dieu ne renonce pas à « donner sa grâce en ce monde ». Encore faut-il que certains soient disponibles à la recevoir ! En allant à Domrémy, ou en nous y associant par la prière, nous manifestons à Notre Seigneur notre ouverture de cœur à Le laisser agir dans notre vie en vue du bien commun temporel et éternel de notre pays.

 

Oui, sainte Jeanne intercède pour nous et saint Michel est plus que jamais le destinataire de cette belle prière de Léon XIII :

 

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. »

 

Source : La Salon Beige

Dieu donnera la victoire !

20/09/2025

Dieu donnera la victoire !

Et l’on pourrait tirer ainsi sur le fil de l’Histoire, remonter jusqu’à aujourd’hui, pour se rendre compte, abasourdi, combien les actes manqués et les cuisantes désillusions se bousculent.

 

L’affaire du drapeau blanc en 1873, qui vit l’échec de la restauration monarchique, alors que la chambre était majoritairement catholique et royaliste. Faute d’un désherbant fleurdelysé, les idéaux de la Révolution finirent par prendre racine dans le sol en friche du doux royaume de France.

 

Une longue liste de déboires
Les années 1880-1882 qui virent l’avènement de Jules l’Imposteur – pour reprendre le titre de l’ouvrage rédigé par François Brigneau sur Jules Ferry –, principal artisan de la laïcisation de l’éducation. Ces lois ne visaient pas autre chose qu’à saper l’influence de l’Église. Elles conduiront de fait au renvoi pur et simple des congrégations religieuses, à la suppression des aumôneries dans les hôpitaux et à la nationalisation des biens du clergé

 

On ne peut omettre d’évoquer dans cette liste de déboires la condamnation de L’Action Française par le pape Pie XI en 1926, avant la levée de l’interdit par Pie XII en 1939. Il ne s’agit pas tant ici de commenter cavalièrement l’opportunité de cette sanction romaine que de constater combien cette décision a durablement divisé les catholiques en France.

 

Comme défaite, comment ne pas noter aussi la laïcité de la Constitution de la Ve République en 1958, véritable rampe de lancement d’une suicidaire tournure d’esprit : l’impiété filiale. Dans cette veine, Jacques Chirac pouvait aisément refuser en 2004 que soient inscrites dans le projet de Constitution de l’Union européenne la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe.

 

Mai 1968 et la décontraction morale des seventies s’accompagnaient de lois sociétales libéralisant la contraception, l’avortement, le divorce. La fin de vie, la PMA… et demain une GPA « éthique » comme l’a proposé cet été l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, n’en sont que le développement logique.

 

Face à ces bouleversements anthropologiques, même les meilleures de nos résistances donnent le sentiment de déculottées : de La Manif pour Tous de 2013 aux déconvenues électorales de 2017 ou de 2022, la droite catho, la droite Trocadéro, désespère de croire en la victoire.

 

L’institution ecclésiale
Et si nous voulions nous rassurer en regardant l’institution ecclésiale, nous voici plongés en plein ciel breton : quand enfin un rayon de soleil apparaît, à peine goûtons-nous ce regain de chaleur, que, hop, il semble fuir à nouveau, derrière des nuages plus ou moins sombres.

 

En 2005, Benoît XVI est élu. En 2013, il annonce sa renonciation. Summorum Pontificum est publié en 2007, la messe traditionnelle retrouve ses pleins droits et bénéficie d’une notabilité bienvenue. Puis surgit Traditionis Custodes en 2021, et la voilà à nouveau frappée de suspicion, priée de disparaître et sommée, en attendant, de se cantonner à une réserve d’Indiens… Ô mystère !

 

Après avoir écrit tout cela, vive apparaît la tentation de croire impossible tout redressement. Et pourtant, il faut l’affirmer tout net et clairement : Dieu donnera la victoire ! Cette conviction intime qu’un jour les bons seront récompensés et les mauvais condamnés, n’est pas seulement une question de foi et de justice, elle constitue le socle même de l’espérance chrétienne. À l’âme, elle procure un authentique réconfort.

 

Et quand on y réfléchit, nous distinguons en effet que par sa toute-puissance, par la sainteté de son Église et par le choix de l’avoir comme général dans notre combat spirituel, Dieu nous assure de sa victoire. Rien ne peine certainement autant Notre-Seigneur que de sentir un relent de défiance dans un cœur qui prétend vouloir le suivre.

Selon la formule du père Sertillanges, « Notre civilisation est une nappe d’eau dont la surface montre une triste écume et qui aura toujours ses bas-fonds ; mais entre les deux, un courant pur et fort circule, formé des hautes consciences chrétiennes façonnées par l’Église et des héritiers peut-être inconscients du passé chrétien.»

 

À l’heure de la rentrée, bien que la période des bains soit terminée, il nous appartient de nous plonger dans ce courant. Et de croire en ses vertus. Toujours.

 

 

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Le pape Léon XIV va rouvrir le dossier sensible de la messe tridentine

19/09/2025

Le pape Léon XIV va rouvrir le dossier sensible de la messe tridentine

Il exprime son désir de relancer le dialogue autour de la messe tridentine, un sujet qui divise l'Église depuis des années, et de dépasser la "polarisation" qui l'entoure.

Dans cette interview, le pape Léon XIV aborde la question épineuse de la messe tridentine. Cet ancien rite en latin, qui comme nous le savons fut remplacé après le Concile Vatican II, est au cœur de tensions depuis que le pape François en a restreint la célébration en 2021.

Léon XIV ne cache pas la complexité du dossier, mais souhaite malgré tout relancer la discussion. Il affirme que le sujet est devenu "un outil politique" et qu'il est souvent utilisé comme "prétexte pour promouvoir d’autres thèmes." Selon lui, cette instrumentalisation a conduit à une forte polarisation, où les fidèles et les évêques ne parviennent plus à dialoguer. Le pape déplore cet état de fait, notant que "les gens ne sont souvent pas disposés à s’écouter les uns et les autres."

Le souverain pontife se montre compréhensif envers ceux qui, par le passé, ont été marqués par les "abus liturgiques" et qui ont cherché dans la messe tridentine "une expérience plus profonde de la prière, un contact avec le mystère de la foi." Il propose d'aborder la question "peut-être dans le cadre de la synodalité," afin d'instaurer un véritable dialogue.

 

Le pape Léon XIV s'inquiète de voir la liturgie glisser du domaine spirituel à celui de l'idéologie. Il résume sa pensée en affirmant que "nous sommes désormais dans l’idéologie, et non plus dans l’expérience de la communion de l’Église." Cette déclaration forte souligne son intention de ramener la question de la messe tridentine sur le terrain de la foi et de la communauté, et non plus sur celui des batailles politiques.

 

Le Saint Père gagnerait à être bien informé ; l'idéologie n'est pas dominante dans cette affaire. Il y a dans l'Église catholique une trentaine de rites différents. Pourquoi pourchasse-t-on depuis presque 60 ans ceux qui veulent conserver ce rite tridentin, multiséculaire et particulièrement celui-ci ? N'y a-t-il-t-il pas une raison qui échapperait à l'Eglise ?

Dans un autre domaine et à titre d'llustration, il fut un temps où les Scouts d'Europe n'étaient pas les bienvenus dans les églises (votre webmestre est bien placé pour le savoir). Qui peut contester aujourd'hui que ce mouvement en pleine expansion donne à l'Église la majorité de ses vocations ? 


Laissons l'Esprit Saint gérer cette ce conflit et prions pour notre aimé Saint Père ! 

 

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 1 : L'ÉGLISE, MAISON DE DIEU

18/09/2025

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 1 : L'ÉGLISE, MAISON DE DIEU

Dans cette première vidéo, nous découvrons le lieu sacré, écrin de la sainte liturgie : l’église. Maison de Dieu, temple où se renouvellent les mystères, l’église est souvent construite suivant des codes précis, riches en symboles et qui constituent en eux-même une introduction au catéchisme qu’est la messe, trésor de la foi. 
En entrant dans l’édifice sacré, après avoir accompli les gestes qui y introduisent (eau bénite, génuflexion), nous découvrirons ses différentes parties, avant de nous approcher du chœur. Nous monterons même à l’autel, dont nous soulèverons les nappes, pour comprendre ce que représente le point focal de l’église et de la liturgie qu’on y célèbre. Nous verrons aussi quels sont les objets et mobiliers sacrés qui l’ornent et ceux qui servent pour accomplir les rites de la messe. 

Pour aller plus loin, vous pourrez retrouver notre article détaillé sur notre site de formation https://claves.org/leglise-maison-de-.... Si la vidéo vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner, à liker, partager, et à activer la cloche pour découvrir notre futur contenu !

Nous vous remercions particulièrement pour votre soutien. 

 

Nous remercions aussi et surtout : 
Alexandre Manzaroli et Aurélien Fillola pour le conseil, le tournage et la réalisation de l’ensemble des vidéos de la série. 
Le monastère Notre-Dame de l’Annonciation (Le Barroux) pour la possibilité d’utiliser ses magnifiques mélodies grégoriennes. 
La chorale de la Basilique Notre-Dame de Fribourg pour ses enregistrements de grande qualité. 


Bon visionnage et à très vite, pour une nouvelle vidéo de “La Messe, trésor de la foi”.

Faut-il choisir entre l’écran et le Saint-Sacrement ?

17/09/2025

Faut-il choisir entre l’écran et le Saint-Sacrement ?

L’influence numérique, un leurre ?
L’auteur prend pour point de départ deux figures catholiques bien connues sur les réseaux sociaux : le père Matthieu Jasseron et le frère Paul-Adrien. Le premier a quitté le sacerdoce pour se reconvertir en consultant, un parcours qui, pour l’auteur, met en lumière une confusion entre « exposition médiatique et appel sacerdotal ». Le second, malgré un fondement doctrinal solide, s’égare parfois dans des effets de langage pour se faire entendre des jeunes, risquant de passer du statut de figure d’autorité religieuse à celui d’« influenceur idéologique ».

 

Philippe Marie souligne ainsi une tension fondamentale : la quête d’audience peut compromettre le message. Il va plus loin en affirmant que l'audience ne garantit pas la conversion. L’article critique l’idée que les « milliers de vues, de likes et d’abonnés » se traduisent par une réelle transformation spirituelle. Le numérique peut susciter un frisson, une émotion passagère, mais il peine à engendrer l’engagement durable, celui qui mène un fidèle à « franchir ensuite la porte d’une église ». Le risque est de voir l’Évangile réduit à un simple « produit spirituel de plus dans un supermarché de divertissements ».

 

L’auteur met également en garde contre la logique même des plateformes, qui nivellent tout. Sur un smartphone, « une homélie d’un cardinal, la réflexion d’un théologien, le témoignage d’un simple fidèle ou l’opinion d’un laïc apparaissent identiques ». Cette uniformisation du contenu risque d’écraser la substance du message et de le soumettre aux lois de l’algorithme, de la popularité et du zapping.

 

De la passivité du clic à l’incarnation du sacrement
Pour Philippe Marie, l’acte de foi est une démarche active et personnelle, une réponse volontaire qui contraste avec la réception passive du contenu numérique. Il oppose cette logique du clic et du zapping à la « logique sacramentelle [qui est] à l’opposé, lente, incarnée, exigeante ». La messe, la confession, l’adoration eucharistique demandent une présence physique, un effort, une humilité qui échappent aux lois de l’écran.

 

L’auteur est catégorique : « une homélie sur Instagram, aussi brillante soit-elle, ne remplace pas la participation au Sacrifice eucharistique ». Le numérique ne peut être qu’un tremplin, un outil pour éveiller et interpeller. Sa seule utilité est d’être un « doigt qui montre le Tabernacle ». S’il devient une fin en soi, il se réduit alors à une agitation virtuelle, un feu de paille qui s’éteint sitôt l’écran verrouillé.

 

Retour à l’essentiel
Dans un monde saturé d’écrans, l’Église est appelée à être autre chose qu’un simple acteur de plus dans le grand spectacle numérique. L’auteur conclut avec force qu'au-delà des vidéos, les fidèles ont besoin de pasteurs, de sacrements, d’une vie paroissiale incarnée. L’Église doit être une porte ouverte vers le silence et la rencontre vivante avec le Christ réellement présent dans l’Eucharistie. Car, comme le résume l’article, « si l’écran captive un instant, seul le Saint-Sacrement sauve pour l’éternité ».

Le défi Kirk

15/09/2025

Le défi Kirk

Dans les heures suivant sa mort, le monde entier a pu découvrir à quel point ce jeune homme de 31 ans était puissant. Ceux qui ne le connaissaient pas, les plus âgés notamment, ont pu comprendre la place qu’avait prise, peut-être à leur insu, ce genre de stratégie socio-politique. Son assassinat laisse toute une génération endeuillée, un peu égarée, hésitante entre deux voies : laisser libre court à la colère et à la guerre culturelle déjà entamée, puisque le dialogue qu’essaya d’instaurer Charlie Kirk avec les libéraux n’a pas fonctionné, ou bien perpétuer son héritage avec persévérance, résignation et charité. Face à ce défi, la décision que prendra la génération Z dans les prochains mois changera véritablement la face des États-Unis et du monde entier.

 

Dès l’annonce médiatique de coups de feu tirés contre Charlie Kirk dans une université de l’Utah, déjà les chaînes libérales se vautrent dans les bourdes les plus effarantes. Sur MSNBC, la chaîne la plus à gauche de la télévision mainstream américaine, le commentateur Matthew Dowd affirme que les tirs proviennent peut-être d’un « supporter » de Charlie Kirk, ayant tiré de manière « festive. » L’absurdité du commentaire, et le tollé qu’il provoque, vaut à Dowd d’être renvoyé de MSNBC dans les heures suivantes. Beaucoup d’autres employés perdront leur emploi dans les jours suivants, pour des commentaires déplacés du même genre. Sur les réseaux sociaux, des milliers de jeunes gauchistes se réjouissent publiquement de l’assassinat sanglant de l’homme qui leur a fait perdre deux élections en 2016 et en 2024. Même en Angleterre, le président élu de l’Oxford Union, la très réputée société de débat de l’université d’Oxford, George Abaraonye, se réjouit sur Instagram : « Charlie Kirk got shot, let’s f* go. » Il avait débattu contre Charlie Kirk quelques mois auparavant. L’indignité de ces réjouissances morbides contraste avec la réaction exemplaire de sa veuve.

 

Il n’est pas impossible qu’Erika Kirk devienne une des figures politiques les plus importantes de l’Occident dans les mois à venir, en portant l’héritage de son mari. Lors de sa première apparition publique après l’assassinat de son mari, elle se présente, avec la dignité d’une veuve de guerre, dans le studio du podcast The Charlie Kirk Show, pour prononcer un discours de 16 minutes. Debout à un pupitre, la main sur le fauteuil depuis lequel son mari galvanisait ses troupes au micro de son podcast, l’ancienne Miss Arizona, élégamment maquillée et coiffée, annonce la suite du programme : « Bonsoir. Mon nom est Erika Kirk. Je suis la femme de Charlie Kirk. » Dans la première moitié du discours, elle partage avec émotion quelques souvenirs joyeux de son mari. Sa voix se brise en racontant comment elle a annoncé la nouvelle à ses deux enfants, désormais orphelins de père. Au milieu du discours, son visage change radicalement ; il se fait déterminé, ferme et glacial, pour annoncer :

 

« Les monstres responsables de l’assassinat de mon mari n’ont aucune idée de ce qu’ils viennent de faire. Ils ont tué Charlie car il portait le message du patriotisme, de la foi, et de l’amour miséricordieux de Dieu. Il faut qu’ils sachent cela : si vous pensiez que la mission de mon mari était déjà puissante avant sa mort, vous n’avez aucune idée de ce que vous venez de déchaîner dans le pays entier, dans le monde entier. Vous n’avez aucune idée du feu que vous avez allumé dans cette femme. Les pleurs de cette veuve résonneront dans le monde entier comme un cri de bataille. À tous ceux qui écoutent ce message : le mouvement bâti par mon mari ne mourra pas. »

 

Dans les heures suivantes, Erika Kirk marque le paysage médiatique avec quelques images publiées sur ses réseaux sociaux : elle brandit le collier et la croix de son mari à travers la fenêtre de sa berline ; elle descend d’Air Force 2 avec JD et Usha Vance pour assister au débarquement du cercueil ; elle tient la main figée du corps de Charlie avant la mise en bière. Les images sont crues : l’ère des réseaux sociaux ne fait pas dans la nuance. Mais elles affirment une chose : Erika Kirk appelle à continuer l’œuvre de son mari, sans changer de cap.

 

Les jours suivant l’assassinat voient des réactions toutes plus disproportionnées les unes que les autres. Seule Erika Kirk semble marquer la ligne de crête. Mais à sa droite comme à sa gauche, les foules se déchainent et redoublent d’inventivité pour exploiter au maximum l’évènement le plus important de l’année 2025. Sans étonnement, on voit proliférer les publicités pour le t-shirt blanc marqué « Freedom » que portait Charlie Kirk au moment de l’assassinat, appelé à venir renforcer la garde-robe MAGA. Plus problématique, nombre de chrétiens publient des images sulpiciennes générées par l’Intelligence Artificielle, représentant Charlie Kirk dans les bras de Jésus au Ciel, ou même déguisé en saint martyr des premiers siècles. Partout, on voit son visage rond affublé d’auréoles, ou entouré de légions d’anges, dans un festival de mauvais goût inégalé. Le prêtre anglo-catholique, réformé, Calvin Robinson, publie sur son compte Instagram une icône générée par IA représentant Charlie Kirk avec la légende : « On peut avancer un argument en faveur de la canonisation. Je ne crois pas que l’Église catholique ait jamais officiellement canonisé quelqu’un en dehors des Églises catholique ou orthodoxe. Mais c’est techniquement possible. » On notera que ce « prêtre » n’est pas en communion avec l’Église catholique. Cependant, son commentaire, vu par ses 67 000 « followers », est symptomatique de la vague de chrétiens qualifiant Charlie Kirk, plus ou moins légitimement, de « martyr » in odium fidei. En France, sur CNews, Philippe de Villiers qualifie Charlie Kirk de « premier martyr du wokisme en Occident. »

 

Michael Knowles, l’un des podcasters catholiques conservateurs les plus suivis au monde (The Michael Knowles Show, sur le Daily Wire), écrit un pamphlet qui nous semble d’une importance capitale pour comprendre le défi qui attend les catholiques occidentaux :

 

« À la suite de l’assassinat de Charlie, beaucoup de gens demandent que nous redoublions notre dévouement au « libre marché des idées ». À première vue, cet appel semble courageux et noble. En réalité, il est imprudent et irréaliste. Nous avions un marché ouvert des idées ; la gauche l’a détruit. Non seulement les extrémistes de gauche ont recours à la violence dans ce marché des idées, mais, plus scandaleusement encore, les voix de la gauche mainstream ont applaudi et pris cette violence à la légère. Dans de telles conditions, il ne peut y avoir de marché ouvert des idées, ni de marché ouvert tout court. Les marchés nécessitent des règles, de la confiance et des moyens d’échange communs. En d’autres termes, ils nécessitent de l’ordre. La liberté requiert de l’ordre. Concrètement, cela signifie que nous devons stigmatiser certaines idées et comportements mauvais, et ostraciser ceux qui y persistent. Plus concrètement encore, les personnes qui entretiennent un tel désordre devraient perdre leur statut social. Dans certains cas, elles devraient perdre leur emploi. Il doit y avoir des conséquences. […] Les offenses qui méritent un tel ostracisme doivent être particulièrement choquantes. Un bon point de départ serait ceux qui célèbrent le meurtre d’un homme innocent. »

 

Derrière ce texte, l’orientation possible de toute une génération se dessine. Michael Knowles, résolument post-libéral et opposé à la liberté d’expression telle que la comprend le modernisme, prend ici le parti de la coercition. Il s’oppose ici à la droite traditionnelle qui appelle, partout dans le monde (y compris en France), au respect de la liberté d’expression, et se place dans une logique encore plus traditionaliste : l’erreur n’a aucun droit, pas seulement philosophiquement mais aussi très concrètement dans la société. Il demande à la société de déclarer la guerre au gauchisme, pour le restreindre et l’empêcher de faire de nouveaux martyrs.

 

Sur les campus et les podcasts, les débats de Charlie Kirk, fervent chrétien évangélique, sont non seulement politiques, mais aussi apologétiques. Il y défend la foi chrétienne face aux pires ennemis qu’elle puisse connaître au XXIe siècle : les étudiants des universités publiques américaines. Avec sa verve passive-agressive, il réfute les arguments pro-choix, démocrates, socialistes, libéraux, athées. Il profite de son influence considérable pour appeler les jeunes hommes et les jeunes femmes à se marier, à fonder des familles, à suivre le Christ. Sur le podcast libéral Whatever, il rencontre de jeunes actrices pornographiques pour leur prêcher, avec toute la charité que la pitié commande, la beauté du mariage chrétien et monogame, et les quatre amours : eros, storge, philia et agape. Sur un autre podcast, on lui demande comment il aimerait qu’on se souvienne de lui, il répond : « J’aimerais qu’on se rappelle de moi pour le courage de ma foi. C’est la chose la plus importante. La chose la plus importante est ma foi. » Il accuse les protestants de « ne pas assez vénérer Marie », qu’il présente comme le remède au féminisme radical. À une foule de supporters, il déclare un jour : « Engagez-vous, faites confiance à Dieu et agissez avec obéissance » avant de citer le verset de Romains 12 :2 : « Et ne vous conformez pas au siècle présent, mais transformez-vous par le renouvellement de l’esprit, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. »

 

C’est à la lumière de ce verset de saint Paul, cité par la voix affirmée de Charlie Kirk, que devra être menée la suite du « combat » (2 Timothée 4 :7). Quel est le « siècle présent » auquel nous ne devons pas nous conformer ? Charlie Kirk voulait sûrement marquer ici l’importance de ne pas se conformer à la bien-pensance libérale du mandat Biden-Harris. Et si la nouvelle bien-pensance des années à venir était marquée par l’extrême opposé, une folie conservatrice, dont la colère, attisée par de tels assassinats politiques, irait à l’encontre des commandements de Notre Seigneur ? Saint Paul, cité par Charlie Kirk, nous appelle à suivre inébranlablement « la volonté de Dieu. » On connaît l’anecdote de saint Dominique Savio qui, entraîné par ses camarades vers une foire, s’arrête et leur déclare simplement : « Cela ne plaît pas à Dieu » et refuse avec une grande simplicité d’avancer. En parallèle, on sait que les saints des premiers siècles allaient en chantant au martyre. Le péché (ce qui déplaît à Dieu) doit nous faire horreur et nous arrêter net dans notre course, à l’exemple de saint Dominique Savio ; mais la persécution, elle, ne doit susciter en nous qu’une sainte résignation et une action de grâce pour endurer ce que Notre Seigneur a enduré. Cette vertu est résumée par le mot célèbre de la reine Blanche de Castille à son fils saint Louis : « Mon fils, j’aimerais mieux vous voir mort que coupable d’un seul péché mortel. » Face au chaos que l’assassinat de Charlie Kirk a déclenché, le catholique est appelé à se mettre à l’école des saints, images de Notre Seigneur Jésus Christ. Il est trop facile d’ériger Charlie Kirk en saint martyr, et d’appeler ensuite à la vengeance, à « se faire justice soi-même » et à la guerre civile. La vengeance, froide ou chaude, n’est pas un plat chrétien.

 

L’Évangile vient déranger notre bien-pensance, de gauche ou de droite, c’est-à-dire nos pensées héritées du monde. Mais le catholique ne doit pas avoir peur d’être dérangé par l’Évangile, il est appelé à tout offrir à Dieu, et à conformer ses opinions et ses affections à l’exemple et aux commandements de Notre Seigneur. Ils ne peuvent pas être plus clair. Matthieu 5 :44-48 :

 

« Et moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin que vous deveniez enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes. Si en effet vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

 

Luc 23 :33-34 : « Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire, ils l’y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. Et Jésus disait : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Contemplons l’attitude de Notre Seigneur sur la Croix. Appelle-t-il à l’insurrection de ses cinq mille disciples (le même nombre que les partisans de Charlie Kirk sur ce campus de l’Utah) présents lors de la multiplication des pains ? Demande-t-il à saint Jean de le venger ? Longin le Centurion, face au Christ en Croix, ou saint Paul, face à saint Etienne lapidé, se convertissent-il sous la menace de l’ostracisme ? Non. Notre Seigneur nous prévient seulement à travers les mots de son apôtre (2 Tim. 3 :12) : « Tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus auront à souffrir persécution. »

 

Augustin Marie Bréchard
Fraternité Saint-Ephrem
in Le Salon Beige

 

 

 

Prise de parole d'Eika Kirk (Doublée en français)