Le blog du Temps de l'Immaculée.

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Monroe : Le chant sacré comme pont entre le Ciel et la Terre

18/03/2026

Monroe : Le chant sacré comme pont entre le Ciel et la Terre

Les points clés de son engagement :

Une mission spirituelle : Monroe exprime une volonté claire : « transmettre l’amour de Dieu au plus grand nombre ». Pour elle, la musique est un vecteur direct vers le sacré qui « touche directement le cœur » sans passer par le mental.

Un répertoire dédié : Sa tournée, accompagnée par les chœurs d'enfants des Pueri Cantores, mettra à l'honneur l'Ave Maria (Bach, Gounod, Vavilov). Son premier album chez Warner mélange également répertoires sacré et profane.

Une démarche d'ouverture : Bien que profondément ancrée dans sa foi, dans ses entretiens, elle souhaite que ses concerts soient des « soirées spirituelles » ouvertes à tous, espérant que même les non-croyants puissent y faire l'expérience d'un amour qui les dépasse.

 

Un témoignage emblématique d'une jeunesse en quête de sens
Le parcours de Monroe s'inscrit dans une dynamique sociétale frappante. Nous vivons une époque de paradoxes : alors que la pratique religieuse traditionnelle semble parfois décliner, on assiste à un élan spectaculaire de la jeunesse vers la foi, illustré notamment par les milliers de catéchumènes (souvent des jeunes adultes) qui demandent chaque année le baptême lors de la veillée pascale.

 

Monroe incarne cette « nouvelle génération qui casse les codes », selon les mots de Melchior Plasmans cités dans l'article. Elle appartient à cette jeunesse décomplexée qui :

N'a pas peur du "qu'en-dira-t-on" : Dans un milieu artistique souvent sécularisé, voire hostile aux expressions de foi explicites, elle fait le choix courageux d'afficher son amour pour Dieu dès l'aube de sa carrière.

Privilégie l'authenticité sur la stratégie : Là où d'autres pourraient lisser leur image pour plaire au plus grand nombre, elle prend le "risque" de s'identifier au chant sacré et aux édifices religieux, transformant ce qui pourrait être perçu comme un obstacle professionnel en une force de témoignage unique.

 

En somme, pour Monroe, le succès n'est pas une fin en soi, mais un moyen d'honorer Dieu et de partager une beauté qui élève l'âme, faisant d'elle une figure de proue parmi d'autres de ce renouveau spirituel chez les jeunes.

 

Ave Maria de Vavilov

 

L'air de la Reine de la nuit de
La flûte enchantée

“Ce qui blesse l’Église est l’existence en son sein d’une forme de « wokisme spirituel »”

17/03/2026

“Ce qui blesse l’Église est l’existence en son sein d’une forme de « wokisme spirituel »”

Ce qui fracture l’Église catholique porte le nom d’hérésie quand il s’agit d’une fracture doctrinale et de schisme lorsqu’il s’agit d’une fracture ecclésiale. L’histoire montre que les deux causes génèrent souvent une seule et même fracture, comme celle que dessine aujourd’hui le Chemin synodal allemand. Mais, dans l’histoire de l’Église, l’arianisme fut une hérésie non schismatique puisqu’elle ne constitua pas une Église du dehors mais se développa au sein même des structures ecclésiales de son temps. Une partie du clergé et de l’épiscopat s’y rallia, elle eut ses conciles et formula son Credo. À l’inverse, le grand schisme d’Occident ne professa aucune hérésie et l’Église canonisa des saints qui furent partisans soit du pape de Rome soit du pape d’Avignon.

 

L’Église catholique d’aujourd’hui est pourtant traversée par des tensions qu’on ne peut nier, et qui n’expriment pas seulement une saine diversité spirituelle en son sein. La question posée par le fait qualifié de « traditionalisme » d’une manière simplifiée en fournit un exemple. Il subsiste, au sein de l’Église catholique, un fait minoritaire mais profondément dynamique, qui n’est pas un rite propre comme le maronite ou le byzantin. Il ne bénéficie pas non plus d’une organisation ecclésiastique dédiée comme l’Ordinariat catholique anglican. Il dispose, comme le mouvement charismatique, de ses séminaires, de ses branches religieuses, de son clergé et de ses fidèles. Mais, à la différence du renouveau charismatique, il fait l’objet d’une assez large hostilité de la hiérarchie, le pape François ayant même écrit que l’usage de la liturgie traditionnelle « a été utilisé pour augmenter les distances, durcir les différences, construire des oppositions qui blessent l’Église et en entravent la progression, en l’exposant au risque de divisions ».

 

Il me semble au contraire que ce qui blesse l’Église est l’existence en son sein d’une forme de « wokisme spirituel » qui voudrait rompre avec son passé, abandonner les pans entiers de la doctrine, soit en les relativisant, soit en les taisant, et réécrire l’histoire de sa liturgie. Cela génère, hélas, une fracture dans l’unité de l’Église avec elle-même, une fracture dans l’unité « diachronique » selon le mot de Benoît XVI, l’unité comprise dans le temps et le développement de l’histoire de l’Église. À l’inverse, le fait qu’une famille spirituelle se réclame de l’usus antiquor dans ses rites et dans son expression doctrinale ne constitue pas une fracture pour l’Église.

 

Toutefois, tant que cette forme liturgique sera niée dans ce qu’elle représente comme diversité légitime, il sera difficile à ses fidèles de reconnaître dans la place qui leur est faite l’accueil « large et généreux » promis par saint Jean-Paul II en 1988. C’est en vue de l’unité de l’Église que cet accueil a été promis. Pour reconnaître la légitimité de l’attachement aux « formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine », le motu proprio Ecclesia Dei a posé comme condition qu’il s’accompagne de la reconnaissance de « la continuité du concile (Vatican II) avec la Tradition ». Pour les catholiques qui s’identifient à cet héritage, la validité et le caractère en soi sanctifiant du nouveau rite sont acquis, il n’y a pas lieu d’ajouter à cette reconnaissance d’autres exigences. Or un glissement semble s’opérer vers de nouvelles sommations, comme l’impératif de concélébration pour les prêtres ou la prévention à l’égard de l’exclusivisme liturgique pour les fidèles, ce dernier argument étant régulièrement opposé aux organisateurs du pèlerinage de Chartres. Il serait sain que les conditions fixées par l’Église pour la pleine communion, à savoir la profession du même Credo, la célébration des mêmes sacrements et la reconnaissance de la même hiérarchie, restent le cadre dans lequel s’opère la distinction entre fracture et diversité. C’est même le préalable pour avancer plus loin dans la compréhension mutuelle des charismes de chacun.

 

L’ancien rite et les pédagogies de la foi qui y sont attachées restent un chemin de sainteté dans l’Église catholique, dont il est à espérer qu’il s’ouvrira de nouveau largement, tant il est vrai que les diverses formes de spiritualité reconnues par l’Église ont pour terme le salut des âmes et la gloire de Dieu.

 

 

Saint Joseph, un puissant intercesseur

16/03/2026

Saint Joseph, un puissant intercesseur

 

 

 

Saint Joseph a plus d’un tour dans son sac ! Trouver une maison, un travail, accorder la grâce de l’enfantement, résoudre des difficultés financières, il a souvent fort à faire. En particulier en mars. Durant ce mois qui lui est traditionnellement consacré, de nombreux catholiques sont au rendez-vous. Attentif et silencieux bienfaiteur, il est le généreux donateur de tous ceux qui le supplient. « Saint Joseph a une place privilégiée dans le concert des saints, précise Sœur Benoîte, Petite Sœur des Pauvres. Il a tellement bien pris soin de la Vierge Marie et de Jésus que nous lui demandons, à notre tour, de prendre soin de nous. »

 

Abondance de grâces

Les témoignages regorgent. « Il y a 12 mois, je marchais à Cotignac. Neuf mois après, Pio est arrivé, une journée de neige en février », raconte Sarah.

« Nous recherchions une maison dans une région où il est très difficile d’en trouver, en raison du prix de l’immobilier. Nous devions quitter notre appartement avant le 31 décembre. Nous avons prié saint Joseph en famille. Fin septembre, nous l’avons trouvée, et nous y habitons depuis le 29 décembre ! », témoigne Pascal. Et Paul à son tour : « J’étais en recherche d’emploi, difficile. Au terme d’une neuvaine à saint Joseph, j’ai été reçu en entretien, un 19 mars, dans une salle « Saint-Joseph », entretien qui a débouché sur un CDI. » « Saint Joseph est à l’œuvre pour l’Église universelle comme il le fut pour la Sainte Famille, explique le Frère Vincent, recteur du sanctuaire de Notre-Dame-de-Grâces, à Cotignac. Les personnes qui se tournent vers lui ne sont pas déçues. »

 

« Pour l’âme et pour le corps »

Il existe mille et une façons de se confier à ce puissant intercesseur. La neuvaine à saint Joseph, proposée par le site hozana.org, est l’une des plus suivies au monde. Certains glissent une lettre sous sa statue, lui précisant avec force détails la grâce souhaitée. « Nous lui offrons également un objet qui nous manque, raconte Sœur Benoîte. Il y a trois jours, notre sœur cuisinière lui a présenté une orange, car nous n’en avions plus assez. Et nous en avons reçu deux jours plus tard. Cela nous arrive presque tous les jours. »

 

Choisi par Dieu pour être le protecteur et le guide de la Reine du Ciel et le père nourricier de son Fils, saint Joseph accueillit la volonté de Dieu dans le quotidien d’un père de famille. « Je ne me souviens pas de l’avoir jusqu’ici prié de rien que je n’aie obtenu, ni ne puis penser sans étonnement aux grâces que Dieu m’a faites par son intercession, tant pour l’âme que pour le corps, écrivait sainte Thérèse d’Avila. Je sais par expérience que saint Joseph nous secourt en tout. »

 

Mais suffit-il seulement d’invoquer son nom pour être comblé ? Saint Joseph était conformé au Christ. « Il est un exemple de docilité à Dieu, de foi, de silence, explique Sœur Benoîte. C’est en l’imitant dans cette attitude que notre confiance en lui s’accroît. Et c’est alors qu’il intercède. Car il ne s’agit pas d’automatisme, ni de magie. » Lui faire confiance… N’est-ce pas ce que firent la Vierge Marie, et le Christ lui-même ? Exemple d’humilité et de douceur, qui s’effaça pour laisser la place à sa sainte épouse et au Fils de Dieu, saint Joseph est une figure d’écoute, efficace. Par son obéissance aux volontés divines, l’abandon à son Créateur, la confiance à toute épreuve en son divin Fils, il est un modèle de sanctification pour ceux qui cherchent à vivre leur foi dans la vie quotidienne. 

 

Pétronille de Lestrade dans France Catholique

La Multiplication des Pains : Un itinéraire spirituel pour le Carême

15/03/2026

La Multiplication des Pains : Un itinéraire spirituel pour le Carême

 

 

 

 

1. Offrir notre peu pour permettre le miracle
Le point de départ du miracle n'est pas la richesse, mais la pauvreté humaine. Face à 5 000 personnes, les cinq pains et les deux poissons du jeune garçon semblent dérisoires. Pourtant, c’est ce don modeste qui permet au miracle de commencer.

L’application au Carême : Nos efforts de prière, de jeûne et d'aumône nous semblent souvent fragiles, imparfaits ou insuffisants.

Le message : Dieu ne nous demande pas l’impossible, mais l’humilité de Lui offrir ce que nous avons, aussi petit soit-il. C’est dans notre faiblesse que Sa force se déploie.

 

 

2. La persévérance : Rester avec le Christ
La foule a été nourrie parce qu’elle est restée avec Jésus, malgré la faim, la fatigue et l'absence apparente de solutions. Beaucoup de chrétiens désirent la grâce, mais manquent de constance dès que les difficultés surgissent.

 

Demeurer dans la proximité : La nourriture spirituelle se reçoit dans la durée. Cela implique de persévérer dans la prière, l’assistance à la Messe et l’adoration, même en l’absence de "joie sensible" ou de consolation immédiate.

Le silence intérieur : Le Carême est un temps privilégié pour s'approcher du Christ et faire taire les bruits du monde. Plus nous nous sentons faibles, plus nous devons nous agripper à Sa présence.

 

 

3. La logique de la surabondance
Le récit se termine par un détail crucial : il reste douze paniers. Dieu ne se contente pas de donner le nécessaire ; Il donne avec une générosité infinie.

Vaincre la peur du don : Souvent, nous craignons de nous donner totalement à Dieu par peur de "perdre" quelque chose (notre temps, notre liberté, nos plaisirs).

La réalité de la grâce : L’Évangile prouve le contraire. Avec le Seigneur, la misère devient abondance. Celui qui donne sa vie au Christ ne perd rien, il reçoit tout au centuple.

 

 

Conclusion : La joie du dimanche de "Laetare"
Au cœur du Carême, l'Église nous invite à la joie avec le dimanche de Laetare ("Réjouis-toi"). Cette joie n'est pas superficielle ; c'est celle de savoir que le Christ transforme la pauvreté de nos cœurs en une vie divine débordante.

En suivant l'exemple de la Vierge Marie, apprenons à comprendre et à vivre ces enseignements pour que ce Carême soit un véritable renouveau.

"Le Christ transforme la pauvreté de notre cœur en abondance de vie divine."

Le cardinal Zen appelle le pape à intervenir dans le dossier de la FSSPX

13/03/2026

Le cardinal Zen appelle le pape à intervenir dans le dossier de la FSSPX

 

 

Ce texte, diffusé à l’occasion du vendredi de la deuxième semaine de Carême, s’appuie sur l’Évangile et les lectures de la messe du jour pour évoquer les tensions actuelles autour de la Tradition dans l’Église.

 

Dans cette méditation, le cardinal Zen aborde directement la question du dialogue entre le Saint-Siège et la FSSPX. Il rappelle d’abord qu’un schisme constituerait un grave dommage pour l’Église et doit être évité (la FSSPX n’entend nullement causer un schisme : si elle veut procéder à des sacres épiscopaux, c’est sans la moindre intention schismatique, avec l’unique souci d’assurer la continuité de son apostolat au service de l’Église). Le cardinal souligne en outre la gravité du problème de conscience auquel sont confrontés de nombreux fidèles attachés à la Tradition. Il pose une question fondamentale : « Comment peut-on obliger quelqu’un à suivre des enseignements qui nient manifestement la sainte Tradition de l’Église ? »

 

Un appel à l’intervention du pape
Dans sa réflexion, le cardinal Zen évoque les discussions en cours entre la FSSPX et le Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Cependant, il s’interroge ouvertement sur les perspectives d’un tel dialogue dans les circonstances actuelles : « La FSSPX a été envoyée dialoguer avec le chef du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, mais y a-t-il un minimum d’espoir dans ce dialogue ? »

 

Le cardinal n’hésite pas à exprimer ses réserves concernant la direction actuelle du dicastère, dirigé par le cardinal Víctor Manuel Fernández, souvent surnommé « Tucho ». Selon lui, la vision de ce dernier semble difficilement conciliable avec la défense de la Tradition.

 

Dans ce contexte, le cardinal Zen appelle implicitement le pape Léon XIV à prendre lui-même en main le dossier, notamment en ce qui concerne les sacres d’évêques envisagés par la Fraternité afin d’assurer la continuité de son apostolat.

 

La question de la messe traditionnelle
La réflexion du cardinal aborde également la question de la liturgie traditionnelle, au cœur des tensions actuelles. Il estime qu’il serait erroné de vouloir supprimer la messe traditionnelle : « Et la messe traditionnelle ? Il est évidemment erroné de vouloir l’éliminer. »

 

Ces paroles rejoignent les préoccupations de nombreux clercs et fidèles à travers le monde qui maintiennent la liturgie traditionnelle comme un trésor spirituel de l’Église et une expression authentique de la foi catholique.

 

La véritable unité de l’Église ne peut se construire qu’en demeurant fidèle à la Tradition reçue. Cet appel du cardinal Zen — malgré son souci de préserver le concile Vatican II en attribuant ses dérives à un prétendu « esprit du concile », et malgré son souhait d’une « réforme de la réforme » liturgique qui tenterait de sauver le Novus Ordo — rejoint néanmoins une conviction profonde de la Fraternité Saint-Pie X : la fidélité à la Tradition n’est pas un refus de l’Église, mais au contraire un service rendu à son unité et à sa continuité.

 

Les sacres épiscopaux envisagés par la Fraternité s’inscrivent dans cette perspective : assurer la transmission du sacerdoce et de la foi catholique, sans rupture avec l’Église, dans la ligne de l’action menée par Mgr Marcel Lefebvre.

 

En ce temps de Carême, les fidèles sont invités à prier pour l’Église, afin que l’unité s’accomplisse non dans une obéissance aveugle, mais dans la vérité et dans la fidélité à la Tradition catholique.

 

(Sources : oldyosef.hkcatholic.com - FSSPX Actualités)

St Charles de Foucauld et l’Islam

12/03/2026

St Charles de Foucauld et l’Islam

>>"Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du
nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à
celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la
française, sans avoir l'esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais
qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse
des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement
mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts,
par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants),
contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. Le sentiment national
ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple
lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un
levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman
indépendant.


>>L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale
française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante
ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé
d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos
écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul
moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.


>>Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par
persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et
affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les
prêtres et prendre un contact plus intime.


>>Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une
manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec
certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du Mehdi, il n'y en a pas : tout
musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du
jugement dernier le Mahdi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la
terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman
regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt
ou tard subjugués par lui musulman, ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non
musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son
tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son
épreuve; " l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ;
s'il se tient tranquille, il se trouve intact le
jour de la libération ", disent-ils ;
ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux
être soumis aux Français
qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils

peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent
se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier,
esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles
mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas
Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Mehdi, en lequel ils soumettront
la France.


>>De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité
française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être
infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce
changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du
medhi..."


Charles de FOUCAULD

La dernière bataille

11/03/2026

La dernière bataille

 

Un des personnages de ce roman, le singe Shift, déguise en lion un âne censé représenter Aslan, le dieu de Narnia. Le rapprochement s’opère de lui-même. Comme le diable singe Dieu, le singe manipule l’âne pour le faire passer pour Dieu dans l’univers de Narnia. Et la dernière bataille qui s’ensuivra est l’ultime affrontement entre les armées du Bien et celle du Mal.

 

Sommes-nous entrés dans cette dernière phase ? Il est bien sûr impossible de répondre à cette question. Le temps n’appartient qu’à Dieu. Il n’en reste pas moins certain qu’un véritable renversement est en train de s’opérer sous nos yeux avec la légalisation prochaine de l’euthanasie et du suicide assisté.

 

L’ultime renversement ?
Comme pour l’avortement, il s’agit là d’un fruit mûri par de longues années de militantisme, combinant action politique et action culturelle. Comme pour l’avortement, nous assistons à un renversement anthropologique décisif, rompant avec des millénaires d’humanité et des siècles de christianisme. Le vertige devrait nous saisir devant ce qui se joue sur les bancs feutrés de l’Assemblée nationale. La vie innocente et la vie fragilisée, les deux bouts de la chaîne humaine, sont condamnées à mourir par décision humaine, gravée dans le marbre d’une loi.

 

Comme l’a très bien fait remarquer devant ses collègues parlementaires le jeune député Vincent Trébuchet (UDR), ce renversement est passé par celui du sens des mots, singeant (là encore) la véritable signification de ce qu’est la vraie conception de la liberté, de l’égalité et de la fraternité et, aurait-il pu ajouter, de la dignité (cf. la rubrique « C’est logique » de ce numéro). Avec courage, il n’a d’ailleurs pas hésité à pointer nommément la responsabilité maçonnique dans ce combat en faveur de l’euthanasie.

 

Effet de la jeunesse ou d’une espérance chevillée au corps ? Quoi qu’il en soit, Vincent Trébuchet est allé, à raison, beaucoup plus loin en annonçant qu’une telle loi serait un jour abolie. À nous, à nos enfants ou à nos petits-enfants, il revient d’entamer ce qui sera peut-être la dernière bataille mais qui mérite d’être menée jusqu’au bout pour l’honneur de Dieu et le respect de sa Création. 

 

La vertu de force
L’assassinat effroyable du jeune Quentin, tabassé à mort par des nervis gauchistes, est là pour nous rappeler que la haine n’a pas de limite et que son déchaînement peut être total. Elle nous remémore aussi que nous ne pouvons pas combattre avec les armes de nos adversaires en adoptant, dans un emportement mimétique, les méthodes de l’ultragauche. Il ne s’agit évidemment pas de récuser la force, mais simplement de ne pas oublier qu’elle est une vertu, ordonnée de ce fait au Bien, afin que nous le pratiquions sans défaillance, spécialement en face du danger et de la mort.

 

Saint Thomas d’Aquin souligne d’ailleurs avec justesse que « la vertu de force a pour fonction d’écarter l’obstacle qui empêche la volonté d’obéir à la raison » (Somme théologique, IIa-IIae, 123, 3). Encore faut-il faire usage de celle-ci, ce qui demande une (vraie) formation et un véritable entraînement.

 

Cette vertu de force, nous avons plus que jamais besoin de l’exercer en ces temps de la dernière bataille.

 

« Pour posséder cette vertu en toute sa plénitude, écrit encore saint Thomas, il faut avoir pu se préparer, par une longue méditation antérieure, à sacrifier tous ses biens particuliers et, en premier lieu, sa vie personnelle, au bien de tous qui l’emporte, pour toute âme noble, sur le bien individuel » (Commentaire sur le livre III de l’Éthique à Nicomaque, c. 6).

 

C’est-à-dire, précise à son tour Marcel De Corte (qui cite ce passage de l’Aquinate), le bien commun (De la force, DMM, p. 15). 

 

La légalisation de l’avortement comme celle de l’euthanasie et du suicide assisté impliquent une réponse à la mesure de ces enjeux, qui ne sont ni plus ni moins cruciaux. Elles imposent que les catholiques et les hommes de bonne volonté ayant encore gardé une certaine conscience de la loi naturelle évaluent le degré possible de collaboration avec le système pourvoyeur de ces « lois » mortifères.

 

Devant ces décisions politiques en faveur du Mal, il faudrait certainement que nous osions également nous reposer la question des conditions politiques pour mettre fin à la mort légalisée et promouvoir des lois facteurs de justice, de paix et d’unité.

 


Philippe
Maxence

 

Paru dans L'Homme Nouveau

11-19 mars, neuvaine à St Joseph

10/03/2026

11-19 mars, neuvaine à St Joseph

 

 

Prière de saint François de Sales :

 

Glorieux saint Joseph,
époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle,
nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.

Ô vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités
et sait rendre possibles les choses les plus impossibles,
ouvrez vos yeux de père sur les besoins de vos enfants.

Dans l’embarras et la peine qui nous pressent,
nous recourons à vous avec confiance.
Daignez prendre sous votre charitable conduite
cette affaire importante et difficile, cause de notre inquiétude.

Faites que son heureuse issue
tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs.

Amen.

 

 

Litanies de saint Joseph

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ écoutez-nous.
Jésus-Christ exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Joseph, priez pour nous.
Illustre descendant de David, priez pour nous.
Lumière des patriarches, priez pour nous.
Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.
Chaste gardien de la Vierge,  priez pour nous.
Père nourricier du Fils de Dieu, priez pour nous.
Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous.
Chef de la Sainte Famille, priez pour nous.
Joseph très juste, priez pour nous.
Joseph très chaste, priez pour nous.
Joseph très prudent, priez pour nous.
Joseph très courageux, priez pour nous.
Joseph très obéissant, priez pour nous.
Joseph très fidèle, priez pour nous.
Miroir de patience, priez pour nous.
Ami de la pauvreté, priez pour nous.
Modèle des travailleurs, priez pour nous.
Gloire de la vie de famille, priez pour nous.
Gardien des vierges, priez pour nous.
Soutien des familles, priez pour nous.
Consolation des malheureux, priez pour nous.
Espérance des malades, priez pour nous.
Patron des mourants, priez pour nous.
Terreur des démons, priez pour nous.
Protecteur de la Sainte Église, priez pour nous. 

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Il l’a établi le chef de sa maison,

et l’intendant de tous ses biens.

 

Prions :

Ô Dieu qui dans une providence ineffable avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l’époux de votre très sainte Mère, faites, nous vous en prions, que, l’honorant ici-bas comme protecteur, nous méritions de l’avoir comme intercesseur dans le Ciel, Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles,

Amen.

La sagesse suisse

09/03/2026

La sagesse suisse

1- Qui prend les décisions ? (Le Pouvoir Partagé)
En Suisse, il n'y a pas de "Chef d'État" tout-puissant. Le pouvoir est divisé en trois piliers :

 

A. Le Peuple : Le Souverain Suprême
C'est la particularité de la démocratie directe. Le peuple a le dernier mot sur tout.

L’initiative populaire : Les citoyens peuvent proposer une modification de la Constitution (il faut 100 000 signatures).

Le référendum : Si le Parlement vote une loi qui ne plaît pas aux citoyens, ces derniers peuvent récolter 50 000 signatures pour exiger un vote national. Si le peuple dit "non", la loi finit à la poubelle.

 

B. Le Parlement (L'Assemblée fédérale)
Il vote les lois et le budget. Il est composé de deux chambres qui ont le même poids :

Le Conseil national : Représente la population (200 sièges répartis selon le nombre d'habitants par canton).

Le Conseil des États : Représente les cantons (46 sièges, soit 2 par canton, peu importe sa taille).

 

C. Le Gouvernement (Le Conseil fédéral)
C'est un collège de 7 membres issus des principaux partis politiques. Ils dirigent le pays par consensus.

Le saviez-vous ? La présidence de la Confédération change chaque année parmi les 7 membres. Le président n'a pas plus de pouvoir que ses collègues ; il est simplement "le premier parmi ses pairs".

 

 

2- Les rouages pour faire appliquer les décisions

Une fois qu'une décision est prise (par le Parlement ou par un vote populaire), elle ne descend pas d'en haut de manière autoritaire. Elle suit le principe du fédéralisme et de la subsidiarité.

 

Le principe de subsidiarité
En clair : on ne règle au niveau national que ce que les échelons inférieurs ne peuvent pas gérer.

Communes : Gèrent le quotidien (écoles locales, déchets, routes communales).

Cantons (26) : Ce sont les véritables piliers. Ils ont leur propre Constitution, leur propre Parlement et leur propre police. Ils appliquent la majorité des lois fédérales à leur sauce.

Confédération : Gère ce qui concerne tout le pays (armée, douanes, monnaie, diplomatie).

 

Comment le peuple "obéit" ?
Ce n'est pas tant une question d'obéissance forcée que d'adhésion. Comme le peuple peut contester chaque loi par référendum, les autorités pratiquent la procédure de consultation.
Avant de proposer une loi, le gouvernement demande l'avis des partis, des cantons et des associations. Si tout le monde est d'accord, le risque de référendum diminue. C'est ce qu'on appelle la recherche du consensus.

 

 

En résumé : Qui fait quoi ?

 

 

 

 

 

Le système suisse est lent (c'est normal, il est suisse), car il demande de discuter avec tout le monde, mais il est extrêmement stable car une fois qu'une décision est prise, elle a été validée (ou non contestée) par la majorité.

 

 

Cœur à Cœur

07/03/2026

Cœur à Cœur

1. Libérer l'âme de sa "mutité" spirituelle
L'homme muet de l'Évangile est l'image de notre âme blessée par le péché ou la tiédeur.

Le constat : Le péché et la négligence rendent l'âme silencieuse devant Dieu. On ne prie plus, on n'ose plus parler au Seigneur, et l'on délaisse les sacrements.

L'objectif du démon : Couper toute communication véritable avec Dieu.

La résolution : Retrouver la parole par une prière spontanée et fréquente. Il ne s'agit pas seulement de réciter des formules, mais d'avoir des élans du cœur tout au long de la journée pour rétablir un dialogue vivant avec Jésus.

 

2. Refuser la neutralité spirituelle
Le prédicateur rappelle la parole du Christ : "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi". Dans la vie de l'esprit, l'indifférence n'existe pas.

Le danger : Ne pas faire le bien, c'est déjà laisser le mal progresser.

L'action concrète : Identifier son "défaut dominant" (orgueil, colère, paresse, attachement au confort).

L'enjeu : Combattre cette faiblesse principale est l'étape indispensable pour laisser Jésus régner véritablement dans notre âme.

 

3. Combler le vide par la présence de Dieu
Il ne suffit pas de chasser le mal ; il faut remplir l'espace libéré, sinon le démon revient "avec sept autres esprits plus méchants".

Le principe : Une âme convertie ne doit pas rester vide. Si on abandonne le mal sans cultiver le bien, on reste vulnérable.

Le moyen : Se nourrir des sacrements (confession et communion ferventes) et surtout lire l'Évangile chaque jour.

La pratique : Le prédicateur suggère de suivre les lectures de la messe quotidienne du Carême pour contempler la beauté de l'âme de Jésus et chercher à l'imiter.

 

En résumé
Pour ce Carême, l'effort est triple :

Parler à Jésus librement et constamment.

Combattre son défaut majeur pour ne plus être "neutre".

Se remplir de la Parole de Dieu pour ne laisser aucune place au retour du mal.

"Le miracle de l’Évangile se reproduira en nous : le Seigneur chassera l’ennemi et établira son règne dans nos cœurs."

Ni de droite, ni de gauche

06/03/2026

Ni de droite, ni de gauche

 

 

 

 

Un lecteur du Salon Beige a laissé un commentaire particulièrement instructif sous mon dernier article concernant le collectif Némésis. *

 

Dans ce commentaire, il s’interrogeait sur le clivage droite-gauche en matière de politique. Pour lui, il se résumerait à une opposition entre catholicisme et marxisme :

 

« D’un côté, le marxisme rejette Dieu et tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi. À l’opposé, le catholicisme accepte et cherche l’unique vérité qui est Dieu, et où l’homme est créature de Dieu.

 

Nous pourrions donc très simplement définir la droite comme étant ce qui relève d’une idéologie catholique sans toute fois être obligé d’être baptisé, mais en adhérant simplement à ces principes philosophiques. Et la gauche comme étant ce qui se construit sur le marxisme. »

 

Toujours selon ce partage de la société actuelle, Emmanuel Macron se situerait à l’extrême gauche :


« Macron se retrouve à l’extrême gauche, la définition de la gauche n’étant ici pas attachée à un système économique en particulier. Il s’est en effet lui-même déclaré comme étant un « humaniste », réclamant toujours plus « d’humanisme » lors de son meeting à la présidentielle 2022. Or l’humanisme est un fondement du marxisme en tant que philosophie plaçant l’homme au centre et au-dessus de tout. »

 

Comme pour confirmer ces propos, Emmanuel Macron vient justement de se réjouir ce mercredi 25 février du vote de l’Assemblée Nationale en faveur de l’aide à mourir. Il a salué des débats respectueux et un vote allant dans le sens d’un modèle humaniste !

 

Cette approche de la rivalité entre humanisme et catholicisme n’est pas sans rappeler la vision de Hugh Benson dont j’ai eu l’occasion de parler dans un précédent article.

 

Dans son roman d’anticipation paru en 1906, ce prêtre remarquablement inspiré présentait la fin des temps comme un futur conflit entre catholiques et humanistes !

 

Tout cela nous ramène à un texte biblique particulièrement étrange remontant aux origines de l’humanité :

 

« Adam connu Eve sa femme et elle enfanta Caïn. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel était berger et Caïn laboureur. Au bout de quelques temps, Caïn fit à l’Eternel une offrande des fruits de la terre, et Abel de son côté en fit une des premiers nés de son troupeau. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et son offrande, mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et son offrande. Caïn fut très irrité et son visage fut abattu.

Comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur Abel et le tua ! »

 

Lue comme cela, cette histoire peut paraître difficile à entendre. Certains même y trouveront une situation profondément injuste : pourquoi Dieu accepterait l’offrande d’Abel plutôt que celle de Caïn ?

 

A présent, si on lit ce récit comme un texte prophétique, il devient immédiatement beaucoup plus compréhensible, on se retrouve alors face à notre fameuse opposition entre catholiques et humanistes !


Caïn s’approche de Dieu avec le fruit de ses efforts. Il préfigure toutes ces personnes qui comptent sur leurs propres forces pour établir un monde plus humain, un monde respectant la déclaration des droits de l’homme. De son côté, Abel se contente d’apporter un agneau de son troupeau. Il s’en remet à Dieu pour faire les bons choix : il offre un agneau nouveau né préfigurant sans le savoir le sacrifice de Christ. Même s’il ne comprend pas forcément la portée de son geste, il a confiance en Dieu et choisit d’écouter sa parole. Ainsi, ces deux frères ennemis symbolisent une lutte éternelle entre humanistes et croyants, entre ceux qui veulent bâtir un monde sans Dieu et ceux qui mettent leur confiance en leur Créateur. Et pour finir, les premiers cherchent toujours à éliminer les seconds par pure jalousie. Dire que ce récit transmit de générations en générations depuis des milliers d’années éclaire aujourd’hui les aléas de notre société, donnant même du sens au meurtre de Quentin !

 

* https://www.breizh-info.com/2023/04/17/218681/politique-le-clivage-gauche-droite-a-t-il-un-sens/

* * Le Maître de la Terre. – 

L’importance du vote religieux

05/03/2026

L’importance du vote religieux

 

 

 

[…]

Pourquoi Jean-Luc Mélenchon met-il tout en œuvre pour gagner le vote des électeurs musulmans 

 

D’abord, un constat. En 2019, aux européennes, la liste de La France insoumise a recueilli 6,31 % des suffrages exprimés – environ 1,5 million de voix – ce qui lui a permis d’envoyer six élus au Parlement européen. En 2024, elle a frôlé les 10 % – près de 2,5 millions de voix – et trois députés européens de plus, dont Rima Hassan. Qu’est-ce qui a permis à LFI de gagner 1 million d’électeurs ? En 2019, l’accent était mis sur le social avec, en position éligible, l’aide-soignante Anne-Sophie Pelletier. En 2024, il était mis sur la situation à Gaza, avec Rima Hassan pour égérie.

 

Pourquoi ce changement ?

 

En 2017, il a manqué 600 000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour accéder au second tour de l’élection présidentielle. Le chef de La France insoumise a constaté que la colère des Gilets jaunes profitait à Marine Le Pen. Il a donc misé sur une carte du communautarisme et l’investissement a été payant : entre la présidentielle de 2017 et celle de 2022, il est passé de 37 % à 69 % chez les électeurs de confession musulmane. À Roubaix, il obtient 52 % des suffrages au premier tour de la dernière présidentielle. LFI est en position de conquérir la ville lors des municipales. Ce serait sans doute sa plus grosse prise.

 

Dans votre ouvrage, vous analysez aussi le vote juif et vous évoquez la « grande droitisation » de cet électorat. Pour quelles raisons ?

 

La population française d’origine juive représente au sens large 1,6 % de la population, soit 700 000 personnes. Elle est donc minoritaire dans le corps électoral. Elle a longtemps voté pour la gauche qui, en son temps, avait pris la défense du capitaine Dreyfus et menait le combat contre l’antisémitisme. Mais, de nos jours, l’antisémitisme vient de l’extrême gauche et les Juifs de France se sont peu à peu détachés du PS depuis 2002, date de la Seconde Intifada correspondant à la première flambée des actes antisémites en France. Jugeant la gauche aveugle et responsable, ils ont majoritairement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007. Depuis son arrivée à la tête du FN, devenu RN, Marine Le Pen ne cesse de dire que le Rassemblement national est le meilleur bouclier pour les Français de confession juive. Elle a accéléré la stratégie depuis le 7-Octobre. Cela lui a permis une certaine neutralité de la part de la communauté juive. Mais les données de mon livre établissent que les électeurs juifs continuent de sous-voter en faveur du RN. Lorsqu’ils basculent vers l’extrême droite, c’est Reconquête qui a leur préférence.

 

Le vote catholique est-il de plus en plus pris en compte par les candidats ?

 

Il faut distinguer les « catholiques pratiquants » [allant à la messe une fois par mois, selon les sondages, NDLR] des catholiques non pratiquants. Les pratiquants ont été ouvertement sollicités par Christine Boutin en 2002, par Philippe de Villiers en 2007 et par Éric Zemmour en 2022 qui, durant sa campagne, n’hésitait pas à parler de la France comme de « la fille aînée de l’Église ». Mais les catholiques pratiquants n’aiment pas être essentialisés pour leur vote. Dans les urnes, ils se sont longtemps portés sur un candidat de centre-droit. Ainsi en 2017, 55 % d’entre eux choisissent François Fillon, tandis qu’Emmanuel Macron récolte 19 % de leurs voix. La présidentielle de 2022 marque une petite rupture. Valérie Pécresse, la candidate de la droite traditionnelle, perd beaucoup de poids chez les pratiquants : elle obtient 8 % de leurs suffrages. Mais Emmanuel Macron ne capitalise pas vraiment sur ce vote : 29 %. Marine Le Pen en tire profit en recueillant 25 % du vote des pratiquants, contre seulement 15 % lors de sa première élection présidentielle, en 2012. Attention toutefois, les pratiquants ne sont qu’une fraction des catholiques. Les plus nombreux, les non-pratiquants, sont plus « volatils » : beaucoup ont voté François Hollande en 2012 ; ils peuvent désormais voter RN depuis que ce parti a abandonné l’idée d’un « frexit » et que ses députés ont gagné en respectabilité. Les catholiques non pratiquants sont allergiques au populisme et au culte de la personnalité. Ils restent pro-européens. Je les considère comme des « faiseurs de rois » pour les prochaines élections.

 

Des élus comme Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy ou Marion Maréchal, ne cachent pas leur foi. Peuvent-ils insuffler une dynamique en faveur des catholiques pour les prochaines élections ?

 

Il y a beaucoup de catholiques pratiquants à l’intérieur du parti Les Républicains : des députés, des assistants parlementaires, sans compter de jeunes militants. Cependant, si le parti s’affichait comme catholique, il ne gagnerait pas plus de voix pour accéder au pouvoir. Aux élections européennes de 2024, la liste de François-Xavier Bellamy a obtenu 7,25 % des suffrages, et celle de Marion Maréchal 5,47 %. Le RN, en caracolant en tête avec plus de 31 % des voix, s’est montré très rusé. Ses candidats catholiques – il y en a – ne s’affichent pas comme tels car, dans une logique de conquête du pouvoir, il faut pouvoir rassembler largement. Le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella laisse aux Républicains le soin de mettre en avant les valeurs catholiques. Il tient déjà pour presque acquis le vote des catholiques non pratiquants. Aura-t-il besoin du vote des catholiques pratiquants pour l’emporter au second tour de l’élection présidentielle ? Ils viendront spontanément en cas de duel RN-LFI. Si un autre candidat que LFI devait rester en lice, il sera toujours temps, pour le RN, d’être force de proposition pour rassurer l’électorat catholique.

 

 

 

Le cardinal Sarah se projette sur l'avenir de l'Eglise

04/03/2026

Le cardinal Sarah se projette sur l'avenir de l'Eglise

Le refus d'une Église "mondaine"
Le cardinal rejette catégoriquement l'idée d'une Église qui chercherait à plaire au monde pour survivre. Selon lui, la survie de l'institution ne dépend pas de son adaptation aux mœurs contemporaines, mais de sa fidélité à sa nature divine.

« L'Église est mal comprise parce qu'on la juge à partir de catégories profanes. Elle sera toujours signe de contradiction. Nous n'avons pas besoin d'une institution mondaine de plus. »

Il insiste sur le fait que la mission de l'Église n'est pas de refléter les désirs de la société, mais d'être un instrument de salut. Pour lui, la "mondanité" est le plus grand péril qui guette le christianisme en 2050.

 

La crise doctrinale et le "relativisme"
Pour Robert Sarah, l'unité de l'Église est menacée non par la diversité, mais par l'imprécision et le relativisme qui brouillent le message de l'Évangile. Il appelle à une clarté absolue, qu'il définit comme une forme de charité envers les fidèles.

« L'unité est fragilisée par le relativisme doctrinal. Lorsque l'on exalte la différence au détriment de la communion, la catholicité se fragmente. La précision doctrinale est un acte de charité. »

 

Le devoir de parole : "Le silence serait une trahison"
Face à ce qu'il décrit comme une "guerre déclarée par les puissances médiatiques et législatives" contre les valeurs chrétiennes (notamment sur les questions de la vie), le cardinal exhorte les catholiques à sortir de leur réserve. Il considère que le retrait silencieux n'est plus une option possible.

« Taire le Christ serait une infidélité. [...] Devant l'effondrement des repères, le silence serait une trahison. »

 

 

L'horizon 2050 : La sainteté comme seule stratégie
Interrogé sur ce que sera l'Église dans 25 ans, le cardinal refuse les pronostics statistiques ou les plans marketing ecclésiaux. Pour lui, l'avenir ne se joue pas dans les bureaux des synodes ou des conférences épiscopales, mais dans la vie intérieure des croyants.

« L'avenir de l'Église dépend non des stratégies, mais de notre sainteté. »

 

Il prédit une Église peut-être plus petite, plus dépouillée, mais redevenue un "phare" parce qu'elle aura retrouvé le sens de l'adoration et du silence.

 

 

En complément de cet entretien, rappel d'un autre plus ancien (30/06/2025) en vidéo, plus spécifique à la vision du Cardinal  sur la France

le cardinal Sarah voit la France de 2050 comme une nation à la croisée des chemins : soit elle s'enfonce dans une "mondanité" sans âme, soit elle redécouvre sa mission spirituelle par la sainteté de ses enfants.


La maison battue par les vents: La prophétie de Malachi Martin

03/03/2026

La maison battue par les vents: La prophétie de Malachi Martin

 

 

 

 

Voici un extrait du livre de Martin Malachi (1921-1999), paru en 1998 sous le titre «Windswept House», et traduit en français aux éditions Saint-Rémi sous le titre «La maison battue par les vents». (cf. annexe)

 

C’est une fiction… si l’on veut. Ou plutôt un roman à clés (un tableau de concordance fait le lien entre les personnages romanesques et des personnalités réelles), mi-fiction, mi-document. Car l’auteur lui-même avouait qu’il y avait 98% de réalité, à laquelle se mêlait, par nécessite éditoriale, 2% de fiction.

 

A première vue, en effet, on pourrait penser à l’un de ces multiples romans de gare, écrits à la chaîne et sur commande, dans la lignée de Da Vinci Code, par les ennemis de l’Eglise dans le seul but de la discréditer .

 

Mais ce n’est pas le cas. Martin Malachi n’a rien à voir avec Dan Brown! Il connaît l’Eglise de l’intérieur, il a été un acteur de premier plan de Vatican II, et même s’il a quitté l’ordre des jésuites, il est difficile de ne voir en lui qu’un prêtre déserteur de plus, qui a des comptes à régler.

Il est mort en 1999 des suites d’une chute. Il était jésuite, ordonné en 1954, très savant; il a été secrétaire du cardinal Bea, et en cette qualité il savait ce qui s’était passé au conclave de 1958 et bien d’autres choses par la suite. Il a demandé à Paul VI en 1964 à être dispensé des vœux d’obéissance jésuites, a quitté Rome et et est parti aux États-Unis. Tout en restant prêtre (il a continué de célébrer la messe jusqu’à la fin) il a au début été chauffeur de taxi, serveur de restaurant, tout en écrivant beaucoup.

Le passage de «Windswept House» que je reproduis ici relate une rencontre « secrète », au début des années 80 (JP II vient de se rendre à Fatima), entre des représentants des pouvoirs forts (à laquelle participent aussi des membres de haut rang de l’Eglise, dont le cardinal Casaroli, ici sous le nom de Mastroianni), afin de mettre au point une stratégie pour insérer l’Eglise dans le Nouvel Ordre Mondial (autrement dit la neutraliser).

Le complot implique de se débarrasser du «pape slave», jugé insuffisamment docile à leur plan.

 

Le Choix Catégorique par lequel nous atteindrons notre objectif est la démission. En un mot comme en cent, le titulaire actuel du poste sera incité à en démissionner, et sans avoir à subir de préjudice.
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Une démission volontaire du Pape, à ce moment crucial marqué par la division et la désunion entre catholiques romains laïcs, et même entre ecclésiastiques romains, constituerait un puissant signal.

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Elle ne serait rien de moins que la reconnaissance de leur défaite par les éléments importants qui se dressent encore contre nous. Elle reviendrait à démontrer aux derniers défenseurs de l’ordre ancien des choses que l’on ne peut décidément reconstituer ce qui est du passé. Du reste, le climat actuel est tel qu’il existe déjà dans l’ordre ancien une certaine sympathie pour notre Option Choisie ; et que l’on rencontre même – peut-on ajouter – une sympathie exprimée ouvertement dans les secteurs stratégiques des milieux ciblés.
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Lorsque nous parlons d’inciter le titulaire à démissionner, il va de soi qu’une telle incitation doit revêtir la forme la plus subtile. Nous préconisons – à cet égard – que soient mis en aeuvre tous les moyens dont nous disposons dans le monde. Car la plus puissante incitation sera exercée par la pression des événements et l’apparition d’irrésistibles lignes de force, événements et lignes de force qui devront être conçus de manière à restreindre les actions du titulaire, la seule possibilité restant à celui-ci étant alors de démissionner de ses fonctions papales.

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(pages 155-156)


L’histoire a prouvé que le plan a échoué avec Jean-Paul II.
Le traducteur, François Thouvenin, ajoute en note de bas de page :

Comment ne pas penser à la démission de Benoît XVI en 2013 (NDLR : provoquée par le blocage des finances du Vatican par le système Swift) et à son remplacement par le « Pape François » ? Le livre de Malachi Martin – publié en 1998 – aura été prémonitoire au moins sur ce plan-là. Il n’aura jamais eu que quinze ans d’avance, ce qui est fort peu pour des gens qui exécutent un plan préternaturel remontant à des milliers d’années et dont la réalisation ne cesse de s’accélérer.

 

 

Annexe
Présentation du livre par l’éditeur (quatrième de couverture) :


La Guerre froide est terminée.

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Avec des capacités et une audace impossibles à envisager jusqu’à présent, une improbable coalition internationale d’intérêts politiques, financiers et religieux supérieurs voit enfin dégagé devant elle l’itinéraire devant aboutir à son objectif ultime : l’établissement d’une société mondiale unique, l’Utopie.

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Avec pour seuls points communs un immense pouvoir et l’ambition démesurée d’en acquérir davantage encore, avec pour slogan l’unité et la prospérité mondiales, avec la trahison, le scandale et l’assassinat comme armes toutes prêtes à servir, ces hommes ont à la fois les moyens et la volonté de s’approprier le mécanisme mondial convenant parfaitement à la réalisation de leurs plans : la plus ancienne, la plus habile et la plus stable chancellerie politique du monde, le Vatican. (…)

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De l’Amérique à la Russie en passant par l’Europe, parmi de vastes paysages comme dans des couloirs clandestins, une distribution riche et variée – présidents et hommes politiques, saints et pécheurs, faiseurs de papes et aspirants à la papauté – s’entrechoque sur fond d’événements dramatiques et parfois sanglants, tandis que le sort du monde est en jeu.

 

 

 

Source : Benoit et moi

 

 

 

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La Fraternité Saint-Pie X interpelle et répond au cardinal Sarah

02/03/2026

La Fraternité Saint-Pie X interpelle et répond au cardinal Sarah

 

 

 

 

« Dans une tribune parue en France dans Le Journal du Dimanche du 22 février 2026, le cardinal Sarah, qui a été ces dernières années une forte source d’encouragement pour de nombreux fidèles, s’inquiète de l’annonce des sacres épiscopaux par la Fraternité Saint-Pie X.

 

Le cardinal écrit : « Combien d’âmes risquent de se perdre à cause de cette nouvelle déchirure ? » On est en droit de se demander si ce sont vraiment les âmes des fidèles fréquentant les chapelles de la Fraternité qui sont en danger, ou s’il ne faudrait pas davantage craindre pour le salut de ceux qui suivent les « prélats qui renoncent à enseigner le dépôt de la foi » ou les « loups déguisés en agneaux », justement dénoncés par le prélat.

 

Le remède proposé par Son Éminence à ceux qui veulent « mener le combat pour la foi, la morale catholique et la Tradition liturgique » est l’attachement au Successeur de Pierre. Tout catholique devrait alors accepter ce qui vient du pape sans jamais désobéir. Cela n’est pourtant pas aussi simple qu’il n’y paraît, car n’est-ce pas précisément de Rome que sont récemment venus l’ouverture des divorcés remariés à la communion eucharistique, la bénédiction des couples irréguliers, l’assertion selon laquelle Dieu veut la pluralité des religions, la remise en cause de titres traditionnellement attribués à la Très Sainte Vierge Marie et employés par de nombreux papes, ou encore la tentative de suppression à long terme du missel traditionnel ? Or le cardinal Sarah s’est lui-même opposé à nombre de ces nouveautés au nom de la Tradition.

 

D’un côté, il nous montre l’exemple du bon combat pour la foi, la morale catholique et la tradition liturgique ; de l’autre, il nous invite à obéir à ceux qui sont à l’origine des maux que nous combattons. Comment le faire alors même que des cardinaux peuvent répandre des opinions hétérodoxes, réprouvées par le cardinal guinéen, sans être cependant jamais inquiétés par les autorités de l’Église ? Qu’en conclure, sinon que nous n’avons d’autre choix, avant d’assentir, que de distinguer entre les enseignements fidèles à la foi de toujours et ceux qui sont l’expression d’une pensée nouvelle, irréconciliable avec le magistère antérieur ? Bien que le pape actuel n’exerce le souverain pontificat que depuis peu, ses nominations aux charges les plus élevées ainsi que ses discours et homélies ne permettent pas d’augurer un changement notable.

 

Enfin, le cardinal Sarah nous donne à méditer le bel exemple d’obéissance héroïque du Padre Pio. On nous permettra cependant de remarquer l’immense différence entre la situation du stigmatisé de Pietrelcina et celle de la Fraternité Saint-Pie X. Il accepta dans la foi, l’humilité et l’obéissance une grave injustice concernant sa personne, mais qui n’avait pas de conséquence extérieure quant au salut des âmes. La Fraternité s’élève quant à elle contre une injustice touchant le bien commun de l’Église, blessée dans sa foi, sa morale et sa liturgie, comme le reconnaît le cardinal. Comment rester silencieux alors que la foi et le salut des fidèles sont menacés ? N’est-il pas nécessaire, par charité pour ces âmes, que certains osent s’opposer à ceux qui propagent l’erreur ?

 

Saint Paul s’est publiquement opposé à saint Pierre à Antioche, avant que le premier pape ne reconnaisse son erreur. Saint Athanase, alors que la majorité des évêques est proche de l’hérésie d’Arius, est excommunié par le pape Libère mais continue de prêcher et d’éclairer les âmes. Le Padre Pio a donc eu raison d’obéir à des sanctions injustes le concernant, car rien ne menaçait la foi des fidèles. On sait moins qu’il refusa de célébrer la messe selon le missel expérimental de 1965 en langue vernaculaire et qu’il continua à célébrer la messe de son ordination jusqu’à sa mort, en 1968, quelques mois avant l’entrée en vigueur de la réforme liturgique. Qu’aurait-il fait alors ?

 

Éminence, nous vous supplions d’utiliser votre autorité, votre notoriété et votre plume pour convaincre le Saint-Père de mettre un terme à la crise doctrinale, morale et liturgique que traverse la sainte Église. Alors la Fraternité Saint-Pie X ne sera plus dans la nécessité d’ordonner des évêques sans mandat pontifical. Alors il y aura une véritable unité et une parfaite communion dans l’Église de Dieu : l’unité et la communion dans la foi.

 

Abbé Étienne Ginoux, FSSPX »

 

 

Dieu seul suffit

01/03/2026

Dieu seul suffit

 

 


Le deuxième dimanche de Carême nous place traditionnellement face à l’éclat de la Transfiguration. Pourtant, au-delà de la lumière fulgurante du Mont Thabor, cette prédication nous invite à une réflexion plus profonde sur ce qui reste quand la nuée se dissipe : « Jésus seul ».

De la consolation à la dépouillement
L'Évangile nous montre des apôtres éblouis, comblés de bonheur. Mais il nous est rappelé  une réalité humaine universelle : après les moments de grâce (retraites, communions ferventes, paix intérieure), vient souvent le temps où « tout semble retomber ». Les difficultés reviennent, le silence de Dieu s'installe, et le ciel semble se fermer.

C'est ici que commence le véritable chemin spirituel :

« Il veut nous apprendre à ne pas aimer ses consolations plus que Lui-même. »

 

La fidélité dans l'ombre
Le cœur du message réside dans cette distinction entre le sentiment religieux et la foi pure. Aimer Jésus pour lui-même, c'est demeurer fidèle quand il semble se cacher. La prédication définit le Carême non pas comme une accumulation de pratiques, mais comme une école de simplification.

 

Cette fidélité « héroïque » se manifeste dans trois domaines concrets :

La prière : Rester présent même quand on n'y « sent » rien.

La solitude : Offrir ses moments d'isolement à Celui qui fut abandonné au Calvaire.

Le détachement de soi : Cesser de se rechercher soi-même à travers ses exercices de piété.

 

Le quotidien comme lieu de Transfiguration
Loin des sommets du Thabor, c’est dans la plaine du quotidien que se prouve l’amour véritable. Le prédicateur nous donne des clés très concrètes pour vivre ce « Jésus seul suffit » :

Supporter patiemment une contrariété.

Garder la douceur dans une conversation tendue.

Accomplir un travail caché.

Pardonner sans bruit.

 

Conclusion : Le secret de la paix
En résumé, réussir son Carême, ce n'est pas multiplier les exploits, mais purifier son intention. En marchant avec le Christ du Thabor jusqu’au Calvaire, nous apprenons que Lui seul est le centre et la plénitude de nos vies. Comme le soulignait saint Jean de la Croix, il s'agit de faire de Jésus notre « tout ».

 

Sous le regard de la Vierge Marie, laissons cette question habiter notre semaine : Est-ce que je cherche Jésus pour ce qu'Il me donne, ou pour ce qu'Il est ?