Le blog du Temps de l'Immaculée.

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SAINT NICAISE et ses COMPAGNONS Martyrs (IIe siècle)

11/10/2025

SAINT NICAISE et ses COMPAGNONS Martyrs (IIe siècle)

 Après avoir séjourné quelques temps près du grand apôtre, saint Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.

 

        Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs,  car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Égobile. 


        Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l'Évangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé ; là, le monstre expira, par l'ordre du saint. À cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du Christ, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême.

 

        Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans le pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux (NDLR : autre nom de Mousseaux où il eut quelque temps son ermitage), commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Évangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée. Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Égobile reprirent leur marche vers Rouen.

 

        À la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle ; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps. Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens, irrités, conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui, peu auparavant, avait mis à mort saint Denis et ses compagnons ; mais, inaccessibles à toutes les menaces, ils subirent courageusement le martyre sur les bords de l'Epte. Il serait enterré à Gasny.
On rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis : ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.

 

©Evangelizo.org

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 4 : SUIVRE LA MESSE AVEC LE MISSEL

11/10/2025

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 4 : SUIVRE LA MESSE AVEC LE MISSEL

Des sacramentaires, lectionnaires et antiphonaires… au missel « plénier »
Le premier de ces livres, le plus central, est le sacramentaire. Il contenait les paroles dites ou chantées par l’évêque ou par le prêtre dans la célébration de la messe, comme les oraisons, le canon, les prières d’intercession ; mais aussi parfois les rites du baptême, des ordinations et quelques bénédictions. Ces sacramentaires contenaient peu d’indications relatives à la manière de célébrer la messe (ce qu’on appelle aujourd’hui les rubriques, en rouge dans les missels), qu’il fallait chercher dans les ordines, véritables manuels de liturgie dont les plus anciens à notre disposition remontent au VIIIesiècle. Enfin, si l’on pousse très loin dans le temps, on peut remonter à une époque où certaines parties de l’ordinaire de la messe et même du canon étaient conservées à part, notamment les diptyques, prières d’intercession et liste d’intentions, qui ont d’abord existé sous forme de tablettes ou de feuillets indépendants, ensuite ajoutés aux sacramentaires.

 

Le terme lectionnaire désigne quant à lui tous les livres liturgiques contenant des passages de l’Écriture lus pendant la liturgie ; le premier lectionnaire fut tout simplement la Bible (dans certains manuscrits, les passages à lire dans la liturgie sont indiqués en marge). Lorsque l’on édita des livres propres, on distingua entre l’épistolier (pour l’épître, lue par le sous-diacre) et l’évangéliaire (pour l’évangile, lu par le diacre).

Enfin, les parties chantées par les chantres ou le chœur étaient notées dans un antiphonaire, parfois appelé aussi cantatorium ou graduel.

 

Historiquement, c’est avec la généralisation des messes basses que se produit l’unification de ces différents livres : le prêtre doit en effet réciter lui-même les parties autrefois réservées aux autres acteurs de la liturgie, il faut donc que son propre livre contint aussi les épîtres, évangiles, introïts, graduels… en plus des oraisons et du canon de la messe. C’est ainsi qu’à la fin du Iermillénaire, on passe du sacramentaire au missel plénier. Ce développement des missels pléniers continua avec parfois de nombreuses variantes, jusqu’à l’époque du Concile de Trente, ou le pape Pie V décida d’unifier la prière liturgique en étendant à toute la chrétienté latine l’usage du missel de la Curie romaine (originellement missel des franciscains).

 

Des missels d’autel aux missels des fidèles
L’existence de versions traduites et parfois commentées du missel, à destination des fidèles, est une tradition qui remonte déjà à plusieurs siècles, et qui a connu une histoire mouvementée. Dom Prosper Guéranger était un fervent opposant de ces traductions : il en mentionne la trace dès le XVIIe siècle, puisque le fait fut selon lui dénoncé au Saint-Siège en 1660. Selon lui, cet usage provient notamment des milieux proches du jansénisme et du gallicanisme : l’un des arguments avancés à l’époque aurait été celui de l’apostolat auprès des protestants, dans les années précédant la révocation de l’Édit de Nantes. Au siècle suivant, le débat autour de l’usage de traductions de l’ordinaire de la messe est encore vif : les jésuites semblent en avoir été de fervents opposants jusqu’à leur interdiction dans le dernier quart du XVIIIe siècle.

 

C’est à partir de la seconde moitié du XIXesiècle, et jusque dans les années 1960, que se déploya l’âge d’or du missel des fidèles, édité très largement en de nombreuses versions, avec commentaires, gloses, explications… La réforme liturgique a considérablement réduit l’usage des missels des fidèles : le déploiement des lectures bibliques sur deux ou trois ans rendant presque impossible l’édition d’un missel contenant la totalité des textes de la liturgie (même le « missel romain » employé à l’autel ne contient pas tous les textes).

 

Les origines de l’année liturgique
L’Église n’a pas eu dès l’origine un calendrier propre : elle a d’abord suivi les usages des lieux où elle s’était établie. L’année liturgique se réduisait à la fête de Pâque, à la Pentecôte, et à quelques mémoires locales de martyrs. Lorsque ces fêtes se multiplièrent (IIIe-IVe siècles), on dut se préoccuper d’en noter les dates dans un calendrier déterminé, souvent local. Puis la communication entre les différentes Églises permit une relative universalisation du culte des saints et une harmonisation des pratiques. À partir du IVe siècle, on commença à intégrer le calendrier dans les sacramentaires, au début du volume… Ces documents anciens font découvrir le visage de l’année liturgique chrétienne.

 

L’année liturgique appartient au mystère de la vie de l’Église : elle est le cycle du temps, en tant qu’il est organisé et vécu par l’Église, et sanctifié par l’économie du salut. En l’espace d’un an, la liturgie permet ainsi aux fidèles de revivre tous les mystères de la vie du Christ, et ainsi de le rencontrer chaque jour. L’année liturgique est aussi comme une image de notre vie, qui passe par le péché originel, l’arrivée de la grâce, le combat spirituel et la mort à nous-mêmes, pour aboutir à la résurrection finale. L’année liturgique est enfin un résumé de l’histoire du salut, partant de l’attente du Messie, passant par sa conception et sa naissance, traversant sa vie jusqu’à la mort et la Résurrection, dont elle nous montre les fruits pour l’Église à travers la Pentecôte et les dimanches qui la suivent, jusqu’à la parousie que préparent les derniers dimanches du cycle. On pourrait dire la même chose du jour liturgique, avec le lever du soleil et son mouvement croissant puis décroissant, qui illustre le cours de notre vie terrestre et la figure de ce monde qui passe. Au cœur de chaque journée, le saint sacrifice de la messe récapitule lui aussi toute l’histoire du salut. L’année liturgique est donc un moyen unique de sanctification, possédant sa propre efficacité surnaturelle. Comme l’écrit dom Guéranger :

 

Si l’Église renouvelle chaque année sa jeunesse, comme l’aigle, c’est parce que, au moyen du Cycle liturgique, elle est visitée par son Époux dans la proportion de ses besoins. Chaque année, elle le revoit enfant dans la crèche, jeûnant sur la montagne, s’offrant sur la croix, ressuscitant du sépulcre, fondant son Église et instituant ses Sacrements, remontant à la droite de son Père, envoyant l’Esprit-Saint aux hommes ; et les grâces de ces divins mystères se renouvellent tour à tour en elle, en sorte que, fécondé selon le besoin, le Jardin de l’Église envoie à l’Époux en tout temps, sous le souffle de l’Aquilon et de l’Auster, la délicieuse senteur de ses parfums. Chaque année, l’Esprit de Dieu reprend possession de sa bien-aimée, et lui assure lumière et amour; chaque année, elle puise un surcroît de vie dans les maternelles influences que la Vierge bénie épanche sur elle, aux jours de ses joies, de ses douleurs et de ses gloires; enfin, les brillantes constellations que forment dans leur radieux mélange les Esprits des neuf chœurs et les Saints des divers ordres d’Apôtres, de Martyrs, de Confesseurs et de Vierges, versent sur elle chaque année de puissants secours et d’inexprimables consolations.

 

Sous leur aspect matériel et historique, les mystères que commémore l’année liturgique sont passés et terminés, et pourtant la vertu sanctificatrice des mystères du Christ demeure et les événements du salut s’actualisent réellement lorsque l’Église les célèbre. En effet chacun des actes de Notre Seigneur sur terre fut passager et transitoire, mais le Christ qui l’a accompli demeure, et sa puissance exercée en chaque action dure pour toujours.

 

Les mystères de Jésus sont passés quant à l’exécution, mais ils sont présents quant à la vertu, et leur vertu ne passe jamais, ni l’amour ne passera jamais avec lequel ils ont été accomplis… la disposition vive par laquelle Jésus a opéré ce mystère est toujours, présente et actuelle à Jésus… cela nous oblige à traiter les choses et les mystères de Jésus, non comme choses passées et éteintes, mais comme choses vives et présentes, et même éternelles, dont nous avons aussi à recueillir un fruit présent et éternel

 

Les fêtes  de l’année liturgique ne sont donc pas des anniversaires : « Elles sont une présentation actuelle, une remise dans le présent des différents mystères qui nous deviennent ainsi présents, actuels et vivants, et s’insèrent quant à leur vertu sanctificatrice dans notre présent à nous, pour nous appliquer actuellement, hic et nunc, les effets sanctifiants pour lesquels ils ont été vécus pour nous à tel moment historique de la vie de Jésus ».

 

Les grands temps liturgiques : temporal et sanctoral
La notion de temps liturgique s’articule concrètement autour de trois bases, dont chacune peut prétendre à une origine apostolique certaine :

– le premier fondement de l’année liturgique est la fête de Pâques, la résurrection du Christ, pierre d’angle de notre foi, vers laquelle toute sa vie converge et qui inclut indissolublement le mystère de la Passion et de la Croix.

 

– le second repère est le dimanche, pivot de la semaine, lié à Pâques puisqu’il exprime l’idée de la Résurrection, rappelée et célébrée au sein de chaque semaine.

– la troisième base est le jour, sanctifié au long des heures diurnes et nocturnes par la prière liturgique (l’office divin). Pendant plusieurs siècles, le jour liturgique a été compté sur le modèle hébraïque, commençant avant la tombée de la nuit par la prière des premières vêpres, pour s’achever par celles du lendemain. Cet enchevêtrement des jours (que l’on retrouve encore chaque dimanche et fête de Ire classe – qui commencent aux vêpres du soir précédent) donne une idée de l’éternité.

 

Lorsque l’on ouvre un missel (le missel d’autel ou un missel des fidèles), on trouve généralement deux parties bien distinctes, séparées par les pages de l’ordinaire de la messe : le temporal et le sanctoral.

 

Le temporal contient tous les dimanches et les fêtes à date mobile (car fixées en fonction de celle de Pâques) : Ascension, Pentecôte, Sainte Trinité, Saint-Sacrement (Fête-Dieu), Sacré Cœur… mais on y trouve aussi les quatre-temps (célébrations saisonnières) et quelques fêtes à date fixe : Noël, l’Épiphanie et les jours de leurs octaves (saint Étienne, saints Innocents, saint Jean…).

 

Le sanctoral contient toutes les autres fêtes à date fixe, principalement les fêtes de saints du calendrier liturgique, en commençant généralement au début (approximatif) de l’Avent, soit à la fête de saint André (le 30 novembre)

 

Les deux cycles du temporal et du sanctoral s’articulent tout au long de l’année pour rythmer les célébrations de l’année liturgique. Si celle-ci commence aujourd’hui avec l’Avent, le premier temps liturgique identifié dans l’histoire de l’Église était celui qui entoure la fête de Pâques, qui a été durant trois siècles la première et sans doute la seule fête de l’année. Au IVe siècle, ce jour de fête était étendu sur trois jours (le triduum), depuis le vendredi saint. En même temps s’est imposée l’idée d’une préparation de quarante jours : le carême, qui fut bientôt précédé à son tour d’un « avant-carême » (le temps de la Septuagésime, dont on trouve trace chez saint Grégoire le Grand en 590). La fête de Pâques est prolongée par une octave, huit jours durant lesquels les nouveaux baptisés participaient aux offices de chaque jour en conservant la robe blanche reçue lors de la vigile pascale. La tonalité festive se poursuit ensuite au cours des sept semaines de temps pascal. La solennité de l’Ascension fait partie des plus anciennes fêtes de l’Église, placée quarante jours après Pâques et dix jours avant la Pentecôte : on y faisait à Jérusalem une procession accompagnant le Christ vers le Mont des Oliviers. Puisqu’elle était (comme Pâques) à l’origine une fête juive, la Pentecôte fait partie des plus anciennes dates du calendrier chrétien. Elle est également suivie d’une octave, apparue un peu plus tardivement (avant le VIIe siècle toutefois). Le cycle de la Pentecôte se poursuit ensuite sur au moins 24 semaines (variable selon la date de Pâques), au cours desquelles on retrouve plusieurs fêtes introduites plus ou moins récemment : fête de la Sainte-Trinité (premier dimanche après la Pentecôte), du Saint-Sacrement (jeudi suivant le premier dimanche), du Sacré-Cœur (vendredi suivant le deuxième dimanche)…

 

Avec le dernier dimanche de la Pentecôte, s’achève l’année liturgique : une nouvelle année commence, et s’ouvre sur un nouveau cycle, celui de Noël et de l’Épiphanie. Ces fêtes apparaissent et se généralisent autour du IVesiècle, prenant de l’importance dans le contexte de lutte contre l’arianisme (hérésie qui niait la divinité du Christ). Au Ve siècle on y ajoutera donc un temps préparatoire : l’Avent.

 

Astuces pour bien utiliser le missel des fidèles
L’utilisation du missel des fidèles est une grande aide pour la dévotion et la participation au saint sacrifice de la messe, elle peut toutefois devenir un piège si l’on reste enfermé entre ses pages, ou – pire encore – si l’on s’y perd…

 

Pour en faire un usage efficace, il est recommandé de préparer à l’avance son missel (ou de se faire assister pour bien le préparer), en repérant les différentes pages qui seront à consulter durant la messe (et que l’on pourra marquer d’un signet ou d’une image).

 

– l’ordinaire de la messe, qui contient toutes les prières « ordinaires » (les mêmes à chaque messe) dites ou chantées par le prêtre, le chœur et l’assistance. C’est la référence pour suivre le déroulement de la liturgie. À certains moments de la liturgie, l’ordinaire nous renvoie vers les prières « propres », celles qui changent chaque jour, et qu’il faut aller chercher, soit dans le temporal, soit dans le sanctoral, en fonction de la fête célébrée.

 

– le temporal (généralement situé au début du missel, avant l’ordinaire) : c’est le plus souvent vers lui qu’on se tourne pour les prières « propres » si l’on est un dimanche, une fête mobile (Pâques, Ascension…)

 

– le sanctoral (généralement situé dans la deuxième moitié du missel, après l’ordinaire) : c’est le plus souvent vers lui qu’on se tourne pour les prières « propres » si la fête du jour est à date fixe (Immaculée Conception le 8 décembre, Saint Joseph le 29 mars, La Toussaint le 1er novembre…)

 

– Il arrive cependant que certains saints n’aient pas de messe spécialement composée pour eux : le missel renvoie donc vers des textes « communs » : commun des martyrs, pontifes, confesseurs, vierges…, placés avant ou après le sanctoral.

 

– Certains jours où il n’y a pas de fête obligatoire dans le calendrier liturgique ; le prêtre peut alors choisir de célébrer une messe votive. Certains formulaires de messes votives sont associés à un jour (comme les messes en l’honneur de la Sainte Vierge, le samedi) ; d’autres peuvent être dits pour des occasions particulières, comme la messe de mariage, ou la messe pour l’élection du souverain pontife…

 

– enfin, la liturgie des défunts peut souvent être trouvée à la fin du missel.

 

 

 

 

 

Source : Claves (FSSP)

Votre mission, si vous l'acceptez ...

10/10/2025

Votre mission, si vous l'acceptez ...

Dans son encyclique Redemptoris Missio, publiée en 1990, Jean-Paul II réaffirmait la valeur permanente du précepte missionnaire. En octobre 2025, le commandement vaut toujours. Un baptisé qui ne serait pas missionnaire ne pourrait se considérer comme un chrétien authentique. En effet, alors que l’esprit du monde ne cesse de nous enjoindre de nous libérer de tout, (de la loi naturelle, de l’autorité, de la piété filiale, de nos devoirs… etc.), le pape polonais rappelait déjà que « la véritable libération consiste à s’ouvrir à l’amour du Christ ».

 

Sommes-nous prêts àà devenir des témoins ?
Le jour ultime de sa vie terrestre, alors que notre Rédempteur s’apprêtait à rejoindre le Ciel, il conviait ses apôtres sur le mont des Oliviers. Bientôt Jésus allait se dérober à leurs yeux pour trôner en Paradis. Quelles paroles testamentaires, quelles ultimes recommandations, quels derniers conseils délivre-t-il alors à ses disciples ? « Lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, vous serez revêtus de force et vous me rendrez témoignage jusqu’aux extrémités de la terre ! » (Ac 1, 8)

 

Ces mots capitaux s’adressent, toujours et encore, à chacune de nos âmes, et ne cessent de nous interroger. Sommes-nous prêts à devenir des témoins du Christ « jusqu’aux extrémités de la terre » ? Est-ce que nous nous rendons disponibles – en vérité ! – à l’Esprit-Saint pour être habités par la Force de Dieu et rendre témoignage de la sagesse de l’Église ?

 

La fin de l’Évangile selon saint Matthieu, explicite et sans équivoque, ne laisse planer aucun doute sur ce que Jésus-Christ attend de ceux qui veulent devenir ses disciples aujourd’hui : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ! » (Mt 28, 19). Parler du Christ ne peut être optionnel. Pour saint Paul, l’Apôtre avec un « A » majuscule, diffuser l’enseignement du Christ ne relève pas d’un choix mais d’une exigence de vie : « Annoncer l’Évangile, en effet, n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16)

 

L’un des aspects de la crise existentielle, qui traverse hélas de nombreux membres de l’Église – et ce peut être nous ! –, consiste à succomber à la piteuse tentation de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine. L’Église serait une ONG et l’Évangile une charte des Droits de l’homme saupoudrée de spiritualité. Jean-Paul II l’analysait comme une « sécularisation progressive du Salut ».

 

Les uns ou les autres, avec bon cœur, se battent pour l’humanité, certes, mais pour un homme ramené à sa seule dimension horizontale, quand le zèle missionnaire, lui, au contraire, aspire à rappeler aux hommes que Jésus a un message inouï pour eux.

 

L’autre versant de cette crise, plus subtil, consiste à tomber dans le piège d’une forme de prosélytisme civilisationnel. On défend la culture chrétienne, mais sans pour autant se laisser imprégner par elle. On défend l’imaginaire de Don Camillo mais sans fréquenter l’Église. Or, que serait le héros de Guareschi sans paroissien à sa messe ? Que seraient les pardons en Bretagne, faute de porteurs de bannière connaissant leurs prières ? Que serait l’association SOS Calvaires si ses bénévoles n’étaient pas mus par l’ambition d’une conversion personnelle ?

 

Être missionnaire revient au premier chef à se laisser soi-même convaincre des bienfaits merveilleux attachés à la filiation divine à laquelle nous sommes appelés. Toujours, il faut être prêt à interroger la nature, le motif et l’importance de sa relation au Seigneur.

 

Le jugement de Dieu
Chaque homme, nous le savons selon la parabole des talents, sera jugé sur la façon dont il aura agi, pensé, parlé durant son existence et ce, au regard de ce qu’il aura reçu. Dieu seul sondant les reins et les cœurs, il lui sera possible de nous juger en toute justice, à l’aune des vertus que nous aurons pratiquées et des sacrifices que nous aurons accomplis, en dépit des inévitables failles et fragilités inhérentes à notre nature humaine blessée par le péché originel.

 

Nous serons jugés sur ce que nous aurons dit à Dieu et sur ce que nous aurons dit de Dieu. Entre autres choses, c’est ce qui nous permettra d’obtenir, ou non, notre ticket d’entrée dans le Saint des Saints. 

 

Comprenons-nous bien, le zèle de la mission découle donc non seulement du précepte formel du Seigneur, mais aussi de l’exigence profonde de la vie de Dieu en nous. Si « l’amour du Christ nous presse » vraiment (2 Co 5, 14), alors nous donnerons à notre vie son sens plénier. L’intensité d’un zèle missionnaire se mesurant à l’intensité de la foi en Jésus-Christ et en son amour pour nous, L’Homme Nouveau n’a pas d’autre ambition, numéro après numéro, que de nourrir l’une et l’autre. Une mission exigeante mais non pas impossible. Bonne lecture !

 

Père Danziec



Conférence stupéfiante au Parlement Européen - Pfizer papers

09/10/2025

Conférence stupéfiante au Parlement Européen - Pfizer papers

La conférence de Madame Naomi Wolf a été diffusée en direct au Parlement européen le 8/09/25 devant une trentaine de députés seulement. Elle explique avoir organisé une équipe de 3 500 bénévoles afin d'analyser 450 000 pages de documents Pfizer divulgués par une ordonnance d'un juge américain après une demande d'accès à l'information. L'orateur d'introduction et Mme Wolf affirment que ces documents constituent la "preuve irréfutable" démontrant que Pfizer et les gouvernements ont menti sur l'efficacité du vaccin ARNm contre la COVID-19 et ses graves effets secondaires maintenant reconnus.

Qui est Naomi Wolf ?
Wikipédia nous informe entre autres qu' "Elle est née dans une famille juive, dont la branche paternelle a été victime de la Shoah.

Elle fut mariée à David Shipley, qui a été la « plume » du président Bill Clinton, et fut également conseillère de l'homme politique Al Gore, vice-président des États-Unis de 1993 à 2001. [....] elle est devenue l'une des représentantes de ce qui sera décrit plus tard comme la troisième vague féministe. Elle reste une avocate des causes féministes et des politiques progressistes "[....]

 

Cette femme est donc une féministe pur fruit pur sucre du camp démocrate et bien en vue dans la haute société américaine de gauche, ce qui lui confère un ego bien développé. En s'opposant à Pfizer, elle botte contre son camp et intègre celui des "complotistes". Il lui faut du courage mais surtout être persuadée de révéler une vérité irréfutable, car issue des documents de Pfizer eux-mêmes. C'est ce qui m'a convaincu de relayer cette information.

Voilà, je vous livre cette étude, c'est l'autre son de cloche ! À vous, chers amis, de vous faire votre opinion !

 

DOSSIER 


La vidéo de la conférence en anglais de Naomi Wolf au Parlement Européen du 8/09/25

 

 

Synthèse de la vidéo

 

Vous trouverez ci-après une synthèse les révélations (ou allégations ?) issues de l'analyse d'un corpus de 450 000 documents internes de Pfizer, dont la publication a été ordonnée par la justice américaine. L'analyse, menée par un groupe de 3 500 médecins et scientifiques bénévoles, suggère que Pfizer et les agences gouvernementales étaient informés, dès les premières semaines du déploiement en novembre 2020, de l'inefficacité du vaccin à ARNm pour stopper la transmission du COVID-19 ainsi que de l'existence d'une gamme étendue d'effets indésirables graves et systémiques.


Les principales conclusions de cette analyse, présentées par la Dre Naomi Wolf, indiquent que Pfizer avait connaissance du fait que les composants de l'injection ne restaient pas dans le muscle deltoïde mais se biodistribuaient dans tout le corps, s'accumulant dans des organes vitaux tels que le foie, la rate, les glandes surrénales, le cerveau et les ovaires. Les documents internes ont catalogué plus de 42 000 événements indésirables graves et 1 200 décès au cours des trois premiers mois de la campagne de vaccination. Ces événements incluent des dommages cardiaques, des troubles sanguins, des atteintes neurologiques sévères et des problèmes de reproduction. Les efforts visant à rendre ces informations publiques se sont heurtés à des tentatives de censure coordonnées, impliquant, selon des décisions de justice, une collusion entre des agences du gouvernement américain et les principales plateformes de médias sociaux.
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1. Contexte : La publication forcée des documents Pfizer
La divulgation des documents internes de Pfizer a été le résultat d'une bataille juridique initiée aux États-Unis en vertu du Freedom of Information Act (FOIA).
• Tentative de rétention d'information : La Food and Drug Administration (FDA) américaine, détentrice des documents, a initialement demandé à un tribunal l'autorisation de garder ces informations confidentielles pendant 75 ans.
• Proposition de publication lente : Face au refus du juge, la FDA a proposé de publier les documents à un rythme de 500 pages par mois, ce qui aurait effectivement étalé la divulgation sur 75 ans.
• Décision de justice : Le juge a rejeté cette proposition et a ordonné à la FDA de publier les 450 000 pages à un rythme accéléré de 55 000 pages par mois. Le processus de publication s'est étalé sur environ un an et demi.
Cette démarche juridique, menée par l'avocat Aaron Siri, a été l'élément déclencheur qui a permis l'accès public à ces données techniques.


2. L'effort d'analyse citoyenne
Face au risque que ces centaines de milliers de pages de données techniques complexes soient "perdues pour l'histoire" et inaccessibles au grand public, la Dre Naomi Wolf a initié un projet d'analyse à grande échelle.
• Mobilisation d'experts : Un groupe de 3 500 bénévoles, composé de médecins, de scientifiques et d'autres experts, s'est réuni pour examiner les documents.
• Travail pro bono : Cette équipe a travaillé bénévolement pendant deux ans et demi pour analyser les données.
• Production de rapports : L'effort a abouti à la publication de 105 rapports détaillés, dont 50 sont compilés dans un livre édité par la Dre Wolf. Ces rapports contiennent des liens directs vers les documents sources de Pfizer, permettant une vérification indépendante.
• Absence de contestation juridique : Il est noté que, malgré deux ans et demi de publication, aucune action en justice ou lettre de mise en demeure n'a été envoyée par Pfizer, ce qui est présenté comme une validation de l'exactitude des informations rapportées.


3. Principales révélations alléguées des documents Pfizer
L'analyse des documents a mis en lumière plusieurs domaines de préoccupation majeurs concernant la sécurité et l'efficacité du vaccin à ARNm.


3.1 Inefficacité et tromperie fondamentale
• Connaissance précoce : Dès novembre 2020, soit un mois après le début du déploiement, Pfizer savait que son vaccin n'empêchait pas la transmission du COVID-19.
• COVID comme effet secondaire : Les documents internes de Pfizer listeraient le COVID comme l'effet secondaire le plus courant de la vaccination.
• Conséquence : Cette connaissance précoce signifie que les politiques qui ont suivi (mandats vaccinaux, fermetures d'entreprises, restrictions de déplacement, création d'une société à deux vitesses) étaient fondées sur une "tromperie".
Citation clé (Dre Naomi Wolf) : "Pfizer knew a month into the roll out... that this vaccine did not work to stop COVID... It means that everything that followed... was predicated on a lie." (Pfizer savait, un mois après le début du déploiement... que ce vaccin ne fonctionnait pas pour arrêter le COVID... Cela signifie que tout ce qui a suivi... était fondé sur un mensonge.)


3.2 Biodistribution et accumulation dans les organes
Contrairement aux assurances publiques selon lesquelles les composants du vaccin restaient dans le site d'injection, les documents de Pfizer contiendraient des graphiques montrant une distribution systémique.
• Distribution rapide : Les composants (protéine Spike, ARNm, nanoparticules lipidiques) quittent le muscle deltoïde et se biodistribuent dans tout le corps en 48 heures.
• Accumulation dans les organes : Ces matériaux traversent la barrière hémato-encéphalique et s'accumulent dans des organes majeurs, notamment :
    ◦ Le foie
    ◦ Les glandes surrénales
    ◦ La rate
    ◦ Le système lymphatique
    ◦ Les ovaires (pour les femmes), où les nanoparticules lipidiques (décrites comme une "graisse industrielle") s'accumulent à chaque injection.
• Persistance dans le corps : Les experts de l'équipe d'analyse n'ont trouvé aucun mécanisme documenté par lequel ces matériaux quitteraient l'organisme.


3.3 Une avalanche d'effets indésirables graves
Les données révèlent que Pfizer a été rapidement submergé par les rapports d'effets indésirables.
• Ressources humaines dédiées : Pfizer a dû embaucher 2 400 employés à temps plein uniquement pour traiter les rapports d'événements indésirables graves.
• Données sur trois mois : Entre fin novembre 2020 et février 2021, les documents ont recensé :
    ◦ Plus de 42 000 événements indésirables graves.
    ◦ 1 200 décès que les médecins rapporteurs ont jugés comme ayant un lien de causalité potentiel avec l'injection.
• Comparaison historique : Dans les sept premiers mois du déploiement, les injections d'ARNm ont généré 20 fois plus d'effets indésirables graves et 23 fois plus de décès que tous les autres vaccins combinés sur une période de 30 ans.


3.4 Catalogue des effets indésirables systémiques
Les documents ne décrivent pas seulement des effets secondaires bénins comme la fièvre ou les frissons, mais un large éventail de pathologies graves.


Catégorie d'effet 
Exemples rapportés dans les documents Pfizer

 

Les plus courants
1. Myalgie (douleur musculaire généralisée) <br> 2. Arthralgie (douleur articulaire) <br> 3. COVID

 

Cardiaques
Myocardite, péricardite, problèmes aortiques.

 

Sanguins
Caillots sanguins (poumons, jambes), thrombopénie thrombotique. Il est noté que les nanoparticules lipidiques sont connues pour provoquer la coagulation.

 

Neurologiques
Tremblements, syndrome de Guillain-Barré, démences, crises d'épilepsie. L'effet est attribué aux nanoparticules lipidiques qui détruiraient la gaine de myéline des nerfs.

 

Auto-immuns
Troubles de type lupus, dommages au système immunitaire.

 

Oculaires
Une grande quantité de rapports de dommages oculaires, y compris la cécité.

 

Reproductifs
Fausses couches, accumulation de nanoparticules dans les ovaires, entraînant des "ovaires entièrement bloqués" chez certaines femmes opérées.

 

Il est également avancé que des cas d'AVC et de lésions hépatiques graves se sont produits dans les 48 heures suivant l'injection, ce qui suggère un lien de causalité direct.

 

3.5 Connaissance préalable des risques pour les mineurs
Dès avril 2021, Pfizer et les autorités réglementaires auraient eu connaissance des risques spécifiques pour les jeunes.
• Dommages cardiaques documentés : Les documents montrent que 35 mineurs avaient subi des lésions cardiaques (myocardite et péricardite).
• Avertissements ignorés : Le ministère de la Santé israélien aurait (non confirmé) tenté d'alerter les CDC et l'administration Biden de ces risques dès avril 2021, sans succès.


4. Censure et collusion gouvernementale
Mme N. Wolf, se décrivant comme une libérale et ancienne conseillère politique démocrate, rapporte une expérience personnelle de censure intense lorsqu'elle a tenté de soulever ces questions.
• Déclencheur de la censure : En juin 2021, un simple tweet relayant des témoignages de femmes sur des troubles menstruels après l'injection a conduit à son bannissement de Twitter, Facebook et YouTube.
• Campagne de dénigrement : Sa biographie en ligne a été modifiée simultanément dans le monde entier, la qualifiant de "théoricienne du complot", et les grands médias qui la publiaient depuis 40 ans lui ont fermé leurs portes.
• Collusion révélée par la justice : Des poursuites judiciaires menées par les procureurs généraux du Missouri et de la Louisiane ont révélé par la suite que des agences du gouvernement américain (CDC, Bureau du recensement, forces de l'ordre) avaient fait pression sur les entreprises de médias sociaux pour la faire taire et la discréditer. Deux décisions de justice ont depuis conclu que cette action violait ses droits constitutionnels au titre du Premier Amendement.


5. Citations clés
MEP Anderson : "This mRNA campaign will go down in history as the biggest medical scandal ever. And moreover, it will go down as the biggest crime committed against humanity." (Cette campagne d'ARNm restera dans l'histoire comme le plus grand scandale médical de tous les temps. Et de plus, elle restera comme le plus grand crime commis contre l'humanité.)


Naomi Wolf : "...a warning signal that women around the world were entitled to have received about their own bodies and reproductive health was intentionally silenced." (...un signal d'alarme que les femmes du monde entier avaient le droit de recevoir concernant leur propre corps et leur santé reproductive a été intentionnellement réduit au silence.)


Naomi Wolf : "...what divides us in policy terms or political labels is not nearly as important as our fundamental core values as Europeans, as North Americans, ... people around the world who love freedom and individual human rights, the rule of law." (...ce qui nous divise en termes de politique ou d'étiquettes politiques n'est pas aussi important que nos valeurs fondamentales en tant qu'Européens, que Nord-Américains, ... les gens du monde entier qui aiment la liberté, les droits humains individuels et l'état de droit.)

 

 

 

Entretien passionnant doublé avec Naomi Wolf sur le média TOCSIN

(commence à 1h27'40")

 

 

Recension sur le Salon Beige

https://lesalonbeige.fr/silence-autour-du-pfizergate/

 

Recension sur la Nuova Bussola Quotidiana

https://lanuovabq.it/it/la-verita-si-reprime-anche-col-silenzio-il-caso-pfizer-papers

 

Le livre, préfacé par le Pr Didier Raoult

https://urlr.me/dEW7Hb

Neuvaine pour l'extension de la dévotion des cinq 1ers samedis du mois à l'Eglise universelle

08/10/2025

Neuvaine pour l'extension de la dévotion des cinq 1ers samedis du mois à l'Eglise universelle

L’annonce et la prière composée par le cardinal pour préparer cet anniversaire depuis le 8 octobre au 10 décembre sont clairs : il s’agit à la fois de faire mieux connaître les demandes de la Vierge à Lucie de Fatima, d’exhorter à y répondre personnellement et de se préparer à cette pratique en demandant « la grâce d’un regret sincère des péchés commis, et celle de l’investissement de tout cœur dans les actes de réparation de la dévotion des premiers samedis, qui consiste à confesser sacramentellement nos péchés, à recevoir dignement la sainte communion, à réciter un Chapelet et à unir nos cœurs au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie par la méditation, pendant quinze minutes, sur les mystères du Rosaire, avec l’intention de faire réparation à la Sainte Vierge Marie, par chacun d’entre nous, dans nos familles et dans nos paroisses, et dans toute l’Eglise universelle ».

 

Cette dernière précision dans la lettre adressée aux fidèles du monde entier – en français ici, sous format pdf – est remarquable. Si le plus grand nombre connaît aujourd’hui la demande faite par Notre Dame de Fatima aux pastoureaux de transmettre au souverain pontife au sujet de la consécration de la Russie à son Cœur immaculé, avec la promesse de son triomphe, la pratique des cinq premiers samedis déjà annoncée à cette occasion et précisée par la suite à Sœur Lucie, lors d’une apparition de la Vierge avec l’Enfant Jésus le 10 décembre 1925 a surtout été répandue, à l’échelle mondiale, par un nombre restreint d’ecclésiastiques auprès des fidèles. En demandant son extension à « toute l’Eglise universelle », le cardinal Burke montre bien à quel niveau cette demande doit être entendue.

 

La neuvaine du cardinal Burke pour répandre et préparer la pratique des premiers samedis
Si le texte du cardinal ne pointe aucunement une défaillance de quiconque, on peut rappeler que le ciel lui-même avait insisté sur l’importance des premiers samedis pour l’Eglise et pour le monde, comme le rapporte le site fatima100.fr en rappelant que quatre ans après cette apparition, « le 13 juin 1929, Notre Dame a demandé la consécration de la Russie ». Pour ajouter : « En mai de l’année suivante, le Saint-Père n’ayant toujours rien fait, Notre Seigneur précisa que la conversion de la Russie ne serait accordée que si, outre la consécration, le Saint-Père approuvait la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois et faisait un acte de réparation. Ainsi, pour obtenir la paix dans le monde, Notre Seigneur confirmait les deux demandes de Notre Dame en 1917 : “Si on exécute MES demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix.” »

 

Sans entrer, donc, dans ce débat, le cardinal Burke rappelle l’importance de faire ce que la Vierge Marie et son Divin Fils ont demandé.

 

« Notre Dame a enseigné aux petits bergers que la dévotion envers son Cœur Douloureux et Immaculé est une dévotion de réparation pour les péchés si nombreux et si graves qui offensent le Cœur Sacré de son Divin Fils, Jésus, et qui, par conséquent, offensent son propre Cœur, parfaitement uni au Cœur Sacré de son Fils. La réparation faite au Cœur Sacré de Jésus et au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour les graves offenses causées par les péchés des hommes sauve ainsi des âmes de la mort éternelle et apporte la paix au monde », écrit-il, rappelant que l’esprit de réparation doit être au cœur de la dévotion.

 

La lettre du cardinal Burke sur les premiers samedis
« Nous avons profondément conscience de la manière dont ces mêmes péchés perturbent gravement l’ordre de la vie en société, entraînant des conflits civils au sein des nations et des guerres entre les nations, ainsi que des agressions violentes contre la vie humaine, le mariage et la famille, et encore contre la liberté de pratiquer la religion dans de nombreux pays. Les agents de l’idéologie intrinsèquement perverse du communisme athée continuent de répandre ses mensonges empoisonnés, dont les fruits sont la destruction et la mort », ajoute plus loin le cardinal.

« Si ce n’est déjà fait, je vous invite à vous engager, dès les premiers samedis des mois de novembre et décembre à venir, dans la pratique sincère de la dévotion des premiers samedis de réparation. Ayez confiance en la promesse de Notre Dame de Fatima : le fruit de votre dévotion, par la grâce de Dieu, sera le salut de nombreuses âmes et la paix dans le monde entier », souligne-t-il encore, en insistant sur les fruits surnaturels de cette pratique : « Cette dévotion n’est pas un acte isolé : elle exprime un mode de vie, à savoir la conversion quotidienne du cœur au Cœur Sacré de Jésus, sous la conduite et la protection maternelles du Cœur Immaculé et Douloureux de Marie, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. »

 

Voici la prière quotidienne composée pour la neuvaine par le cardinal Burke.

 

*

Prière quotidienne de préparation

en vue du centenaire de l’apparition de l’Enfant Jésus et de sa Mère,
la Bienheureuse Marie toujours Vierge,

à la vénérable servante de Dieu Lucie dos Santos

du 8 octobre au 10 décembre 2025

 

O Vierge Mère de Dieu, ma Mère très chérie, Notre Dame de Fatima et du Très Saint Rosaire, je contemple votre Cœur Douloureux et Immaculé, transpercé par tant d’épines à cause de l’ingratitude et des graves péchés de vos enfants. Je regrette profondément et à jamais la façon dont mes péchés ont offensé votre Divin Fils ainsi que vous-même, sa Mère sans péché. Le cœur humble et contrit, je voudrais réparer les offenses – grandes et petites – faites à votre Cœur par les péchés de vos enfants.

 

Par l’effet de votre amour maternel, vous m’avez appris à travers votre fille, la vénérable servante de Dieu Lucie dos Santos, comment faire réparation pour les péchés au moyen de la dévotion des premiers samedis. A l’occasion du 100e anniversaire de votre apparition avec l’Enfant Jésus à la vénérable servante de Dieu, le 10 décembre 1925, je vous promets d’observer le premier samedi du mois en faisant, de tout cœur, réparation pour les péchés, par la confession sacramentelle de mes péchés, en recevant dignement la Sainte Communion, par la récitation du Chapelet, et en restant en votre compagnie pendant quinze minutes tout en méditant sur les mystères du Rosaire. Je vous prie d’intercéder pour moi afin que ma pratique de la dévotion des premiers samedis puisse servir au salut de nombreuses âmes et à la paix dans le monde.

Aidez-moi aussi à transmettre à d’autres votre message au sujet de la dévotion réparatrice des premiers samedis. Puisse l’Eglise à travers le monde entier, par obéissance envers votre conseil maternel, vous offrir cet acte d’amour, issu de cœurs humbles et contrits, en réparation sincère des péchés commis.

 

Je donne entièrement mon cœur à votre Cœur Douloureux et Immaculé et, avec vous, je repose mon cœur pour toujours dans le Très Saint Cœur de Jésus. De tout mon cœur, j’offre cette prière à Celui qui, seul, est mon salut. Amen.

 

 

 

Raymond Leo Cardinal BURKE

Le 8 septembre 2025

Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

*

 

L’invitation du cardinal Burke fait notamment écho à un événement récent concernant la dévotion des premiers samedis : dans le livre Transmettre la foi à l’école de notre fils Carlo, paru en italien en 2023 et en français l’année suivante, la mère du jeune canonisé y raconte comment en 2005, quelques jours après le décès de Sœur Lucie, Carlo avait eu un songe où l’aînée des voyants de Fatima lui disait qu’« avec la pratique des premiers samedis du mois, tout croyant pouvait changer les destinées du monde ». Le livre fait d’ailleurs de multiples références à Fatima où ses parents l’avaient emmené, et lui-même recommandait à tous ses amis de dire leur chapelet tous les jours.

 

Jeanne Smits sur RITV

SACRÉ CŒUR : LE FILM QUI RÉVEILLE LES CŒURS ET PERTURBE LES INSTITUTIONS

07/10/2025

SACRÉ CŒUR : LE FILM QUI RÉVEILLE LES CŒURS ET PERTURBE LES INSTITUTIONS

UN VERITABLE SUCCÈS

Dans une époque marquée par le relativisme, le désenchantement et la désorientation spirituelle, Sacré Cœur répond à une attente profonde. Beaucoup de spectateurs témoignent d’une « soif de sens », d’un désir de foi vécue, d’une spiritualité qui ne soit pas abstraite. Le film arrive comme une brise fraîche, rappelant que l’Église ne vit pas de doctrines mortes, mais d’un amour personnel. Le film sort dans le cadre d’un jubilé marquant les 350 ans des apparitions de Paray-le-Monial, ce qui crée une forte charge commémorative. L’avant-première dans ce lieu même, entourée de pèlerins, de communautés religieuses, fait de la projection un moment liturgique autant que cinématographique. Les Gunnell ne sont pas des inconnus dans le cinéma chrétien. Leur style mêle rigueur historique, poésie, témoignage personnel. Le docu-fiction parvient à toucher un public plus large que les seuls croyants : ceux qui cherchent, ceux qui doutent, ceux qui veulent simplement voir. Le format, les reconstitutions, le rythme rendent le message de foi audible dans un monde bruyant !

 

ATTENTION CENSURE !

Le film Sacré Cœur rencontre aussi l’hostilité des régies publicitaires des transports publics de Paris. La SNCF et la RATP, via leur régie MédiaTransports, ont refusé la campagne d’affichage du film, estimant les affiches « trop confessionnelles, prosélytes » et contraires selon elles au principe de neutralité du service public. Elle montre que la neutralité est souvent un piège : qu’est-ce que « prosélyte » si ce n’est exposer une vérité, proposer une foi ? Quand un film raconte la vie de Jésus, est-ce de la publicité politique ou de la liberté d’expression religieuse ? Cela illustre la précarité de la visibilité publique du sacré dans notre culture : l’Église, ses symboles, ses messages, sont tacitement relégués hors du champ public « acceptable » alors que les promotions des films américains d »épouvante comme La None, Conjuring ou l’Exorcisme sont mises en avant comme le rappelé le réalisateur au micro de Pascal PRAUD . Privés d’affiches dans les gares ou les métros, les fidèles sont privés du droit de voir leur foi annoncée, et les curieux du droit d’être intrigués.

 

VERS UN SURSAUT : SURSUM CORDA !

Ce succès fulgurant de Sacré Cœur ne doit pas être vu comme un simple phénomène culturel, mais comme un avertissement et une opportunité car si ce film touche autant, c’est parce que l’Église hier ignorée ou réduite au privé, revient de plus en plus dans le visible. Que les fidèles réclament des signes, des apparitions, des mots, de la beauté. Puis le cinéma chrétien (comme les réseaux sociaux), quand il est bien fait, gagne du terrain : il peut être un vecteur de ré-évangélisation puissant.

 

Mais il y a un revers : la censure, la marginalisation, la crainte institutionnelle (y compris dans l’Église publique) de revendiquer une foi visible.

 

Sacré Cœur est plus qu’un documentaire : c’est un acte courageux. Il rappelle que le Sacré, le mystère, l’amour de Dieu ne sont pas des sujets désuets mais des urgences. Et qu’en France, la culture chrétienne, le sacré, ont tant de choses à dire — si on ne les bâillonne pas.

Le cinéma doit devenir l’un des fronts de la reconquête spirituelle : que vive la dévotion, que vive le Sacré-Cœur, que vive le Christ qui aime — et que ne soit jamais éteint ce feu dans le cœur des hommes.

 

SOURCE : https://leconservateur-media.fr/2025/10/07/sacre-coeur-un-film-qui-transforme-la-spiritualite/ via le Salon Beige

Bibles et islam ? Les racines inattendues du « boom du baptême » en France

06/10/2025

Bibles et islam ? Les racines inattendues du « boom du baptême » en France

Vous avez probablement entendu dire qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire dans l’Église catholique en France.

 

La conférence des évêques de France a annoncé en avril que plus de 10 000 adultes devraient être baptisés en 2025, soit une augmentation de 45 % par rapport à l'année précédente.

 

Ce ne sont pas seulement les baptêmes d'adultes qui connaissent un essor remarquable. Un nombre record de 19 000 personnes , dont de nombreux jeunes, ont participé au pèlerinage de Paris à Chartres cette année . Un nombre sans précédent de 13 500 lycéens ont participé au pèlerinage de Lourdes FRAT 2025 , un événement annuel majeur pour les jeunes.

 

Le pays connaît également ce que les médias français appellent un « boom biblique » : une augmentation rapide des ventes de la Bible. Les librairies religieuses signalent une augmentation de 20 % des achats depuis 2024.

 

Il est facile d'énoncer ces faits. Mais il est plus difficile d'en discerner la cause. Pourquoi les jeunes se ruent-ils vers l'Église catholique plus de deux siècles après son éviction brutale de la place publique pendant la Révolution française ?

 

Les reportages, tant en France que dans le monde anglophone, n'ont fait qu'effleurer le phénomène. Mais l'enquête la plus approfondie à ce jour vient d'être publiée en France. Elle s'intitule Enquête sur ces jeunes qui veulent devenir chrétiens et est rédigée par Antoine Pasquier, journaliste à l'hebdomadaire catholique français Famille Chrétienne .

 

Pasquier explore ce que les jeunes adultes français en quête de baptême et de catéchumènes disent d'eux-mêmes. Il mêle leurs observations à sa propre vision de catéchiste qui a vu la vague déferler sur sa paroisse et l'a vue prendre des proportions vertigineuses.

 

La dynamique qu’il découvre est inattendue.

 

Par exemple, à travers ses entretiens avec des catéchumènes, Pasquier constate que la lecture de la Bible joue un rôle plus fondamental dans les conversions qu'Internet et les réseaux sociaux. De plus, de nombreux jeunes en quête de foi arrivent à l'église avec une vision de la religion façonnée non pas par le christianisme, mais par l'islam.

L'ouvrage, actuellement disponible uniquement en français, offre des conseils aux responsables de l'Église face à cet afflux imprévu. Pasquier appelle à une transformation profonde du catholicisme français, passant d'une communauté résignée au déclin à une « Église catéchuménale ». Il perçoit des signes avant-coureurs de ce changement.

Pasquier a travaillé pendant dix ans comme reporter pour un hebdomadaire régional français avant de rejoindre Famille Chrétienne en 2013. Il a coordonné les enquêtes du magazine catholique sur des sujets tels que la crise des abus. Marié et père de quatre enfants, il accompagne les jeunes catéchumènes de son église en région parisienne depuis 2020.

Dans une interview avec The Pillar , il a discuté de la genèse de son livre, de ce qui l'a surpris chez les catéchumènes et des leçons de l'Église française pour les catholiques d'ailleurs.

 

Les catholiques du monde entier sont fascinés par ce qui se passe en France.
Comment expliqueriez-vous brièvement ce qui arrive à quelqu'un vivant hors de France ?
Depuis 2020, la France connaît un afflux important de catéchumènes de tous âges et de tous milieux sociaux. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2025, le nombre d'adultes demandant le baptême est le plus élevé jamais enregistré depuis que la Conférence des évêques de France a commencé à recenser les catéchumènes en 2002. Pour la première fois, le seuil symbolique des 10 000 baptêmes d'adultes a été franchi.

 

Sur deux ans, la croissance est remarquable : 5 463 baptêmes en 2023, 7 135 en 2024 (+ 30,6 %) et 10 384 en 2025 (+ 45,5 %). Autrement dit, le nombre de baptêmes d’adultes a presque doublé entre 2023 et 2025 (+ 90 %).

 

Parmi ces 10 384 nouveaux baptisés, la tranche d'âge des 18 à 25 ans représente désormais la part la plus importante, avec environ 4 360 catéchumènes (42 %). Les baptêmes d'adolescents (11-17 ans) connaissent également une forte croissance. En 2025, on en comptait 7 404, contre 1 547 en 2022 (+76 %). En seulement trois ans, ces chiffres ont presque quintuplé.

 

Paradoxalement, ce phénomène survient dans un contexte ecclésial marqué par la crise des abus sexuels et le déclin des vocations. Cet afflux totalement inattendu a pris les paroisses de court, les obligeant à s'adapter rapidement. D'abord surpris, les catholiques français cherchent aujourd'hui les meilleures façons d'accueillir et de soutenir ces personnes en quête de Dieu.

 

Votre livre est-il la première exploration approfondie des raisons pour lesquelles tant de jeunes deviennent catholiques en France ?
Jusqu'à présent, ce phénomène n'a été analysé que par les médias, catholiques ou laïcs. S'appuyant sur les statistiques publiées et interprétées chaque année par la Conférence des évêques de France, ces médias ont tenté d'expliquer les raisons de cet afflux de catéchumènes. De nombreux témoignages ont également été publiés.

 

Journaliste pour le magazine Famille Chrétienne, j'ai commencé à travailler sur ce sujet il y a trois ans. Cependant, mon livre constitue la première enquête exhaustive visant à analyser en profondeur les raisons qui poussent ces jeunes à devenir chrétiens.

 

J'ai volontairement privilégié la tranche d'âge des 15-25 ans, d'abord parce qu'elle est la tranche démographique la mieux représentée (45% des catéchumènes français en 2025, soit plus de 8 000 jeunes), ensuite parce que leur parcours diffère de celui des adultes plus âgés.

 

Quand avez-vous pris conscience pour la première fois de ce phénomène ?
Depuis 2020, j'accompagne des lycéens qui se préparent au baptême dans ma paroisse en région parisienne. En tant que catéchiste, j'ai constaté qu'un nombre croissant de jeunes de mon groupe cherchent Dieu et aspirent à devenir chrétiens.

 

Ils venaient souvent en groupe, souvent avec des amis. Nous avons aussi commencé à les remarquer plus souvent et en plus grand nombre aux messes dominicales, s'approchant pendant la communion, les bras croisés, pour recevoir la bénédiction du prêtre.

 

Cette observation personnelle a été reprise par d'autres catéchistes de différentes paroisses et villes. Après quelques recherches, cette fois en tant que journaliste, j'ai rapidement compris que ce phénomène était national et totalement inédit.

 

De nombreux rapports soulignent le rôle d'Internet dans la nouvelle vague de conversions. Mais vous avez découvert que la Bible joue un rôle encore plus important.
Pouvez-vous expliquer pourquoi c’est le cas ?
La génération Z grandit sur les réseaux sociaux. Sur ces plateformes, les influenceurs partagent des contenus de plus en plus pointus et bien conçus, créés par des influenceurs chrétiens, qui apportent des réponses à leurs questions existentielles et spirituelles.

 

Mais ces réseaux ne sont pas le lieu de leur conversion. La conversion se produit plus tôt, de manière naturelle, je dirais. Les réseaux sociaux et Internet complètent et soutiennent cette conversion.

 

La Bible, en revanche, intervient bien plus tôt dans leur cheminement. Dès qu'ils décident d'approfondir leur recherche spirituelle au sein de la foi chrétienne, elle devient essentielle. Presque tous les jeunes que j'accompagne ou que j'ai interviewés me disent avoir acheté, ouvert et lu la Bible avant d'entreprendre toute démarche officielle auprès de l'Église.

 

Aux côtés de l'église et de la messe, la Bible est pour eux une référence fiable et facilement identifiable. Ils se demandent : « Je veux être chrétien, comment faire ? » Et la réponse leur saute aux yeux : « Il faut que je lise la Bible et que j'aille à la messe. » La forte croissance des ventes de Bibles, en France comme à l'étranger, témoigne de ce nouvel engouement.

 

Vous constatez que beaucoup de jeunes Français qui s'approchent de l'Église catholique viennent avec une idée de la religion façonnée par l'islam, avec son insistance sur les pratiques de jeûne, etc.
Pourquoi en est-il ainsi et quels défis cela entraîne-t-il ?
C'est avant tout l'expression publique et explicite de l'islam qui les interpelle. Certains de leurs amis musulmans adhèrent ouvertement à leur foi et à leur identité religieuse, sans réserve. Cela incite nos jeunes à manifester eux aussi leur foi chrétienne grandissante. Cela se manifeste par le port d'un collier avec croix, parfois d'un voile de chapelle pour les jeunes filles, ou par l'observation des pratiques des différents temps liturgiques, notamment le Carême.

 

Le Carême, par sa radicalité, attire ces jeunes en quête d'orientation et de sens. Ils ont parfois tendance à considérer cette période comme un « Ramadan chrétien ». Les catéchistes doivent veiller à bien expliquer les différences et à leur rappeler que le christianisme n'est pas avant tout une religion d'observance, mais de conversion personnelle et intérieure.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans le fait que les jeunes deviennent catholiques ?
Leur détermination et leur patience. Certains ont voyagé pendant des années, cachés, par peur d'être mal compris par leurs proches.

Je pense à une jeune femme qui a attendu neuf ans entre sa première entrée à l'église et sa demande officielle de baptême. Une autre a attendu trois ans entre sa première lecture de l'Évangile, seule dans sa chambre, et sa première messe avec une amie. Leur foi est déjà si forte qu'elles n'ont pas peur d'attendre aussi longtemps pour recevoir le baptême.

 

Vous appelez à la transformation de l'Église de France en « Église catéchuménale ». À quoi cela ressemblerait-il ?
L'Église primitive, l'Église apostolique, était par nature une Église catéchuménale. Lorsque les Apôtres et la Vierge Marie reçurent l'Esprit Saint le jour de la Pentecôte, ils quittèrent aussitôt le Cénacle pour proclamer la Bonne Nouvelle du Christ et accomplir les premiers baptêmes ( Actes 2,41 ).

Dans les premières communautés, les chrétiens – donc néophytes – écoutaient les enseignements des Apôtres. Cet enseignement était centré sur la proclamation du kérygme , cœur de la foi chrétienne. Ces communautés étaient également attentives au salut des autres et à l'œuvre du Saint-Esprit parmi elles.

Une Église catéchuménale est une Église attentive à l'annonce du kérygme, au salut de chacun et à l'écoute de l'Esprit Saint. Ces dispositions aideront notre Église aujourd'hui à être toujours plus attractive et ouverte à ceux qui cherchent Dieu.

 

Y a-t-il quelque chose que les autres pays qui connaissent également un boom des baptêmes d’adultes pourraient apprendre de l’Église en France ?
L'Église de France prend peu à peu conscience de la situation. Je ne suis pas sûr qu'elle ait beaucoup de leçons à donner aux autres Églises.

Les premiers à comprendre la situation furent les catéchistes, les plus proches du terrain. Ils réagirent rapidement et prirent des mesures pour faire face à cette vague inattendue. S'il y a une leçon à tirer de l'expérience française, c'est cette capacité d'adaptation sur le terrain.

L'Église doit veiller à ne pas rester prisonnière de schémas ou de réflexes dépassés. L'idée du « On a toujours fait comme ça ! » n'est plus tenable (ndlr : ça dépend pourquoi ...!). Sans perdre son essence, l'Église doit s'adapter à ces nouveaux chrétiens, en répondant à leurs questions, à leurs attentes et à leur soif.

Le pape Léon XIV lui-même l'exprime avec justesse : « La crise de la foi et de sa transmission, ainsi que les difficultés liées à l'appartenance et à la pratique ecclésiales, nous invitent à redécouvrir la passion et le courage d'une nouvelle annonce de l'Évangile. Parallèlement, des personnes apparemment éloignées de la foi reviennent souvent frapper aux portes de l'Église ou s'ouvrent à une nouvelle quête de spiritualité, qui parfois ne trouve pas le langage et les formes adéquats dans les propositions pastorales habituelles. »

 

Source : The Pillar

L'urgence de la cohérence face à la crise morale

06/10/2025

L'urgence de la cohérence face à la crise morale

L'article pose un diagnostic sans appel : la succession rapide des gouvernements et la brièveté du passage de M. Lecornu à Matignon témoignent d'un « vide spirituel » dans une classe politique désormais « détachée de toute dimension morale ». La politique, réduite à la « communication et à la stratégie », a perdu le sens du service.

 

La Foi au Cœur de l'Action Publique
L'essence de l'argumentation repose sur l'appel du Pape Léon XIV aux élus français, daté du 28 août 2025. Le Saint-Père y martèle la nécessité d'une foi chrétienne qui ne peut être une simple « dévotion privée », mais doit être une lumière qui éclaire la vie publique.

Pour l'auteur, en refusant cette orientation divine, la politique s'enferme dans une « logique d’efficacité sans horizon » et d'autosuffisance, devenant le symptôme d'une crise bien plus « morale que gouvernementale ».

 

Le Double Pilier de la Vocation Chrétienne :


La Charité Politique : Le Pape insiste sur la vocation sociale de la Charité. Citant le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, l'article rappelle que la charité doit devenir « charité sociale et politique » pour « nous faire aimer le bien commun et conduire à chercher efficacement le bien de tous. » Gouverner est donc intrinsèquement lié à l'enracinement dans le bien commun, une force que seul le sacrement du baptême, et l'union au Christ, peuvent donner.

 

Le Courage de la Vérité : Face aux « pressions idéologiques et partisanes », Léon XIV appelle à un « courage enraciné dans la foi » : celui de dire « non, je ne peux pas ! lorsque la vérité est en jeu. » C'est une mise en garde puissante contre la faiblesse morale qui pousse le pouvoir à se plier à la « logique des intérêts ou des sondages ». L'article dénonce ainsi l'impuissance des discours de « valeurs abstraites » qui sont coupées de leur source spirituelle, le Christ lui-même.

 

L'Unité Intérieure : Clé d'une Politique Humaine
Le passage le plus marquant, qui donne son titre à l'article, est un appel à l'unité de l'être. Le Pape Léon XIV affirme avec une « force rare » :

 

« Il n’y a pas de séparation dans la personnalité d’une personne publique : il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre le chrétien. Mais il y a l’homme politique qui, sous le regard de Dieu et de sa conscience, vit chrétiennement ses engagements et ses responsabilités ! »

 

Cette cohérence intérieure est présentée comme la clé d'une « politique véritablement humaine » et la condition de la stabilité pour la société tout entière. L'article conclut en rappelant que, si l'engagement politique n'est pas l'apanage des croyants – la doctrine sociale étant « en accord avec la nature humaine, la loi naturelle que tous peuvent reconnaître » – la foi offre une lumière supérieure qui éclaire la raison.

 

En définitive, au-delà de l'anecdote politique, Tribune Chrétienne (2) nous livre un puissant appel à la conversion personnelle et publique. La véritable réforme de la France ne passera pas par une simple valse des ministres, mais par le retour au sens du service, du courage et de la vérité dans le cœur de ses responsables. Un texte essentiel pour méditer sur l'articulation entre l'Évangile et la Cité.


 

(1) Sébastien Lecornu a fait tout son secondaire à St Adjutor de Vernon et a confié dans une interview avoir réfléchi à une vocation monacale. Cette précision n'est pas une critique envers cet homme mais illustre bien le propos du Saint Père.
(2) Lien sur l'article et discours intégral du pape à une délégation d’élus et de personnalités civiles du Val-de-Marne (Diocèse de Créteil)

 

Kyrie Eleison !

 

 

 

Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

05/10/2025

Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

04/10/2025

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

DOMRÉMY-LA-PUCELLE, France — Il y a six siècles, à l'été 1425, saint Michel Archange descendit sur le paisible village français de Domrémy, apparaissant à une jeune paysanne nommée Jeanne d'Arc. 

Elle n'avait que 12 ou 13 ans, dans le jardin de son père, lorsqu'elle le vit pour la première fois. Il était accompagné des anges du paradis, sainte Catherine et sainte Marguerite, qui l'appelaient à être une « bonne et sainte fille », à respecter la « volonté de Dieu » et à rechercher le salut de son âme. Se présentant comme « Michel, protecteur de la France », il confia à Jeanne une mission qui transcenderait son âge et son rang. Ces apparitions, répétées pendant la guerre de Cent Ans, lui inspirèrent du courage et même la conception de la bannière – portant les noms de Jésus et de Marie – sous laquelle elle combattit, ce qui la conduisit à lever le siège d'Orléans et à accompagner le roi Charles VII à son couronnement à Reims en 1429.


Pour commémorer cet anniversaire décisif, l'Association universelle des Amis de Jeanne d'Arc a organisé le « Pèlerinage de l'Espérance » sur deux jours, les 27 et 28 septembre. Cette initiative a rassemblé près de 2 000 fidèles en Lorraine, dans le nord-est de la France, pour un week-end de prière, de musique et de célébrations, le tout marqué par le contexte plus large de l'Année jubilaire 2025 de l'Église catholique, sur le thème « Pèlerins de l'Espérance », et par un appel particulier à prier pour la France et l'Église universelle. 

« Le 600e anniversaire a été un moment providentiel que nous ne pouvions pas laisser passer sous silence », a déclaré au Register Aymeric de Maleissye, président de l'association organisatrice. « Nous voulions faire connaître, aimer et honorer Jeanne d'Arc. »

Des pèlerins marchent ensemble pour commémorer le 600ᵉ anniversaire des apparitions en France. (Photo : Photo de courtoisie/Ingrid Hoffmann)

 


Un pèlerinage-festival à la carte
Le pèlerinage avait pour but d'allier prière et festivités de manière originale. « C'était un pèlerinage-festival, avec un itinéraire que chacun pouvait organiser librement, avec de nombreuses activités tout autour. Il pouvait passer de l'un à l'autre dans l'ordre qu'il souhaitait. Et cette flexibilité a été très appréciée », a déclaré de Maleissye. 


Des concerts, une représentation théâtrale, des temps d'adoration en la basilique Sainte-Jeanne d'Arc de Domrémy-la-Pucelle, ainsi que des vêpres dirigées par Harpa Dei, ensemble vocal catholique allemand composé de quatre frères et sœurs et mondialement connu pour sa polyphonie sacrée et ses chants grégoriens, ont rythmé l'événement. 

 

Clarisse Chabut, une jeune pèlerine, se souvient avec émotion de cette performance :

Entendre les chants célestes de Harpa Dei dans la basilique a touché l'âme de nombreux participants. Ils nous ont véritablement conduits à la prière, et j'ai été particulièrement frappé par la pureté du son. 

« Vivre ne serait-ce que 24 heures dans le village de Joan, en marchant là où elle marchait », a-t-elle déclaré, « m'a donné un sentiment de renouveau que j'avais rarement ressenti auparavant. »

En coulisses, l'organisation du pèlerinage était en elle-même un témoignage de foi et de dévouement. À Domrémy-la-Pucelle et à Greux (lieu de naissance de Jeanne), des dizaines de bénévoles ont travaillé main dans la main avec les autorités locales, l'Ordre de Malte et les communautés paroissiales pour accueillir la foule. Évêques, prêtres et religieux ont accompagné les fidèles non seulement lors des liturgies, mais aussi en partageant le rythme quotidien du pèlerinage, en marchant aux côtés de la foule et en étant présents tout au long du week-end pour laisser une trace durable. Pendant deux jours, ces petits villages lorrains sont devenus le cœur battant de la France catholique.

 

Communion dans la diversité
Le point culminant du pèlerinage a été la liturgie, surtout parce que les formes ordinaires et extraordinaires du rite romain ont été célébrées côte à côte, permettant à toute l'assemblée de se réunir dans la prière et le culte. 

Samedi soir, une grande messe pontificale en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc a été célébrée en plein air devant la basilique, accompagnée de chants solennels et d'un jeu de lumière qui a baigné l'édifice sacré d'une atmosphère de prière. De Maleissye a déclaré avoir reçu des commentaires qualifiant ce moment de « moment de grâce extraordinaire ». 

 

Dimanche, une messe traditionnelle latine dédiée à saint Michel a été célébrée par le père Emmanuel-Marie Lefébure, abbé de l'abbaye romane de Lagrasse, dans le sud de la France. Les prêtres des deux congrégations ont assisté aux liturgies de l'autre, distribuant la communion et entendant les confessions. 

 

Des milliers de personnes se rassemblent pour la messe pendant les festivités. (Photo : Ingrid Hoffmann)

 

« Tous les pèlerins ont profondément apprécié que les deux rites puissent être célébrés ensemble à Domrémy », a déclaré Mgr de Maleissye. « Ce fut un véritable moment d'unité ecclésiale. »

L'Église de France est encore marquée par les tensions liées au motu proprio Traditionis Custodes de 2021. Cette coexistence pacifique des deux formes offrait donc un puissant symbole d'unité. Cette atmosphère contrastait avec les tensions liturgiques apparues plus tôt cette année lors du traditionnel pèlerinage de la Pentecôte à Chartres.

 

Un autre événement marquant fut la réunion sans précédent de reliques à Domrémy. Pour la première fois dans l'histoire, l'anneau de Jeanne d'Arc (prêt du Puy du Fou) et une lettre de sa main furent exposés aux côtés des reliques de sainte Thérèse de Lisieux. Les pèlerins se rendirent à pied à la chapelle Notre-Dame de Bermont pour les vénérer. 

 

« Pour la première fois, les reliques de Jeanne et de Thérèse ont été réunies. Ce spectacle a attiré une foule immense et a donné aux pèlerins une idée concrète du patrimoine spirituel de la France », a déclaré M. de Maleissye.

Le pèlerinage comprenait également une procession d'entrée solennelle avec 80 bannières des saints de France, un rappel vivant que la foi de la nation est soutenue par le témoignage d'innombrables saints et saintes.

 

 

Un pont entre l'Ancien et le Nouveau Monde 

Bien qu'ancré dans l'histoire de la France, le pèlerinage cherchait à porter un message au-delà de ses frontières. De petits groupes venus de l'étranger se sont joints aux célébrations, parmi lesquels des fidèles sri-lankais vivant en France, signe que le témoignage de Jeanne continue de toucher les communautés les plus diverses. « Il est rare dans l'histoire qu'une intervention divine se soit manifestée aussi directement pour un pays », a déclaré de Maleissye, rappelant comment saint Michel s'est révélé comme le protecteur éternel de la France. Six cents ans plus tard, cet appel à l'espérance résonne encore non seulement en France, mais aussi dans toute l'Église. 

Mgr François Gourdon, évêque du diocèse local de Saint-Dié, rappelant dans sa lettre d'invitation que cet anniversaire coïncide avec l'Année jubilaire plus large proclamée par le pape François, a lié la mission de Jeanne aux défis d'aujourd'hui : « Son témoignage reste actuel : Dieu doit en effet être servi en premier, et nous sommes appelés à être, comme elle, des signes d'espérance. » 

Dans son homélie lors de la messe du soir du 27 septembre en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc, Mgr Gourdon a rappelé aux pèlerins qu'ils étaient des « chercheurs de Dieu », de véritables « signes d'espérance pour notre temps », les invitant à considérer la Pucelle d'Orléans comme un « modèle de foi et d'espérance » gardant Dieu comme point de référence.

 

Alors que les célébrations de Jeanne d’Arc se déroulent jusqu’en 2031 — 600e anniversaire de son martyre — Domrémy reste un sanctuaire vivant, ouvert à l’ensemble du monde chrétien. 

Jeanne a longtemps été considérée comme un pont entre l’Ancien et le Nouveau Monde, une figure qui inspire les croyants de tous les coins du monde par son courage face aux épreuves, son pouvoir d’unir au-delà des divisions et sa fidélité inébranlable à l’appel de Dieu.

 

Six siècles après que l'archange eut parlé pour la première fois à la jeune sainte à Domrémy, le pèlerinage a rappelé que la mission de Jeanne n'est pas une histoire du passé, mais un appel vivant et vibrant qui continue de guider les nouvelles générations de chrétiens. 

 

 

Solène Tadié est correspondante Europe du National Catholic Register. Franco-suisse, elle a grandi à Paris. Après avoir obtenu une licence de journalisme à l'Université Rome III, elle a commencé à couvrir Rome et le Vatican pour Aleteia. Elle a rejoint L'Osservatore Romano en 2015, où elle a collaboré successivement à la rubrique française et aux pages culturelles du quotidien italien. Elle a également collaboré avec plusieurs médias catholiques francophones. Solène est titulaire d'une licence de philosophie de l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin et a récemment traduit en français (aux Éditions Salvator) « Défendre le libre marché : l'argument moral pour une économie libre » du Père Robert Sirico de l'Acton Institute.

 

 

Source : NATIONAL CATHOLIC REGISTER Denver USA

 

 

 

Présence du groupe Harpa Dei au pèlerinage

Ici Le Graduel « Nova bella elegit Dominus » de la Messe de Sainte Jeanne d’Arc

 

Nova bella elegit Dominus, et portas hostium ipse subvertit.
Le Seigneur a choisi de nouveaux combats, et Il renverse Lui-même les portes des ennemis

V/. Ubi collisi sunt currus, et hostium suffocatus est exercitus, ibi narrentur justitiæ Domini, et clementia in fortes Israël
V/. Qu’au lieu où les chars ont été brisés, l’armée des ennemis taillée en pièces, on publie la justice du Seigneur et Sa clémence envers les braves d’Israël.

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

03/10/2025

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

FSE : “Rod Dreher, vous êtes aussi un ami de JD Vance. Comment l’avez-vous rencontré et quelle a été votre influence sur sa conversion en 2019 ?

 

RD : C’est une histoire assez incroyable, presque un petit miracle. À l’été 2016, son livre Hillbilly Elegy venait de paraître.

À ce moment-là, JD était totalement inconnu et les ventes du livre restaient modestes. Une lectrice de mon blog – une femme plutôt progressiste – savait que je m’intéressais à la vie dans l’Amérique rurale. Elle m’a dit : « Vous devriez lire ce livre. Personne n’en parle encore, mais je suis sûre qu’il vous plairait. »

 

Elle m’a envoyé une version électronique de Hillbilly Elegy. Je l’ai lu d’une traite dans l’avion qui m’emmenait à Boston. J’ai été immédiatement conquis. J’ai pensé : « Voilà un livre essentiel pour comprendre la société américaine. »

 

J’ai alors contacté JD via Twitter – il était en vacances en Angleterre – pour lui proposer une interview. Il a accepté. J’ai publié cet entretien sur mon blog un vendredi après-midi. Dès le lundi, il avait fait le tour du pays : l’article était devenu viral, au point de faire planter le serveur du magazine trois fois en deux semaines.

 

En quelques jours, le livre de JD Vance est passé numéro un des ventes aux États-Unis. Il a été invité sur toutes les grandes chaînes d’information et sa carrière était lancée.

 

Malgré ce succès fulgurant, JD est resté simple et nous sommes devenus amis. Je me suis replongé récemment dans les e-mails qu’il m’envoyait à l’époque : il n’arrêtait pas de répéter qu’il voulait mettre cette notoriété au service de Dieu et de sa famille.

 

Un jour, il m’a confié son désir de devenir catholique. Je lui ai alors présenté un prêtre dominicain à Washington D.C., où il vivait. JD m’a invité à être présent dans le petit cercle d’amis réunis lorsqu’il a été reçu dans l’Église en 2019.

 

Ce fut un moment de grâce. J’ai encore les photos de sa première communion. Ce fut un grand tournant pour lui et sa famille, mais aussi – nous ne le savions pas encore – peut-être un grand moment pour l’Amérique. Car si, comme je le crois, JD devient un jour président des États-Unis, alors ce pays aura à sa tête un véritable catholique, un homme qui connaît sa foi, qui va à la messe et qui y croit profondément.”

 

 

⏰ Timeline : 

00:00 : "Visages de l'Église"
00:10 : Rod Dreher
00:50 : Introduction
01:24 : La conversion
08:01 : JD Vance
11:27 : L'occultisme : un nouveau défi pour le XXIe siècle
14:25 : Chartres, symbole d'une nouvelle génération de chrétiens
17:39 : "Le Pari Bénédictin" : rester chrétiens dans le monde
23:29 : Transhumanisme et Intelligence Artificielle (IA)
30:18 : Le défi des dirigeants chrétiens face à l'IA
38:57 : Réflexions et conseils aux jeunes catholiques
45:55 : Conclusion : le pèlerinage de Chartres, source d'espérance

 

 

 

 

Source : Fraternité St Ephrem via Le Salon Beige

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

02/10/2025

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

02/10/2025

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

 

Les Anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

 

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

 

 

Erika & Charlie Kirk

02/10/2025

Erika & Charlie Kirk

Charlie Kirk, un homme d’influence

A 32 ans, Charlie Kirk avait été un des artisans de la victoire de Donald Trump lors des dernières élections présidentielles. Personnage charismatique et fervent protestant évangélique, il s’était donné pour mission, dans le cadre de son association Turning Point USA créée en 2012, de convertir la jeunesse américaine, en particulier les jeunes hommes, aux idées socialement conservatrices et religieusement chrétiennes qui étaient les siennes. Homme de médias, il multipliait les émissions de télévision, les podcasts et surtout menait avec brio de très suivis débats contradictoires dans les universités américaines. C’est à l’occasion de l’un de ces débats sur le campus de l’université d’Utah Valley, à Orem, dans l’État de l’Utah, qu’il a été assassiné, le 10 septembre, par un tireur, a priori isolé, Tyler Robinson, militant « des droits des homosexuels et des transgenres ». L’émotion suscitée aux USA et dans le monde a été considérable avec comme point d’orgue la cérémonie d’hommage, époustouflant show à l’américaine d’une durée de cinq heures, le 21 septembre au State Farm Stadium, à Glendale (Arizona), en présence du président Trump, du vice-président Vance et de 70 000 personnes.

 

Arbitre des élégances et des convenances mondaines, Le Monde a immédiatement dénoncé dans cet hommage public un insupportable « mélange des genres ». C’est-à-dire, concrètement, que le politique et le religieux aient été mêlés dans cet événement. Qu’un homme politique témoigne publiquement de sa foi et de ce qu’elle représente dans son engagement est insupportable pour ce qu’il était convenu de qualifier de « quotidien de référence ». La philosophie des lumières, puis la Révolution française et enfin le vaste mouvement de laïcisation de la société française, accéléré à partir de la fin du XIXème siècle ont conduit les Français à devoir intérioriser leurs convictions religieuses. Quand Christine Boutin, alors député, le 9 octobre 1998, à l’occasion des débats sur le PACS brandit une Bible à l’Assemblée nationale, l’ensemble de la classe médiatico-médiatique s’étrangla. Aux USA ce comportement serait d’une grande banalité. La liberté d’expression n’est pas toujours où on le croirait ! L’adage est connu : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », phrase attribuée à Saint-Just qui n’est pas un saint du calendrier mais un des complices de Robespierre dans la mise en œuvre du régime de la Terreur en 1793-1794. Concept actualisé par les violences récurrentes des militants dits antifas et/ou LFI contre leurs opposants et conceptualisé par le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis appelant au « harcèlement démocratique » contre le Front national ou le journaliste à Médiapart Geoffroy de Lagasnerie distinguant ce qui est « dicible » de ce qui ne l’est pas : « J’assume qu’il faut reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public, pour reproduire un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes. »

 

Le pardon d’Erika Kirk
Le sommet de ce prétendu mélange des genres fut sans conteste la prise de parole, bouleversante, d’Erika Kirk, l’épouse de Charlie depuis 2021. Cette ancienne Miss Arizona, catholique et mère de deux enfants, a prononcé un discours, empreint d’émotion et d’espérance, qui devrait se lire à genoux. Se définissant comme mère au foyer elle a témoigné que le seul but de sa vie, comme celui de son mari était de faire la volonté de Dieu, de contribuer à une renaissance de la foi et de revitaliser la famille américaine. Elle a appelé les femmes américaines à être les gardiennes de leur foyer et les hommes à être forts et courageux au service de leurs familles et de leurs épouses. Cependant l’acmé de cette intervention fut sans conteste le pardon que d’une voix brisée par l’effort et l’émotion elle accorda à l’assassin de son mari :

 

« Sur la croix, notre Sauveur a dit : « Père, pardonne-leur cat ils ne savent pas ce qu’ils font ». Cet homme, ce jeune homme, je lui pardonne. Je lui pardonne, car c’est ce que le Christ a fait dans sa vie. Ce que Charlie aurait fait. La réponse à la haine n’est pas la haine. La réponse que nous donne l’Evangile est l’amour. L’amour pour nos ennemis et l’amour pour ceux qui nous persécutent ».

 

On sent que les mots ont du mal à venir. La nature résiste à la grâce mais la grâce l’emporte. La foule un instant suspendue aux paroles qui ne franchissent pas les lèvres d’Erika éclate en applaudissements. Moment inoubliable de pardon et de communion de cette foule rassemblée au pied de la croix du Christ que porte fièrement à son cou la toute jeune veuve qui s’engage à poursuivre le combat de son mari et exhorte les personnes présentes :

 

« Choisissez la prière. Choisissez le courage. Choisissez la beauté. Choisissez l’aventure. Choisissez la famille. Choisissez une vie de foi. Et surtout, choisissez le Christ (…) Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse l’Amérique ».

 

La puissance de la grâce
En France, les chacals se sont déchaînés, en particulier sur les médias du service public. L’ancienne député et ministre de la culture Aurélie Filipetti a fait part de son « dégoût et de sa crainte », la journaliste de Radio France, Judith Perignon a vu là un « rassemblement nazi », un internaute dénonce « une foi hypocrite et dégoulinante (qui) fait entrevoir le fascisme implacable en gestation ». La reductio ad hitlerum n’a rien perdu de son actualité même si elle fonctionne de moins en moins.

 

Ces tragiques événements sont, malgré tout, porteurs d’espérance. Tout d’abord, la preuve est faite, si cela était encore nécessaire, que la grâce divine agit toujours et n’a rien perdu de sa force. Le pardon d’Erika à l’assassin de son mari n’est pas un acte de la nature : il est un don de Dieu, un fruit de la grâce. Ensuite, la situation américaine nous rappelle que le mouvement d’intériorisation de la religion si puissant et prégnant en France n’est pas une fatalité irréversible. Le célèbre journaliste Tucker Carlson synthétisait ainsi l’engagement de Charlie Kirk « Charlie savait que la politique n’était pas l’ultime solution, l’ultime solution c’est le Christ ». Ce qui a permis au cardinal Muller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, d’affirmer que Charlie Kirk était mort en « martyr de Jésus-Christ ». Ce témoignage christique d’un laïc est aussi particulièrement précieux aujourd’hui alors que trop de clercs ont renoncé à prêcher publiquement « Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor 2,2). Vérité parfois oubliée à l’occasion des éternels débats sur le caractère confessionnel ou aconfessionnel que doit revêtir le combat pour la défense de la vie humaine innocente. Enfin, quel réconfort que de se sentir dans une communion si « pleine » de foi et d’espérance avec une jeune femme éprouvée certes, mais également si confiante en la bonté de Dieu. En ce jour, nous pouvons, enfin, en toute confiance et liberté affirmer : « Je suis Charlie » conjugué à « God bless America ».

 

 

Jean-Pierre Maugendre

 

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

01/10/2025

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Il montra dès l’abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l’éclat de sa sainteté: pendant ses repas, les oiseaux venaient prendre du pain dans ses mains; il guérit un aveugle possédé du démon; il remplit de vin, par le signe de la Croix, un vase presque vide; il éteignit, par sa seule présence, un terrible incendie; il délivra du démon une jeune fille que saint Benoît n’avait pu délivrer.

 

L’histoire de sainte Clotilde nous apprend comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d’instruire le prince. Comme il lui racontait, d’une manière touchante, la Passion du Sauveur: “Ah! s’écria le guerrier, que n’étais-je là avec mes Francs pour Le délivrer!” La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l’église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Alors l’église se remplit d’une lumière et d’une odeur célestes, et l’on entendit une voix qui disait: “La paix soit avec vous!” Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s’ils restaient fidèles à Dieu et à l’Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi: “Courbe la tête, fier Sicambre; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré.” Au moment de faire l’onction du Saint Chrême, le pontife, s’apercevant que l’huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d’y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d’en haut, portant une fiole pleine d’un baume miraculeux; le saint prélat la prit, et fit l’onction sur le front du prince.

 

Cette fiole, appelée dans l’histoire la sainte Ampoule, exista jusqu’en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l’onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l’onction royale. Deux soeurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d’enfants furent baptisés le même jour. Saint Rémi devint aveugle dans sa vieillesse. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le Saint Sacrifice et s’éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

 

 

 

Prière à St Rémi 

 

Glorieux Saint Remi,
que le Christ Rédempteur, désiré des nations et Roi des rois, a choisi de toute éternité pour conduire le peuple Franc vers la lumière de la Foi véritable, et pour consacrer par l’onction sainte d’un chrême miraculeux venu du ciel Clovis, le premier de nos rois, regardez aujourd’hui le peuple de France tombé aux mains de chefs illégitimes et pervers qui l’entraînent dans l’apostasie et l’enchaînent à de nouveaux paganismes : du haut du ciel regardez-nous, ayez pitié de nous, et priez pour nous !

 

   Vous qui avez été autrefois et demeurez à jamais l’apôtre des Francs, intercédez sans relâche devant le trône de la divine Majesté pour que se renouvellent les prodiges de grâce de jadis et que l’illumination surnaturelle mette fin à la cécité spirituelle des Français d’aujourd’hui, que la voix céleste rompe leur surdité et les attire au seul véritable Sauveur,
que les ténèbres qui enveloppent leurs cœurs soient dissipées, et qu’ils trouvent la force pour triompher des ennemis de leur salut et du salut de leur patrie !

   

Les ennemis du Christ et de la Sainte Eglise, tous ceux qui rejettent les intangibles Lois divines et veulent les extirper pour toujours du cœur des Français, œuvrent sans relâche dans l’ombre et le secret des loges et des sectes pour mettre en échec le plan salvifique de Dieu par le moyen de la France : ils ont usurpé le trône du Fils aîné de la Sainte Eglise, ils ont perverti le pouvoir et corrompu l’autorité, ils ont ébloui tant d’esprits par ces fallacieuses lumières allumées aux flammes de l’enfer…
Saint Rémi, notre père, suscitez aujourd’hui de nouveaux apôtres, animés de ce zèle infatigable et de la sagesse conquérante qui brillaient en vous, pour qu’ils arrachent la France et les Français aux griffes de l’ennemi du genre humain, et qu’ils reconquièrent au Christ-Roi les intelligences, les esprits et les cœurs !

 

Puisse la France, par votre intercession, trouver la force de rejeter les faux prophètes d’une fausse liberté, d’une menteuse égalité et d’une spécieuse fraternité, et de se précipiter aux pieds de Jésus et de Marie, sa Reine miséricordieuse : obtenez à tout son peuple un repentir sincère et le pardon de ses péchés, pour qu’il restaure l’alliance avec la Sagesse Eternelle conclue dans les fonts baptismaux de Reims, grâce à votre précieux ministère, et qu’il se fasse à nouveau une gloire de proclamer : « Vive le Christ qui aime les Francs ! »

 

Saint Remi, apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Ainsi soit-il !

 

(Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur)

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

30/09/2025

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

Le Renouveau de la Prière
Ce renouveau n'est pas qu'une intuition. L'article le prouve par des exemples concrets :

 

L'immense succès de la neuvaine à saint Michel, protecteur de la France, qui a rassemblé plus de 120 000 inscrits.

L'appel des évêques de France à prier pour l'accueil et le respect de la vie face au déclin démographique.

Des événements marquants comme la messe d'action de grâce à Notre-Dame pour les carmélites de Compiègne, martyres de la Révolution.


Pour l'auteur, ces signaux montrent que face aux "nuages qui s’amoncellent", les Français redécouvrent la prière comme une réponse concrète et essentielle.

 

Les Fondements : De la Bible à l'Histoire
L'article rappelle que prier pour son pays est une injonction solidement enracinée.

 

Fondements bibliques : L'auteur cite le prophète Ézéchiel (22, 30), où Dieu se désole de ne trouver personne pour intercéder et défendre le pays. La prière est présentée comme le seul acte efficace pour obtenir la clémence. De même, saint Paul exhorte (1 Tm 2, 1-2) à prier pour les autorités afin de mener une vie paisible.

 

Ancrage historique français : L'histoire de France abonde en exemples, du vœu de Clovis à Tolbiac au célèbre Vœu national de pénitence qui a donné naissance au Sacré-Cœur de Montmartre après la défaite de 1870. Cette prière prend souvent la forme d'une réparation pour l'état de péché du pays.

 

Face à l'Apostasie Silencieuse
L'article ne s'arrête pas aux ricanements des sceptiques. Il insiste sur la notion d'interventions providentielles dans l'histoire française, citant par exemple la fin de la Terreur peu après le martyre des carmélites de Compiègne ou l’interruption de l'offensive prussienne après l’apparition de Pontmain.

 

Il met en garde contre l'"apostasie silencieuse", un terme popularisé par Jean-Paul II, qui dénonce l'abandon de Dieu et du Christ dans la culture. Pour l'auteur, le marasme actuel en est peut-être le fruit. Se priver aujourd'hui des secours de la Providence relèverait du "désespoir et du suicide".

 

En conclusion, l'article souligne l'heure à l'espérance, en s'appuyant sur les appels des papes (de Pie XII à Léon XIV) qui exhortent la France, "fille aînée de l'Église", à retrouver sa vocation par la puissance de la prière.

 

En bref : L'article est un rappel puissant que la prière pour la France n'est pas une relique du passé, mais un devoir spirituel et civique qui puise sa légitimité dans les Écritures, l'histoire nationale et les défis contemporains.

 

 

Haut les cœurs !