Le blog du Temps de l'Immaculée.
06/04/2026
Un séisme démographique et spirituel
Alors que les métropoles américaines étaient jugées "définitivement sécularisées", les données fournies par l'application Hallow (15 millions d'utilisateurs) révèlent un regain d’intérêt massif. Ce mouvement est particulièrement porté par de jeunes hommes dans la vingtaine.
Pourquoi ce retour au sacré ?
Plusieurs analystes avancent des pistes fascinantes :
Le besoin de stabilité : Face au "relativisme ambiant" et aux idéologies mouvantes, l'Église est perçue comme un roc, un lieu de vérité immuable.
La quête d'identité : Dans les aumôneries universitaires, l'enseignement moral traditionnel sur la famille et l'anthropologie chrétienne attire une génération marquée par l'isolement post-pandémie.
Une "contre-culture" : Devenir catholique aujourd'hui, pour ces jeunes hommes, semble être une forme de résistance au libéralisme culturel dominant.
L’effet "Léon XIV" et le contexte politique
Deux facteurs contextuels majeurs semblent avoir accéléré cette dynamique en 2026 :
Le Pape Léon XIV : Pour la première fois, les fidèles ont célébré Pâques sous le pontificat d'un Pape né aux États-Unis. Cette figure incarne une identité catholique à la fois universelle et fièrement ancrée dans la culture américaine.
L'influence des figures publiques : La visibilité de personnalités comme le vice-président J.D. Vance, converti en 2019, décomplexerait l'affichage d'une foi assumée dans la sphère publique.
Un phénomène mondial ?
Les États-Unis ne sont pas isolés. La France (avec plus de 21 400 baptêmes), l'Espagne et même la Scandinavie observent des hausses similaires.
Plus globalement, les chiffres de l'Université Harvard montrent un recul historique des "sans religion", passant de 36,2 % en 2022 à 31,8 % en 2025.
Entre enthousiasme et prudence
Si les signes sont au vert, les experts comme le sociologue Christian Smith invitent à la tempérance. Une hausse ponctuelle, aussi impressionnante soit-elle, doit encore se transformer en engagement durable pour parler de véritable "renouveau". Les chiffres définitifs de 2026 ne seront consolidés qu'en 2028.
En conclusion, ce "frémissement pascal" lance un défi immense à l'Église : comment accompagner et guider cette nouvelle génération d'hommes assoiffés de vérité et d'ordre dans un monde incertain ?
Sources : La Croix - Tribune Chrétienne - Fsspx News - Aleteia
05/04/2026
L'Agneau qui a été immolé est digne de recevoir
la puissance, la richesse, la sagesse,
la force, l'honneur, la gloire, et la louange.
A celui qui est assis sur le trône,
et à l'Agneau,
soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force,
aux siècles des siècles!
Amen.
Messiah (HWV 56) est un oratorio en langue anglaise composé en 1741 par Georg Friedrich Haendel. Le texte a été compilé à partir de la Bible du roi Jacques et du Psautier de Coverdale par Charles Jennens. Il a été créé à Dublin le 13 avril 1742 et a connu sa première londonienne près d'un an plus tard. Après un accueil public initialement modeste, l'oratorio a gagné en popularité, devenant finalement l'une des œuvres chorales les plus connues et les plus fréquemment interprétées de la musique occidentale.
Le Chœur Megaron est l'un des meilleurs chœurs de jeunes d'Europe. Leur énergie, leur virtuosité et leur compétence dépassent l'entendement rationnel. Ils apportent un esprit frais, passionné et vibrant aux chefs-d'œuvre classiques, prouvant que la musique historique bat toujours d'un cœur jeune et ardent.
Le Chœur de Chambre Megaron a été fondé en octobre 2003 à l'initiative de Damijan Močnik, compositeur et chef d'orchestre, et a réuni d'anciens élèves du Lycée Classique Diocésain de Ljubljana. Au cours des seize années qui ont suivi sa création, le Chœur de Chambre Megaron est devenu un chœur de grande qualité se produisant régulièrement en Slovénie ainsi qu'en Autriche, Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Slovaquie, Pologne, aux États-Unis et au Canada.
04/04/2026
Le Père est Vierge, Marie est vierge, le tombeau de J é s u s est vierge.
Ô splendeur des naissances de J é s u s ! Ô Dieu né de Dieu,lumière de lumière ! Ô Dieu fait homme, né de Marie!
Ô Dieu fait homme, né du tombeau pour ne plus mourir !
La première naissance de J é s u s est pour nous la source de la gloire ; la seconde naissance nous apporte la grâce ; et celle que nous fêtons aujourd’hui nous fraie le passage de la grâce à la gloire.
Suivons J é s u s, suivons J é s u s ! Avec lui, soyons enfants de Dieu, avec lui soyons enfants de Marie, avec Lui passons par la mort et par le tombeau ; avec lui nous entrerons dans l’immortalité.
Disons : J é s u s I Disons : Il est ressuscité ! Disons : Alléluia !
Père Emmanuel André
03/04/2026
Il est là, endormi du sommeil de la mort, embaumé par des mains amies, reposant pour trois jours, mais trois jours abrégés autant que possible.
Dormez-donc, ô très doux J é s u s ! Mon âme ira garder votre tombeau, ou plutôt votre berceau. Elle vous gardera, elle vous chantera, elle vous adorera, elle vous embaumera de quelques baisers, qu’elle portera à vos pieds, à vos plaies, à votre cœur, à votre tête.
Dormez donc, ô très doux J é s u s ! l’heure du réveil approche, et alors vous entrerez dans une vie nouvelle, dans une gloire nouvelle; alors, alors, mon Dieu, ce sera grande fête.
En attendant, Seigneur J é s u s, dormez en paix. In pace, in idipsum dormiam et requiescam.
02/04/2026
Regardons-le cloué à sa croix ; les clous qui l’attachent, ce sont nos péchés. Il les reçoit, ces longs clous,il les plonge dans son sang, et dans ce sang même il efface nos péchés.
J é s u s crucifié ! C’est le livre des chrétiens. Là ils lisent quel mal c’est l’offense de Dieu ; là ils lisent quel amour c’est l’amour de Dieu pour nous, l’amour de Dieu qui a livré son Fils pour nous épargner, nous pécheurs.
Lisons dans ce livre divin, méditons la parole de saint Paul : Il m’a aimé, et s’est livré pour moi.
Il m ’a aimé, c’cst le seul mot qui explique la croix, c’est la grande leçon que nous enseigne J é s u s crucifié. Embrassons la croix, et encore plus celui qui y est cloué pour nous.
01/04/2026
Il nous donne son Père, il nous donne sa Mère, il nous donne sa grâce, il nous donne son Paradis : mais comme de tous les biens qu’il nous lègue il y en a que nous aurons en cette vie, d’autres que nous ne pourrons avoir que dans la vie éternelle, il veut que nous ayons pleine et entière confiance en la valeur de son testament, et il nous donne un gage.
Le gage qu’il nous donne, c’est lui-même.
______________
Prenez et mangez, dit-il, ceci est mon corps. Prenez et buvez, ceci est mon sang. C’est par là que je signe mon testament.
Ainsi le testament de J é s u s fait notre titre pour la vie éternelle, et le sacrement de J é s u s c’est le gage qu’il nous donne de la vérité de ses promesses.
Adorons, aimons, glorifions à tout jamais J é s u s au Saint-Sacrement.
31/03/2026
Judas, lui qui a prêché J é s u s , lui qui a fait des miracles, lui apôtre, lui qui a communié, Judas a vendu son maître, pour de l’argent, à des hommes qui voulaient le tuer.
Et il convint avec eux du moyen par lequel il ferait connaître celui qu’il faudrait arrêter.
Pour le reconnaître, dit-il, vous verrez bien : j’irai l’embrasser !
Il le dit, et il le fit.
Et alors J é su s lui dit : Mon ami !
Judas fut traître, J é s u s toujours aimant.
Détestons le péché, aimons J é s u s .
30/03/2026
Il y a là deux grands mystères à méditer. Le mystère de la volonté de Dieu qui veut, tandis que l’homme ne veut pas, et le mystère de l’amour si tendre de J é s u s qui veut, lui, rassembler au sein de sa tendresse des âmes qui veulent périr.
Que ces mystères sont grands, qu’ils sont profonds ! L'un est un mystère qui écrase tout orgueil ; l’autre est un mystère qui console toute âme fidèle. Dieu veut, l’homme ne veut pas ! Quel mystère ! Dieu aime, l’homme n’aime pas ! Quel malheur ! Ô mon âme, vois, regarde, considère et médite, prie, et à la fin, jette-toi sous l’aile de J é s u s.
Père E. André
29/03/2026
Un contraste saisissant entre deux mondes
L’article s’ouvre sur un contraste frappant : la papamobile progressant « à la vitesse d’un escargot » au milieu des préparatifs du Grand Prix de Formule 1. D’un côté, la frénésie du luxe et de la vitesse ; de l’autre, « l’éternité spirituelle ». Le journaliste souligne l’ironie du calendrier : Monaco accueillait au même moment un congrès mondial sur l’anti-âge, cherchant à faire reculer la mort, tandis que le Pape venait parler de vie éternelle.
Un cri contre la « folie » de la guerre
C’est lors de la messe au stade Louis-II que Léon XIV a frappé les esprits par la fermeté de son discours sur la géopolitique mondiale. Sortant de sa réserve habituelle, il a dénoncé les « idolâtres » du pouvoir. Ses paroles, prononcées en français, résonnent comme un avertissement solennel :
« Chaque vie brisée est une blessure infligée au corps du Christ. Ne nous habituons pas au fracas des armes, aux images de guerre ! »
Le Pape a redéfini la paix non pas comme un simple équilibre technique, mais comme un engagement du cœur :
« La paix n’est pas un simple équilibre des forces, elle est l’œuvre de cœurs purifiés, l’œuvre de ceux qui voient dans l’autre un frère à protéger, et non un ennemi à abattre. »
La responsabilité des plus aisés : « La destination universelle des biens »
L'un des points forts de la recension de Guénois est l'analyse du message social du Pape adressé à la Principauté. Dans ce lieu où se côtoient des fortunes colossales et une main-d’œuvre plus modeste, Léon XIV a rappelé que la richesse n'est pas une fin en soi. S'appuyant sur la parabole des talents, il a exhorté les plus nantis à ne pas « ensevelir » leurs privilèges :
« Chaque bien mis entre nos mains a une destination universelle (...) rien ne doit être reçu en vain aux yeux de Dieu. »
Il a ainsi invité Monaco à devenir un modèle pour le monde :
« Monaco est un petit pays, mais il peut être un grand laboratoire de solidarité, une fenêtre d’espérance. »
Défense de la vie et éthique
Enfin, Jean-Marie Guénois souligne que ce voyage a été l'occasion pour le Pape d'apporter un soutien explicite au Prince Albert II dans ses positions éthiques, notamment sur le refus de l'avortement et de l'euthanasie. Pour Léon XIV, la dignité humaine ne se négocie pas, exigeant que « la vie de chaque homme et de chaque femme soit défendue et promue, de sa conception à sa fin naturelle ».
Conclusion : La mission des « petits »
En conclusion de son reportage, Guénois cite une dernière phrase du Pape qui résume l'esprit de cette visite :
« Dans la Bible, comme vous le savez, ce sont les petits qui font l’histoire ! »
Par ce voyage, Léon XIV semble avoir voulu transformer ce micro-État en un porte-voix pour des enjeux planétaires. Reste à savoir, comme le souligne le jeune auteur Matthieu Lavagna cité en fin d'article, si ces paroles de justice sociale et d'éthique seront suivies d'actes concrets dans la durée.
Un reportage essentiel pour comprendre la « méthode » Léon XIV : une parole claire, qui ne craint pas de bousculer les puissants sur leur propre terrain.
27/03/2026
Alors que l’on prédisait une lente érosion de la pratique religieuse, les chiffres de 2026 racontent une tout autre histoire. Voici ce qu'il faut retenir de cette analyse.
L'Accélération Fulgurante : Un Record Historique
Le chiffre est symbolique, mais massif : 20 000 adultes (catéchumènes) recevront le baptême cette année. Ce chiffre oscillait autour de 5 000 à 7 000 il y a encore quelques années. Guénois souligne que cette progression est une véritable rupture de courbe, et non une simple fluctuation.
Le Profil des Nouveaux Convertis : La "Génération Z" en Première Ligne
L'élément le plus surprenant de l'article concerne l'âge des nouveaux convertis. Les 18-25 ans constituent le moteur principal de cette hausse. Ce ne sont plus seulement des seniors ou des personnes mûres régularisant leur situation.
Beaucoup sont issus de milieux dits "éloignés de la foi" ou de familles totalement déchristianisées.
Le phénomène touche autant les métropoles que les zones rurales.
Les Moteurs de ce Retour au Sacré
L'analyse de Jean-Marie Guénois suggère plusieurs pistes pour expliquer ce "réveil":
La Soif de "Verticalité" (Contre l'Horizontalité)
Pendant des décennies, l'Église a mis l'accent sur l'engagement social et l'humanitaire ("l'horizontalité"), ce qui ne suffit plus à la Génération Z.
On peut faire de l'humanitaire dans une ONG. Si l'on vient à l'Église, c'est pour chercher Dieu. C’est un point capital que nos pasteurs ne doivent pas oublier.
Les nouveaux catéchumènes réclament du silence, de l'adoration et une liturgie qui "élève". Ils cherchent un contact direct avec le Mystère, loin des débats sociétaux perçus comme trop terrestres.
Le Sacré comme "Abri" (Contre le Vacarme Numérique)
Face à un monde saturé d'écrans, de notifications et d'instabilité (éco-anxiété, tensions géopolitiques), le sacré agit comme un sanctuaire de stabilité.
Beaucoup de jeunes cherchent un lieu où le temps s'arrête en poussant la porte d'une église.
Ces nouveaux arrivants aiment le rite pour sa solennité. Le rite rassure, il donne une structure et une profondeur que le monde numérique ne peut offrir.
Une "Liberté Désinhibée" et Subversive
Cette génération est "décomplexée". N'ayant pas connu les crises post-Vatican II ou les conflits de la laïcité, elle assume sa foi sans tabou.
Pour eux, le sacré est la nouvelle radicalité. Porter une croix ou s'agenouiller n'est pas un signe de soumission, mais un acte de liberté face au conformisme matérialiste.
Le Paradoxe Français et les Défis à Venir
Ce retour au sacré est une réponse au vide, une marche en avant vers un catholicisme plus affirmé, plus spirituel et plus jeune.
L'article pointe un paradoxe surprenant :
Alors que les institutions religieuses perdent de leur influence politique et sociale, l'adhésion individuelle et spirituelle explose.
L'Église de France, que l'on disait moribonde, se retrouve face à un défi logistique et pastoral inédit : comment accueillir, former et intégrer ces 20 000 nouveaux visages ? la réponse est simple :
Cette génération se lève, cherche Dieu, et montre le chemin. C'est maintenant à nos pasteurs de suivre, en allant à contre-courant de cette caste républicaine à bout de souffle qui cherche à nous entraîner dans son enfer avec ses "valeurs". Qu'ils se souviennent et prennent exemple sur les évêques qui, à eux seuls, tinrent le pays au moment de l'effondrement de l'Empire romain.
Chers Pères, réveillez-vous, nous vous aimons et prions !
Le Christ est Roi !
26/03/2026
Une humilité profonde
Lorsque l’Ange Gabriel salue la Vierge Marie par ces mots : « Salut, pleine de grâce », l’Évangile nous dit que Marie fut troublée. Ce trouble correspond à un étonnement profond et très humble. La Vierge Marie ne pouvait imaginer dans son humilité, être la destinataire d'un tel message céleste.
Face à l’annonce de sa Maternité divine, elle interroge l’Ange non par doute, mais pour comprendre comment concilier son vœu de virginité avec cette mission. Une fois éclairée par l'action du Saint-Esprit, sa réponse est immédiate.
Le « Fiat » : plus qu'une acceptation, une donation
Le cœur de cette prédication réside dans la nature de la réponse de Marie. Son « Fiat » (« Qu’il me soit fait selon votre parole ») n'est pas une simple soumission passive. C'est un mouvement total de l'âme qui comprend trois dimensions :
L’acceptation : accueillir la volonté de Dieu sans calculer.
La donation : se donner entièrement à cette volonté.
L’abandon : S'offrir comme une « proie » à l’amour divin, sans négocier.
La Sainte Vierge Marie, associée à la Rédemption
Marie accepte de devenir la Mère de Dieu en sachant, par sa connaissance des Saintes Écritures (notamment Isaïe), que le Rédempteur sera l'homme des douleurs. En disant « oui » à l’Incarnation, elle accepte par avance de devenir la Mère d’un supplicié, la Mère d'un condamné à mort.
C’est ici que s’enracine son rôle de Co-rédemptrice : elle s'unit si intimement aux souffrances futures de son Fils, qu’elle devient participante à l'œuvre de la Rédemption, et la Mère spirituelle des hommes. Son bonheur ineffable de mère est, dès le premier instant, lié au mystère de la Croix.
Notre mission : servir le Seigneur »
L'Annonciation n'est pas qu'un souvenir, elle est une leçon permanente de vie spirituelle. Chaque baptisé est appelé à participer à l'œuvre de la Rédemption. Comment ?
-Dans les petites choses : accepter les contrariétés, les humiliations ou les sacrifices quotidiens avec la même docilité que la Vierge Marie.
-Par l'union des volontés : La perfection réside dans le fait de vouloir ce que Dieu veut.
-En sortant de l'égoïsme : ne pas rester enfermé dans ses propres problèmes, mais s'ouvrir aux horizons de la volonté divine.
Conclusion
En imitant le don de soi de la Sainte Vierge Marie, nous trouvons le sens de notre vie, et la paix, à travers toutes les circonstances d'ici-bas, où nous pouvons dire : « Voici la servante du Seigneur. »
Abbé Bruno Tignères
25/03/2026
Léon XIV et la France : Le virage du « réalisme pastoral »
Le titre de Guénois ne laisse aucun doute : le Pape Léon XIV — Robert Francis Prevost, premier pape américain de l'histoire — entend imprimer sa marque sur la « Fille aînée de l'Église ». Loin de la rupture frontale, le style de Léon XIV semble être celui d'une réconciliation pragmatique.
1. Liturgie : La fin de la « guerre des rites » ?
C'est sans doute le point le plus scruté. Là où son prédécesseur avait imposé des restrictions fermes avec Traditionis Custodes, Léon XIV appelle les évêques à une « compréhension des sensibilités liturgiques ».
L'enjeu : Il ne s'agit pas d'un retour en arrière total, mais d'une volonté de pacification.
Le message : Le Pape demande de ne pas marginaliser les fidèles attachés à la forme extraordinaire, prônant une unité qui accepte une certaine diversité de rites pourvu qu'elle serve l'unité de la foi.
2. Enseignement catholique : Face à « l'hostilité »
Le Pape s'inquiète de la pression croissante sur les écoles catholiques en France. Jean-Marie Guénois souligne que Léon XIV dénonce une « hostilité » qui menace la liberté d'enseignement et l'identité même de ces institutions.
- Il appelle les évêques à ne pas diluer le caractère propre de l'enseignement catholique sous prétexte de conformisme social.
- L'objectif est clair : l'école catholique doit rester un lieu d'évangélisation explicite, et non une simple alternative privée.
3. Abus sexuels : La tolérance zéro comme socle
Sur la question des abus, Léon XIV s'inscrit dans la continuité mais avec une exigence de résultats. Il exhorte l'épiscopat français à poursuivre le travail de vérité entamé depuis le rapport de la CIASE, en insistant sur :
L'accompagnement des victimes : Un impératif qui ne doit souffrir d'aucun relâchement.
La responsabilité des évêques : Une reddition de comptes plus transparente.
Ce qu'il faut en retenir (L'analyse du vaticaniste)
Selon Guénois, ce message est la preuve que Léon XIV souhaite « recentrer » l'Église. En s'adressant aux Français, il teste une méthode : fermeté sur les principes (éducation, lutte contre les abus) et souplesse sur les formes (liturgie).
Après des années de tensions internes, le « style Léon XIV » cherche à transformer l'énergie dépensée dans les querelles liturgiques en un nouvel élan missionnaire, tout en protégeant les institutions catholiques dans une société française de plus en plus sécularisée.
25/03/2026
Depuis plusieurs décennies, les bancs des églises se vident. Devant la fuite du monde, l’Institution semble avoir décidé de s’en rapprocher : les messes en langue vernaculaire, une liturgie réalisée face à l’assemblée et l’un des principaux enseignements de Jésus-Christ mis sous le tapis. De nos jours en effet, l’accent porte lourdement sur l’horizontalité, la souplesse et le nivellement vers les laïcs. L’Église se fait douce pour ne pas effrayer ses contemporains. À l’aune du record des baptêmes pour adultes l’année précédente, vous m’affirmerez que cette méthode fonctionne. De mon côté, je ne pense pas que ces jeunes se soient retrouvés à l’aide de ce récent virage d’évangélisation, mais bien grâce à la droiture des enseignements de notre religion millénaire.
Dépassement de soi, discipline, développement personnel : autant de mots pour définir une même prise de conscience. L’homme a reçu son âme de Dieu, il a été créé à son image, ce qui implique à la fois un héritage et un potentiel à honorer. Si beaucoup ne reconnaissent pas encore notre Seigneur, nombreux sont ceux qui s’accordent néanmoins sur l’importance de la responsabilité individuelle. Ainsi s’explique cette tendance à la culture d’une discipline physique, professionnelle et intellectuelle stricte. Dans un tel état d’esprit, les nouvelles générations pourraient être particulièrement sensibles à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Cependant, l’une des valeurs centrales de l’Évangile en mesure de faire vibrer le cœur de cette jeunesse est trop souvent écartée au profit de poncifs bienveillants.
Cette valeur, clivante pour notre temps, n’est autre que l’exigence.
Dans le treizième chapitre de Saint Luc, un figuier ne donne pas de fruits depuis trois ans. Jésus déclare alors : “Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?”. Dans la parabole des vignerons homicides, Jésus affirme : “ […] le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits”.
Enfin, l’exemple le plus révélateur se lit dans le chapitre quinze de l’Évangile selon Saint Jean. Les hommes sont les sarments, Jésus est le cep, Dieu le Père est le vigneron. Les sarments qui portent du fruit sont taillés par le Père pour qu’ils en produisent davantage. Au contraire, ceux qui n’en portent pas sont enlevés du cep, puis ils sèchent dehors avant d’être jetés au feu. Suite à quoi Jésus explique : “Ce qui manifeste la gloire de Mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit. Vous serez alors vraiment mes disciples”. Comment ne pas entendre que ceux qui ne portent pas de fruit ne peuvent être les disciples du Christ ?
Le message de notre belle religion est avant tout amour : mais est-ce que la complaisance à l’égard du péché en est une preuve ?
Dans un monde où tolérance est le maître-mot, l’exigence est cruelle. Mais n’est-il pas plus cruel encore d’abandonner les hommes à leurs mauvais penchants par crainte de les offenser en leur révélant les efforts que réclament le respect de leur potentiel divin ?
Si de nos jours, le Mal rencontre de moins en moins d’adversaires, c’est parce que le Bien, lui, est en carence de champions. Est-ce qu’un Saint-Georges, un Saint-Louis ou une Sainte-Jeanne aurait pu s’illustrer sans une piété exemplaire ?
Chaque homme est appelé à la sainteté. Pour y répondre dignement, une discipline de chaque instant est requise. La voie vers le Royaume de Dieu est pleine d’épreuves. Ici-bas nos croix ne sont pas légères. Mais comment suivre le Christ sinon en les portant avec bravoure ?
Les prêtres craignent-ils de faire fuir leurs ouailles en prêchant cette noble qualité et une attitude rigoureuse ? Est-ce que lire au minimum un des quatre évangiles est un devoir trop éprouvant pour un fidèle ? Est-ce que dix chapelets est une pénitence trop sévère ? Le recul de la crainte de Dieu n’est-il pas partiellement imputable à l’insouciance du repentir ?
La tolérance se fait parfois le masque de la lâcheté. La complaisance vis-à-vis du péché est grave. Ne faut-il pas connaître le Mal pour s’en guérir ? Légaliser l’assassinat d’innocents au nom de l’irresponsabilité sexuelle est Mal, il faut le dire. Se dégrader en maltraitant son corps et son âme est une insulte à notre ressemblance divine, il faut le dire aussi. Ne serions-nous pas reconnaissant de recevoir de l’aide pour retirer la paille qui loge dans notre œil ? N’est-ce pas aimer son prochain que de l’empêcher de se rendre haïssable ?
L’intolérance est un terme connoté de façon purement négative. Pourtant, l’intolérance au vice, qu’est-ce sinon une vertu ?
Le message du Christ est limpide. L’exigence du chrétien n’est pas sujette à interprétation. Oui, l’homme est faible à cause du péché originel, mais jamais notre Seigneur ne l’enjoint à se morfondre. Si nous tombons parfois, nous devons nous relever toujours. Notre vie en ce bas-monde est une lutte acharnée contre le prince du mal. Par la grâce de Dieu, son Fils unique nous a révélé le chemin et donné des armes. Honorons notre corps, notre esprit et notre âme. Nous avons reçu la Bonne Nouvelle, alors rayonnons de joie. Soyons exemplaires individuellement d’abord, et notre communauté entière le sera.
L’Église, par miséricorde, accueille les brebis égarées. Dieu sait qu’elles sont nombreuses, ces brebis égarées. Et dans l’espérance d’en sauver un maximum, l’Église s’avance dans le monde. Les filets des pêcheurs d’hommes se font de moins en moins rigides. L’exigence à l’égard du charnel (chasteté, homosexualité) par exemple, est passée sous silence de peur de repousser ces mêmes brebis dans les ténèbres.
Cependant que cette mission d’évangélisation douce progresse, un nombre important de convertis et de recommençants lèvent la voix pour une approche en tout point opposée. Ces nouveaux catholiques considèrent que ces excursions de l’Église dans le monde menacent de niveler l’exigence religieuse vers le bas, à la hauteur des standards modernes.
Cette jeunesse revenue est d’une radicalité qui contraste fort avec la discrétion des fidèles de longue date. La croyance est une affaire privée qui doit se tenir en dehors des débats publics, répète-t-on depuis plus d’un siècle. Mais lorsque les médias financés par nos impôts blasphèment ; lorsque nos cérémonies nationales servent l’antéchrist ; lorsque nos églises brûlent ; lorsque la mort est le remède à l’irresponsabilité de la chair ; lorsqu’elle est aussi la solution au rejet de la vieillesse improductive : les nouveaux catholiques n’entendent plus se taire. Et même en dehors de cet aspect militant, ces jeunes comprennent mal pourquoi la lumière de Dieu devrait être couverte d’un vase. Loin des compromis avec l’État laïc et vierge du souvenir des persécutions républicaines, le nouveau catholique souhaite agir selon les commandements de Jésus : “Prêchez la bonne nouvelle à toute la création” ; “que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père Céleste” ; “mettez en pratique la parole, et ne vous contentez pas de l’écouter”.
Comment l’Église va-t-elle réagir vis-à-vis de ces groupes radicaux qui menacent la méthode d’évangélisation douce ? Parviendra-t-elle à maintenir l’équilibre entre un accueil emphatique et une exigence rigoureuse ? Enfin, pourra-t-elle rester tiède face à l’ébullition de cette nouvelle vague de catholiques ?
Célestin Ferré
24/03/2026
Qu'est-ce que l'ingénierie sociale ?
Selon Lucien Cerise, l'ingénierie sociale est une approche "mécanique" de la société. Elle consiste à traiter l'humain et les interactions sociales de manière scientifique et rationnelle, comme on réglerait une machine.
Cette discipline, sœur de la cybernétique, tend à effacer la distinction entre le vivant et la machine. Le problème ? Contrairement à une machine qui a besoin de contrôle pour fonctionner, l'être humain développe des pathologies mentales lorsqu'il est placé sous un contrôle total.
La "Fabrique du Consentement" : Le cas français
L'entretien souligne une spécificité française : l'auto-attestation. Pour l'auteur, cet outil est un chef-d'œuvre de manipulation psychologique :
L'illusion de liberté : En signant soi-même son autorisation de sortie, l'individu a l'impression de rester l'acteur de sa propre contrainte.
L'intériorisation de la norme : Ce procédé permet de faire accepter des mesures coercitives "en douceur", évitant ainsi les phénomènes de rejet brutaux.
Le "Nudge" ou le paternalisme libertaire
Lucien Cerise évoque la théorie du Nudge (le "coup de pouce"), utilisée par les gouvernements pour orienter les comportements sans interdire formellement. En jouant sur des ressorts comme la peur, la culpabilité ou le besoin de conformisme, le pouvoir incite la population à s'auto-surveiller.
Vers un agenda transhumaniste ?
L'entretien s'oriente ensuite sur les objectifs à plus long terme de cette gestion de crise. Cerise cite notamment Klaus Schwab (Forum de Davos) et son concept de "Grande Réinitialisation" (The Great Reset). La pandémie aurait servi de "fenêtre d'opportunité" pour accélérer certains projets :
La fusion du biologique et du numérique : L'intégration croissante des technologies dans nos corps et nos vies sociales.
L'infiltration cognitive : L'utilisation de "trolls" ou de techniques d'amplification sur les réseaux sociaux pour discréditer toute opposition en la rendant absurde.
Un impact durable sur la santé mentale
Le constat final de Lucien Cerise est alarmant. Six ans après le choc de 2020, les séquelles psychiques seraient profondes :
- Explosion des pathologies mentales chez les jeunes.
- Affaiblissement du "tonus émotionnel" de la population.
- Modification durable de notre rapport à la liberté et à l'incertitude.
Si l'espèce humaine possède une grande résilience, Lucien Cerise nous invite à une vigilance accrue face aux nouvelles méthodes de management social qui visent à transformer le citoyen en un rouage prévisible d'une grande mécanique globale.
Voir l'entretien :
23/03/2026
le mathématicien Bernard Beauzamy et ses invités ont tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’ils nomment l’obscurantisme contemporain. Ce phénomène ne réside pas dans l’absence de savoir, mais dans la substitution systématique de la preuve scientifique par le “consensus” émotionnel et médiatique.
La science, par définition, repose sur le doute, la vérifiabilité et la contradiction. Or, l’espace public actuel transforme trop souvent la démarche scientifique en un dogme d’État incontestable. On présente des modèles mathématiques incertains comme des vérités absolues, occultant les règles fondamentales des probabilités pour servir des narrations idéologiques.
Cette fragilité des preuves, amplifiée par des médias privilégiant le slogan à l’argument, installe une forme de “cancel culture” où toute remise en question est immédiatement disqualifiée.
Ce nouvel obscurantisme s’appuie sur une érosion délibérée de l’exigence éducative.
En affaiblissant la maîtrise des outils logiques et des disciplines fondamentales, on prive les citoyens de la structure intellectuelle nécessaire pour déceler les manipulations.
Le résultat est une vulnérabilité généralisée face aux arguments d’autorité : l’indignation remplace la démonstration, et la conformité idéologique l’emporte sur la quête de vérité.
Retrouver le courage de la rigueur, à l’image des travaux du professeur Paul Deheuvels, est aujourd’hui un acte de résistance nécessaire pour préserver notre liberté d’esprit.
22/03/2026
On ne peut pas porter sa croix seul. Pour que ces trois mots (Écouter, Offrir, Aimer) deviennent réalité, Monsieur l’abbé nous rappelle l'importance vitale des Sacrements et de la Prière. Sans la grâce divine, nos efforts restent vains.
À l'image de Notre-Dame de Compassion, apprenons à « souffrir en aimant et à aimer en souffrant ».