Le blog du Temps de l'Immaculée.

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La plaidoirie du pape en faveur du respect de la vie et de l’identité

15/10/2025

La plaidoirie du pape en faveur du respect de la vie et de l’identité

Monsieur le Président ,

Je vous remercie pour vos aimables paroles et pour l’invitation à venir ici, au Quirinal, un palais si étroitement lié à l’histoire de l’Église catholique et à la mémoire de nombreux papes.

 

En tant qu’Évêque de Rome et Primat d’Italie, il est important pour moi de renouveler, par cette visite, le lien fort qui unit le Siège de Pierre au peuple italien que vous représentez, dans le cadre des relations bilatérales cordiales qui existent entre l’Italie et le Saint-Siège, profondément marquées par une amitié sincère et une collaboration mutuelle efficace.

 

Il s'agit, après tout, d'une union heureuse, ancrée dans l'histoire de cette péninsule et dans la longue tradition religieuse et culturelle de ce pays. On en voit les signes, par exemple, dans les innombrables églises et clochers qui parsèment le paysage, souvent de véritables trésors d'art et de dévotion, où la créativité innée de ce peuple, alliée à sa foi authentique et solide, nous a laissé un témoignage d'une grande beauté : artistique, certes, mais surtout morale et humaine.

 

Je saisis l'occasion de notre rencontre pour exprimer la profonde gratitude du Saint-Siège pour ce que les autorités italiennes ont fait et continuent de faire à l'occasion de divers événements ecclésiaux difficiles, centrés sur Rome et de résonance universelle.

 

Je voudrais exprimer ma gratitude particulière pour les efforts déployés à différents niveaux après le décès de mon vénéré prédécesseur, le pape François.  Ici même, au Quirinal , il déclarait : « Mes racines sont dans ce pays » ( Discours lors de la visite officielle au Président de la République italienne , 10 juin 2017), et son amour pour la terre et le peuple italiens a certainement trouvé ces jours-là un écho touchant et chaleureux, qui s'est également manifesté dans l'engagement profond et réfléchi qu'il a pris lors du conclave qui a suivi pour l'élection du nouveau pontife.

 

Je voudrais une fois de plus vous exprimer mes sincères remerciements, Monsieur le Président, ainsi qu'à tout le pays, pour le bel exemple d'hospitalité et d'organisation efficace que l'Italie offre depuis des mois durant l'Année jubilaire, sous divers aspects – logistique, sécurité, préparation et gestion des infrastructures et des services, et bien plus encore –, ouvrant les bras et montrant son visage hospitalier aux nombreux pèlerins qui affluent du monde entier. L'Église universelle célèbre le  Jubilé de l'espérance . Le pape  François , dans la bulle  Spes non confindit , par laquelle il l'a annoncé en mai 2024, a souligné l'importance de « prêter attention au grand bien présent dans le monde afin de ne pas céder à la tentation de se croire submergé par le mal et la violence » (n. 7). Je pense que la belle synergie et collaboration que nous vivons ces jours-ci constitue déjà un signe d’espérance pour tous ceux qui viennent avec foi franchir la Porte Sainte et prier sur les tombeaux de Pierre et des Apôtres.

 

Dans quelques années, nous célébrerons le centenaire des  Accords du Latran . À cet égard, il me paraît d'autant plus opportun de réaffirmer l'importance de la distinction mutuelle entre ces domaines. C'est pourquoi, dans un climat de respect cordial, l'Église catholique et l'État italien collaborent pour le bien commun, au service de la personne humaine, dont la dignité inviolable doit toujours primer dans les processus de décision et dans l'action, à tous les niveaux, pour le développement social, en particulier pour la protection des plus vulnérables et des plus démunis. À cette fin, je salue et encourage l'engagement mutuel à fonder toute collaboration sur le  Concordat  de 1984 et dans son plein respect.

 

Comme il est malheureusement évident, nous vivons une époque où, à côté de nombreux signes d’espoir, de nombreuses situations de grave souffrance affectent l’humanité dans le monde entier et nécessitent des réponses urgentes et clairvoyantes.

 

Le premier engagement que je voudrais rappeler à ce propos est celui en faveur de la paix. De nombreuses guerres ravagent notre planète, et en regardant les images, en lisant les nouvelles, en écoutant les voix, en rencontrant les personnes qui en sont douloureusement affectées, les paroles de mes  prédécesseurs résonnent avec force et force . Comment oublier l'avertissement irréfutable, mais ignoré, de  Benoît XV pendant la Première Guerre mondiale (cf.  Lettre aux chefs des peuples belligérants , 1er août 1917) ? Et, à la veille de la Seconde, celui du vénérable  Pie XII  (cf.  Message radiophonique aux gouvernements et aux peuples en danger imminent de guerre , 24 août 1939) ? Regardons les visages de ceux qui sont bouleversés par la férocité irrationnelle de ceux qui planifient sans pitié la mort et la destruction. Écoutons leur cri et rappelons-nous, avec saint  Jean XXIII , que « tout être humain est une personne, c'est-à-dire une nature douée d'intelligence et de libre arbitre ; il est donc sujet de droits et de devoirs qui découlent immédiatement et simultanément de sa nature même : droits et devoirs qui sont donc universels, inviolables, inaliénables » (Lettre encyclique  Pacem in terris , 11 avril 1963, n. 5). Je renouvelle donc mon appel pressant à continuer d'œuvrer pour le rétablissement de la paix dans toutes les parties du monde et à cultiver et promouvoir toujours davantage les principes de justice, d'équité et de coopération entre les peuples, qui en sont le fondement indispensable (cf. saint Paul VI,  Message pour la célébration de la Première Journée mondiale de la paix , 1er janvier 1968).

 

À cet égard, je tiens à exprimer ma gratitude au gouvernement italien pour son engagement à répondre aux nombreuses situations difficiles liées à la guerre et à la pauvreté, en particulier celles des enfants de Gaza, notamment en collaboration avec l'hôpital Bambino Gesù. Ces efforts constituent des contributions fortes et efficaces à la construction d'une coexistence digne, pacifique et prospère pour tous les membres de la famille humaine.

 

À cette fin, l'engagement commun que l'État italien et le Saint-Siège ont toujours manifesté et continuent de manifester en faveur du multilatéralisme est certainement bénéfique. Il s'agit d'une valeur très importante. Les défis complexes de notre époque rendent en effet plus que jamais nécessaires la recherche et l'adoption de solutions communes. Il est donc essentiel de mettre en œuvre ces dynamiques et ces processus, en rappelant leurs objectifs initiaux, visant principalement à résoudre les conflits et à favoriser le développement (cf.  François , Lettre encyclique  Fratelli tutti , 3 octobre 2020, 172), en favorisant un langage transparent et en évitant les ambiguïtés susceptibles de provoquer des divisions (cf. Ibid.,  Discours aux membres du Corps diplomatique , 9 janvier 2025).

 

Nous nous apprêtons à célébrer, l'année prochaine, un anniversaire important : le huitième centenaire de la mort de saint François d'Assise, saint patron de l'Italie, le 3 octobre 1226. Cet événement nous offre l'occasion de souligner l'urgence de prendre soin de notre « maison commune ». Saint François nous a appris à louer le Créateur dans le respect de toutes les créatures, lançant son message du « cœur géographique » de la Péninsule et le transmettant de génération en génération jusqu'à nous, à travers la beauté de ses écrits et le témoignage de lui-même et de ses frères. C'est pourquoi je crois que l'Italie a reçu de manière particulière la mission de transmettre à ses peuples une culture qui reconnaît la terre « comme une sœur avec laquelle nous partageons notre existence, et comme une belle mère qui nous accueille dans ses bras » ( François , Lettre encyclique  Laudato Si' , 1).

 

Ces dernières décennies, comme nous le savons, l'Europe a connu une baisse significative de la natalité. Cela exige un engagement à promouvoir des choix favorables aux familles à différents niveaux, en soutenant leurs efforts, en promouvant leurs valeurs et en protégeant leurs besoins et leurs droits. « Père », « mère », « fils », « fille », « grand-père » et « grand-mère » sont, dans la tradition italienne, des mots qui expriment et évoquent naturellement des sentiments d'amour, de respect et de dévouement, parfois héroïque, pour le bien de la communauté familiale et, par conséquent, pour celui de la société dans son ensemble. Je voudrais en particulier souligner l'importance d'assurer à toutes les familles le soutien essentiel d'un emploi digne, dans des conditions équitables et en tenant compte des besoins de la maternité et de la paternité. Faisons tout notre possible pour redonner confiance aux familles, en particulier aux jeunes familles, afin qu'elles puissent envisager l'avenir avec sérénité et grandir en harmonie.

 

Dans ce contexte, nous voyons l'importance fondamentale, à tous les niveaux, de respecter et de protéger la vie, à toutes ses étapes, de la conception à la vieillesse, jusqu'au moment de la mort (cf.  François ,  Discours à l'Assemblée plénière de l'Académie pontificale pour la Vie , 27 septembre 2021). Je souhaite que cette conscience continue de croître, également en ce qui concerne l'accessibilité des soins médicaux et des médicaments, selon les besoins de chacun.

 

Je remercie ce pays pour l'aide généreuse qu'il offre aux migrants, de plus en plus nombreux à frapper à sa porte, ainsi que pour son engagement dans la lutte contre la traite des êtres humains. Ce sont des défis complexes de notre époque, auxquels l'Italie n'a jamais renoncé. Je vous encourage à toujours maintenir une attitude dynamique d'ouverture et de solidarité. Je tiens également à souligner l'importance d'intégrer de manière constructive les nouveaux arrivants aux valeurs et aux traditions de la société italienne, afin que le don mutuel qui naît de cette rencontre entre les peuples soit véritablement enrichissant et bénéfique pour tous. À cet égard, je souligne combien il est précieux pour chacun d'entre nous d'aimer et de transmettre sa propre histoire et sa propre culture, avec ses signes et ses expressions : plus nous nous reconnaissons et nous aimons sereinement, plus il est facile de rencontrer et d'intégrer les autres, sans peur et avec un cœur ouvert.

 

À cet égard, on observe aujourd'hui une certaine tendance à sous-estimer, à divers niveaux, les modèles et les valeurs qui se sont développés au fil des siècles et qui façonnent notre identité culturelle, tentant parfois même d'en effacer la pertinence historique et humaine. Ne dédaignons pas ce que nos ancêtres ont vécu et ce qu'ils nous ont transmis, même au prix de grands sacrifices. Ne nous laissons pas séduire par des modèles massifiants et fluides, qui ne favorisent qu'un semblant de liberté, mais qui rendent les personnes dépendantes de formes de contrôle telles que les modes passagères, les stratégies commerciales ou autres (voir Cardinal Joseph Ratzinger,  Homélie lors de la messe d'élection du Pontife romain , 18 avril 2005). Préserver la mémoire de ceux qui nous ont précédés, préserver les traditions qui ont fait de nous ce que nous sommes, est important pour envisager le présent et l'avenir avec conscience, sérénité, responsabilité et perspective.

 

Monsieur le Président, pour conclure, je voudrais vous adresser mes vœux les plus chaleureux de réussite, à vous et, à travers vous, à tout le peuple italien. L'Italie est un pays d'une immense richesse, souvent humble et cachée, qui a donc parfois besoin d'être découverte et redécouverte. C'est dans cette merveilleuse aventure que j'encourage tous les Italiens à se lancer, à y puiser de l'espoir et à affronter avec confiance les défis présents et futurs. Merci.

 

Source : Vatican.va

 

« Pris dans les bras de Marie » — Quand la fille de Staline est devenue catholique

14/10/2025

« Pris dans les bras de Marie » — Quand la fille de Staline est devenue catholique

 

Joseph Staline lui-même a été élevé dans l'Église orthodoxe. Ses parents souhaitaient qu'il devienne prêtre. Malheureusement, son père a maltraité le jeune Joseph sans pitié. Staline a un jour décrit son enfance comme « élevée dans une famille pauvre et peuplée de prêtres ». Il en est venu à renoncer totalement au christianisme, déclarant, semble-t-il, « Vous savez, ils nous trompent, il n'y a pas de Dieu… tous ces discours sur Dieu sont de pures absurdités. »

Durant son règne, Staline a tout fait pour écraser le christianisme, fermant des milliers d'églises et torturant, tuant et emprisonnant violemment des chrétiens. C'est lui qui aurait déclaré : « Un mort est une tragédie ; un million est une statistique », vous pouvez donc imaginer la persécution impitoyable qu'il a menée contre le christianisme. Voici une photo de la démolition de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou sur ordre de Staline, juste avant Noël 1931.


Mais tout cela était pour la cause marxiste. D'ailleurs, sa fille Svetlana a écrit un jour à propos de son père : « Beaucoup de gens aujourd'hui ont plus de facilité à considérer [Staline] comme un monstre physique et grossier. En réalité, c'était un monstre moral et spirituel. C'est bien plus terrifiant. Mais c'est la vérité. »

Elle avait raison. C'est encore plus terrifiant.

 

Staline avait fixé comme objectif les « plans quinquennaux d'athéisme » dirigés par la Ligue des militants athées, visant à éliminer toute expression religieuse dans le pays. Il semblerait que, rien qu'au cours des purges de 1937 et 1938, plus de 168 300 membres du clergé orthodoxe russe aient été arrêtés, la plupart fusillés. Et ce, en seulement deux ans.

 

Mais comme l'a un jour souligné le grand chanteur Sting, « Les Russes aiment aussi leurs enfants », et c'était vrai pour Staline. Enfin, pour l'un d'eux. Staline adorait Svetlana et se montrait joueur et affectueux avec elle. Et elle lui en rendait la pareille. Enfant, elle considérait son père comme un héros sage. À sa naissance en 1926, son père était déjà secrétaire général du Comité central du Parti communiste et tous ceux qu'elle croisait parlaient de lui sur un ton élogieux. Elle comprit plus tard que peu osaient même murmurer des critiques.


En comparaison, Svetlana trouvait sa mère, Nadejda Allilouïeva (« Nadya »), froide. Elle aurait déclaré ne pas se souvenir que sa mère l'ait prise dans ses bras ni même complimentée. Puis, en 1932, alors qu'elle n'avait que six ans, sa mère se suicida. Mais sa relation avec son père resta forte, du moins pendant un temps.

 

Les doutes concernant son père allaient bientôt commencer. À l'école, Svetlana recevait parfois des mots de camarades dont la mère ou le père avait été « disparu » aux mains de l'État. Ils la suppliaient de les transmettre à son père. Il était étrange, en URSS, que, malgré tant de souffrances et de violences infligées au peuple par le gouvernement, beaucoup persistaient à croire que Staline était irréprochable et que s'il avait été au courant des exactions, il les aurait sûrement arrêtées. Ces enfants, qui envoyaient des mots à Staline par l'intermédiaire de sa fille, voulaient simplement savoir où étaient leurs proches. Le dictateur ordonna froidement à sa fille de ne pas servir de « boîte postale ».

 

Plus tard, Svetlana remarqua que parfois même ses proches disparaissaient. Même alors, Svetlana attribuait cela, comme tant de Russes, à des choses que Staline ignorait ou ne pouvait pas réparer. Mais des années plus tard, son père expliqua catégoriquement à sa fille que ses proches avaient été tués simplement parce qu'« ils en savaient trop. Ils bavardaient beaucoup », disait-il, et que cela « faisait le jeu de nos ennemis ». Voyez-vous, la version officielle du parti était que Nadia était morte d'une appendicite, et non de ses propres mains.

Lorsque Svetlana trouva son premier petit ami, son père le jugea inacceptable et le condamna au goulag. Plus tard, elle entra à l'Université de Moscou et reçut une demande en mariage d'un jeune homme juif. Lorsqu'elle en parla à son père, il lui dit froidement : « Au diable ! Fais ce que tu veux. » Il lui dit qu'elle pouvait l'épouser, mais à condition que son mari ne mette jamais les pieds chez lui. Ils eurent un fils, mais leur mariage se brisa au bout de quelques années. Peu après, elle épousa le fils d'un homme haut placé au Kremlin. Joseph approuva ce mariage, mais il se termina lui aussi assez rapidement.

 

En mars 1953, Staline mourut. « Mon père a connu une mort terrible et difficile », écrivit Svetlana. Elle resta à son chevet pendant des jours, tandis que les médecins lui appliquaient des sangsues.

Il semblerait qu'il soit mort en levant le poing de colère. « L'agonie était terrible. Il s'est littéralement étouffé sous nos yeux », a écrit Svetlana. « Au dernier moment, il a soudainement ouvert les yeux et a jeté un regard sur toutes les personnes présentes. C'était un regard terrible, fou ou peut-être furieux, empli d'une peur mortelle. Puis il a soudainement levé la main gauche. Le geste était incompréhensible et menaçant. »

 

Quelques années après la mort de son père, Svetlana prit le nom de jeune fille de sa mère. Elle disait que le nom Staline lui « lacéait » les oreilles. Elle s'appelait désormais Svetlana Alliluyeva. Joseph Staline avait changé son nom de famille pour lui donner une consonance plus forte. « Staline » signifie acier. Le nom « Alliluyeva » était une forme d'« Allélouia » qui convenait mieux à Svetlana à cette époque, car en 1962, elle fut baptisée dans l'Église orthodoxe. Svetlana rejeta le matérialisme et la violence de son père. Elle écrivit à propos de sa décision : « Le sacrement du baptême consiste à rejeter le mal, le mensonge. Je croyais au “Tu ne tueras point”, je croyais en la vérité sans violence ni effusion de sang. Je croyais que l'Esprit suprême, et non l'homme vain, gouvernait le monde. Je croyais que l'Esprit de Vérité était plus fort que les valeurs matérielles. Et lorsque tout cela fut entré dans mon cœur, les lambeaux du marxisme-léninisme que j'avais appris depuis l'enfance se volatilisèrent comme de la fumée. »

 

Svetlana était officiellement en disgrâce auprès du Kremlin. En effet, lorsqu'elle demanda à l'État une licence de mariage avec un homme nommé Brajesh Singh, sa demande fut immédiatement refusée. Svetlana et Brajesh vécurent ensemble pendant trois ans avant le décès de ce dernier en 1966. Il souhaitait que ses cendres soient dispersées sur le Gange. Elle demanda donc au Kremlin l'autorisation de se rendre en Inde. À sa grande surprise, elle fut autorisée à quitter temporairement l'URSS pour se rendre en Inde pendant un mois.

Là-bas, Svetlana a stupéfié le monde entier lorsqu'elle est entrée à l'ambassade des États-Unis et a demandé l'asile. Un Américain de service, stupéfait, lui aurait dit : « Alors vous dites que votre père était Staline ? Le Staline ? »

 

De là, elle fut emmenée par avion à Rome, puis en Suisse. Elle appréciait la Suisse, mais on lui dit qu'elle ne pouvait y rester qu'à condition de ne jamais parler publiquement de politique. Elle refusa. Elle ne le pouvait pas. « Garder le silence pendant 40 ans de plus aurait pu être tout aussi bien en URSS », écrivit-elle.

 

En avril 1967, Svetlana Alliluyeva atterrit à l'aéroport Kennedy de New York avec à sa disposition un manuscrit qui n'aurait jamais été publié en URSS. Intitulé « Vingt lettres à un ami », il relatait sa vie en Union soviétique. Ce fut un immense succès et un best-seller. Deux ans plus tard, elle écrivit un autre best-seller relatant sa vie depuis sa défection, intitulé « Un an seulement ».

Elle était célèbre, mais sa vie personnelle était encore un désastre. Passant d'une religion à l'autre, se remariant à nouveau, ayant un enfant, divorcé et déménageant souvent, elle se sentit désenchantée par l'Amérique et désira rentrer chez elle. Elle retourna effectivement en Union soviétique, mais le regretta presque instantanément.

 

À son retour en Amérique après plus d'un an en URSS, elle a déclaré : « J'ai dû partir un moment pour réaliser : "Oh, mon Dieu, comme c'est merveilleux." »

Je ne connais pas l'année exacte de la rencontre de Svetlana avec le Père Giovanni Garbolino, qui vivait aux États-Unis mais avait été missionnaire en Russie, mais leur relation allait changer sa vie. Svetlana reçut une lettre du Père Garbolino l'invitant à faire un pèlerinage à Fatima. Plus tard, il lui rendit visite à Princeton, dans le New Jersey. Ils étaient en contact fréquent. Le Père Garbolino remit également à Svetlana une croix qui lui avait été offerte par un étudiant russe rencontré lors de ses voyages missionnaires. Plus tard, le Père Garbolino avait donné cette même croix au colonel Edwin « Buzz » Aldrin pour qu'il l'emporte sur la Lune.

 

Svetlana, guidée par le Père Garbolino, lut des livres d'auteurs catholiques et se convertit à la foi catholique le 13 décembre 1982. Elle écrivit à propos de sa conversion : « Ce n'est qu'aujourd'hui que je comprends la grâce merveilleuse que produisent les sacrements de la Pénitence et de la Sainte Eucharistie, quel que soit le jour de l'année, et même quotidiennement. Avant, je refusais de pardonner et de me repentir, et je n'étais jamais capable d'aimer mes ennemis. Mais je me sens bien différente depuis que j'assiste à la messe tous les jours. »

Elle a ajouté : « L'Eucharistie m'a donné la vie. Le sacrement de pénitence avec Dieu que nous abandonnons et trahissons chaque jour, le sentiment de culpabilité et de tristesse qui nous envahit alors, tout cela rend nécessaire de le recevoir fréquemment. »

 

Cette femme, qui a grandi pratiquement sans mère, a écrit : « J'ai été recueillie dans les bras de la Sainte Vierge Marie. […] Qui d'autre pouvait me défendre que la Mère de Jésus ? Elle m'a soudain attirée vers elle. »

 

Elle voyagea souvent en Europe et retourna en Amérique, puis déménagea pour être auprès de l'une de ses filles dans l'Oregon. Finalement, elle ne mourut pas en élevant sa première fille dans la colère contre le monde, comme son père, mais paisiblement dans une maison de retraite du Wisconsin en 2011, où elle aimait coudre, lire et, bien sûr, prier.


Matt Archbold National Catholic Register
Matt Archbold est diplômé de l'Université Saint-Joseph depuis 1995. Ancien journaliste, il a quitté la presse écrite pour élever ses cinq enfants. Il écrit pour le Creative Minority Report .

Léon XIV parle de la « synodalité » en rappelant l’autorité du pape et des évêques

14/10/2025

Léon XIV parle de la « synodalité » en rappelant l’autorité du pape et des évêques

Léon XIV ne semble pas vouloir s’engager dans cette voie. S’il a déjà évoqué la « synodalité » dans ses discours, y compris dans ses premiers propos de pape élu, la définissant par la suite comme « participation et communion » (de telle sorte que certains y ont vu la preuve qu’il suit « les pas de François ») il fait aussi des mises au point. La dernière en date s’est adressée à la Communauté des Camaldules qui organise ces jours-ci à Camaldoli, du 6 au 9 octobre, un colloque sur le thème « Quel évêque pour une Eglise synodale ? ».

 

Léon XIV reprend le mot « synodalité » pour le corriger
Le message du pape a été publié ce mercredi sur le site de la Communauté, en voici notre traduction :

« A l’occasion du colloque sur le thème “L’évêque dans une Eglise synodale”, le pape Léon XIV, spirituellement présent lors de ces assises de haute importance, adresse à ses promoteurs, à ses rapporteurs et aux participants son salut et ses vœux les plus cordiaux, en exprimant son appréciation pour l’initiative qui vise à considérer, dans sa profondeur théologique et ecclésiale, le principe de la synodalité, et la figure de l’évêque, gardien et témoin éminent de la foi. Le souverain pontife fait le vœu que ces journées d’étude suscitent une compréhension renouvelée du fait que cheminer ensemble est le style de vie et de la mission de l’Eglise, et que l’authentique synodalité exige par sa nature même l’écoute et la participation de tous les baptisés, selon la vocation de chacun, mais ne peut faire abstraction de l’autorité que le Christ a conféré au collège des évêques avec à leur tête le successeur de Pierre. En exprimant ces vœux, le Saint-Père invoque l’abondance des dons du Saint-Esprit en vue de la réussite de ces travaux et envoie de tout cœur sa bénédiction apostolique… »

Autorité, hiérarchie : le pape Léon n’a pas voulu saluer des travaux sur la « synodalité » sans rappeler même dans un court message que celle-ci ne peut avoir de sens dans l’Eglise si elle contredit l’autorité, donnée par le Christ Lui-même, « au collège des évêques avec à leur tête le successeur de Pierre ». Autrement dit, il faut d’abord l’ordre juste où le pape est au sommet, et où sous son autorité, les évêques disposent du pouvoir que leur donne la succession apostolique de par la volonté de Notre Seigneur.

 

L’autorité du pape et des évêques ne s’adapte pas à la synodalité
On aura noté le subtil changement qu’introduit le pape Léon XIV dans l’intitulé du colloque, passant de la question « Quel évêque pour une Eglise synodale ? », qui laisse entrevoir une modification de sa manière d’être voire un changement de son statut, à l’affirmation : « L’évêque dans une Eglise synodale », avec l’usage d’un article défini pour désigner « l’évêque », qui laisse comprendre que c’est une réalité qui ne change pas.

Et qui ne doit pas changer… La figure de l’évêque doit rester conforme à l’autorité que lui a donnée le Christ au service de sa mission, autorité dont il ne faut pas « prescindere » comme le dit le pape en italien, ce qui se traduit par « faire abstraction », « se passer de », « qu’il ne faut pas ignorer ».

Ce n’est pas la première fois que le pape Léon reprend le vocabulaire de son prédécesseur immédiat sur la chaire de Pierre, pour aussitôt le préciser, voire le corriger, ou changer l’angle d’approche. Tel est son style ; nous n’avons sans doute pas fini d’être surpris.

 

Jeanne Smits dans RITV

Quand nos églises sont "plus que jamais prises pour cible"

13/10/2025

Quand nos églises sont "plus que jamais prises pour cible"

Des Chiffres Inquiétants : Une Vague de Violences
Selon les données rapportées par le quotidien, le premier semestre 2025 a vu l'enregistrement de 322 actes antichrétiens, soit une hausse de 13 % par rapport à l'année précédente.

 

Type d'Actes  et  augmentation (par rapport à 2024)
Actes antichrétiens totaux    + 13 %
Vols d’objets liturgiques    + 22,8 % (820 cas signalés en 2024)
Agressions contre les personnes    Ont presque doublé


Ces atteintes concernent majoritairement les biens (vols, dégradations, profanations), mais l'article insiste sur la quasi-duplication des agressions contre les personnes.

 

La "Litanie Interminable" des Profanations et des Vols
L'article illustre cette tendance avec des cas récents et variés :

Nice : Une haute croix en fer forgé tordue et arrachée.

Marseille : Le verset biblique « Christ est mort pour nos péchés » repeint en « Gaza » sur l'autoroute A7.

Landes, Nord, Creuse : Des séries de vols et pillages ciblant ciboires, calices et patènes dans des dizaines d'églises, souvent en zone rurale.

Profanations Graves : Des actes sciemment organisés, comme des excréments déposés devant et dans l'église d'Arudy (Pyrénées-Atlantiques), visant à « réduire l’église et les fidèles ».

Incendies : L'article évoque le coût de 2 à 3 millions d'euros de dommages pour l'église Notre-Dame-des-Champs à Paris, ainsi que des actes de vandalisme par des individus sous l'emprise de stupéfiants ou ayant des profils judiciaires lourds (Seine-Saint-Denis).

 

Face à ces menaces, les autorités ecclésiales prennent des mesures drastiques : l'évêque d'Aire et Dax a conseillé aux curés d'« enlever le ciboire » et de « laisser le tabernacle ouvert » pour éviter la profanation et la destruction. Certaines mairies, comme celle de Badefols-d’Ans en Dordogne, sont même contraintes de fermer leurs églises aux touristes pour les protéger.

 

Protéger un "Musée" en Danger : Le Patrimoine au Cœur de la Menace
Les 42 000 églises et chapelles de France sont qualifiées de « plus grand musée de France ». Le vol d'objets liturgiques n'est donc pas seulement une offense religieuse, mais aussi un vol de notre patrimoine national.

 

Édouard de Lamaze, président de l'Observatoire du Patrimoine Religieux (OPR), exhorte les paroisses à se sécuriser (serrures, alarmes). Surtout, il plaide pour une réglementation plus stricte de la vente de biens sacrés, proposant de rendre obligatoire le passage par un commissaire-priseur pour garantir la provenance des objets et ainsi « mettre un grand frein au vandalisme et aux vols ».

 

Une "Indignation à Géométrie Variable" ? La Question du Signalement
L'un des points centraux de l'article est le sentiment, exprimé par la sénatrice LR Sylviane Noël et 86 de ses collègues, que cette « multiplication des actes antichrétiens » ne rencontre pas « le même écho que les actes antisémites ou antimusulmans ».

 

Cette « asymétrie » de traitement médiatique et politique est vécue comme un renforcement du sentiment que « certaines victimes de violences religieuses sont davantage considérées que d’autres ».

 

La sénatrice dénonce le manque d'outils dédiés pour la communauté chrétienne, contrairement à ce qui existe pour l'antisémitisme ou les actes antimusulmans. Elle demande instamment la mise en place d'un « dispositif national de signalement et d’accompagnement des victimes d’actes antichrétiens ».

 

En conclusion, cet article nous pousse à une réflexion essentielle : face à la montée de ces violences, il est urgent non seulement de protéger nos lieux de culte et notre patrimoine, mais aussi de garantir une égalité de traitement à toutes les victimes de haine et de violence religieuse en France.

SAINT NICAISE et ses COMPAGNONS Martyrs (IIe siècle)

11/10/2025

SAINT NICAISE et ses COMPAGNONS Martyrs (IIe siècle)

 Après avoir séjourné quelques temps près du grand apôtre, saint Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.

 

        Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs,  car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Égobile. 


        Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l'Évangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé ; là, le monstre expira, par l'ordre du saint. À cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du Christ, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême.

 

        Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans le pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux (NDLR : autre nom de Mousseaux où il eut quelque temps son ermitage), commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Évangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée. Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Égobile reprirent leur marche vers Rouen.

 

        À la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle ; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps. Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens, irrités, conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui, peu auparavant, avait mis à mort saint Denis et ses compagnons ; mais, inaccessibles à toutes les menaces, ils subirent courageusement le martyre sur les bords de l'Epte. Il serait enterré à Gasny.
On rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis : ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.

 

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LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 4 : SUIVRE LA MESSE AVEC LE MISSEL

11/10/2025

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 4 : SUIVRE LA MESSE AVEC LE MISSEL

Des sacramentaires, lectionnaires et antiphonaires… au missel « plénier »
Le premier de ces livres, le plus central, est le sacramentaire. Il contenait les paroles dites ou chantées par l’évêque ou par le prêtre dans la célébration de la messe, comme les oraisons, le canon, les prières d’intercession ; mais aussi parfois les rites du baptême, des ordinations et quelques bénédictions. Ces sacramentaires contenaient peu d’indications relatives à la manière de célébrer la messe (ce qu’on appelle aujourd’hui les rubriques, en rouge dans les missels), qu’il fallait chercher dans les ordines, véritables manuels de liturgie dont les plus anciens à notre disposition remontent au VIIIesiècle. Enfin, si l’on pousse très loin dans le temps, on peut remonter à une époque où certaines parties de l’ordinaire de la messe et même du canon étaient conservées à part, notamment les diptyques, prières d’intercession et liste d’intentions, qui ont d’abord existé sous forme de tablettes ou de feuillets indépendants, ensuite ajoutés aux sacramentaires.

 

Le terme lectionnaire désigne quant à lui tous les livres liturgiques contenant des passages de l’Écriture lus pendant la liturgie ; le premier lectionnaire fut tout simplement la Bible (dans certains manuscrits, les passages à lire dans la liturgie sont indiqués en marge). Lorsque l’on édita des livres propres, on distingua entre l’épistolier (pour l’épître, lue par le sous-diacre) et l’évangéliaire (pour l’évangile, lu par le diacre).

Enfin, les parties chantées par les chantres ou le chœur étaient notées dans un antiphonaire, parfois appelé aussi cantatorium ou graduel.

 

Historiquement, c’est avec la généralisation des messes basses que se produit l’unification de ces différents livres : le prêtre doit en effet réciter lui-même les parties autrefois réservées aux autres acteurs de la liturgie, il faut donc que son propre livre contint aussi les épîtres, évangiles, introïts, graduels… en plus des oraisons et du canon de la messe. C’est ainsi qu’à la fin du Iermillénaire, on passe du sacramentaire au missel plénier. Ce développement des missels pléniers continua avec parfois de nombreuses variantes, jusqu’à l’époque du Concile de Trente, ou le pape Pie V décida d’unifier la prière liturgique en étendant à toute la chrétienté latine l’usage du missel de la Curie romaine (originellement missel des franciscains).

 

Des missels d’autel aux missels des fidèles
L’existence de versions traduites et parfois commentées du missel, à destination des fidèles, est une tradition qui remonte déjà à plusieurs siècles, et qui a connu une histoire mouvementée. Dom Prosper Guéranger était un fervent opposant de ces traductions : il en mentionne la trace dès le XVIIe siècle, puisque le fait fut selon lui dénoncé au Saint-Siège en 1660. Selon lui, cet usage provient notamment des milieux proches du jansénisme et du gallicanisme : l’un des arguments avancés à l’époque aurait été celui de l’apostolat auprès des protestants, dans les années précédant la révocation de l’Édit de Nantes. Au siècle suivant, le débat autour de l’usage de traductions de l’ordinaire de la messe est encore vif : les jésuites semblent en avoir été de fervents opposants jusqu’à leur interdiction dans le dernier quart du XVIIIe siècle.

 

C’est à partir de la seconde moitié du XIXesiècle, et jusque dans les années 1960, que se déploya l’âge d’or du missel des fidèles, édité très largement en de nombreuses versions, avec commentaires, gloses, explications… La réforme liturgique a considérablement réduit l’usage des missels des fidèles : le déploiement des lectures bibliques sur deux ou trois ans rendant presque impossible l’édition d’un missel contenant la totalité des textes de la liturgie (même le « missel romain » employé à l’autel ne contient pas tous les textes).

 

Les origines de l’année liturgique
L’Église n’a pas eu dès l’origine un calendrier propre : elle a d’abord suivi les usages des lieux où elle s’était établie. L’année liturgique se réduisait à la fête de Pâque, à la Pentecôte, et à quelques mémoires locales de martyrs. Lorsque ces fêtes se multiplièrent (IIIe-IVe siècles), on dut se préoccuper d’en noter les dates dans un calendrier déterminé, souvent local. Puis la communication entre les différentes Églises permit une relative universalisation du culte des saints et une harmonisation des pratiques. À partir du IVe siècle, on commença à intégrer le calendrier dans les sacramentaires, au début du volume… Ces documents anciens font découvrir le visage de l’année liturgique chrétienne.

 

L’année liturgique appartient au mystère de la vie de l’Église : elle est le cycle du temps, en tant qu’il est organisé et vécu par l’Église, et sanctifié par l’économie du salut. En l’espace d’un an, la liturgie permet ainsi aux fidèles de revivre tous les mystères de la vie du Christ, et ainsi de le rencontrer chaque jour. L’année liturgique est aussi comme une image de notre vie, qui passe par le péché originel, l’arrivée de la grâce, le combat spirituel et la mort à nous-mêmes, pour aboutir à la résurrection finale. L’année liturgique est enfin un résumé de l’histoire du salut, partant de l’attente du Messie, passant par sa conception et sa naissance, traversant sa vie jusqu’à la mort et la Résurrection, dont elle nous montre les fruits pour l’Église à travers la Pentecôte et les dimanches qui la suivent, jusqu’à la parousie que préparent les derniers dimanches du cycle. On pourrait dire la même chose du jour liturgique, avec le lever du soleil et son mouvement croissant puis décroissant, qui illustre le cours de notre vie terrestre et la figure de ce monde qui passe. Au cœur de chaque journée, le saint sacrifice de la messe récapitule lui aussi toute l’histoire du salut. L’année liturgique est donc un moyen unique de sanctification, possédant sa propre efficacité surnaturelle. Comme l’écrit dom Guéranger :

 

Si l’Église renouvelle chaque année sa jeunesse, comme l’aigle, c’est parce que, au moyen du Cycle liturgique, elle est visitée par son Époux dans la proportion de ses besoins. Chaque année, elle le revoit enfant dans la crèche, jeûnant sur la montagne, s’offrant sur la croix, ressuscitant du sépulcre, fondant son Église et instituant ses Sacrements, remontant à la droite de son Père, envoyant l’Esprit-Saint aux hommes ; et les grâces de ces divins mystères se renouvellent tour à tour en elle, en sorte que, fécondé selon le besoin, le Jardin de l’Église envoie à l’Époux en tout temps, sous le souffle de l’Aquilon et de l’Auster, la délicieuse senteur de ses parfums. Chaque année, l’Esprit de Dieu reprend possession de sa bien-aimée, et lui assure lumière et amour; chaque année, elle puise un surcroît de vie dans les maternelles influences que la Vierge bénie épanche sur elle, aux jours de ses joies, de ses douleurs et de ses gloires; enfin, les brillantes constellations que forment dans leur radieux mélange les Esprits des neuf chœurs et les Saints des divers ordres d’Apôtres, de Martyrs, de Confesseurs et de Vierges, versent sur elle chaque année de puissants secours et d’inexprimables consolations.

 

Sous leur aspect matériel et historique, les mystères que commémore l’année liturgique sont passés et terminés, et pourtant la vertu sanctificatrice des mystères du Christ demeure et les événements du salut s’actualisent réellement lorsque l’Église les célèbre. En effet chacun des actes de Notre Seigneur sur terre fut passager et transitoire, mais le Christ qui l’a accompli demeure, et sa puissance exercée en chaque action dure pour toujours.

 

Les mystères de Jésus sont passés quant à l’exécution, mais ils sont présents quant à la vertu, et leur vertu ne passe jamais, ni l’amour ne passera jamais avec lequel ils ont été accomplis… la disposition vive par laquelle Jésus a opéré ce mystère est toujours, présente et actuelle à Jésus… cela nous oblige à traiter les choses et les mystères de Jésus, non comme choses passées et éteintes, mais comme choses vives et présentes, et même éternelles, dont nous avons aussi à recueillir un fruit présent et éternel

 

Les fêtes  de l’année liturgique ne sont donc pas des anniversaires : « Elles sont une présentation actuelle, une remise dans le présent des différents mystères qui nous deviennent ainsi présents, actuels et vivants, et s’insèrent quant à leur vertu sanctificatrice dans notre présent à nous, pour nous appliquer actuellement, hic et nunc, les effets sanctifiants pour lesquels ils ont été vécus pour nous à tel moment historique de la vie de Jésus ».

 

Les grands temps liturgiques : temporal et sanctoral
La notion de temps liturgique s’articule concrètement autour de trois bases, dont chacune peut prétendre à une origine apostolique certaine :

– le premier fondement de l’année liturgique est la fête de Pâques, la résurrection du Christ, pierre d’angle de notre foi, vers laquelle toute sa vie converge et qui inclut indissolublement le mystère de la Passion et de la Croix.

 

– le second repère est le dimanche, pivot de la semaine, lié à Pâques puisqu’il exprime l’idée de la Résurrection, rappelée et célébrée au sein de chaque semaine.

– la troisième base est le jour, sanctifié au long des heures diurnes et nocturnes par la prière liturgique (l’office divin). Pendant plusieurs siècles, le jour liturgique a été compté sur le modèle hébraïque, commençant avant la tombée de la nuit par la prière des premières vêpres, pour s’achever par celles du lendemain. Cet enchevêtrement des jours (que l’on retrouve encore chaque dimanche et fête de Ire classe – qui commencent aux vêpres du soir précédent) donne une idée de l’éternité.

 

Lorsque l’on ouvre un missel (le missel d’autel ou un missel des fidèles), on trouve généralement deux parties bien distinctes, séparées par les pages de l’ordinaire de la messe : le temporal et le sanctoral.

 

Le temporal contient tous les dimanches et les fêtes à date mobile (car fixées en fonction de celle de Pâques) : Ascension, Pentecôte, Sainte Trinité, Saint-Sacrement (Fête-Dieu), Sacré Cœur… mais on y trouve aussi les quatre-temps (célébrations saisonnières) et quelques fêtes à date fixe : Noël, l’Épiphanie et les jours de leurs octaves (saint Étienne, saints Innocents, saint Jean…).

 

Le sanctoral contient toutes les autres fêtes à date fixe, principalement les fêtes de saints du calendrier liturgique, en commençant généralement au début (approximatif) de l’Avent, soit à la fête de saint André (le 30 novembre)

 

Les deux cycles du temporal et du sanctoral s’articulent tout au long de l’année pour rythmer les célébrations de l’année liturgique. Si celle-ci commence aujourd’hui avec l’Avent, le premier temps liturgique identifié dans l’histoire de l’Église était celui qui entoure la fête de Pâques, qui a été durant trois siècles la première et sans doute la seule fête de l’année. Au IVe siècle, ce jour de fête était étendu sur trois jours (le triduum), depuis le vendredi saint. En même temps s’est imposée l’idée d’une préparation de quarante jours : le carême, qui fut bientôt précédé à son tour d’un « avant-carême » (le temps de la Septuagésime, dont on trouve trace chez saint Grégoire le Grand en 590). La fête de Pâques est prolongée par une octave, huit jours durant lesquels les nouveaux baptisés participaient aux offices de chaque jour en conservant la robe blanche reçue lors de la vigile pascale. La tonalité festive se poursuit ensuite au cours des sept semaines de temps pascal. La solennité de l’Ascension fait partie des plus anciennes fêtes de l’Église, placée quarante jours après Pâques et dix jours avant la Pentecôte : on y faisait à Jérusalem une procession accompagnant le Christ vers le Mont des Oliviers. Puisqu’elle était (comme Pâques) à l’origine une fête juive, la Pentecôte fait partie des plus anciennes dates du calendrier chrétien. Elle est également suivie d’une octave, apparue un peu plus tardivement (avant le VIIe siècle toutefois). Le cycle de la Pentecôte se poursuit ensuite sur au moins 24 semaines (variable selon la date de Pâques), au cours desquelles on retrouve plusieurs fêtes introduites plus ou moins récemment : fête de la Sainte-Trinité (premier dimanche après la Pentecôte), du Saint-Sacrement (jeudi suivant le premier dimanche), du Sacré-Cœur (vendredi suivant le deuxième dimanche)…

 

Avec le dernier dimanche de la Pentecôte, s’achève l’année liturgique : une nouvelle année commence, et s’ouvre sur un nouveau cycle, celui de Noël et de l’Épiphanie. Ces fêtes apparaissent et se généralisent autour du IVesiècle, prenant de l’importance dans le contexte de lutte contre l’arianisme (hérésie qui niait la divinité du Christ). Au Ve siècle on y ajoutera donc un temps préparatoire : l’Avent.

 

Astuces pour bien utiliser le missel des fidèles
L’utilisation du missel des fidèles est une grande aide pour la dévotion et la participation au saint sacrifice de la messe, elle peut toutefois devenir un piège si l’on reste enfermé entre ses pages, ou – pire encore – si l’on s’y perd…

 

Pour en faire un usage efficace, il est recommandé de préparer à l’avance son missel (ou de se faire assister pour bien le préparer), en repérant les différentes pages qui seront à consulter durant la messe (et que l’on pourra marquer d’un signet ou d’une image).

 

– l’ordinaire de la messe, qui contient toutes les prières « ordinaires » (les mêmes à chaque messe) dites ou chantées par le prêtre, le chœur et l’assistance. C’est la référence pour suivre le déroulement de la liturgie. À certains moments de la liturgie, l’ordinaire nous renvoie vers les prières « propres », celles qui changent chaque jour, et qu’il faut aller chercher, soit dans le temporal, soit dans le sanctoral, en fonction de la fête célébrée.

 

– le temporal (généralement situé au début du missel, avant l’ordinaire) : c’est le plus souvent vers lui qu’on se tourne pour les prières « propres » si l’on est un dimanche, une fête mobile (Pâques, Ascension…)

 

– le sanctoral (généralement situé dans la deuxième moitié du missel, après l’ordinaire) : c’est le plus souvent vers lui qu’on se tourne pour les prières « propres » si la fête du jour est à date fixe (Immaculée Conception le 8 décembre, Saint Joseph le 29 mars, La Toussaint le 1er novembre…)

 

– Il arrive cependant que certains saints n’aient pas de messe spécialement composée pour eux : le missel renvoie donc vers des textes « communs » : commun des martyrs, pontifes, confesseurs, vierges…, placés avant ou après le sanctoral.

 

– Certains jours où il n’y a pas de fête obligatoire dans le calendrier liturgique ; le prêtre peut alors choisir de célébrer une messe votive. Certains formulaires de messes votives sont associés à un jour (comme les messes en l’honneur de la Sainte Vierge, le samedi) ; d’autres peuvent être dits pour des occasions particulières, comme la messe de mariage, ou la messe pour l’élection du souverain pontife…

 

– enfin, la liturgie des défunts peut souvent être trouvée à la fin du missel.

 

 

 

 

 

Source : Claves (FSSP)

Votre mission, si vous l'acceptez ...

10/10/2025

Votre mission, si vous l'acceptez ...

Dans son encyclique Redemptoris Missio, publiée en 1990, Jean-Paul II réaffirmait la valeur permanente du précepte missionnaire. En octobre 2025, le commandement vaut toujours. Un baptisé qui ne serait pas missionnaire ne pourrait se considérer comme un chrétien authentique. En effet, alors que l’esprit du monde ne cesse de nous enjoindre de nous libérer de tout, (de la loi naturelle, de l’autorité, de la piété filiale, de nos devoirs… etc.), le pape polonais rappelait déjà que « la véritable libération consiste à s’ouvrir à l’amour du Christ ».

 

Sommes-nous prêts àà devenir des témoins ?
Le jour ultime de sa vie terrestre, alors que notre Rédempteur s’apprêtait à rejoindre le Ciel, il conviait ses apôtres sur le mont des Oliviers. Bientôt Jésus allait se dérober à leurs yeux pour trôner en Paradis. Quelles paroles testamentaires, quelles ultimes recommandations, quels derniers conseils délivre-t-il alors à ses disciples ? « Lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, vous serez revêtus de force et vous me rendrez témoignage jusqu’aux extrémités de la terre ! » (Ac 1, 8)

 

Ces mots capitaux s’adressent, toujours et encore, à chacune de nos âmes, et ne cessent de nous interroger. Sommes-nous prêts à devenir des témoins du Christ « jusqu’aux extrémités de la terre » ? Est-ce que nous nous rendons disponibles – en vérité ! – à l’Esprit-Saint pour être habités par la Force de Dieu et rendre témoignage de la sagesse de l’Église ?

 

La fin de l’Évangile selon saint Matthieu, explicite et sans équivoque, ne laisse planer aucun doute sur ce que Jésus-Christ attend de ceux qui veulent devenir ses disciples aujourd’hui : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ! » (Mt 28, 19). Parler du Christ ne peut être optionnel. Pour saint Paul, l’Apôtre avec un « A » majuscule, diffuser l’enseignement du Christ ne relève pas d’un choix mais d’une exigence de vie : « Annoncer l’Évangile, en effet, n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16)

 

L’un des aspects de la crise existentielle, qui traverse hélas de nombreux membres de l’Église – et ce peut être nous ! –, consiste à succomber à la piteuse tentation de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine. L’Église serait une ONG et l’Évangile une charte des Droits de l’homme saupoudrée de spiritualité. Jean-Paul II l’analysait comme une « sécularisation progressive du Salut ».

 

Les uns ou les autres, avec bon cœur, se battent pour l’humanité, certes, mais pour un homme ramené à sa seule dimension horizontale, quand le zèle missionnaire, lui, au contraire, aspire à rappeler aux hommes que Jésus a un message inouï pour eux.

 

L’autre versant de cette crise, plus subtil, consiste à tomber dans le piège d’une forme de prosélytisme civilisationnel. On défend la culture chrétienne, mais sans pour autant se laisser imprégner par elle. On défend l’imaginaire de Don Camillo mais sans fréquenter l’Église. Or, que serait le héros de Guareschi sans paroissien à sa messe ? Que seraient les pardons en Bretagne, faute de porteurs de bannière connaissant leurs prières ? Que serait l’association SOS Calvaires si ses bénévoles n’étaient pas mus par l’ambition d’une conversion personnelle ?

 

Être missionnaire revient au premier chef à se laisser soi-même convaincre des bienfaits merveilleux attachés à la filiation divine à laquelle nous sommes appelés. Toujours, il faut être prêt à interroger la nature, le motif et l’importance de sa relation au Seigneur.

 

Le jugement de Dieu
Chaque homme, nous le savons selon la parabole des talents, sera jugé sur la façon dont il aura agi, pensé, parlé durant son existence et ce, au regard de ce qu’il aura reçu. Dieu seul sondant les reins et les cœurs, il lui sera possible de nous juger en toute justice, à l’aune des vertus que nous aurons pratiquées et des sacrifices que nous aurons accomplis, en dépit des inévitables failles et fragilités inhérentes à notre nature humaine blessée par le péché originel.

 

Nous serons jugés sur ce que nous aurons dit à Dieu et sur ce que nous aurons dit de Dieu. Entre autres choses, c’est ce qui nous permettra d’obtenir, ou non, notre ticket d’entrée dans le Saint des Saints. 

 

Comprenons-nous bien, le zèle de la mission découle donc non seulement du précepte formel du Seigneur, mais aussi de l’exigence profonde de la vie de Dieu en nous. Si « l’amour du Christ nous presse » vraiment (2 Co 5, 14), alors nous donnerons à notre vie son sens plénier. L’intensité d’un zèle missionnaire se mesurant à l’intensité de la foi en Jésus-Christ et en son amour pour nous, L’Homme Nouveau n’a pas d’autre ambition, numéro après numéro, que de nourrir l’une et l’autre. Une mission exigeante mais non pas impossible. Bonne lecture !

 

Père Danziec



Conférence stupéfiante au Parlement Européen - Pfizer papers

09/10/2025

Conférence stupéfiante au Parlement Européen - Pfizer papers

La conférence de Madame Naomi Wolf a été diffusée en direct au Parlement européen le 8/09/25 devant une trentaine de députés seulement. Elle explique avoir organisé une équipe de 3 500 bénévoles afin d'analyser 450 000 pages de documents Pfizer divulgués par une ordonnance d'un juge américain après une demande d'accès à l'information. L'orateur d'introduction et Mme Wolf affirment que ces documents constituent la "preuve irréfutable" démontrant que Pfizer et les gouvernements ont menti sur l'efficacité du vaccin ARNm contre la COVID-19 et ses graves effets secondaires maintenant reconnus.

Qui est Naomi Wolf ?
Wikipédia nous informe entre autres qu' "Elle est née dans une famille juive, dont la branche paternelle a été victime de la Shoah.

Elle fut mariée à David Shipley, qui a été la « plume » du président Bill Clinton, et fut également conseillère de l'homme politique Al Gore, vice-président des États-Unis de 1993 à 2001. [....] elle est devenue l'une des représentantes de ce qui sera décrit plus tard comme la troisième vague féministe. Elle reste une avocate des causes féministes et des politiques progressistes "[....]

 

Cette femme est donc une féministe pur fruit pur sucre du camp démocrate et bien en vue dans la haute société américaine de gauche, ce qui lui confère un ego bien développé. En s'opposant à Pfizer, elle botte contre son camp et intègre celui des "complotistes". Il lui faut du courage mais surtout être persuadée de révéler une vérité irréfutable, car issue des documents de Pfizer eux-mêmes. C'est ce qui m'a convaincu de relayer cette information.

Voilà, je vous livre cette étude, c'est l'autre son de cloche ! À vous, chers amis, de vous faire votre opinion !

 

DOSSIER 


La vidéo de la conférence en anglais de Naomi Wolf au Parlement Européen du 8/09/25

 

 

Synthèse de la vidéo

 

Vous trouverez ci-après une synthèse les révélations (ou allégations ?) issues de l'analyse d'un corpus de 450 000 documents internes de Pfizer, dont la publication a été ordonnée par la justice américaine. L'analyse, menée par un groupe de 3 500 médecins et scientifiques bénévoles, suggère que Pfizer et les agences gouvernementales étaient informés, dès les premières semaines du déploiement en novembre 2020, de l'inefficacité du vaccin à ARNm pour stopper la transmission du COVID-19 ainsi que de l'existence d'une gamme étendue d'effets indésirables graves et systémiques.


Les principales conclusions de cette analyse, présentées par la Dre Naomi Wolf, indiquent que Pfizer avait connaissance du fait que les composants de l'injection ne restaient pas dans le muscle deltoïde mais se biodistribuaient dans tout le corps, s'accumulant dans des organes vitaux tels que le foie, la rate, les glandes surrénales, le cerveau et les ovaires. Les documents internes ont catalogué plus de 42 000 événements indésirables graves et 1 200 décès au cours des trois premiers mois de la campagne de vaccination. Ces événements incluent des dommages cardiaques, des troubles sanguins, des atteintes neurologiques sévères et des problèmes de reproduction. Les efforts visant à rendre ces informations publiques se sont heurtés à des tentatives de censure coordonnées, impliquant, selon des décisions de justice, une collusion entre des agences du gouvernement américain et les principales plateformes de médias sociaux.
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1. Contexte : La publication forcée des documents Pfizer
La divulgation des documents internes de Pfizer a été le résultat d'une bataille juridique initiée aux États-Unis en vertu du Freedom of Information Act (FOIA).
• Tentative de rétention d'information : La Food and Drug Administration (FDA) américaine, détentrice des documents, a initialement demandé à un tribunal l'autorisation de garder ces informations confidentielles pendant 75 ans.
• Proposition de publication lente : Face au refus du juge, la FDA a proposé de publier les documents à un rythme de 500 pages par mois, ce qui aurait effectivement étalé la divulgation sur 75 ans.
• Décision de justice : Le juge a rejeté cette proposition et a ordonné à la FDA de publier les 450 000 pages à un rythme accéléré de 55 000 pages par mois. Le processus de publication s'est étalé sur environ un an et demi.
Cette démarche juridique, menée par l'avocat Aaron Siri, a été l'élément déclencheur qui a permis l'accès public à ces données techniques.


2. L'effort d'analyse citoyenne
Face au risque que ces centaines de milliers de pages de données techniques complexes soient "perdues pour l'histoire" et inaccessibles au grand public, la Dre Naomi Wolf a initié un projet d'analyse à grande échelle.
• Mobilisation d'experts : Un groupe de 3 500 bénévoles, composé de médecins, de scientifiques et d'autres experts, s'est réuni pour examiner les documents.
• Travail pro bono : Cette équipe a travaillé bénévolement pendant deux ans et demi pour analyser les données.
• Production de rapports : L'effort a abouti à la publication de 105 rapports détaillés, dont 50 sont compilés dans un livre édité par la Dre Wolf. Ces rapports contiennent des liens directs vers les documents sources de Pfizer, permettant une vérification indépendante.
• Absence de contestation juridique : Il est noté que, malgré deux ans et demi de publication, aucune action en justice ou lettre de mise en demeure n'a été envoyée par Pfizer, ce qui est présenté comme une validation de l'exactitude des informations rapportées.


3. Principales révélations alléguées des documents Pfizer
L'analyse des documents a mis en lumière plusieurs domaines de préoccupation majeurs concernant la sécurité et l'efficacité du vaccin à ARNm.


3.1 Inefficacité et tromperie fondamentale
• Connaissance précoce : Dès novembre 2020, soit un mois après le début du déploiement, Pfizer savait que son vaccin n'empêchait pas la transmission du COVID-19.
• COVID comme effet secondaire : Les documents internes de Pfizer listeraient le COVID comme l'effet secondaire le plus courant de la vaccination.
• Conséquence : Cette connaissance précoce signifie que les politiques qui ont suivi (mandats vaccinaux, fermetures d'entreprises, restrictions de déplacement, création d'une société à deux vitesses) étaient fondées sur une "tromperie".
Citation clé (Dre Naomi Wolf) : "Pfizer knew a month into the roll out... that this vaccine did not work to stop COVID... It means that everything that followed... was predicated on a lie." (Pfizer savait, un mois après le début du déploiement... que ce vaccin ne fonctionnait pas pour arrêter le COVID... Cela signifie que tout ce qui a suivi... était fondé sur un mensonge.)


3.2 Biodistribution et accumulation dans les organes
Contrairement aux assurances publiques selon lesquelles les composants du vaccin restaient dans le site d'injection, les documents de Pfizer contiendraient des graphiques montrant une distribution systémique.
• Distribution rapide : Les composants (protéine Spike, ARNm, nanoparticules lipidiques) quittent le muscle deltoïde et se biodistribuent dans tout le corps en 48 heures.
• Accumulation dans les organes : Ces matériaux traversent la barrière hémato-encéphalique et s'accumulent dans des organes majeurs, notamment :
    ◦ Le foie
    ◦ Les glandes surrénales
    ◦ La rate
    ◦ Le système lymphatique
    ◦ Les ovaires (pour les femmes), où les nanoparticules lipidiques (décrites comme une "graisse industrielle") s'accumulent à chaque injection.
• Persistance dans le corps : Les experts de l'équipe d'analyse n'ont trouvé aucun mécanisme documenté par lequel ces matériaux quitteraient l'organisme.


3.3 Une avalanche d'effets indésirables graves
Les données révèlent que Pfizer a été rapidement submergé par les rapports d'effets indésirables.
• Ressources humaines dédiées : Pfizer a dû embaucher 2 400 employés à temps plein uniquement pour traiter les rapports d'événements indésirables graves.
• Données sur trois mois : Entre fin novembre 2020 et février 2021, les documents ont recensé :
    ◦ Plus de 42 000 événements indésirables graves.
    ◦ 1 200 décès que les médecins rapporteurs ont jugés comme ayant un lien de causalité potentiel avec l'injection.
• Comparaison historique : Dans les sept premiers mois du déploiement, les injections d'ARNm ont généré 20 fois plus d'effets indésirables graves et 23 fois plus de décès que tous les autres vaccins combinés sur une période de 30 ans.


3.4 Catalogue des effets indésirables systémiques
Les documents ne décrivent pas seulement des effets secondaires bénins comme la fièvre ou les frissons, mais un large éventail de pathologies graves.


Catégorie d'effet 
Exemples rapportés dans les documents Pfizer

 

Les plus courants
1. Myalgie (douleur musculaire généralisée) <br> 2. Arthralgie (douleur articulaire) <br> 3. COVID

 

Cardiaques
Myocardite, péricardite, problèmes aortiques.

 

Sanguins
Caillots sanguins (poumons, jambes), thrombopénie thrombotique. Il est noté que les nanoparticules lipidiques sont connues pour provoquer la coagulation.

 

Neurologiques
Tremblements, syndrome de Guillain-Barré, démences, crises d'épilepsie. L'effet est attribué aux nanoparticules lipidiques qui détruiraient la gaine de myéline des nerfs.

 

Auto-immuns
Troubles de type lupus, dommages au système immunitaire.

 

Oculaires
Une grande quantité de rapports de dommages oculaires, y compris la cécité.

 

Reproductifs
Fausses couches, accumulation de nanoparticules dans les ovaires, entraînant des "ovaires entièrement bloqués" chez certaines femmes opérées.

 

Il est également avancé que des cas d'AVC et de lésions hépatiques graves se sont produits dans les 48 heures suivant l'injection, ce qui suggère un lien de causalité direct.

 

3.5 Connaissance préalable des risques pour les mineurs
Dès avril 2021, Pfizer et les autorités réglementaires auraient eu connaissance des risques spécifiques pour les jeunes.
• Dommages cardiaques documentés : Les documents montrent que 35 mineurs avaient subi des lésions cardiaques (myocardite et péricardite).
• Avertissements ignorés : Le ministère de la Santé israélien aurait (non confirmé) tenté d'alerter les CDC et l'administration Biden de ces risques dès avril 2021, sans succès.


4. Censure et collusion gouvernementale
Mme N. Wolf, se décrivant comme une libérale et ancienne conseillère politique démocrate, rapporte une expérience personnelle de censure intense lorsqu'elle a tenté de soulever ces questions.
• Déclencheur de la censure : En juin 2021, un simple tweet relayant des témoignages de femmes sur des troubles menstruels après l'injection a conduit à son bannissement de Twitter, Facebook et YouTube.
• Campagne de dénigrement : Sa biographie en ligne a été modifiée simultanément dans le monde entier, la qualifiant de "théoricienne du complot", et les grands médias qui la publiaient depuis 40 ans lui ont fermé leurs portes.
• Collusion révélée par la justice : Des poursuites judiciaires menées par les procureurs généraux du Missouri et de la Louisiane ont révélé par la suite que des agences du gouvernement américain (CDC, Bureau du recensement, forces de l'ordre) avaient fait pression sur les entreprises de médias sociaux pour la faire taire et la discréditer. Deux décisions de justice ont depuis conclu que cette action violait ses droits constitutionnels au titre du Premier Amendement.


5. Citations clés
MEP Anderson : "This mRNA campaign will go down in history as the biggest medical scandal ever. And moreover, it will go down as the biggest crime committed against humanity." (Cette campagne d'ARNm restera dans l'histoire comme le plus grand scandale médical de tous les temps. Et de plus, elle restera comme le plus grand crime commis contre l'humanité.)


Naomi Wolf : "...a warning signal that women around the world were entitled to have received about their own bodies and reproductive health was intentionally silenced." (...un signal d'alarme que les femmes du monde entier avaient le droit de recevoir concernant leur propre corps et leur santé reproductive a été intentionnellement réduit au silence.)


Naomi Wolf : "...what divides us in policy terms or political labels is not nearly as important as our fundamental core values as Europeans, as North Americans, ... people around the world who love freedom and individual human rights, the rule of law." (...ce qui nous divise en termes de politique ou d'étiquettes politiques n'est pas aussi important que nos valeurs fondamentales en tant qu'Européens, que Nord-Américains, ... les gens du monde entier qui aiment la liberté, les droits humains individuels et l'état de droit.)

 

 

 

Entretien passionnant doublé avec Naomi Wolf sur le média TOCSIN

(commence à 1h27'40")

 

 

Recension sur le Salon Beige

https://lesalonbeige.fr/silence-autour-du-pfizergate/

 

Recension sur la Nuova Bussola Quotidiana

https://lanuovabq.it/it/la-verita-si-reprime-anche-col-silenzio-il-caso-pfizer-papers

 

Le livre, préfacé par le Pr Didier Raoult

https://urlr.me/dEW7Hb

Neuvaine pour l'extension de la dévotion des cinq 1ers samedis du mois à l'Eglise universelle

08/10/2025

Neuvaine pour l'extension de la dévotion des cinq 1ers samedis du mois à l'Eglise universelle

L’annonce et la prière composée par le cardinal pour préparer cet anniversaire depuis le 8 octobre au 10 décembre sont clairs : il s’agit à la fois de faire mieux connaître les demandes de la Vierge à Lucie de Fatima, d’exhorter à y répondre personnellement et de se préparer à cette pratique en demandant « la grâce d’un regret sincère des péchés commis, et celle de l’investissement de tout cœur dans les actes de réparation de la dévotion des premiers samedis, qui consiste à confesser sacramentellement nos péchés, à recevoir dignement la sainte communion, à réciter un Chapelet et à unir nos cœurs au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie par la méditation, pendant quinze minutes, sur les mystères du Rosaire, avec l’intention de faire réparation à la Sainte Vierge Marie, par chacun d’entre nous, dans nos familles et dans nos paroisses, et dans toute l’Eglise universelle ».

 

Cette dernière précision dans la lettre adressée aux fidèles du monde entier – en français ici, sous format pdf – est remarquable. Si le plus grand nombre connaît aujourd’hui la demande faite par Notre Dame de Fatima aux pastoureaux de transmettre au souverain pontife au sujet de la consécration de la Russie à son Cœur immaculé, avec la promesse de son triomphe, la pratique des cinq premiers samedis déjà annoncée à cette occasion et précisée par la suite à Sœur Lucie, lors d’une apparition de la Vierge avec l’Enfant Jésus le 10 décembre 1925 a surtout été répandue, à l’échelle mondiale, par un nombre restreint d’ecclésiastiques auprès des fidèles. En demandant son extension à « toute l’Eglise universelle », le cardinal Burke montre bien à quel niveau cette demande doit être entendue.

 

La neuvaine du cardinal Burke pour répandre et préparer la pratique des premiers samedis
Si le texte du cardinal ne pointe aucunement une défaillance de quiconque, on peut rappeler que le ciel lui-même avait insisté sur l’importance des premiers samedis pour l’Eglise et pour le monde, comme le rapporte le site fatima100.fr en rappelant que quatre ans après cette apparition, « le 13 juin 1929, Notre Dame a demandé la consécration de la Russie ». Pour ajouter : « En mai de l’année suivante, le Saint-Père n’ayant toujours rien fait, Notre Seigneur précisa que la conversion de la Russie ne serait accordée que si, outre la consécration, le Saint-Père approuvait la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois et faisait un acte de réparation. Ainsi, pour obtenir la paix dans le monde, Notre Seigneur confirmait les deux demandes de Notre Dame en 1917 : “Si on exécute MES demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix.” »

 

Sans entrer, donc, dans ce débat, le cardinal Burke rappelle l’importance de faire ce que la Vierge Marie et son Divin Fils ont demandé.

 

« Notre Dame a enseigné aux petits bergers que la dévotion envers son Cœur Douloureux et Immaculé est une dévotion de réparation pour les péchés si nombreux et si graves qui offensent le Cœur Sacré de son Divin Fils, Jésus, et qui, par conséquent, offensent son propre Cœur, parfaitement uni au Cœur Sacré de son Fils. La réparation faite au Cœur Sacré de Jésus et au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour les graves offenses causées par les péchés des hommes sauve ainsi des âmes de la mort éternelle et apporte la paix au monde », écrit-il, rappelant que l’esprit de réparation doit être au cœur de la dévotion.

 

La lettre du cardinal Burke sur les premiers samedis
« Nous avons profondément conscience de la manière dont ces mêmes péchés perturbent gravement l’ordre de la vie en société, entraînant des conflits civils au sein des nations et des guerres entre les nations, ainsi que des agressions violentes contre la vie humaine, le mariage et la famille, et encore contre la liberté de pratiquer la religion dans de nombreux pays. Les agents de l’idéologie intrinsèquement perverse du communisme athée continuent de répandre ses mensonges empoisonnés, dont les fruits sont la destruction et la mort », ajoute plus loin le cardinal.

« Si ce n’est déjà fait, je vous invite à vous engager, dès les premiers samedis des mois de novembre et décembre à venir, dans la pratique sincère de la dévotion des premiers samedis de réparation. Ayez confiance en la promesse de Notre Dame de Fatima : le fruit de votre dévotion, par la grâce de Dieu, sera le salut de nombreuses âmes et la paix dans le monde entier », souligne-t-il encore, en insistant sur les fruits surnaturels de cette pratique : « Cette dévotion n’est pas un acte isolé : elle exprime un mode de vie, à savoir la conversion quotidienne du cœur au Cœur Sacré de Jésus, sous la conduite et la protection maternelles du Cœur Immaculé et Douloureux de Marie, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. »

 

Voici la prière quotidienne composée pour la neuvaine par le cardinal Burke.

 

*

Prière quotidienne de préparation

en vue du centenaire de l’apparition de l’Enfant Jésus et de sa Mère,
la Bienheureuse Marie toujours Vierge,

à la vénérable servante de Dieu Lucie dos Santos

du 8 octobre au 10 décembre 2025

 

O Vierge Mère de Dieu, ma Mère très chérie, Notre Dame de Fatima et du Très Saint Rosaire, je contemple votre Cœur Douloureux et Immaculé, transpercé par tant d’épines à cause de l’ingratitude et des graves péchés de vos enfants. Je regrette profondément et à jamais la façon dont mes péchés ont offensé votre Divin Fils ainsi que vous-même, sa Mère sans péché. Le cœur humble et contrit, je voudrais réparer les offenses – grandes et petites – faites à votre Cœur par les péchés de vos enfants.

 

Par l’effet de votre amour maternel, vous m’avez appris à travers votre fille, la vénérable servante de Dieu Lucie dos Santos, comment faire réparation pour les péchés au moyen de la dévotion des premiers samedis. A l’occasion du 100e anniversaire de votre apparition avec l’Enfant Jésus à la vénérable servante de Dieu, le 10 décembre 1925, je vous promets d’observer le premier samedi du mois en faisant, de tout cœur, réparation pour les péchés, par la confession sacramentelle de mes péchés, en recevant dignement la Sainte Communion, par la récitation du Chapelet, et en restant en votre compagnie pendant quinze minutes tout en méditant sur les mystères du Rosaire. Je vous prie d’intercéder pour moi afin que ma pratique de la dévotion des premiers samedis puisse servir au salut de nombreuses âmes et à la paix dans le monde.

Aidez-moi aussi à transmettre à d’autres votre message au sujet de la dévotion réparatrice des premiers samedis. Puisse l’Eglise à travers le monde entier, par obéissance envers votre conseil maternel, vous offrir cet acte d’amour, issu de cœurs humbles et contrits, en réparation sincère des péchés commis.

 

Je donne entièrement mon cœur à votre Cœur Douloureux et Immaculé et, avec vous, je repose mon cœur pour toujours dans le Très Saint Cœur de Jésus. De tout mon cœur, j’offre cette prière à Celui qui, seul, est mon salut. Amen.

 

 

 

Raymond Leo Cardinal BURKE

Le 8 septembre 2025

Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

*

 

L’invitation du cardinal Burke fait notamment écho à un événement récent concernant la dévotion des premiers samedis : dans le livre Transmettre la foi à l’école de notre fils Carlo, paru en italien en 2023 et en français l’année suivante, la mère du jeune canonisé y raconte comment en 2005, quelques jours après le décès de Sœur Lucie, Carlo avait eu un songe où l’aînée des voyants de Fatima lui disait qu’« avec la pratique des premiers samedis du mois, tout croyant pouvait changer les destinées du monde ». Le livre fait d’ailleurs de multiples références à Fatima où ses parents l’avaient emmené, et lui-même recommandait à tous ses amis de dire leur chapelet tous les jours.

 

Jeanne Smits sur RITV

SACRÉ CŒUR : LE FILM QUI RÉVEILLE LES CŒURS ET PERTURBE LES INSTITUTIONS

07/10/2025

SACRÉ CŒUR : LE FILM QUI RÉVEILLE LES CŒURS ET PERTURBE LES INSTITUTIONS

UN VERITABLE SUCCÈS

Dans une époque marquée par le relativisme, le désenchantement et la désorientation spirituelle, Sacré Cœur répond à une attente profonde. Beaucoup de spectateurs témoignent d’une « soif de sens », d’un désir de foi vécue, d’une spiritualité qui ne soit pas abstraite. Le film arrive comme une brise fraîche, rappelant que l’Église ne vit pas de doctrines mortes, mais d’un amour personnel. Le film sort dans le cadre d’un jubilé marquant les 350 ans des apparitions de Paray-le-Monial, ce qui crée une forte charge commémorative. L’avant-première dans ce lieu même, entourée de pèlerins, de communautés religieuses, fait de la projection un moment liturgique autant que cinématographique. Les Gunnell ne sont pas des inconnus dans le cinéma chrétien. Leur style mêle rigueur historique, poésie, témoignage personnel. Le docu-fiction parvient à toucher un public plus large que les seuls croyants : ceux qui cherchent, ceux qui doutent, ceux qui veulent simplement voir. Le format, les reconstitutions, le rythme rendent le message de foi audible dans un monde bruyant !

 

ATTENTION CENSURE !

Le film Sacré Cœur rencontre aussi l’hostilité des régies publicitaires des transports publics de Paris. La SNCF et la RATP, via leur régie MédiaTransports, ont refusé la campagne d’affichage du film, estimant les affiches « trop confessionnelles, prosélytes » et contraires selon elles au principe de neutralité du service public. Elle montre que la neutralité est souvent un piège : qu’est-ce que « prosélyte » si ce n’est exposer une vérité, proposer une foi ? Quand un film raconte la vie de Jésus, est-ce de la publicité politique ou de la liberté d’expression religieuse ? Cela illustre la précarité de la visibilité publique du sacré dans notre culture : l’Église, ses symboles, ses messages, sont tacitement relégués hors du champ public « acceptable » alors que les promotions des films américains d »épouvante comme La None, Conjuring ou l’Exorcisme sont mises en avant comme le rappelé le réalisateur au micro de Pascal PRAUD . Privés d’affiches dans les gares ou les métros, les fidèles sont privés du droit de voir leur foi annoncée, et les curieux du droit d’être intrigués.

 

VERS UN SURSAUT : SURSUM CORDA !

Ce succès fulgurant de Sacré Cœur ne doit pas être vu comme un simple phénomène culturel, mais comme un avertissement et une opportunité car si ce film touche autant, c’est parce que l’Église hier ignorée ou réduite au privé, revient de plus en plus dans le visible. Que les fidèles réclament des signes, des apparitions, des mots, de la beauté. Puis le cinéma chrétien (comme les réseaux sociaux), quand il est bien fait, gagne du terrain : il peut être un vecteur de ré-évangélisation puissant.

 

Mais il y a un revers : la censure, la marginalisation, la crainte institutionnelle (y compris dans l’Église publique) de revendiquer une foi visible.

 

Sacré Cœur est plus qu’un documentaire : c’est un acte courageux. Il rappelle que le Sacré, le mystère, l’amour de Dieu ne sont pas des sujets désuets mais des urgences. Et qu’en France, la culture chrétienne, le sacré, ont tant de choses à dire — si on ne les bâillonne pas.

Le cinéma doit devenir l’un des fronts de la reconquête spirituelle : que vive la dévotion, que vive le Sacré-Cœur, que vive le Christ qui aime — et que ne soit jamais éteint ce feu dans le cœur des hommes.

 

SOURCE : https://leconservateur-media.fr/2025/10/07/sacre-coeur-un-film-qui-transforme-la-spiritualite/ via le Salon Beige

Bibles et islam ? Les racines inattendues du « boom du baptême » en France

06/10/2025

Bibles et islam ? Les racines inattendues du « boom du baptême » en France

Vous avez probablement entendu dire qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire dans l’Église catholique en France.

 

La conférence des évêques de France a annoncé en avril que plus de 10 000 adultes devraient être baptisés en 2025, soit une augmentation de 45 % par rapport à l'année précédente.

 

Ce ne sont pas seulement les baptêmes d'adultes qui connaissent un essor remarquable. Un nombre record de 19 000 personnes , dont de nombreux jeunes, ont participé au pèlerinage de Paris à Chartres cette année . Un nombre sans précédent de 13 500 lycéens ont participé au pèlerinage de Lourdes FRAT 2025 , un événement annuel majeur pour les jeunes.

 

Le pays connaît également ce que les médias français appellent un « boom biblique » : une augmentation rapide des ventes de la Bible. Les librairies religieuses signalent une augmentation de 20 % des achats depuis 2024.

 

Il est facile d'énoncer ces faits. Mais il est plus difficile d'en discerner la cause. Pourquoi les jeunes se ruent-ils vers l'Église catholique plus de deux siècles après son éviction brutale de la place publique pendant la Révolution française ?

 

Les reportages, tant en France que dans le monde anglophone, n'ont fait qu'effleurer le phénomène. Mais l'enquête la plus approfondie à ce jour vient d'être publiée en France. Elle s'intitule Enquête sur ces jeunes qui veulent devenir chrétiens et est rédigée par Antoine Pasquier, journaliste à l'hebdomadaire catholique français Famille Chrétienne .

 

Pasquier explore ce que les jeunes adultes français en quête de baptême et de catéchumènes disent d'eux-mêmes. Il mêle leurs observations à sa propre vision de catéchiste qui a vu la vague déferler sur sa paroisse et l'a vue prendre des proportions vertigineuses.

 

La dynamique qu’il découvre est inattendue.

 

Par exemple, à travers ses entretiens avec des catéchumènes, Pasquier constate que la lecture de la Bible joue un rôle plus fondamental dans les conversions qu'Internet et les réseaux sociaux. De plus, de nombreux jeunes en quête de foi arrivent à l'église avec une vision de la religion façonnée non pas par le christianisme, mais par l'islam.

L'ouvrage, actuellement disponible uniquement en français, offre des conseils aux responsables de l'Église face à cet afflux imprévu. Pasquier appelle à une transformation profonde du catholicisme français, passant d'une communauté résignée au déclin à une « Église catéchuménale ». Il perçoit des signes avant-coureurs de ce changement.

Pasquier a travaillé pendant dix ans comme reporter pour un hebdomadaire régional français avant de rejoindre Famille Chrétienne en 2013. Il a coordonné les enquêtes du magazine catholique sur des sujets tels que la crise des abus. Marié et père de quatre enfants, il accompagne les jeunes catéchumènes de son église en région parisienne depuis 2020.

Dans une interview avec The Pillar , il a discuté de la genèse de son livre, de ce qui l'a surpris chez les catéchumènes et des leçons de l'Église française pour les catholiques d'ailleurs.

 

Les catholiques du monde entier sont fascinés par ce qui se passe en France.
Comment expliqueriez-vous brièvement ce qui arrive à quelqu'un vivant hors de France ?
Depuis 2020, la France connaît un afflux important de catéchumènes de tous âges et de tous milieux sociaux. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2025, le nombre d'adultes demandant le baptême est le plus élevé jamais enregistré depuis que la Conférence des évêques de France a commencé à recenser les catéchumènes en 2002. Pour la première fois, le seuil symbolique des 10 000 baptêmes d'adultes a été franchi.

 

Sur deux ans, la croissance est remarquable : 5 463 baptêmes en 2023, 7 135 en 2024 (+ 30,6 %) et 10 384 en 2025 (+ 45,5 %). Autrement dit, le nombre de baptêmes d’adultes a presque doublé entre 2023 et 2025 (+ 90 %).

 

Parmi ces 10 384 nouveaux baptisés, la tranche d'âge des 18 à 25 ans représente désormais la part la plus importante, avec environ 4 360 catéchumènes (42 %). Les baptêmes d'adolescents (11-17 ans) connaissent également une forte croissance. En 2025, on en comptait 7 404, contre 1 547 en 2022 (+76 %). En seulement trois ans, ces chiffres ont presque quintuplé.

 

Paradoxalement, ce phénomène survient dans un contexte ecclésial marqué par la crise des abus sexuels et le déclin des vocations. Cet afflux totalement inattendu a pris les paroisses de court, les obligeant à s'adapter rapidement. D'abord surpris, les catholiques français cherchent aujourd'hui les meilleures façons d'accueillir et de soutenir ces personnes en quête de Dieu.

 

Votre livre est-il la première exploration approfondie des raisons pour lesquelles tant de jeunes deviennent catholiques en France ?
Jusqu'à présent, ce phénomène n'a été analysé que par les médias, catholiques ou laïcs. S'appuyant sur les statistiques publiées et interprétées chaque année par la Conférence des évêques de France, ces médias ont tenté d'expliquer les raisons de cet afflux de catéchumènes. De nombreux témoignages ont également été publiés.

 

Journaliste pour le magazine Famille Chrétienne, j'ai commencé à travailler sur ce sujet il y a trois ans. Cependant, mon livre constitue la première enquête exhaustive visant à analyser en profondeur les raisons qui poussent ces jeunes à devenir chrétiens.

 

J'ai volontairement privilégié la tranche d'âge des 15-25 ans, d'abord parce qu'elle est la tranche démographique la mieux représentée (45% des catéchumènes français en 2025, soit plus de 8 000 jeunes), ensuite parce que leur parcours diffère de celui des adultes plus âgés.

 

Quand avez-vous pris conscience pour la première fois de ce phénomène ?
Depuis 2020, j'accompagne des lycéens qui se préparent au baptême dans ma paroisse en région parisienne. En tant que catéchiste, j'ai constaté qu'un nombre croissant de jeunes de mon groupe cherchent Dieu et aspirent à devenir chrétiens.

 

Ils venaient souvent en groupe, souvent avec des amis. Nous avons aussi commencé à les remarquer plus souvent et en plus grand nombre aux messes dominicales, s'approchant pendant la communion, les bras croisés, pour recevoir la bénédiction du prêtre.

 

Cette observation personnelle a été reprise par d'autres catéchistes de différentes paroisses et villes. Après quelques recherches, cette fois en tant que journaliste, j'ai rapidement compris que ce phénomène était national et totalement inédit.

 

De nombreux rapports soulignent le rôle d'Internet dans la nouvelle vague de conversions. Mais vous avez découvert que la Bible joue un rôle encore plus important.
Pouvez-vous expliquer pourquoi c’est le cas ?
La génération Z grandit sur les réseaux sociaux. Sur ces plateformes, les influenceurs partagent des contenus de plus en plus pointus et bien conçus, créés par des influenceurs chrétiens, qui apportent des réponses à leurs questions existentielles et spirituelles.

 

Mais ces réseaux ne sont pas le lieu de leur conversion. La conversion se produit plus tôt, de manière naturelle, je dirais. Les réseaux sociaux et Internet complètent et soutiennent cette conversion.

 

La Bible, en revanche, intervient bien plus tôt dans leur cheminement. Dès qu'ils décident d'approfondir leur recherche spirituelle au sein de la foi chrétienne, elle devient essentielle. Presque tous les jeunes que j'accompagne ou que j'ai interviewés me disent avoir acheté, ouvert et lu la Bible avant d'entreprendre toute démarche officielle auprès de l'Église.

 

Aux côtés de l'église et de la messe, la Bible est pour eux une référence fiable et facilement identifiable. Ils se demandent : « Je veux être chrétien, comment faire ? » Et la réponse leur saute aux yeux : « Il faut que je lise la Bible et que j'aille à la messe. » La forte croissance des ventes de Bibles, en France comme à l'étranger, témoigne de ce nouvel engouement.

 

Vous constatez que beaucoup de jeunes Français qui s'approchent de l'Église catholique viennent avec une idée de la religion façonnée par l'islam, avec son insistance sur les pratiques de jeûne, etc.
Pourquoi en est-il ainsi et quels défis cela entraîne-t-il ?
C'est avant tout l'expression publique et explicite de l'islam qui les interpelle. Certains de leurs amis musulmans adhèrent ouvertement à leur foi et à leur identité religieuse, sans réserve. Cela incite nos jeunes à manifester eux aussi leur foi chrétienne grandissante. Cela se manifeste par le port d'un collier avec croix, parfois d'un voile de chapelle pour les jeunes filles, ou par l'observation des pratiques des différents temps liturgiques, notamment le Carême.

 

Le Carême, par sa radicalité, attire ces jeunes en quête d'orientation et de sens. Ils ont parfois tendance à considérer cette période comme un « Ramadan chrétien ». Les catéchistes doivent veiller à bien expliquer les différences et à leur rappeler que le christianisme n'est pas avant tout une religion d'observance, mais de conversion personnelle et intérieure.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans le fait que les jeunes deviennent catholiques ?
Leur détermination et leur patience. Certains ont voyagé pendant des années, cachés, par peur d'être mal compris par leurs proches.

Je pense à une jeune femme qui a attendu neuf ans entre sa première entrée à l'église et sa demande officielle de baptême. Une autre a attendu trois ans entre sa première lecture de l'Évangile, seule dans sa chambre, et sa première messe avec une amie. Leur foi est déjà si forte qu'elles n'ont pas peur d'attendre aussi longtemps pour recevoir le baptême.

 

Vous appelez à la transformation de l'Église de France en « Église catéchuménale ». À quoi cela ressemblerait-il ?
L'Église primitive, l'Église apostolique, était par nature une Église catéchuménale. Lorsque les Apôtres et la Vierge Marie reçurent l'Esprit Saint le jour de la Pentecôte, ils quittèrent aussitôt le Cénacle pour proclamer la Bonne Nouvelle du Christ et accomplir les premiers baptêmes ( Actes 2,41 ).

Dans les premières communautés, les chrétiens – donc néophytes – écoutaient les enseignements des Apôtres. Cet enseignement était centré sur la proclamation du kérygme , cœur de la foi chrétienne. Ces communautés étaient également attentives au salut des autres et à l'œuvre du Saint-Esprit parmi elles.

Une Église catéchuménale est une Église attentive à l'annonce du kérygme, au salut de chacun et à l'écoute de l'Esprit Saint. Ces dispositions aideront notre Église aujourd'hui à être toujours plus attractive et ouverte à ceux qui cherchent Dieu.

 

Y a-t-il quelque chose que les autres pays qui connaissent également un boom des baptêmes d’adultes pourraient apprendre de l’Église en France ?
L'Église de France prend peu à peu conscience de la situation. Je ne suis pas sûr qu'elle ait beaucoup de leçons à donner aux autres Églises.

Les premiers à comprendre la situation furent les catéchistes, les plus proches du terrain. Ils réagirent rapidement et prirent des mesures pour faire face à cette vague inattendue. S'il y a une leçon à tirer de l'expérience française, c'est cette capacité d'adaptation sur le terrain.

L'Église doit veiller à ne pas rester prisonnière de schémas ou de réflexes dépassés. L'idée du « On a toujours fait comme ça ! » n'est plus tenable (ndlr : ça dépend pourquoi ...!). Sans perdre son essence, l'Église doit s'adapter à ces nouveaux chrétiens, en répondant à leurs questions, à leurs attentes et à leur soif.

Le pape Léon XIV lui-même l'exprime avec justesse : « La crise de la foi et de sa transmission, ainsi que les difficultés liées à l'appartenance et à la pratique ecclésiales, nous invitent à redécouvrir la passion et le courage d'une nouvelle annonce de l'Évangile. Parallèlement, des personnes apparemment éloignées de la foi reviennent souvent frapper aux portes de l'Église ou s'ouvrent à une nouvelle quête de spiritualité, qui parfois ne trouve pas le langage et les formes adéquats dans les propositions pastorales habituelles. »

 

Source : The Pillar

L'urgence de la cohérence face à la crise morale

06/10/2025

L'urgence de la cohérence face à la crise morale

L'article pose un diagnostic sans appel : la succession rapide des gouvernements et la brièveté du passage de M. Lecornu à Matignon témoignent d'un « vide spirituel » dans une classe politique désormais « détachée de toute dimension morale ». La politique, réduite à la « communication et à la stratégie », a perdu le sens du service.

 

La Foi au Cœur de l'Action Publique
L'essence de l'argumentation repose sur l'appel du Pape Léon XIV aux élus français, daté du 28 août 2025. Le Saint-Père y martèle la nécessité d'une foi chrétienne qui ne peut être une simple « dévotion privée », mais doit être une lumière qui éclaire la vie publique.

Pour l'auteur, en refusant cette orientation divine, la politique s'enferme dans une « logique d’efficacité sans horizon » et d'autosuffisance, devenant le symptôme d'une crise bien plus « morale que gouvernementale ».

 

Le Double Pilier de la Vocation Chrétienne :


La Charité Politique : Le Pape insiste sur la vocation sociale de la Charité. Citant le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, l'article rappelle que la charité doit devenir « charité sociale et politique » pour « nous faire aimer le bien commun et conduire à chercher efficacement le bien de tous. » Gouverner est donc intrinsèquement lié à l'enracinement dans le bien commun, une force que seul le sacrement du baptême, et l'union au Christ, peuvent donner.

 

Le Courage de la Vérité : Face aux « pressions idéologiques et partisanes », Léon XIV appelle à un « courage enraciné dans la foi » : celui de dire « non, je ne peux pas ! lorsque la vérité est en jeu. » C'est une mise en garde puissante contre la faiblesse morale qui pousse le pouvoir à se plier à la « logique des intérêts ou des sondages ». L'article dénonce ainsi l'impuissance des discours de « valeurs abstraites » qui sont coupées de leur source spirituelle, le Christ lui-même.

 

L'Unité Intérieure : Clé d'une Politique Humaine
Le passage le plus marquant, qui donne son titre à l'article, est un appel à l'unité de l'être. Le Pape Léon XIV affirme avec une « force rare » :

 

« Il n’y a pas de séparation dans la personnalité d’une personne publique : il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre le chrétien. Mais il y a l’homme politique qui, sous le regard de Dieu et de sa conscience, vit chrétiennement ses engagements et ses responsabilités ! »

 

Cette cohérence intérieure est présentée comme la clé d'une « politique véritablement humaine » et la condition de la stabilité pour la société tout entière. L'article conclut en rappelant que, si l'engagement politique n'est pas l'apanage des croyants – la doctrine sociale étant « en accord avec la nature humaine, la loi naturelle que tous peuvent reconnaître » – la foi offre une lumière supérieure qui éclaire la raison.

 

En définitive, au-delà de l'anecdote politique, Tribune Chrétienne (2) nous livre un puissant appel à la conversion personnelle et publique. La véritable réforme de la France ne passera pas par une simple valse des ministres, mais par le retour au sens du service, du courage et de la vérité dans le cœur de ses responsables. Un texte essentiel pour méditer sur l'articulation entre l'Évangile et la Cité.


 

(1) Sébastien Lecornu a fait tout son secondaire à St Adjutor de Vernon et a confié dans une interview avoir réfléchi à une vocation monacale. Cette précision n'est pas une critique envers cet homme mais illustre bien le propos du Saint Père.
(2) Lien sur l'article et discours intégral du pape à une délégation d’élus et de personnalités civiles du Val-de-Marne (Diocèse de Créteil)

 

Kyrie Eleison !

 

 

 

Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

05/10/2025

Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

04/10/2025

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

DOMRÉMY-LA-PUCELLE, France — Il y a six siècles, à l'été 1425, saint Michel Archange descendit sur le paisible village français de Domrémy, apparaissant à une jeune paysanne nommée Jeanne d'Arc. 

Elle n'avait que 12 ou 13 ans, dans le jardin de son père, lorsqu'elle le vit pour la première fois. Il était accompagné des anges du paradis, sainte Catherine et sainte Marguerite, qui l'appelaient à être une « bonne et sainte fille », à respecter la « volonté de Dieu » et à rechercher le salut de son âme. Se présentant comme « Michel, protecteur de la France », il confia à Jeanne une mission qui transcenderait son âge et son rang. Ces apparitions, répétées pendant la guerre de Cent Ans, lui inspirèrent du courage et même la conception de la bannière – portant les noms de Jésus et de Marie – sous laquelle elle combattit, ce qui la conduisit à lever le siège d'Orléans et à accompagner le roi Charles VII à son couronnement à Reims en 1429.


Pour commémorer cet anniversaire décisif, l'Association universelle des Amis de Jeanne d'Arc a organisé le « Pèlerinage de l'Espérance » sur deux jours, les 27 et 28 septembre. Cette initiative a rassemblé près de 2 000 fidèles en Lorraine, dans le nord-est de la France, pour un week-end de prière, de musique et de célébrations, le tout marqué par le contexte plus large de l'Année jubilaire 2025 de l'Église catholique, sur le thème « Pèlerins de l'Espérance », et par un appel particulier à prier pour la France et l'Église universelle. 

« Le 600e anniversaire a été un moment providentiel que nous ne pouvions pas laisser passer sous silence », a déclaré au Register Aymeric de Maleissye, président de l'association organisatrice. « Nous voulions faire connaître, aimer et honorer Jeanne d'Arc. »

Des pèlerins marchent ensemble pour commémorer le 600ᵉ anniversaire des apparitions en France. (Photo : Photo de courtoisie/Ingrid Hoffmann)

 


Un pèlerinage-festival à la carte
Le pèlerinage avait pour but d'allier prière et festivités de manière originale. « C'était un pèlerinage-festival, avec un itinéraire que chacun pouvait organiser librement, avec de nombreuses activités tout autour. Il pouvait passer de l'un à l'autre dans l'ordre qu'il souhaitait. Et cette flexibilité a été très appréciée », a déclaré de Maleissye. 


Des concerts, une représentation théâtrale, des temps d'adoration en la basilique Sainte-Jeanne d'Arc de Domrémy-la-Pucelle, ainsi que des vêpres dirigées par Harpa Dei, ensemble vocal catholique allemand composé de quatre frères et sœurs et mondialement connu pour sa polyphonie sacrée et ses chants grégoriens, ont rythmé l'événement. 

 

Clarisse Chabut, une jeune pèlerine, se souvient avec émotion de cette performance :

Entendre les chants célestes de Harpa Dei dans la basilique a touché l'âme de nombreux participants. Ils nous ont véritablement conduits à la prière, et j'ai été particulièrement frappé par la pureté du son. 

« Vivre ne serait-ce que 24 heures dans le village de Joan, en marchant là où elle marchait », a-t-elle déclaré, « m'a donné un sentiment de renouveau que j'avais rarement ressenti auparavant. »

En coulisses, l'organisation du pèlerinage était en elle-même un témoignage de foi et de dévouement. À Domrémy-la-Pucelle et à Greux (lieu de naissance de Jeanne), des dizaines de bénévoles ont travaillé main dans la main avec les autorités locales, l'Ordre de Malte et les communautés paroissiales pour accueillir la foule. Évêques, prêtres et religieux ont accompagné les fidèles non seulement lors des liturgies, mais aussi en partageant le rythme quotidien du pèlerinage, en marchant aux côtés de la foule et en étant présents tout au long du week-end pour laisser une trace durable. Pendant deux jours, ces petits villages lorrains sont devenus le cœur battant de la France catholique.

 

Communion dans la diversité
Le point culminant du pèlerinage a été la liturgie, surtout parce que les formes ordinaires et extraordinaires du rite romain ont été célébrées côte à côte, permettant à toute l'assemblée de se réunir dans la prière et le culte. 

Samedi soir, une grande messe pontificale en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc a été célébrée en plein air devant la basilique, accompagnée de chants solennels et d'un jeu de lumière qui a baigné l'édifice sacré d'une atmosphère de prière. De Maleissye a déclaré avoir reçu des commentaires qualifiant ce moment de « moment de grâce extraordinaire ». 

 

Dimanche, une messe traditionnelle latine dédiée à saint Michel a été célébrée par le père Emmanuel-Marie Lefébure, abbé de l'abbaye romane de Lagrasse, dans le sud de la France. Les prêtres des deux congrégations ont assisté aux liturgies de l'autre, distribuant la communion et entendant les confessions. 

 

Des milliers de personnes se rassemblent pour la messe pendant les festivités. (Photo : Ingrid Hoffmann)

 

« Tous les pèlerins ont profondément apprécié que les deux rites puissent être célébrés ensemble à Domrémy », a déclaré Mgr de Maleissye. « Ce fut un véritable moment d'unité ecclésiale. »

L'Église de France est encore marquée par les tensions liées au motu proprio Traditionis Custodes de 2021. Cette coexistence pacifique des deux formes offrait donc un puissant symbole d'unité. Cette atmosphère contrastait avec les tensions liturgiques apparues plus tôt cette année lors du traditionnel pèlerinage de la Pentecôte à Chartres.

 

Un autre événement marquant fut la réunion sans précédent de reliques à Domrémy. Pour la première fois dans l'histoire, l'anneau de Jeanne d'Arc (prêt du Puy du Fou) et une lettre de sa main furent exposés aux côtés des reliques de sainte Thérèse de Lisieux. Les pèlerins se rendirent à pied à la chapelle Notre-Dame de Bermont pour les vénérer. 

 

« Pour la première fois, les reliques de Jeanne et de Thérèse ont été réunies. Ce spectacle a attiré une foule immense et a donné aux pèlerins une idée concrète du patrimoine spirituel de la France », a déclaré M. de Maleissye.

Le pèlerinage comprenait également une procession d'entrée solennelle avec 80 bannières des saints de France, un rappel vivant que la foi de la nation est soutenue par le témoignage d'innombrables saints et saintes.

 

 

Un pont entre l'Ancien et le Nouveau Monde 

Bien qu'ancré dans l'histoire de la France, le pèlerinage cherchait à porter un message au-delà de ses frontières. De petits groupes venus de l'étranger se sont joints aux célébrations, parmi lesquels des fidèles sri-lankais vivant en France, signe que le témoignage de Jeanne continue de toucher les communautés les plus diverses. « Il est rare dans l'histoire qu'une intervention divine se soit manifestée aussi directement pour un pays », a déclaré de Maleissye, rappelant comment saint Michel s'est révélé comme le protecteur éternel de la France. Six cents ans plus tard, cet appel à l'espérance résonne encore non seulement en France, mais aussi dans toute l'Église. 

Mgr François Gourdon, évêque du diocèse local de Saint-Dié, rappelant dans sa lettre d'invitation que cet anniversaire coïncide avec l'Année jubilaire plus large proclamée par le pape François, a lié la mission de Jeanne aux défis d'aujourd'hui : « Son témoignage reste actuel : Dieu doit en effet être servi en premier, et nous sommes appelés à être, comme elle, des signes d'espérance. » 

Dans son homélie lors de la messe du soir du 27 septembre en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc, Mgr Gourdon a rappelé aux pèlerins qu'ils étaient des « chercheurs de Dieu », de véritables « signes d'espérance pour notre temps », les invitant à considérer la Pucelle d'Orléans comme un « modèle de foi et d'espérance » gardant Dieu comme point de référence.

 

Alors que les célébrations de Jeanne d’Arc se déroulent jusqu’en 2031 — 600e anniversaire de son martyre — Domrémy reste un sanctuaire vivant, ouvert à l’ensemble du monde chrétien. 

Jeanne a longtemps été considérée comme un pont entre l’Ancien et le Nouveau Monde, une figure qui inspire les croyants de tous les coins du monde par son courage face aux épreuves, son pouvoir d’unir au-delà des divisions et sa fidélité inébranlable à l’appel de Dieu.

 

Six siècles après que l'archange eut parlé pour la première fois à la jeune sainte à Domrémy, le pèlerinage a rappelé que la mission de Jeanne n'est pas une histoire du passé, mais un appel vivant et vibrant qui continue de guider les nouvelles générations de chrétiens. 

 

 

Solène Tadié est correspondante Europe du National Catholic Register. Franco-suisse, elle a grandi à Paris. Après avoir obtenu une licence de journalisme à l'Université Rome III, elle a commencé à couvrir Rome et le Vatican pour Aleteia. Elle a rejoint L'Osservatore Romano en 2015, où elle a collaboré successivement à la rubrique française et aux pages culturelles du quotidien italien. Elle a également collaboré avec plusieurs médias catholiques francophones. Solène est titulaire d'une licence de philosophie de l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin et a récemment traduit en français (aux Éditions Salvator) « Défendre le libre marché : l'argument moral pour une économie libre » du Père Robert Sirico de l'Acton Institute.

 

 

Source : NATIONAL CATHOLIC REGISTER Denver USA

 

 

 

Présence du groupe Harpa Dei au pèlerinage

Ici Le Graduel « Nova bella elegit Dominus » de la Messe de Sainte Jeanne d’Arc

 

Nova bella elegit Dominus, et portas hostium ipse subvertit.
Le Seigneur a choisi de nouveaux combats, et Il renverse Lui-même les portes des ennemis

V/. Ubi collisi sunt currus, et hostium suffocatus est exercitus, ibi narrentur justitiæ Domini, et clementia in fortes Israël
V/. Qu’au lieu où les chars ont été brisés, l’armée des ennemis taillée en pièces, on publie la justice du Seigneur et Sa clémence envers les braves d’Israël.

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

03/10/2025

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

FSE : “Rod Dreher, vous êtes aussi un ami de JD Vance. Comment l’avez-vous rencontré et quelle a été votre influence sur sa conversion en 2019 ?

 

RD : C’est une histoire assez incroyable, presque un petit miracle. À l’été 2016, son livre Hillbilly Elegy venait de paraître.

À ce moment-là, JD était totalement inconnu et les ventes du livre restaient modestes. Une lectrice de mon blog – une femme plutôt progressiste – savait que je m’intéressais à la vie dans l’Amérique rurale. Elle m’a dit : « Vous devriez lire ce livre. Personne n’en parle encore, mais je suis sûre qu’il vous plairait. »

 

Elle m’a envoyé une version électronique de Hillbilly Elegy. Je l’ai lu d’une traite dans l’avion qui m’emmenait à Boston. J’ai été immédiatement conquis. J’ai pensé : « Voilà un livre essentiel pour comprendre la société américaine. »

 

J’ai alors contacté JD via Twitter – il était en vacances en Angleterre – pour lui proposer une interview. Il a accepté. J’ai publié cet entretien sur mon blog un vendredi après-midi. Dès le lundi, il avait fait le tour du pays : l’article était devenu viral, au point de faire planter le serveur du magazine trois fois en deux semaines.

 

En quelques jours, le livre de JD Vance est passé numéro un des ventes aux États-Unis. Il a été invité sur toutes les grandes chaînes d’information et sa carrière était lancée.

 

Malgré ce succès fulgurant, JD est resté simple et nous sommes devenus amis. Je me suis replongé récemment dans les e-mails qu’il m’envoyait à l’époque : il n’arrêtait pas de répéter qu’il voulait mettre cette notoriété au service de Dieu et de sa famille.

 

Un jour, il m’a confié son désir de devenir catholique. Je lui ai alors présenté un prêtre dominicain à Washington D.C., où il vivait. JD m’a invité à être présent dans le petit cercle d’amis réunis lorsqu’il a été reçu dans l’Église en 2019.

 

Ce fut un moment de grâce. J’ai encore les photos de sa première communion. Ce fut un grand tournant pour lui et sa famille, mais aussi – nous ne le savions pas encore – peut-être un grand moment pour l’Amérique. Car si, comme je le crois, JD devient un jour président des États-Unis, alors ce pays aura à sa tête un véritable catholique, un homme qui connaît sa foi, qui va à la messe et qui y croit profondément.”

 

 

⏰ Timeline : 

00:00 : "Visages de l'Église"
00:10 : Rod Dreher
00:50 : Introduction
01:24 : La conversion
08:01 : JD Vance
11:27 : L'occultisme : un nouveau défi pour le XXIe siècle
14:25 : Chartres, symbole d'une nouvelle génération de chrétiens
17:39 : "Le Pari Bénédictin" : rester chrétiens dans le monde
23:29 : Transhumanisme et Intelligence Artificielle (IA)
30:18 : Le défi des dirigeants chrétiens face à l'IA
38:57 : Réflexions et conseils aux jeunes catholiques
45:55 : Conclusion : le pèlerinage de Chartres, source d'espérance

 

 

 

 

Source : Fraternité St Ephrem via Le Salon Beige

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

02/10/2025

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

 

Les Anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

 

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.