Le blog du Temps de l'Immaculée.

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Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

05/10/2025

Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

04/10/2025

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

DOMRÉMY-LA-PUCELLE, France — Il y a six siècles, à l'été 1425, saint Michel Archange descendit sur le paisible village français de Domrémy, apparaissant à une jeune paysanne nommée Jeanne d'Arc. 

Elle n'avait que 12 ou 13 ans, dans le jardin de son père, lorsqu'elle le vit pour la première fois. Il était accompagné des anges du paradis, sainte Catherine et sainte Marguerite, qui l'appelaient à être une « bonne et sainte fille », à respecter la « volonté de Dieu » et à rechercher le salut de son âme. Se présentant comme « Michel, protecteur de la France », il confia à Jeanne une mission qui transcenderait son âge et son rang. Ces apparitions, répétées pendant la guerre de Cent Ans, lui inspirèrent du courage et même la conception de la bannière – portant les noms de Jésus et de Marie – sous laquelle elle combattit, ce qui la conduisit à lever le siège d'Orléans et à accompagner le roi Charles VII à son couronnement à Reims en 1429.


Pour commémorer cet anniversaire décisif, l'Association universelle des Amis de Jeanne d'Arc a organisé le « Pèlerinage de l'Espérance » sur deux jours, les 27 et 28 septembre. Cette initiative a rassemblé près de 2 000 fidèles en Lorraine, dans le nord-est de la France, pour un week-end de prière, de musique et de célébrations, le tout marqué par le contexte plus large de l'Année jubilaire 2025 de l'Église catholique, sur le thème « Pèlerins de l'Espérance », et par un appel particulier à prier pour la France et l'Église universelle. 

« Le 600e anniversaire a été un moment providentiel que nous ne pouvions pas laisser passer sous silence », a déclaré au Register Aymeric de Maleissye, président de l'association organisatrice. « Nous voulions faire connaître, aimer et honorer Jeanne d'Arc. »

Des pèlerins marchent ensemble pour commémorer le 600ᵉ anniversaire des apparitions en France. (Photo : Photo de courtoisie/Ingrid Hoffmann)

 


Un pèlerinage-festival à la carte
Le pèlerinage avait pour but d'allier prière et festivités de manière originale. « C'était un pèlerinage-festival, avec un itinéraire que chacun pouvait organiser librement, avec de nombreuses activités tout autour. Il pouvait passer de l'un à l'autre dans l'ordre qu'il souhaitait. Et cette flexibilité a été très appréciée », a déclaré de Maleissye. 


Des concerts, une représentation théâtrale, des temps d'adoration en la basilique Sainte-Jeanne d'Arc de Domrémy-la-Pucelle, ainsi que des vêpres dirigées par Harpa Dei, ensemble vocal catholique allemand composé de quatre frères et sœurs et mondialement connu pour sa polyphonie sacrée et ses chants grégoriens, ont rythmé l'événement. 

 

Clarisse Chabut, une jeune pèlerine, se souvient avec émotion de cette performance :

Entendre les chants célestes de Harpa Dei dans la basilique a touché l'âme de nombreux participants. Ils nous ont véritablement conduits à la prière, et j'ai été particulièrement frappé par la pureté du son. 

« Vivre ne serait-ce que 24 heures dans le village de Joan, en marchant là où elle marchait », a-t-elle déclaré, « m'a donné un sentiment de renouveau que j'avais rarement ressenti auparavant. »

En coulisses, l'organisation du pèlerinage était en elle-même un témoignage de foi et de dévouement. À Domrémy-la-Pucelle et à Greux (lieu de naissance de Jeanne), des dizaines de bénévoles ont travaillé main dans la main avec les autorités locales, l'Ordre de Malte et les communautés paroissiales pour accueillir la foule. Évêques, prêtres et religieux ont accompagné les fidèles non seulement lors des liturgies, mais aussi en partageant le rythme quotidien du pèlerinage, en marchant aux côtés de la foule et en étant présents tout au long du week-end pour laisser une trace durable. Pendant deux jours, ces petits villages lorrains sont devenus le cœur battant de la France catholique.

 

Communion dans la diversité
Le point culminant du pèlerinage a été la liturgie, surtout parce que les formes ordinaires et extraordinaires du rite romain ont été célébrées côte à côte, permettant à toute l'assemblée de se réunir dans la prière et le culte. 

Samedi soir, une grande messe pontificale en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc a été célébrée en plein air devant la basilique, accompagnée de chants solennels et d'un jeu de lumière qui a baigné l'édifice sacré d'une atmosphère de prière. De Maleissye a déclaré avoir reçu des commentaires qualifiant ce moment de « moment de grâce extraordinaire ». 

 

Dimanche, une messe traditionnelle latine dédiée à saint Michel a été célébrée par le père Emmanuel-Marie Lefébure, abbé de l'abbaye romane de Lagrasse, dans le sud de la France. Les prêtres des deux congrégations ont assisté aux liturgies de l'autre, distribuant la communion et entendant les confessions. 

 

Des milliers de personnes se rassemblent pour la messe pendant les festivités. (Photo : Ingrid Hoffmann)

 

« Tous les pèlerins ont profondément apprécié que les deux rites puissent être célébrés ensemble à Domrémy », a déclaré Mgr de Maleissye. « Ce fut un véritable moment d'unité ecclésiale. »

L'Église de France est encore marquée par les tensions liées au motu proprio Traditionis Custodes de 2021. Cette coexistence pacifique des deux formes offrait donc un puissant symbole d'unité. Cette atmosphère contrastait avec les tensions liturgiques apparues plus tôt cette année lors du traditionnel pèlerinage de la Pentecôte à Chartres.

 

Un autre événement marquant fut la réunion sans précédent de reliques à Domrémy. Pour la première fois dans l'histoire, l'anneau de Jeanne d'Arc (prêt du Puy du Fou) et une lettre de sa main furent exposés aux côtés des reliques de sainte Thérèse de Lisieux. Les pèlerins se rendirent à pied à la chapelle Notre-Dame de Bermont pour les vénérer. 

 

« Pour la première fois, les reliques de Jeanne et de Thérèse ont été réunies. Ce spectacle a attiré une foule immense et a donné aux pèlerins une idée concrète du patrimoine spirituel de la France », a déclaré M. de Maleissye.

Le pèlerinage comprenait également une procession d'entrée solennelle avec 80 bannières des saints de France, un rappel vivant que la foi de la nation est soutenue par le témoignage d'innombrables saints et saintes.

 

 

Un pont entre l'Ancien et le Nouveau Monde 

Bien qu'ancré dans l'histoire de la France, le pèlerinage cherchait à porter un message au-delà de ses frontières. De petits groupes venus de l'étranger se sont joints aux célébrations, parmi lesquels des fidèles sri-lankais vivant en France, signe que le témoignage de Jeanne continue de toucher les communautés les plus diverses. « Il est rare dans l'histoire qu'une intervention divine se soit manifestée aussi directement pour un pays », a déclaré de Maleissye, rappelant comment saint Michel s'est révélé comme le protecteur éternel de la France. Six cents ans plus tard, cet appel à l'espérance résonne encore non seulement en France, mais aussi dans toute l'Église. 

Mgr François Gourdon, évêque du diocèse local de Saint-Dié, rappelant dans sa lettre d'invitation que cet anniversaire coïncide avec l'Année jubilaire plus large proclamée par le pape François, a lié la mission de Jeanne aux défis d'aujourd'hui : « Son témoignage reste actuel : Dieu doit en effet être servi en premier, et nous sommes appelés à être, comme elle, des signes d'espérance. » 

Dans son homélie lors de la messe du soir du 27 septembre en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc, Mgr Gourdon a rappelé aux pèlerins qu'ils étaient des « chercheurs de Dieu », de véritables « signes d'espérance pour notre temps », les invitant à considérer la Pucelle d'Orléans comme un « modèle de foi et d'espérance » gardant Dieu comme point de référence.

 

Alors que les célébrations de Jeanne d’Arc se déroulent jusqu’en 2031 — 600e anniversaire de son martyre — Domrémy reste un sanctuaire vivant, ouvert à l’ensemble du monde chrétien. 

Jeanne a longtemps été considérée comme un pont entre l’Ancien et le Nouveau Monde, une figure qui inspire les croyants de tous les coins du monde par son courage face aux épreuves, son pouvoir d’unir au-delà des divisions et sa fidélité inébranlable à l’appel de Dieu.

 

Six siècles après que l'archange eut parlé pour la première fois à la jeune sainte à Domrémy, le pèlerinage a rappelé que la mission de Jeanne n'est pas une histoire du passé, mais un appel vivant et vibrant qui continue de guider les nouvelles générations de chrétiens. 

 

 

Solène Tadié est correspondante Europe du National Catholic Register. Franco-suisse, elle a grandi à Paris. Après avoir obtenu une licence de journalisme à l'Université Rome III, elle a commencé à couvrir Rome et le Vatican pour Aleteia. Elle a rejoint L'Osservatore Romano en 2015, où elle a collaboré successivement à la rubrique française et aux pages culturelles du quotidien italien. Elle a également collaboré avec plusieurs médias catholiques francophones. Solène est titulaire d'une licence de philosophie de l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin et a récemment traduit en français (aux Éditions Salvator) « Défendre le libre marché : l'argument moral pour une économie libre » du Père Robert Sirico de l'Acton Institute.

 

 

Source : NATIONAL CATHOLIC REGISTER Denver USA

 

 

 

Présence du groupe Harpa Dei au pèlerinage

Ici Le Graduel « Nova bella elegit Dominus » de la Messe de Sainte Jeanne d’Arc

 

Nova bella elegit Dominus, et portas hostium ipse subvertit.
Le Seigneur a choisi de nouveaux combats, et Il renverse Lui-même les portes des ennemis

V/. Ubi collisi sunt currus, et hostium suffocatus est exercitus, ibi narrentur justitiæ Domini, et clementia in fortes Israël
V/. Qu’au lieu où les chars ont été brisés, l’armée des ennemis taillée en pièces, on publie la justice du Seigneur et Sa clémence envers les braves d’Israël.

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

03/10/2025

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

FSE : “Rod Dreher, vous êtes aussi un ami de JD Vance. Comment l’avez-vous rencontré et quelle a été votre influence sur sa conversion en 2019 ?

 

RD : C’est une histoire assez incroyable, presque un petit miracle. À l’été 2016, son livre Hillbilly Elegy venait de paraître.

À ce moment-là, JD était totalement inconnu et les ventes du livre restaient modestes. Une lectrice de mon blog – une femme plutôt progressiste – savait que je m’intéressais à la vie dans l’Amérique rurale. Elle m’a dit : « Vous devriez lire ce livre. Personne n’en parle encore, mais je suis sûre qu’il vous plairait. »

 

Elle m’a envoyé une version électronique de Hillbilly Elegy. Je l’ai lu d’une traite dans l’avion qui m’emmenait à Boston. J’ai été immédiatement conquis. J’ai pensé : « Voilà un livre essentiel pour comprendre la société américaine. »

 

J’ai alors contacté JD via Twitter – il était en vacances en Angleterre – pour lui proposer une interview. Il a accepté. J’ai publié cet entretien sur mon blog un vendredi après-midi. Dès le lundi, il avait fait le tour du pays : l’article était devenu viral, au point de faire planter le serveur du magazine trois fois en deux semaines.

 

En quelques jours, le livre de JD Vance est passé numéro un des ventes aux États-Unis. Il a été invité sur toutes les grandes chaînes d’information et sa carrière était lancée.

 

Malgré ce succès fulgurant, JD est resté simple et nous sommes devenus amis. Je me suis replongé récemment dans les e-mails qu’il m’envoyait à l’époque : il n’arrêtait pas de répéter qu’il voulait mettre cette notoriété au service de Dieu et de sa famille.

 

Un jour, il m’a confié son désir de devenir catholique. Je lui ai alors présenté un prêtre dominicain à Washington D.C., où il vivait. JD m’a invité à être présent dans le petit cercle d’amis réunis lorsqu’il a été reçu dans l’Église en 2019.

 

Ce fut un moment de grâce. J’ai encore les photos de sa première communion. Ce fut un grand tournant pour lui et sa famille, mais aussi – nous ne le savions pas encore – peut-être un grand moment pour l’Amérique. Car si, comme je le crois, JD devient un jour président des États-Unis, alors ce pays aura à sa tête un véritable catholique, un homme qui connaît sa foi, qui va à la messe et qui y croit profondément.”

 

 

⏰ Timeline : 

00:00 : "Visages de l'Église"
00:10 : Rod Dreher
00:50 : Introduction
01:24 : La conversion
08:01 : JD Vance
11:27 : L'occultisme : un nouveau défi pour le XXIe siècle
14:25 : Chartres, symbole d'une nouvelle génération de chrétiens
17:39 : "Le Pari Bénédictin" : rester chrétiens dans le monde
23:29 : Transhumanisme et Intelligence Artificielle (IA)
30:18 : Le défi des dirigeants chrétiens face à l'IA
38:57 : Réflexions et conseils aux jeunes catholiques
45:55 : Conclusion : le pèlerinage de Chartres, source d'espérance

 

 

 

 

Source : Fraternité St Ephrem via Le Salon Beige

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

02/10/2025

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

02/10/2025

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

 

Les Anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

 

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

 

 

Erika & Charlie Kirk

02/10/2025

Erika & Charlie Kirk

Charlie Kirk, un homme d’influence

A 32 ans, Charlie Kirk avait été un des artisans de la victoire de Donald Trump lors des dernières élections présidentielles. Personnage charismatique et fervent protestant évangélique, il s’était donné pour mission, dans le cadre de son association Turning Point USA créée en 2012, de convertir la jeunesse américaine, en particulier les jeunes hommes, aux idées socialement conservatrices et religieusement chrétiennes qui étaient les siennes. Homme de médias, il multipliait les émissions de télévision, les podcasts et surtout menait avec brio de très suivis débats contradictoires dans les universités américaines. C’est à l’occasion de l’un de ces débats sur le campus de l’université d’Utah Valley, à Orem, dans l’État de l’Utah, qu’il a été assassiné, le 10 septembre, par un tireur, a priori isolé, Tyler Robinson, militant « des droits des homosexuels et des transgenres ». L’émotion suscitée aux USA et dans le monde a été considérable avec comme point d’orgue la cérémonie d’hommage, époustouflant show à l’américaine d’une durée de cinq heures, le 21 septembre au State Farm Stadium, à Glendale (Arizona), en présence du président Trump, du vice-président Vance et de 70 000 personnes.

 

Arbitre des élégances et des convenances mondaines, Le Monde a immédiatement dénoncé dans cet hommage public un insupportable « mélange des genres ». C’est-à-dire, concrètement, que le politique et le religieux aient été mêlés dans cet événement. Qu’un homme politique témoigne publiquement de sa foi et de ce qu’elle représente dans son engagement est insupportable pour ce qu’il était convenu de qualifier de « quotidien de référence ». La philosophie des lumières, puis la Révolution française et enfin le vaste mouvement de laïcisation de la société française, accéléré à partir de la fin du XIXème siècle ont conduit les Français à devoir intérioriser leurs convictions religieuses. Quand Christine Boutin, alors député, le 9 octobre 1998, à l’occasion des débats sur le PACS brandit une Bible à l’Assemblée nationale, l’ensemble de la classe médiatico-médiatique s’étrangla. Aux USA ce comportement serait d’une grande banalité. La liberté d’expression n’est pas toujours où on le croirait ! L’adage est connu : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », phrase attribuée à Saint-Just qui n’est pas un saint du calendrier mais un des complices de Robespierre dans la mise en œuvre du régime de la Terreur en 1793-1794. Concept actualisé par les violences récurrentes des militants dits antifas et/ou LFI contre leurs opposants et conceptualisé par le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis appelant au « harcèlement démocratique » contre le Front national ou le journaliste à Médiapart Geoffroy de Lagasnerie distinguant ce qui est « dicible » de ce qui ne l’est pas : « J’assume qu’il faut reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public, pour reproduire un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes. »

 

Le pardon d’Erika Kirk
Le sommet de ce prétendu mélange des genres fut sans conteste la prise de parole, bouleversante, d’Erika Kirk, l’épouse de Charlie depuis 2021. Cette ancienne Miss Arizona, catholique et mère de deux enfants, a prononcé un discours, empreint d’émotion et d’espérance, qui devrait se lire à genoux. Se définissant comme mère au foyer elle a témoigné que le seul but de sa vie, comme celui de son mari était de faire la volonté de Dieu, de contribuer à une renaissance de la foi et de revitaliser la famille américaine. Elle a appelé les femmes américaines à être les gardiennes de leur foyer et les hommes à être forts et courageux au service de leurs familles et de leurs épouses. Cependant l’acmé de cette intervention fut sans conteste le pardon que d’une voix brisée par l’effort et l’émotion elle accorda à l’assassin de son mari :

 

« Sur la croix, notre Sauveur a dit : « Père, pardonne-leur cat ils ne savent pas ce qu’ils font ». Cet homme, ce jeune homme, je lui pardonne. Je lui pardonne, car c’est ce que le Christ a fait dans sa vie. Ce que Charlie aurait fait. La réponse à la haine n’est pas la haine. La réponse que nous donne l’Evangile est l’amour. L’amour pour nos ennemis et l’amour pour ceux qui nous persécutent ».

 

On sent que les mots ont du mal à venir. La nature résiste à la grâce mais la grâce l’emporte. La foule un instant suspendue aux paroles qui ne franchissent pas les lèvres d’Erika éclate en applaudissements. Moment inoubliable de pardon et de communion de cette foule rassemblée au pied de la croix du Christ que porte fièrement à son cou la toute jeune veuve qui s’engage à poursuivre le combat de son mari et exhorte les personnes présentes :

 

« Choisissez la prière. Choisissez le courage. Choisissez la beauté. Choisissez l’aventure. Choisissez la famille. Choisissez une vie de foi. Et surtout, choisissez le Christ (…) Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse l’Amérique ».

 

La puissance de la grâce
En France, les chacals se sont déchaînés, en particulier sur les médias du service public. L’ancienne député et ministre de la culture Aurélie Filipetti a fait part de son « dégoût et de sa crainte », la journaliste de Radio France, Judith Perignon a vu là un « rassemblement nazi », un internaute dénonce « une foi hypocrite et dégoulinante (qui) fait entrevoir le fascisme implacable en gestation ». La reductio ad hitlerum n’a rien perdu de son actualité même si elle fonctionne de moins en moins.

 

Ces tragiques événements sont, malgré tout, porteurs d’espérance. Tout d’abord, la preuve est faite, si cela était encore nécessaire, que la grâce divine agit toujours et n’a rien perdu de sa force. Le pardon d’Erika à l’assassin de son mari n’est pas un acte de la nature : il est un don de Dieu, un fruit de la grâce. Ensuite, la situation américaine nous rappelle que le mouvement d’intériorisation de la religion si puissant et prégnant en France n’est pas une fatalité irréversible. Le célèbre journaliste Tucker Carlson synthétisait ainsi l’engagement de Charlie Kirk « Charlie savait que la politique n’était pas l’ultime solution, l’ultime solution c’est le Christ ». Ce qui a permis au cardinal Muller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, d’affirmer que Charlie Kirk était mort en « martyr de Jésus-Christ ». Ce témoignage christique d’un laïc est aussi particulièrement précieux aujourd’hui alors que trop de clercs ont renoncé à prêcher publiquement « Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor 2,2). Vérité parfois oubliée à l’occasion des éternels débats sur le caractère confessionnel ou aconfessionnel que doit revêtir le combat pour la défense de la vie humaine innocente. Enfin, quel réconfort que de se sentir dans une communion si « pleine » de foi et d’espérance avec une jeune femme éprouvée certes, mais également si confiante en la bonté de Dieu. En ce jour, nous pouvons, enfin, en toute confiance et liberté affirmer : « Je suis Charlie » conjugué à « God bless America ».

 

 

Jean-Pierre Maugendre

 

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

01/10/2025

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Il montra dès l’abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l’éclat de sa sainteté: pendant ses repas, les oiseaux venaient prendre du pain dans ses mains; il guérit un aveugle possédé du démon; il remplit de vin, par le signe de la Croix, un vase presque vide; il éteignit, par sa seule présence, un terrible incendie; il délivra du démon une jeune fille que saint Benoît n’avait pu délivrer.

 

L’histoire de sainte Clotilde nous apprend comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d’instruire le prince. Comme il lui racontait, d’une manière touchante, la Passion du Sauveur: “Ah! s’écria le guerrier, que n’étais-je là avec mes Francs pour Le délivrer!” La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l’église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Alors l’église se remplit d’une lumière et d’une odeur célestes, et l’on entendit une voix qui disait: “La paix soit avec vous!” Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s’ils restaient fidèles à Dieu et à l’Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi: “Courbe la tête, fier Sicambre; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré.” Au moment de faire l’onction du Saint Chrême, le pontife, s’apercevant que l’huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d’y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d’en haut, portant une fiole pleine d’un baume miraculeux; le saint prélat la prit, et fit l’onction sur le front du prince.

 

Cette fiole, appelée dans l’histoire la sainte Ampoule, exista jusqu’en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l’onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l’onction royale. Deux soeurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d’enfants furent baptisés le même jour. Saint Rémi devint aveugle dans sa vieillesse. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le Saint Sacrifice et s’éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

 

 

 

Prière à St Rémi 

 

Glorieux Saint Remi,
que le Christ Rédempteur, désiré des nations et Roi des rois, a choisi de toute éternité pour conduire le peuple Franc vers la lumière de la Foi véritable, et pour consacrer par l’onction sainte d’un chrême miraculeux venu du ciel Clovis, le premier de nos rois, regardez aujourd’hui le peuple de France tombé aux mains de chefs illégitimes et pervers qui l’entraînent dans l’apostasie et l’enchaînent à de nouveaux paganismes : du haut du ciel regardez-nous, ayez pitié de nous, et priez pour nous !

 

   Vous qui avez été autrefois et demeurez à jamais l’apôtre des Francs, intercédez sans relâche devant le trône de la divine Majesté pour que se renouvellent les prodiges de grâce de jadis et que l’illumination surnaturelle mette fin à la cécité spirituelle des Français d’aujourd’hui, que la voix céleste rompe leur surdité et les attire au seul véritable Sauveur,
que les ténèbres qui enveloppent leurs cœurs soient dissipées, et qu’ils trouvent la force pour triompher des ennemis de leur salut et du salut de leur patrie !

   

Les ennemis du Christ et de la Sainte Eglise, tous ceux qui rejettent les intangibles Lois divines et veulent les extirper pour toujours du cœur des Français, œuvrent sans relâche dans l’ombre et le secret des loges et des sectes pour mettre en échec le plan salvifique de Dieu par le moyen de la France : ils ont usurpé le trône du Fils aîné de la Sainte Eglise, ils ont perverti le pouvoir et corrompu l’autorité, ils ont ébloui tant d’esprits par ces fallacieuses lumières allumées aux flammes de l’enfer…
Saint Rémi, notre père, suscitez aujourd’hui de nouveaux apôtres, animés de ce zèle infatigable et de la sagesse conquérante qui brillaient en vous, pour qu’ils arrachent la France et les Français aux griffes de l’ennemi du genre humain, et qu’ils reconquièrent au Christ-Roi les intelligences, les esprits et les cœurs !

 

Puisse la France, par votre intercession, trouver la force de rejeter les faux prophètes d’une fausse liberté, d’une menteuse égalité et d’une spécieuse fraternité, et de se précipiter aux pieds de Jésus et de Marie, sa Reine miséricordieuse : obtenez à tout son peuple un repentir sincère et le pardon de ses péchés, pour qu’il restaure l’alliance avec la Sagesse Eternelle conclue dans les fonts baptismaux de Reims, grâce à votre précieux ministère, et qu’il se fasse à nouveau une gloire de proclamer : « Vive le Christ qui aime les Francs ! »

 

Saint Remi, apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Ainsi soit-il !

 

(Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur)

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

30/09/2025

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

Le Renouveau de la Prière
Ce renouveau n'est pas qu'une intuition. L'article le prouve par des exemples concrets :

 

L'immense succès de la neuvaine à saint Michel, protecteur de la France, qui a rassemblé plus de 120 000 inscrits.

L'appel des évêques de France à prier pour l'accueil et le respect de la vie face au déclin démographique.

Des événements marquants comme la messe d'action de grâce à Notre-Dame pour les carmélites de Compiègne, martyres de la Révolution.


Pour l'auteur, ces signaux montrent que face aux "nuages qui s’amoncellent", les Français redécouvrent la prière comme une réponse concrète et essentielle.

 

Les Fondements : De la Bible à l'Histoire
L'article rappelle que prier pour son pays est une injonction solidement enracinée.

 

Fondements bibliques : L'auteur cite le prophète Ézéchiel (22, 30), où Dieu se désole de ne trouver personne pour intercéder et défendre le pays. La prière est présentée comme le seul acte efficace pour obtenir la clémence. De même, saint Paul exhorte (1 Tm 2, 1-2) à prier pour les autorités afin de mener une vie paisible.

 

Ancrage historique français : L'histoire de France abonde en exemples, du vœu de Clovis à Tolbiac au célèbre Vœu national de pénitence qui a donné naissance au Sacré-Cœur de Montmartre après la défaite de 1870. Cette prière prend souvent la forme d'une réparation pour l'état de péché du pays.

 

Face à l'Apostasie Silencieuse
L'article ne s'arrête pas aux ricanements des sceptiques. Il insiste sur la notion d'interventions providentielles dans l'histoire française, citant par exemple la fin de la Terreur peu après le martyre des carmélites de Compiègne ou l’interruption de l'offensive prussienne après l’apparition de Pontmain.

 

Il met en garde contre l'"apostasie silencieuse", un terme popularisé par Jean-Paul II, qui dénonce l'abandon de Dieu et du Christ dans la culture. Pour l'auteur, le marasme actuel en est peut-être le fruit. Se priver aujourd'hui des secours de la Providence relèverait du "désespoir et du suicide".

 

En conclusion, l'article souligne l'heure à l'espérance, en s'appuyant sur les appels des papes (de Pie XII à Léon XIV) qui exhortent la France, "fille aînée de l'Église", à retrouver sa vocation par la puissance de la prière.

 

En bref : L'article est un rappel puissant que la prière pour la France n'est pas une relique du passé, mais un devoir spirituel et civique qui puise sa légitimité dans les Écritures, l'histoire nationale et les défis contemporains.

 

 

Haut les cœurs !

Fête de saint Michel Archange, protecteur de la France

29/09/2025

Fête de saint Michel Archange, protecteur de la France

Saint Michel et Clovis
Ce patronage remonte à l’origine du royaume franc comme fille ainée de l’Eglise. A la bataille de Tolbiac, Clovis appela à son secours le Dieu de Clotilde qui lui donna la victoire sur les Alamans. Ce secours serait parvenu au Francs par l’intermédiaire de saint Michel. Ce qui se traduisit ensuite par l’invocation particulière de saint Michel pour la bénédiction de la bannière royale.

 

Le Pape Anastase et Clovis
Après la conversion de Clovis, le pape Anastase écrivit aux souverains, Clovis et sainte Clotilde, où il reconnaissait saint Michel, comme Prince du peuple Franc et demandait à ce protecteur céleste de garder les Francs et de les secourir dans les combats. On peut y voir une ratification du patronage du Prince de la milice céleste sur la France.

 

En 708 ou 709 saint Michel apparut au Mont Tombe, aujourd’hui le Mont Saint-Michel, pour demander l’érection d’un oratoire ; de cette manière il donnait à entendre aux Francs qu’ils devaient compter sur sa présence et sa protection.

Ainsi les guerriers, comme Charles Martel, venaient déposer leurs épées sur un autel dédié à l’Archange afin de les y faire bénir. Il faut voir dans les victoires de Si Charles Martel sur les Sarrasins, un secours de saint Michel Archange.

 

Sainte Jeanne d’Arc et saint Michel
Qui ne sait que parmi les voix que sainte Jeanne d’Arc entendit à Domrémy, il y avait celle de saint Michel qui se présenta comme le protecteur du royaume de France. Ce témoignage est précieux, car c’est une ratification, venue du ciel, du rôle de protecteur attribué à saint Michel sur la France.

 

En 1594, lors de la cérémonie du sacre d’Henri IV, saint Michel apparaît au roi et à toute l’audience sous la forme d’un jeune enfant vêtu de blanc. Cette apparition fut une nouvelle preuve de la protection de l’Archange, ainsi qu’un manifestation de la sincérité de la conversion du roi Henri IV au catholicisme.

 

L’Eglise de France consacre solennellement son pays à saint Michel
En le 19 mai 1912, à la veille de la première guerre mondiale, les évêques consacrent solennellement la France à l’Archange. Voici le texte de cette consécration.

 

Ô glorieux saint Michel, permettez que nous vous apportions l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour. Commis par l’Eternel à la garde du droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts, inclinant votre épée devant le Dieu-fait-Homme et la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.

 

Le peuple élu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert, et vous fûtes, dans son exil, son espoir et sa force. Sur le berceau de l’Eglise, héritière de la Synagogue, tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et depuis deux mille ans, rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de votre intervention féconde.

 

Baptisée la première des nations, dans le Sang du Christ, la France vous aima la première. Aussi vous êtes-vous ingénié à faire d’elle, à votre image et à votre exemple, le bon sergent de Dieu. Des champs de Tolbiac aux sommets du Mont Tombe ; des sommets du Mont Tombe aux vallons de Domrémy.

 

Des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire. Naguère encore dans l’éclat de la piété de votre XIIe centenaire, sur ce coin immaculé de terre française où la foi vous éleva votre temple, le plus merveilleux et le plus célèbre, qui donc n’a reconnu votre si douce intervention ?

 

Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange, prenez sous votre garde tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nos personnes et nos biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres.

 

Cette consécration solennelle, nous la voulons nationale, et nous renouvelons, autant qu’il est en nous, le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges. Nous vous saluons, nous vous bénissons, nous vous acclamons, mais de grâce, défendez-nous dans le combat !

 

Les ténèbres du doute et de l’erreur nous envahissent de toutes parts : Archange de lumière, dissipez nos ténèbres ! Les volontés fléchissent et les courages chancellent : Archange victorieux, ranimez nos ardeurs et communiquez-nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants !

 

Les cœurs s’attachent à la chair et au sang : ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et portez-nous à Dieu ! Veillez tout spécialement sur nos foyers, où la foi et l’innocence subissent de si rudes assauts, et commandez à Satan d’y respecter la paix et la vertu.

 

Ô saint Michel, gardez l’Eglise et son chef admirable ; sauvez notre patrie bien-aimée, protégez son clergé et ses fidèles, convertissez ses fils égarés. Que le Cœur Sacré de Jésus, que Marie Immaculée vous envoient vers nous, avec la bienheureuse Jeanne d’Arc.

 

Et que le règne de Dieu s’établisse sur nous et sur le monde, pour qu’à jamais, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes. Ainsi soit-il !

 

 

Source

L'École Catholique en France, moins Chère, plus attractive, moins neutre

29/09/2025

L'École Catholique en France, moins Chère, plus attractive, moins neutre

Le paradoxe financier : 50% moins cher pour le contribuable, mais un risque d'élitisme
Le premier chiffre avancé par Guillaume Prévost est percutant : un élève du catholique coûte 50% moins cher à la collectivité. Loin d'en faire un simple argument budgétaire, il articule ensuite un paradoxe saisissant : moins l'État finance l'enseignement catholique, plus celui-ci est contraint d'augmenter ses frais de scolarité pour fonctionner. Cette situation, loin de favoriser la mixité sociale, réserve de fait l'accès aux établissements aux familles les plus aisées. Ce faisant, M. Prévost déplace habilement le débat : la question n'est plus celle du privilège de l'école privée, mais celle des conséquences d'une politique de financement public.


« Un élève de l’Enseignement catholique coûte 50 % moins cher au contribuable qu’un élève du public. Mais moins la puissance publique finance l’Enseignement catholique, plus celui-ci est de facto réservé aux riches. »


2. La laïcité clarifiée : des enseignants non-neutres, et c'est assumé
Sur le terrain sensible de la laïcité, Guillaume Prévost opère une clarification stratégique. Il rappelle que les enseignants du privé sous contrat, bien qu'agents publics de l'État, ne sont pas fonctionnaires et, à ce titre, ne sont pas soumis au même principe de neutralité. Ils peuvent donc témoigner de leur foi, à condition de ne pas faire de prosélytisme, et même, lance-t-il de manière provocatrice, « faire des maths chrétiennes en convoquant la métaphysique d’Aristote ! ».


Pour souligner l'incohérence qu'il y aurait à choisir un établissement pour son projet spécifique tout en lui demandant d'être neutre, il emploie une analogie volontairement triviale :
« Allez-vous dans un resto chinois pour commander des pizzas ? »


Cette clarification positionne l'école catholique non pas comme une entorse à la laïcité, mais comme une offre éducative distincte, où la dimension spirituelle fait partie intégrante du « contrat de confiance » passé avec les familles.


3. L'attractivité au collège : un "choix" massif, pas une "fuite"
Guillaume Prévost ancre le succès de son réseau sur un pilier central : la confiance des familles. « L’Enseignement catholique est un collectif qui va bien et même très bien et dont la singularité repose sur la confiance », affirme-t-il. La preuve la plus spectaculaire de ce dynamisme se manifeste au moment de l'entrée en 6ème, une étape délicate où les effectifs de l'enseignement catholique augmentent de 50%.


En requalifiant ce phénomène de « choix » plutôt que de « fuite », il s'oppose directement au narratif de la « sécession scolaire » souvent évoqué dans les médias. Il s'agit, selon lui, d'une adhésion délibérée à un projet éducatif spécifique.
« Les familles nous font confiance, particulièrement au moment délicat de l’entrée en 6e, où nos effectifs augmentent de 50 %. Ce n’est pas une fuite du public mais bel et bien un choix. Celui de la proximité, de structures à taille humaine qui valorisent la relation ainsi que l’alliance avec les familles. »


Au final, une question de liberté
Ces trois axes – le paradoxe du coût qui déplace le débat sur le financement, une vision assumée de la laïcité comme contrat de confiance et une attractivité interprétée comme un choix positif – offrent une perspective renouvelée sur l'enseignement catholique. Ils montrent que l'enjeu dépasse largement les statistiques et les polémiques. Il touche au cœur de la liberté éducative, de la liberté de conscience et de la richesse que représente la diversité des projets pédagogiques pour la société française.


Au-delà des polémiques, et si la véritable force du système éducatif français résidait justement dans cette diversité d'approches et la liberté de choix qu'elle permet ?
Pourquoi les laïcs sont-ils les seuls à se battre face aux adversaires de l'École catholique ?

 

 

Vidéo de la conférence de presse

 

 

L’hommage de J.D.Vance à Ch. Kirk

26/09/2025

L’hommage de J.D.Vance à Ch. Kirk

Il y a quelques années, sans doute en 2017, je suis passé dans l’émission de Tucker Carlson sur Fox pour parler de je ne sais plus trop quoi. Après l’émission, une personne dont je connaissais à peine le nom m’a envoyé un message privé sur Twitter pour me dire que j’avais fait du bon travail. C’était Charlie Kirk, et ce petit geste de gentillesse a marqué le début d’une amitié qui a duré jusqu’à aujourd’hui.

 

Charlie était passionné par les idées, toujours prêt à apprendre et à changer d’avis. Comme moi, il était sceptique à propos de Donald Trump en 2016. Comme moi, il a fini par voir en Trump la seule figure capable de détourner la politique américaine du globalisme qui avait dominé toute notre vie. Quand les autres avaient raison, il apprenait d’eux. Quand c’était lui qui avait raison — ce qui arrivait souvent — il se montrait généreux. Avec Charlie, ce n’était jamais : « Je vous l’avais bien dit. » Mais plutôt : « Bienvenue. »

 

Charlie fut l’une des premières personnes que j’ai appelées quand j’ai envisagé de me présenter au Sénat début 2021. J’étais intéressé mais sceptique sur mes chances. Nous avons parlé de tout : de la stratégie, du financement, des réseaux militants qu’il connaissait si bien. Il m’a présenté à certaines des personnes qui allaient diriger ma campagne, et aussi à Donald Trump Jr. « Comme son père, il est mal compris. Il est extrêmement intelligent, et très proche de notre vision », m’avait-il dit. Don a pris mon appel parce que Charlie le lui avait demandé.

 

Bien avant que je ne me décide — même dans mon for intérieur — à me lancer, Charlie m’avait invité à parler à ses donateurs lors d’un événement de TPUSA. Il m’a présenté autour de lui, m’a donné un retour sincère sur mon discours. Il n’avait aucune raison de le faire, aucune attente particulière : à l’époque, je plafonnais à moins de 5 % dans les sondages. Il l’a fait parce que nous étions amis, et parce que c’était un homme bon.

 

Quand je suis devenu candidat à la vice-présidence — chose que Charlie défendait autant en privé qu’en public — il était là pour moi. J’étais heureux de rejoindre l’équipe du président, mais j’ai été surpris, je l’avoue, par l’impact que cela a eu sur notre famille. Nos enfants, surtout l’aîné, ont eu du mal avec l’attention et la présence constante de la protection rapprochée. J’ai ressenti une forme de culpabilité aiguë, comme si j’avais imposé cette vie à mes enfants sans leur demander leur avis. Et Charlie, inlassablement, appelait et envoyait des messages, prenait de nos nouvelles, offrait ses conseils et ses prières.

 

Certains de nos plus grands rassemblements n’étaient même pas organisés par la campagne, mais par TPUSA. Charlie n’était pas seulement un penseur, c’était un homme d’action. Il transformait de grandes idées en événements encore plus grands, réunissant des milliers de militants. Et après chaque événement, il me serrait dans ses bras, me disait qu’il priait pour moi, et me demandait ce qu’il pouvait faire de plus. « Concentre-toi sur le Wisconsin », me lançait-il. « L’Arizona est déjà dans la poche. » Et il avait raison.

 

Charlie croyait profondément en Jésus-Christ. Sa foi était authentique. Nous avions l’habitude de débattre du catholicisme et du protestantisme, et de qui avait raison sur tel ou tel point doctrinal mineur. Parce qu’il aimait Dieu, il voulait le comprendre. Quelqu’un a dit que Charlie était mort en faisant ce qu’il aimait : discuter d’idées. C’était vrai. Il entrait dans des salles hostiles et répondait aux questions. Dans une salle acquise, si un progressiste posait une question et se faisait huer, il calmait la foule et rappelait que tout le monde devait pouvoir s’exprimer. Il incarnait une vertu fondamentale de notre République : la volonté de parler ouvertement et de débattre des idées.

 

Charlie avait un instinct incroyable pour savoir quand bousculer les lignes et quand se montrer plus conventionnel. On l’a attaqué pendant des années sur telle ou telle position publique, sans comprendre qu’en coulisses, il travaillait à élargir le champ du débat acceptable.

 

Il était aussi un grand homme de famille. Aujourd’hui, dans le Bureau ovale, le président Trump m’a dit : « Je sais qu’il était un très bon ami pour toi. » J’ai hoché la tête en silence. Puis le président a ajouté que Charlie aimait vraiment sa famille. Il avait raison. Charlie était tellement fier d’Erika et de leurs deux enfants. Il était si heureux d’être père, et si reconnaissant d’avoir trouvé une femme de foi avec qui construire une famille.

 

Charlie Kirk était un véritable ami. Du genre à qui l’on peut tout confier, en sachant que cela restera entre vous. Je fais partie de plusieurs groupes de discussion avec Charlie et des personnes qu’il m’avait présentées. Nous y célébrons des mariages, des naissances, nous nous taquinons, nous pleurons des proches disparus. Nous parlons politique, stratégie, sport, vie quotidienne. Ces conversations incluent des gens du plus haut niveau de notre gouvernement. Ils lui faisaient confiance, l’aimaient et savaient qu’il serait toujours là pour eux. Et parce qu’il était un véritable ami, vous pouviez faire confiance aux gens qu’il vous présentait.

 

Une grande partie du succès de cette administration est directement liée à la capacité de Charlie à organiser et à rassembler. Il n’a pas seulement aidé à gagner en 2024, il a aussi contribué à constituer l’équipe qui gouverne aujourd’hui.

 

J’étais en réunion à la Maison-Blanche quand ces groupes de discussion ont commencé à s’enflammer : tout le monde écrivait qu’il priait pour Charlie. C’est ainsi que j’ai appris que mon ami avait été touché. J’ai beaucoup prié dans l’heure qui a suivi, alors que circulaient d’abord de bonnes nouvelles, puis de mauvaises. Dieu n’a pas répondu à ces prières, et c’est ainsi. Il avait d’autres plans.

 

Aujourd’hui, Charlie est au ciel. Et je lui demanderai d’intercéder directement auprès du Très-Haut pour sa famille, ses amis et ce pays qu’il aimait tant.

 

Tu as couru une belle course, mon ami. Nous prenons la relève.

Trump à l'ONU: Déclaration de guerre au mondialisme !

25/09/2025

Trump à l'ONU: Déclaration de guerre au mondialisme !

Trump y articule une critique virulente de l'ONU, la qualifiant d'inefficace et de complice dans les crises migratoires. Il redéfinit la pandémie de COVID-19 comme le résultat de recherches sur des "armes biologiques" et annonce son intention de créer une convention internationale à ce sujet. Le discours s'attaque frontalement à la politique migratoire, accusant l'ONU de financer des "invasions" qui menacent de "détruire" les pays occidentaux, notamment l'Europe. Il dénonce l'agenda écologiste comme une "supercherie", qualifiant le changement climatique de "plus grande escroquerie de l'histoire", et prône un abandon des énergies renouvelables au profit des énergies traditionnelles. Enfin, il formalise une rupture avec le libre-échange en faveur d'un protectionnisme basé sur les droits de douane. L'antidote à ces menaces, selon Trump, réside dans un retour sans compromis à la souveraineté nationale, à la défense des frontières, des cultures et des traditions propres à chaque nation.

 

Contexte du Discours
Le 23 septembre 2025, lors d'une intervention prévue pour durer 10 minutes à la tribune de l'ONU, Donald Trump a prononcé un discours qui s'est étendu sur une heure. Le lendemain, sur France Info, des journalistes ont décrit l'événement comme un "discours qui a sidéré tout l'auditoire, un discours sidérant". Cette intervention a été marquée par une série de déclarations frontales contre les institutions et les idéologies mondialistes.


Thèmes Principaux et Déclarations Clés
1. Critique Virulente des Nations Unies (ONU)
Trump a initié son discours par une critique directe et sans concession de l'ONU, la jugeant incompétente et inactive.
• Inefficacité Opérationnelle : Il a souligné des défaillances logistiques concrètes, notant qu'à son arrivée "les escalators et le téléprompteur ne fonctionne même pas".
• Absence dans la Résolution de Conflits : Il a affirmé le manque de soutien de l'organisation dans les affaires géopolitiques majeures avec une citation directe :
• Conclusion : Sa critique se résume à une formule lapidaire : "L'ONU ne fait rien".


2. La Pandémie de COVID-19 et les Armes Biologiques
Abordant la crise sanitaire mondiale, Trump a explicitement requalifié la pandémie, l'associant à des activités de recherche militaire et proposant une action internationale.
• Origine de la Pandémie : Il a attribué la pandémie à des recherches menées de manière irresponsable.
• Menace Actuelle : Il a averti que ces activités dangereuses se poursuivent.
• Proposition de Convention : En réponse, il a annoncé une initiative de son administration pour réguler ce domaine.


3. Migration, Souveraineté et Destruction de l'Europe
Le thème de la migration a été traité comme une attaque orchestrée contre les nations occidentales, avec la complicité active de l'ONU.
• Rôle de l'ONU dans la Migration : Trump accuse l'organisation de faciliter et financer l'immigration illégale.
    ◦ Il affirme que "L'ONU finance des attaques qui visent les pays occidentaux, qui visent les frontières."
    ◦ Il cite un exemple précis : "En 2024, quelques 350 millions de dollars ont été apportés par l'ONU pour permettre à des centaines de milliers de migrants de se rendre illégalement aux États-Unis."
    ◦ Sa conclusion est sans appel : "L'ONU produit et finance les invasions au lieu de les combattre."
• Avertissement à l'Europe : Il a spécifiquement ciblé les pays de l'Union européenne, les décrivant comme étant au bord de l'effondrement.
• Données sur la Criminalité : Pour étayer son propos, il a cité des statistiques attribuées au Conseil de l'Europe pour l'année 2024 concernant la part des migrants dans la population carcérale de trois pays européens.
Pays
Pourcentage de migrants parmi les prisonniers
Allemagne 50 %
Autriche 53 %
Grèce 54 %
• Appel à la Souveraineté : Le contrôle des frontières est présenté comme un pilier essentiel de la souveraineté nationale.


4. L'Attaque contre le Mondialisme
Le discours identifie le "mondialisme" comme l'ennemi principal, l'associant à des activités criminelles graves.
• Trafic d'Enfants, des milliers de disparitions : Trump a formulé une accusation directe et grave contre les "mondialistes"
• Lutte contre les Cartels : Il a également mentionné son action contre d'autres réseaux criminels : "J'ai ciblé les cartels de mort, les cartels de drogue, les cartels barbares."


5. Énergie et Réfutation de l'Agenda Écologiste
Trump a consacré une partie importante de son discours à démanteler ce qu'il nomme l'"agenda écologiste", le distinguant de la véritable écologie.
• Rejet des Énergies Renouvelables : Il a qualifié les énergies renouvelables de fausse solution.
• Le Changement Climatique comme "Escroquerie" : Il a qualifié le discours sur le changement climatique de fraude historique, s'appuyant sur des prédictions passées non réalisées.
    ◦ Années 1920-1930 : Crainte d'un "refroidissement climatique".
    ◦ 1982 : Le PNUE prédisait une "apocalypse nucléaire" pour l'an 2000 à cause du climat.
    ◦ 1999 : Prédiction que des pays seraient "rayés de la carte" en 20 ans.
    ◦ Sa conclusion est nette : "C'est la plus grande escroquerie de l'histoire de l'humanité. Toutes les prévisions se sont révélées fausses."
• Conséquences Économiques pour l'Europe : Il a dénoncé l'impact de la politique environnementale européenne, la jugeant contre-productive.
    ◦ Il note que l'Europe a réduit son empreinte carbone de 37 % au prix de nombreux emplois et usines.
    ◦ Pendant ce temps, "les émissions ont augmenté de 50 % à cause de la Chine".
    ◦ Conclusion : "On n'a pas amélioré l'environnement, on a juste déplacé l'industrie manufacturière."


6. Rupture avec le Libre-Échange : Pour le Protectionnisme
Sur le plan commercial, le discours acte une rupture avec le dogme du libre-échange au profit d'une politique protectionniste.
• Critique du Libre-Échange : Il le décrit comme un système de pillage.
• Éloge des Droits de Douane : Il présente les tarifs douaniers comme un outil de souveraineté et de sécurité.
Conclusion du Discours : un appel à la souveraineté nationale
La conclusion du discours est un appel aux nations du monde à se réapproprier leur destin en réaffirmant leurs identités et leur souveraineté.
• Défense des Nations : Il a exhorté les dirigeants à protéger leurs spécificités.
• Célébration de la Diversité Nationale : Il a opposé l'uniformité mondialiste à la richesse des nations distinctes.
• Appel Final : Il a conclu en rappelant le sacrifice des ancêtres et la nécessité de préserver leur héritage.

 

 


Ce discours, qualifié de "direct" et "clair", c'est le moins que l'on puisse dire, est interprété comme une "déclaration de guerre au mondialisme" et un appel à suivre une "autre voie".


Source du Figaro via YouTube : l'intégralité de son discours traduit en français

 

 

La messe trésor de la foi, épisode 2

25/09/2025

La messe trésor de la foi, épisode 2

Par ailleurs, le fait même que ces vêtements soient sortis de l’usage profane nous invite à considérer la signification générale de l’habillement du prêtre :

Le fait que le prêtre revêt non seulement de beaux habits, mais des habits spéciaux, comme on n’en rencontre pas dans la vie ordinaire, et qui se distinguent, autant que faire se peut, par leur tissu précieux et par leur ornementation, signifie qu’il quitte le niveau de la terre pour passer dans un monde supérieur, dont un reflet transparaît dans son vêtement.

 

Le Lavement des mains
Pour souligner cette séparation d’avec le monde profane, le prêtre commence par se laver les mains.

Il est conforme à un instinct naturel de ne toucher à un objet précieux qu’avec des mains propres. Plus généralement, on n’aborde une action solennelle, et surtout une action sacrée, qu’après s’être purifié les des souillures des heures de travail profane, et revêtus des habits de fête. Aussi la liturgie ne fait-elle revêtir les ornements sacrés qu’après un lavement des mains.

 

L’amict
Le prêtre commence par le poser sur sa tête. [C’est un vestige de l’ancien usage, qui existe toujours lors de l’ordination du sous-diacre.] Le nom de l’amict dérive en effet du latin amicire, c’est-à-dire : « entourer, envelopper ». Il symbolise le « casque du salut » qui protège l’esprit des tentations du démon.

 

Puis le prêtre dispose l’amict autour de son cou. En lui remettant l’amict au jour de son ordination au sous-diaconat, l’évêque lui avait déclaré : « Recevez cet amict, par lequel est signifiée la discipline de la voix. ». En s’apprêtant à célébrer les Saints Mystères, le prêtre réserve sa voix pour les paroles sacrées qu’il aura à prononcer.

 

L’aube
La blancheur de l’aube – alba, en latin – symbolise la pureté. La prière que récite le prêtre fait référence à l’Apocalypse, [où l’on voit les élus blanchir leur vêtement dans le sang de l’Agneau].

Le sang divin de l’Agneau eucharistique purifiera et sanctifiera le prêtre et le conduira aux joies de la vision béatifique où triomphent dans la blancheur de leur éclat les messagers évangéliques de la résurrection et les martyrs qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau.

 

Le cordon
Le prêtre ajuste l’aube à l’aide d’un cordon, dont le symbolisme principal est celui de la chasteté, que le prêtre demande à cette occasion.

Comme selon les conceptions de l’ancien Testament, les désirs sensuels siègent surtout dans les reins, l’emploi du cordon qui les ceint provoqua tout naturellement une prière pour garder intacte la pureté symbolisée par l’aube.

On peut aussi se souvenir de cette injonction de Notre-Seigneur :

 Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera.

 

Le manipule
Le manipule, que le prêtre porte sur l’avant-bras gauche était vraisemblablement à l’origine un sudarium, un mouchoir qui servait à essuyer la sueur. Ainsi, « il évoque les peines et les difficultés de la vie, les durs labeurs à la sueur du front, les efforts ingrats rançon des bonnes œuvres. »

Mais le mot latin manipulum désigne également une gerbe de blé, en sorte que la joie de la récompense est également suggérée : on sème dans les peines, mais on moissonne dans la joie, en sorte que « la poignée d’épis baignée de larmes de nos peines terrestres doit devenir la gerbe d’une moisson triomphale ».

Le manipule nous rappelle que la liturgie est avant tout une action, une œuvre à accomplir pour rendre à Dieu le culte qui lui est dû.

 

L’étole
L’antique stola, de laquelle l’étole tire son nom et son origine, était un vêtement d’honneur, c’est pourquoi « le prêtre, en revêtant cet ornement prie le Seigneur de lui rendre le vêtement de splendeur de la grâce sanctifiante perdue par la chute de son premier père ».

La formule employée par l’évêque lorsqu’il remet l’étole au nouveau prêtre au cours de l’ordination sacerdotale suggère un symbolisme complémentaire : le joug du Seigneur, c’est-à-dire les « charges et des devoirs imposés au prêtre en vertu de son sacerdoce ».

 

La chasuble
La chasuble est le vêtement sacerdotal par excellence. Tandis que le sous-diacre porte également le manipule, et le diacre l’étole, la chasuble est réservée au prêtre et à l’évêque, et, à de rares exceptions près, elle est uniquement portée pendant la messe, par celui qui la célèbre.

On retrouve le symbolisme du joug du Seigneur dans la prière que le prêtre récite en revêtant enfin la chasuble. Mais la chasuble, qui recouvre tous les ornements, est avant tout le symbole de la charité « qui émine entre toutes les vertus et couvre la multitude de nos péchés », ainsi que l’indique la formule employée par l’évêque lorsqu’il remet la chasuble au nouveau prêtre au cours de l’ordination sacerdotale :

Recevez le vêtement sacerdotal, par lequel est signifiée la charité : Dieu est en effet puissant, pour augmenter en vous la charité, et rendre votre œuvre parfaite.

Cette œuvre que Dieu va rendre parfaite, c’est l’action liturgique que le prêtre va maintenant accomplir, le sacrifice qu’il s’apprête à offrir.

 

 

Le Renouveau des Traditions Locales

23/09/2025

Le Renouveau des Traditions Locales

Plus qu'une simple nostalgie, une reconstruction du lien social
Ce renouveau traditionnel n'est pas qu'un passe-temps ; il répond à un besoin de stabilité dans un « monde sans repères », où l'individu se noie dans « les sables sans cesse mouvants de la mobilité ». Cette quête est particulièrement prégnante chez « nos concitoyens parmi les plus démunis face à la mondialisation », qui recherchent ce qui est stable et authentique. Des initiatives comme la renaissance des « pardons locaux » en Bretagne ou la restauration de calvaires illustrent ce phénomène.


Ces événements, souvent adossés à la culture religieuse catholique populaire, ne rassemblent pas que des fidèles, mais aussi des habitants heureux de voir revivre une pratique communautaire. En s'attachant au patrimoine commun, ces actions permettent de « favoriser la renaissance du tissu social ». Car on ne peut aimer ce que l'on ne connaît pas ; faire connaître et aimer « des petits bouts de France » est essentiel pour renforcer l'amour du pays tout entier.


Quand la tradition s'égare... l'étonnant cas du kilt en Bretagne

Si la volonté de renouer avec le passé est positive, elle peut mener à des confusions surprenantes. L'exemple des mariages bretons est à la fois « amusant » et révélateur. On y voit des sonneurs de cornemuse, mais portant parfois des kilts — « historiquement inconnu au bataillon » en Bretagne — et jouant des airs écossais. Cette anecdote reflète une vision de l'identité qui mérite d'être interrogée. Comme le souligne Joel Hautebert dans un papier de l'Homme Nouveau (dont cet article fait la recension) avec une pointe d'ironie : « J’aime beaucoup le beau pays d’Écosse et sa boisson d'exception... Mais je ne suis pas écossais… »


Cette confusion sympathique illustre comment une quête d'identité locale peut, paradoxalement, mener à l'adoption de traditions étrangères.


Et voir des jeunes Français fraîchement mariés sortir de l’église au son de la cornemuse jouant Flowers of Scotland ou Scotland the brave est « légèrement » surprenant.

 

La vraie tradition exige du discernement
Derrière de sympathiques intentions peuvent se cacher de cruels mécomptes. Comme le disait Philippe le Hardi, il faut se garder « à droite » et « à gauche », car la confusion peut prendre des formes plus « préoccupantes ». Certaines démarches revendiquent une « mythique identité celte primant sur l’identité française ». D'autres flirtent avec des résurgences néo-païennes, mélangeant les saints avec les « korrigans » ou cherchant des « forces telluriques » dans les chênes.


Ces dérives sont un danger car elles s'éloignent de « l’esprit chrétien et français ». Face à elles, il faut rappeler un principe fondamental : « la vraie tradition est critique ». Ranimer le passé exige un « brin de discernement » pour protéger une identité française plurielle, mais « christianisée au fil du temps ». Le besoin d'enracinement doit « s’inscrire dans une perspective française et catholique », afin d'éviter le piège d'un « localisme perdant de vue le sens de la patrie ». Un tel localisme, en passant « directement des provinces à l’Europe », contourne la nation et sert paradoxalement la globalisation qu'il prétend combattre.


Un héritage à cultiver, pas seulement à déterrer
Le renouveau des traditions locales est une force puissante et nécessaire, capable de retisser le lien social et de redonner du sens. Toutefois, cet élan doit être guidé par la connaissance et le discernement pour ne pas sombrer dans la confusion identitaire ou la fragmentation politique.
Dans notre élan pour ranimer nos petites patries, veillons donc à restaurer les chapelles de notre héritage commun, et non les murs qui nous divisent !

Foi et Liberté :le faux procès fait à l'École Catholique

23/09/2025

Foi et Liberté :le faux procès fait à l'École Catholique

Pourtant, cette vision repose sur des présupposés surprenants, et souvent erronés, sur la nature même de la liberté. Un article de Frédéric Guillaud dans France Catholique du 12/09/25 propose d'explorer quelques-unes de ces idées contre-intuitives qui remettent en question ce conflit apparent.


La liberté n'est pas un point de départ, mais un aboutissement.

L'argument selon lequel il ne faudrait rien imposer aux enfants pour préserver leur libre-arbitre est une absurdité pédagogique. L'éducation consiste précisément à imposer un ensemble de contraintes : l'apprentissage de la propreté, de la lecture, de l'écriture ou de l'histoire se fait sans demander l'avis de l'enfant. C'est grâce à ce cadre initial que ce dernier peut développer ses facultés intellectuelles et volontaires, donnant une réalité concrète au mot « liberté » qui, sans cela, se confondrait avec le caprice et le babillage puéril. On observe ici que cette erreur sur la liberté a détruit l’École publique qui, en rendant l’élève constructeur de ses savoirs, lui a permis d’accéder à la libre ignorance.


Ce principe s'applique de la même manière à la sphère spirituelle. Pour qu'une personne puisse un jour choisir librement de croire ou de ne pas croire, encore faut-il qu'elle ait reçu un « contenu » à partir duquel faire ce choix. La liberté de conscience ne s'exerce pas dans le vide, mais face à une proposition intellectuelle et spirituelle concrète. Vouloir faire précéder l'apprentissage par la liberté est une erreur fondamentale : « Soumettre l’apprentissage à la liberté, c’est mettre la charrue avant les bœufs. »


On ne peut pas forcer quelqu'un à croire.
Le deuxième présupposé erroné est que le projet des écoles catholiques serait d'« inculquer de force » la foi à des esprits réticents. Il est ici crucial de distinguer deux choses : l'apprentissage du contenu de la foi (le catéchisme) et l'acte de croire. Si le premier relève d'un enseignement, le second est un acte éminemment personnel qui engage la volonté intime de l'individu. L'objectif de la transmission n'est pas de contraindre, mais de susciter un éveil spirituel et de donner les clés de compréhension nécessaires pour que les enfants puissent, le moment venu, se déterminer librement.


Saint Thomas d'Aquin formulait déjà cette impossibilité de la contrainte en matière de foi avec une clarté limpide :
On peut tout faire sans le vouloir, écrit saint Thomas d’Aquin, mais croire, seulement si on le veut. Or, la volonté ne peut pas être forcée. Donc on ne peut contraindre personne à croire, parce que croire est un acte de la volonté.


La conséquence logique est implacable. Sans une transmission initiale du contenu de la Révélaton, le prétendu « choix libre » à l'âge adulte devient illusoire. Faute de matière à examiner, la personne ne choisira rien du tout et se laissera bien plus probablement porter par la « culture des mass media ».


Le vrai débat n'est pas la liberté, mais la nature de l'homme.
L'insistance de l'État à restreindre l'enseignement religieux au sein même des établissements catholiques révèle une incohérence. Les parents y inscrivant leurs enfants sont a priori favorables à cet enseignement. L'imposer comme facultatif dans un lieu choisi précisément pour son projet éducatif chrétien est aussi absurde que d'« exiger un coin non-fumeur à l’intérieur de l’unique wagon fumeur d’un train ! ».


Cette posture suggère que le véritable enjeu n'est pas la manière dont la foi est enseignée, mais la substance même de la doctrine catholique. Ce qui dérange l'État contemporain, c'est que le contenu de la foi s'oppose frontalement à son « utopie d'autonomie totale ». La doctrine catholique affirme en effet que :
• L'individu n'a pas sa fin en lui-même.
• La nature humaine est marquée par la différence sexuelle.
• La personne humaine doit être respectée de sa conception à sa mort naturelle.


... toutes choses qui furent longtemps admises très au-delà de l’Église – mais sous son influence. Ces principes entrent en conflit avec un modèle où l'individu est perçu comme son propre créateur. Par conséquent, la simple critique de certaines lois, comme celle sur l'avortement, est de plus en plus qualifiée d'« entrave », confondant le droit de critiquer une loi avec le fait de l'enfreindre. Cela revient à exiger non plus seulement le respect de la loi, mais l'adhésion idéologique à celle-ci. Les tracasseries qui ne cessent de se multiplier contre les écoles catholiques visent à nier cette distinction, en faisant de l’État le bras séculier de la Religion progressiste. Vivement la Séparation !

 

Quelle liberté voulons-nous ?
Le débat sur l'enseignement de la foi révèle une fracture profonde sur notre conception de la liberté. Loin d'être une menace pour l'autonomie, la transmission d'un héritage spirituel et culturel apparaît comme la condition même d'un choix éclairé. La véritable liberté intellectuelle et spirituelle ne naît pas d'un vide culturel, mais présuppose au contraire la connaissance, l'éducation et la confrontation à des idées structurées.


En exigeant de l'école qu'elle ne transmette plus un héritage pour préserver une liberté abstraite, quelle fondation donnons-nous réellement à nos enfants pour qu'ils puissent construire leur avenir ?

Saint Michel conforte l’espérance de sainte Jeanne d’Arc

22/09/2025

Saint Michel conforte l’espérance de sainte Jeanne d’Arc

Jeanne d’Arc est la sainte de l’espérance. Il est donc bon que cet anniversaire ait lieu pendant le Jubilé de l’espérance. Rappelons l’énoncé de l’acte d’espérance :

 

« Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses. »

 

L’objet de l’espérance est donc Dieu lui-même. Mais cette vertu théologale peut s’étendre à d’autres objets en tant que reliés à Dieu, notamment sa Providence et les promesses qu’Il a faites. C’est dans notre contexte national si meurtri que ce pèlerinage prend tout son sens.

 

En effet, n’y a-t-il pas des analogies fortes entre la situation de la France des années 1420 et celle de notre pays aujourd’hui ? Notamment une forme de désespérance face à l’impuissance du politique à ordonner la société au bien commun ; notamment des divisions profondes et des haines tenaces. Là où tout semblait ruiné, là où Dieu semblait avoir oublié le royaume de France, une rencontre a eu lieu qui a tout changé. Écoutons Jeanne lors de son procès raconter la scène :

 

« Quand j’eus l’âge de treize ans, j’eus une voix de Dieu pour m’aider à me gouverner. Et la première fois, j’eus grand’ peur. Et vint cette voix environ l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père. »

 

Un peu plus tard Jeanne répondra à ses juges qui la harcèlent :

 

« Ce fut saint Michel que je vis devant mes yeux, et il n’était pas seul, mais été bien accompagné d’anges du ciel. Je les vis de mes yeux corporels aussi bien que je vous vois. Et quand ils se partaient de moi, je pleurais ; j’eusse bien voulu qu’ils m’emportassent avec eux ».

 

Ainsi Dieu n’a pas abandonné le peuple de France, le royaume de saint Louis. Il est fidèle à ses promesses mais sa manière de les tenir est déroutante. Loin de court-circuiter les libertés humaines, Il s’appuie sur elles pour agir dans le monde et pour ce faire Il les sollicite. Et à qui Dieu décide-t-il d’envoyer son ange, celui-là même que la Tradition reconnaît comme se désignant le « chef de l’armée du Seigneur » ( Josué 5, 14) ? A une jeune fille de treize ans ! On connaît la suite…

 

Il est donc capital pour nous de méditer sur la manière paradoxale dont Dieu agit et manifeste sa sollicitude. Il attend des cœurs disponibles, donc humbles, capables de se mettre à son école. Saint Michel (accompagné de sainte Marguerite et de sainte Catherine) va pendant de longues années former Jeanne jusqu’au moment où elle ira voir Robert de Baudricourt à Vaucouleurs pour lui demander une escorte l’accompagnant jusqu’au roi. Voilà la manière dont Dieu agit ! Il prend le temps de former, dans le silence et le secret, des âmes intrépides qui feront usage des vertus théologales et cardinales pour agir dans le cours de l’histoire.

 

Certes la mission de Jeanne est unique. Mais Dieu est le même hier et aujourd’hui et face à des situations analogues nous pouvons fermement espérer que Dieu « tient ses promesses ». Certes notre pays est apostat et infidèle. Mais Dieu ne renonce pas à « donner sa grâce en ce monde ». Encore faut-il que certains soient disponibles à la recevoir ! En allant à Domrémy, ou en nous y associant par la prière, nous manifestons à Notre Seigneur notre ouverture de cœur à Le laisser agir dans notre vie en vue du bien commun temporel et éternel de notre pays.

 

Oui, sainte Jeanne intercède pour nous et saint Michel est plus que jamais le destinataire de cette belle prière de Léon XIII :

 

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. »

 

Source : La Salon Beige