Le blog du Temps de l'Immaculée.

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Conférence stupéfiante au Parlement Européen - Pfizer papers

08/10/2025

Conférence stupéfiante au Parlement Européen - Pfizer papers

La conférence de Madame Naomi Wolf a été diffusée en direct au Parlement européen le 8/09/25 devant une trentaine de députés seulement. Elle explique avoir organisé une équipe de 3 500 bénévoles afin d'analyser 450 000 pages de documents Pfizer divulgués par une ordonnance d'un juge américain après une demande d'accès à l'information. L'orateur d'introduction et Mme Wolf affirment que ces documents constituent la "preuve irréfutable" démontrant que Pfizer et les gouvernements ont menti sur l'efficacité du vaccin ARNm contre la COVID-19 et ses graves effets secondaires maintenant reconnus.

Qui est Naomi Wolf ?
Wikipédia nous informe entre autres qu' "Elle est née dans une famille juive, dont la branche paternelle a été victime de la Shoah.

Elle fut mariée à David Shipley, qui a été la « plume » du président Bill Clinton, et fut également conseillère de l'homme politique Al Gore, vice-président des États-Unis de 1993 à 2001. [....] elle est devenue l'une des représentantes de ce qui sera décrit plus tard comme la troisième vague féministe. Elle reste une avocate des causes féministes et des politiques progressistes "[....]

 

Cette femme est donc une féministe pur fruit pur sucre du camp démocrate et bien en vue dans la haute société américaine de gauche, ce qui lui confère un ego bien développé. En s'opposant à Pfizer, elle botte contre son camp et intègre celui des "complotistes". Il lui faut du courage mais surtout être persuadée de révéler une vérité irréfutable, car issue des documents de Pfizer eux-mêmes. C'est ce qui m'a convaincu de relayer cette information.

Voilà, je vous livre cette étude, c'est l'autre son de cloche ! À vous, chers amis, de vous faire votre opinion !

 

DOSSIER 


La vidéo de la conférence en anglais de Naomi Wolf au Parlement Européen du 8/09/25

 

 

Synthèse de la vidéo

 

Vous trouverez ci-après une synthèse les révélations (ou allégations ?) issues de l'analyse d'un corpus de 450 000 documents internes de Pfizer, dont la publication a été ordonnée par la justice américaine. L'analyse, menée par un groupe de 3 500 médecins et scientifiques bénévoles, suggère que Pfizer et les agences gouvernementales étaient informés, dès les premières semaines du déploiement en novembre 2020, de l'inefficacité du vaccin à ARNm pour stopper la transmission du COVID-19 ainsi que de l'existence d'une gamme étendue d'effets indésirables graves et systémiques.


Les principales conclusions de cette analyse, présentées par la Dre Naomi Wolf, indiquent que Pfizer avait connaissance du fait que les composants de l'injection ne restaient pas dans le muscle deltoïde mais se biodistribuaient dans tout le corps, s'accumulant dans des organes vitaux tels que le foie, la rate, les glandes surrénales, le cerveau et les ovaires. Les documents internes ont catalogué plus de 42 000 événements indésirables graves et 1 200 décès au cours des trois premiers mois de la campagne de vaccination. Ces événements incluent des dommages cardiaques, des troubles sanguins, des atteintes neurologiques sévères et des problèmes de reproduction. Les efforts visant à rendre ces informations publiques se sont heurtés à des tentatives de censure coordonnées, impliquant, selon des décisions de justice, une collusion entre des agences du gouvernement américain et les principales plateformes de médias sociaux.
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1. Contexte : La publication forcée des documents Pfizer
La divulgation des documents internes de Pfizer a été le résultat d'une bataille juridique initiée aux États-Unis en vertu du Freedom of Information Act (FOIA).
• Tentative de rétention d'information : La Food and Drug Administration (FDA) américaine, détentrice des documents, a initialement demandé à un tribunal l'autorisation de garder ces informations confidentielles pendant 75 ans.
• Proposition de publication lente : Face au refus du juge, la FDA a proposé de publier les documents à un rythme de 500 pages par mois, ce qui aurait effectivement étalé la divulgation sur 75 ans.
• Décision de justice : Le juge a rejeté cette proposition et a ordonné à la FDA de publier les 450 000 pages à un rythme accéléré de 55 000 pages par mois. Le processus de publication s'est étalé sur environ un an et demi.
Cette démarche juridique, menée par l'avocat Aaron Siri, a été l'élément déclencheur qui a permis l'accès public à ces données techniques.


2. L'effort d'analyse citoyenne
Face au risque que ces centaines de milliers de pages de données techniques complexes soient "perdues pour l'histoire" et inaccessibles au grand public, la Dre Naomi Wolf a initié un projet d'analyse à grande échelle.
• Mobilisation d'experts : Un groupe de 3 500 bénévoles, composé de médecins, de scientifiques et d'autres experts, s'est réuni pour examiner les documents.
• Travail pro bono : Cette équipe a travaillé bénévolement pendant deux ans et demi pour analyser les données.
• Production de rapports : L'effort a abouti à la publication de 105 rapports détaillés, dont 50 sont compilés dans un livre édité par la Dre Wolf. Ces rapports contiennent des liens directs vers les documents sources de Pfizer, permettant une vérification indépendante.
• Absence de contestation juridique : Il est noté que, malgré deux ans et demi de publication, aucune action en justice ou lettre de mise en demeure n'a été envoyée par Pfizer, ce qui est présenté comme une validation de l'exactitude des informations rapportées.


3. Principales révélations alléguées des documents Pfizer
L'analyse des documents a mis en lumière plusieurs domaines de préoccupation majeurs concernant la sécurité et l'efficacité du vaccin à ARNm.


3.1 Inefficacité et tromperie fondamentale
• Connaissance précoce : Dès novembre 2020, soit un mois après le début du déploiement, Pfizer savait que son vaccin n'empêchait pas la transmission du COVID-19.
• COVID comme effet secondaire : Les documents internes de Pfizer listeraient le COVID comme l'effet secondaire le plus courant de la vaccination.
• Conséquence : Cette connaissance précoce signifie que les politiques qui ont suivi (mandats vaccinaux, fermetures d'entreprises, restrictions de déplacement, création d'une société à deux vitesses) étaient fondées sur une "tromperie".
Citation clé (Dre Naomi Wolf) : "Pfizer knew a month into the roll out... that this vaccine did not work to stop COVID... It means that everything that followed... was predicated on a lie." (Pfizer savait, un mois après le début du déploiement... que ce vaccin ne fonctionnait pas pour arrêter le COVID... Cela signifie que tout ce qui a suivi... était fondé sur un mensonge.)


3.2 Biodistribution et accumulation dans les organes
Contrairement aux assurances publiques selon lesquelles les composants du vaccin restaient dans le site d'injection, les documents de Pfizer contiendraient des graphiques montrant une distribution systémique.
• Distribution rapide : Les composants (protéine Spike, ARNm, nanoparticules lipidiques) quittent le muscle deltoïde et se biodistribuent dans tout le corps en 48 heures.
• Accumulation dans les organes : Ces matériaux traversent la barrière hémato-encéphalique et s'accumulent dans des organes majeurs, notamment :
    ◦ Le foie
    ◦ Les glandes surrénales
    ◦ La rate
    ◦ Le système lymphatique
    ◦ Les ovaires (pour les femmes), où les nanoparticules lipidiques (décrites comme une "graisse industrielle") s'accumulent à chaque injection.
• Persistance dans le corps : Les experts de l'équipe d'analyse n'ont trouvé aucun mécanisme documenté par lequel ces matériaux quitteraient l'organisme.


3.3 Une avalanche d'effets indésirables graves
Les données révèlent que Pfizer a été rapidement submergé par les rapports d'effets indésirables.
• Ressources humaines dédiées : Pfizer a dû embaucher 2 400 employés à temps plein uniquement pour traiter les rapports d'événements indésirables graves.
• Données sur trois mois : Entre fin novembre 2020 et février 2021, les documents ont recensé :
    ◦ Plus de 42 000 événements indésirables graves.
    ◦ 1 200 décès que les médecins rapporteurs ont jugés comme ayant un lien de causalité potentiel avec l'injection.
• Comparaison historique : Dans les sept premiers mois du déploiement, les injections d'ARNm ont généré 20 fois plus d'effets indésirables graves et 23 fois plus de décès que tous les autres vaccins combinés sur une période de 30 ans.


3.4 Catalogue des effets indésirables systémiques
Les documents ne décrivent pas seulement des effets secondaires bénins comme la fièvre ou les frissons, mais un large éventail de pathologies graves.


Catégorie d'effet 
Exemples rapportés dans les documents Pfizer

 

Les plus courants
1. Myalgie (douleur musculaire généralisée) <br> 2. Arthralgie (douleur articulaire) <br> 3. COVID

 

Cardiaques
Myocardite, péricardite, problèmes aortiques.

 

Sanguins
Caillots sanguins (poumons, jambes), thrombopénie thrombotique. Il est noté que les nanoparticules lipidiques sont connues pour provoquer la coagulation.

 

Neurologiques
Tremblements, syndrome de Guillain-Barré, démences, crises d'épilepsie. L'effet est attribué aux nanoparticules lipidiques qui détruiraient la gaine de myéline des nerfs.

 

Auto-immuns
Troubles de type lupus, dommages au système immunitaire.

 

Oculaires
Une grande quantité de rapports de dommages oculaires, y compris la cécité.

 

Reproductifs
Fausses couches, accumulation de nanoparticules dans les ovaires, entraînant des "ovaires entièrement bloqués" chez certaines femmes opérées.

 

Il est également avancé que des cas d'AVC et de lésions hépatiques graves se sont produits dans les 48 heures suivant l'injection, ce qui suggère un lien de causalité direct.

 

3.5 Connaissance préalable des risques pour les mineurs
Dès avril 2021, Pfizer et les autorités réglementaires auraient eu connaissance des risques spécifiques pour les jeunes.
• Dommages cardiaques documentés : Les documents montrent que 35 mineurs avaient subi des lésions cardiaques (myocardite et péricardite).
• Avertissements ignorés : Le ministère de la Santé israélien aurait (non confirmé) tenté d'alerter les CDC et l'administration Biden de ces risques dès avril 2021, sans succès.


4. Censure et collusion gouvernementale
Mme N. Wolf, se décrivant comme une libérale et ancienne conseillère politique démocrate, rapporte une expérience personnelle de censure intense lorsqu'elle a tenté de soulever ces questions.
• Déclencheur de la censure : En juin 2021, un simple tweet relayant des témoignages de femmes sur des troubles menstruels après l'injection a conduit à son bannissement de Twitter, Facebook et YouTube.
• Campagne de dénigrement : Sa biographie en ligne a été modifiée simultanément dans le monde entier, la qualifiant de "théoricienne du complot", et les grands médias qui la publiaient depuis 40 ans lui ont fermé leurs portes.
• Collusion révélée par la justice : Des poursuites judiciaires menées par les procureurs généraux du Missouri et de la Louisiane ont révélé par la suite que des agences du gouvernement américain (CDC, Bureau du recensement, forces de l'ordre) avaient fait pression sur les entreprises de médias sociaux pour la faire taire et la discréditer. Deux décisions de justice ont depuis conclu que cette action violait ses droits constitutionnels au titre du Premier Amendement.


5. Citations clés
MEP Anderson : "This mRNA campaign will go down in history as the biggest medical scandal ever. And moreover, it will go down as the biggest crime committed against humanity." (Cette campagne d'ARNm restera dans l'histoire comme le plus grand scandale médical de tous les temps. Et de plus, elle restera comme le plus grand crime commis contre l'humanité.)


Naomi Wolf : "...a warning signal that women around the world were entitled to have received about their own bodies and reproductive health was intentionally silenced." (...un signal d'alarme que les femmes du monde entier avaient le droit de recevoir concernant leur propre corps et leur santé reproductive a été intentionnellement réduit au silence.)


Naomi Wolf : "...what divides us in policy terms or political labels is not nearly as important as our fundamental core values as Europeans, as North Americans, ... people around the world who love freedom and individual human rights, the rule of law." (...ce qui nous divise en termes de politique ou d'étiquettes politiques n'est pas aussi important que nos valeurs fondamentales en tant qu'Européens, que Nord-Américains, ... les gens du monde entier qui aiment la liberté, les droits humains individuels et l'état de droit.)

 

 

 

Entretien passionnant doublé avec Naomi Wolf sur le média TOCSIN

(commence à 1h27'40")

 

 

Recension sur le Salon Beige

https://lesalonbeige.fr/silence-autour-du-pfizergate/

 

Recension sur la Nuova Bussola Quotidiana

https://lanuovabq.it/it/la-verita-si-reprime-anche-col-silenzio-il-caso-pfizer-papers

 

Le livre, préfacé par le Pr Didier Raoult

https://urlr.me/dEW7Hb

Neuvaine pour l'extension de la dévotion des cinq 1ers samedis du mois à l'Eglise universelle

07/10/2025

Neuvaine pour l'extension de la dévotion des cinq 1ers samedis du mois à l'Eglise universelle

L’annonce et la prière composée par le cardinal pour préparer cet anniversaire depuis le 8 octobre au 10 décembre sont clairs : il s’agit à la fois de faire mieux connaître les demandes de la Vierge à Lucie de Fatima, d’exhorter à y répondre personnellement et de se préparer à cette pratique en demandant « la grâce d’un regret sincère des péchés commis, et celle de l’investissement de tout cœur dans les actes de réparation de la dévotion des premiers samedis, qui consiste à confesser sacramentellement nos péchés, à recevoir dignement la sainte communion, à réciter un Chapelet et à unir nos cœurs au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie par la méditation, pendant quinze minutes, sur les mystères du Rosaire, avec l’intention de faire réparation à la Sainte Vierge Marie, par chacun d’entre nous, dans nos familles et dans nos paroisses, et dans toute l’Eglise universelle ».

 

Cette dernière précision dans la lettre adressée aux fidèles du monde entier – en français ici, sous format pdf – est remarquable. Si le plus grand nombre connaît aujourd’hui la demande faite par Notre Dame de Fatima aux pastoureaux de transmettre au souverain pontife au sujet de la consécration de la Russie à son Cœur immaculé, avec la promesse de son triomphe, la pratique des cinq premiers samedis déjà annoncée à cette occasion et précisée par la suite à Sœur Lucie, lors d’une apparition de la Vierge avec l’Enfant Jésus le 10 décembre 1925 a surtout été répandue, à l’échelle mondiale, par un nombre restreint d’ecclésiastiques auprès des fidèles. En demandant son extension à « toute l’Eglise universelle », le cardinal Burke montre bien à quel niveau cette demande doit être entendue.

 

La neuvaine du cardinal Burke pour répandre et préparer la pratique des premiers samedis
Si le texte du cardinal ne pointe aucunement une défaillance de quiconque, on peut rappeler que le ciel lui-même avait insisté sur l’importance des premiers samedis pour l’Eglise et pour le monde, comme le rapporte le site fatima100.fr en rappelant que quatre ans après cette apparition, « le 13 juin 1929, Notre Dame a demandé la consécration de la Russie ». Pour ajouter : « En mai de l’année suivante, le Saint-Père n’ayant toujours rien fait, Notre Seigneur précisa que la conversion de la Russie ne serait accordée que si, outre la consécration, le Saint-Père approuvait la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois et faisait un acte de réparation. Ainsi, pour obtenir la paix dans le monde, Notre Seigneur confirmait les deux demandes de Notre Dame en 1917 : “Si on exécute MES demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix.” »

 

Sans entrer, donc, dans ce débat, le cardinal Burke rappelle l’importance de faire ce que la Vierge Marie et son Divin Fils ont demandé.

 

« Notre Dame a enseigné aux petits bergers que la dévotion envers son Cœur Douloureux et Immaculé est une dévotion de réparation pour les péchés si nombreux et si graves qui offensent le Cœur Sacré de son Divin Fils, Jésus, et qui, par conséquent, offensent son propre Cœur, parfaitement uni au Cœur Sacré de son Fils. La réparation faite au Cœur Sacré de Jésus et au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour les graves offenses causées par les péchés des hommes sauve ainsi des âmes de la mort éternelle et apporte la paix au monde », écrit-il, rappelant que l’esprit de réparation doit être au cœur de la dévotion.

 

La lettre du cardinal Burke sur les premiers samedis
« Nous avons profondément conscience de la manière dont ces mêmes péchés perturbent gravement l’ordre de la vie en société, entraînant des conflits civils au sein des nations et des guerres entre les nations, ainsi que des agressions violentes contre la vie humaine, le mariage et la famille, et encore contre la liberté de pratiquer la religion dans de nombreux pays. Les agents de l’idéologie intrinsèquement perverse du communisme athée continuent de répandre ses mensonges empoisonnés, dont les fruits sont la destruction et la mort », ajoute plus loin le cardinal.

« Si ce n’est déjà fait, je vous invite à vous engager, dès les premiers samedis des mois de novembre et décembre à venir, dans la pratique sincère de la dévotion des premiers samedis de réparation. Ayez confiance en la promesse de Notre Dame de Fatima : le fruit de votre dévotion, par la grâce de Dieu, sera le salut de nombreuses âmes et la paix dans le monde entier », souligne-t-il encore, en insistant sur les fruits surnaturels de cette pratique : « Cette dévotion n’est pas un acte isolé : elle exprime un mode de vie, à savoir la conversion quotidienne du cœur au Cœur Sacré de Jésus, sous la conduite et la protection maternelles du Cœur Immaculé et Douloureux de Marie, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. »

 

Voici la prière quotidienne composée pour la neuvaine par le cardinal Burke.

 

*

Prière quotidienne de préparation

en vue du centenaire de l’apparition de l’Enfant Jésus et de sa Mère,
la Bienheureuse Marie toujours Vierge,

à la vénérable servante de Dieu Lucie dos Santos

du 8 octobre au 10 décembre 2025

 

O Vierge Mère de Dieu, ma Mère très chérie, Notre Dame de Fatima et du Très Saint Rosaire, je contemple votre Cœur Douloureux et Immaculé, transpercé par tant d’épines à cause de l’ingratitude et des graves péchés de vos enfants. Je regrette profondément et à jamais la façon dont mes péchés ont offensé votre Divin Fils ainsi que vous-même, sa Mère sans péché. Le cœur humble et contrit, je voudrais réparer les offenses – grandes et petites – faites à votre Cœur par les péchés de vos enfants.

 

Par l’effet de votre amour maternel, vous m’avez appris à travers votre fille, la vénérable servante de Dieu Lucie dos Santos, comment faire réparation pour les péchés au moyen de la dévotion des premiers samedis. A l’occasion du 100e anniversaire de votre apparition avec l’Enfant Jésus à la vénérable servante de Dieu, le 10 décembre 1925, je vous promets d’observer le premier samedi du mois en faisant, de tout cœur, réparation pour les péchés, par la confession sacramentelle de mes péchés, en recevant dignement la Sainte Communion, par la récitation du Chapelet, et en restant en votre compagnie pendant quinze minutes tout en méditant sur les mystères du Rosaire. Je vous prie d’intercéder pour moi afin que ma pratique de la dévotion des premiers samedis puisse servir au salut de nombreuses âmes et à la paix dans le monde.

Aidez-moi aussi à transmettre à d’autres votre message au sujet de la dévotion réparatrice des premiers samedis. Puisse l’Eglise à travers le monde entier, par obéissance envers votre conseil maternel, vous offrir cet acte d’amour, issu de cœurs humbles et contrits, en réparation sincère des péchés commis.

 

Je donne entièrement mon cœur à votre Cœur Douloureux et Immaculé et, avec vous, je repose mon cœur pour toujours dans le Très Saint Cœur de Jésus. De tout mon cœur, j’offre cette prière à Celui qui, seul, est mon salut. Amen.

 

 

 

Raymond Leo Cardinal BURKE

Le 8 septembre 2025

Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

*

 

L’invitation du cardinal Burke fait notamment écho à un événement récent concernant la dévotion des premiers samedis : dans le livre Transmettre la foi à l’école de notre fils Carlo, paru en italien en 2023 et en français l’année suivante, la mère du jeune canonisé y raconte comment en 2005, quelques jours après le décès de Sœur Lucie, Carlo avait eu un songe où l’aînée des voyants de Fatima lui disait qu’« avec la pratique des premiers samedis du mois, tout croyant pouvait changer les destinées du monde ». Le livre fait d’ailleurs de multiples références à Fatima où ses parents l’avaient emmené, et lui-même recommandait à tous ses amis de dire leur chapelet tous les jours.

 

Jeanne Smits sur RITV

SACRÉ CŒUR : LE FILM QUI RÉVEILLE LES CŒURS ET PERTURBE LES INSTITUTIONS

06/10/2025

SACRÉ CŒUR : LE FILM QUI RÉVEILLE LES CŒURS ET PERTURBE LES INSTITUTIONS

UN VERITABLE SUCCÈS

Dans une époque marquée par le relativisme, le désenchantement et la désorientation spirituelle, Sacré Cœur répond à une attente profonde. Beaucoup de spectateurs témoignent d’une « soif de sens », d’un désir de foi vécue, d’une spiritualité qui ne soit pas abstraite. Le film arrive comme une brise fraîche, rappelant que l’Église ne vit pas de doctrines mortes, mais d’un amour personnel. Le film sort dans le cadre d’un jubilé marquant les 350 ans des apparitions de Paray-le-Monial, ce qui crée une forte charge commémorative. L’avant-première dans ce lieu même, entourée de pèlerins, de communautés religieuses, fait de la projection un moment liturgique autant que cinématographique. Les Gunnell ne sont pas des inconnus dans le cinéma chrétien. Leur style mêle rigueur historique, poésie, témoignage personnel. Le docu-fiction parvient à toucher un public plus large que les seuls croyants : ceux qui cherchent, ceux qui doutent, ceux qui veulent simplement voir. Le format, les reconstitutions, le rythme rendent le message de foi audible dans un monde bruyant !

 

ATTENTION CENSURE !

Le film Sacré Cœur rencontre aussi l’hostilité des régies publicitaires des transports publics de Paris. La SNCF et la RATP, via leur régie MédiaTransports, ont refusé la campagne d’affichage du film, estimant les affiches « trop confessionnelles, prosélytes » et contraires selon elles au principe de neutralité du service public. Elle montre que la neutralité est souvent un piège : qu’est-ce que « prosélyte » si ce n’est exposer une vérité, proposer une foi ? Quand un film raconte la vie de Jésus, est-ce de la publicité politique ou de la liberté d’expression religieuse ? Cela illustre la précarité de la visibilité publique du sacré dans notre culture : l’Église, ses symboles, ses messages, sont tacitement relégués hors du champ public « acceptable » alors que les promotions des films américains d »épouvante comme La None, Conjuring ou l’Exorcisme sont mises en avant comme le rappelé le réalisateur au micro de Pascal PRAUD . Privés d’affiches dans les gares ou les métros, les fidèles sont privés du droit de voir leur foi annoncée, et les curieux du droit d’être intrigués.

 

VERS UN SURSAUT : SURSUM CORDA !

Ce succès fulgurant de Sacré Cœur ne doit pas être vu comme un simple phénomène culturel, mais comme un avertissement et une opportunité car si ce film touche autant, c’est parce que l’Église hier ignorée ou réduite au privé, revient de plus en plus dans le visible. Que les fidèles réclament des signes, des apparitions, des mots, de la beauté. Puis le cinéma chrétien (comme les réseaux sociaux), quand il est bien fait, gagne du terrain : il peut être un vecteur de ré-évangélisation puissant.

 

Mais il y a un revers : la censure, la marginalisation, la crainte institutionnelle (y compris dans l’Église publique) de revendiquer une foi visible.

 

Sacré Cœur est plus qu’un documentaire : c’est un acte courageux. Il rappelle que le Sacré, le mystère, l’amour de Dieu ne sont pas des sujets désuets mais des urgences. Et qu’en France, la culture chrétienne, le sacré, ont tant de choses à dire — si on ne les bâillonne pas.

Le cinéma doit devenir l’un des fronts de la reconquête spirituelle : que vive la dévotion, que vive le Sacré-Cœur, que vive le Christ qui aime — et que ne soit jamais éteint ce feu dans le cœur des hommes.

 

SOURCE : https://leconservateur-media.fr/2025/10/07/sacre-coeur-un-film-qui-transforme-la-spiritualite/ via le Salon Beige

Bibles et islam ? Les racines inattendues du « boom du baptême » en France

05/10/2025

Bibles et islam ? Les racines inattendues du « boom du baptême » en France

Vous avez probablement entendu dire qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire dans l’Église catholique en France.

 

La conférence des évêques de France a annoncé en avril que plus de 10 000 adultes devraient être baptisés en 2025, soit une augmentation de 45 % par rapport à l'année précédente.

 

Ce ne sont pas seulement les baptêmes d'adultes qui connaissent un essor remarquable. Un nombre record de 19 000 personnes , dont de nombreux jeunes, ont participé au pèlerinage de Paris à Chartres cette année . Un nombre sans précédent de 13 500 lycéens ont participé au pèlerinage de Lourdes FRAT 2025 , un événement annuel majeur pour les jeunes.

 

Le pays connaît également ce que les médias français appellent un « boom biblique » : une augmentation rapide des ventes de la Bible. Les librairies religieuses signalent une augmentation de 20 % des achats depuis 2024.

 

Il est facile d'énoncer ces faits. Mais il est plus difficile d'en discerner la cause. Pourquoi les jeunes se ruent-ils vers l'Église catholique plus de deux siècles après son éviction brutale de la place publique pendant la Révolution française ?

 

Les reportages, tant en France que dans le monde anglophone, n'ont fait qu'effleurer le phénomène. Mais l'enquête la plus approfondie à ce jour vient d'être publiée en France. Elle s'intitule Enquête sur ces jeunes qui veulent devenir chrétiens et est rédigée par Antoine Pasquier, journaliste à l'hebdomadaire catholique français Famille Chrétienne .

 

Pasquier explore ce que les jeunes adultes français en quête de baptême et de catéchumènes disent d'eux-mêmes. Il mêle leurs observations à sa propre vision de catéchiste qui a vu la vague déferler sur sa paroisse et l'a vue prendre des proportions vertigineuses.

 

La dynamique qu’il découvre est inattendue.

 

Par exemple, à travers ses entretiens avec des catéchumènes, Pasquier constate que la lecture de la Bible joue un rôle plus fondamental dans les conversions qu'Internet et les réseaux sociaux. De plus, de nombreux jeunes en quête de foi arrivent à l'église avec une vision de la religion façonnée non pas par le christianisme, mais par l'islam.

L'ouvrage, actuellement disponible uniquement en français, offre des conseils aux responsables de l'Église face à cet afflux imprévu. Pasquier appelle à une transformation profonde du catholicisme français, passant d'une communauté résignée au déclin à une « Église catéchuménale ». Il perçoit des signes avant-coureurs de ce changement.

Pasquier a travaillé pendant dix ans comme reporter pour un hebdomadaire régional français avant de rejoindre Famille Chrétienne en 2013. Il a coordonné les enquêtes du magazine catholique sur des sujets tels que la crise des abus. Marié et père de quatre enfants, il accompagne les jeunes catéchumènes de son église en région parisienne depuis 2020.

Dans une interview avec The Pillar , il a discuté de la genèse de son livre, de ce qui l'a surpris chez les catéchumènes et des leçons de l'Église française pour les catholiques d'ailleurs.

 

Les catholiques du monde entier sont fascinés par ce qui se passe en France.
Comment expliqueriez-vous brièvement ce qui arrive à quelqu'un vivant hors de France ?
Depuis 2020, la France connaît un afflux important de catéchumènes de tous âges et de tous milieux sociaux. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2025, le nombre d'adultes demandant le baptême est le plus élevé jamais enregistré depuis que la Conférence des évêques de France a commencé à recenser les catéchumènes en 2002. Pour la première fois, le seuil symbolique des 10 000 baptêmes d'adultes a été franchi.

 

Sur deux ans, la croissance est remarquable : 5 463 baptêmes en 2023, 7 135 en 2024 (+ 30,6 %) et 10 384 en 2025 (+ 45,5 %). Autrement dit, le nombre de baptêmes d’adultes a presque doublé entre 2023 et 2025 (+ 90 %).

 

Parmi ces 10 384 nouveaux baptisés, la tranche d'âge des 18 à 25 ans représente désormais la part la plus importante, avec environ 4 360 catéchumènes (42 %). Les baptêmes d'adolescents (11-17 ans) connaissent également une forte croissance. En 2025, on en comptait 7 404, contre 1 547 en 2022 (+76 %). En seulement trois ans, ces chiffres ont presque quintuplé.

 

Paradoxalement, ce phénomène survient dans un contexte ecclésial marqué par la crise des abus sexuels et le déclin des vocations. Cet afflux totalement inattendu a pris les paroisses de court, les obligeant à s'adapter rapidement. D'abord surpris, les catholiques français cherchent aujourd'hui les meilleures façons d'accueillir et de soutenir ces personnes en quête de Dieu.

 

Votre livre est-il la première exploration approfondie des raisons pour lesquelles tant de jeunes deviennent catholiques en France ?
Jusqu'à présent, ce phénomène n'a été analysé que par les médias, catholiques ou laïcs. S'appuyant sur les statistiques publiées et interprétées chaque année par la Conférence des évêques de France, ces médias ont tenté d'expliquer les raisons de cet afflux de catéchumènes. De nombreux témoignages ont également été publiés.

 

Journaliste pour le magazine Famille Chrétienne, j'ai commencé à travailler sur ce sujet il y a trois ans. Cependant, mon livre constitue la première enquête exhaustive visant à analyser en profondeur les raisons qui poussent ces jeunes à devenir chrétiens.

 

J'ai volontairement privilégié la tranche d'âge des 15-25 ans, d'abord parce qu'elle est la tranche démographique la mieux représentée (45% des catéchumènes français en 2025, soit plus de 8 000 jeunes), ensuite parce que leur parcours diffère de celui des adultes plus âgés.

 

Quand avez-vous pris conscience pour la première fois de ce phénomène ?
Depuis 2020, j'accompagne des lycéens qui se préparent au baptême dans ma paroisse en région parisienne. En tant que catéchiste, j'ai constaté qu'un nombre croissant de jeunes de mon groupe cherchent Dieu et aspirent à devenir chrétiens.

 

Ils venaient souvent en groupe, souvent avec des amis. Nous avons aussi commencé à les remarquer plus souvent et en plus grand nombre aux messes dominicales, s'approchant pendant la communion, les bras croisés, pour recevoir la bénédiction du prêtre.

 

Cette observation personnelle a été reprise par d'autres catéchistes de différentes paroisses et villes. Après quelques recherches, cette fois en tant que journaliste, j'ai rapidement compris que ce phénomène était national et totalement inédit.

 

De nombreux rapports soulignent le rôle d'Internet dans la nouvelle vague de conversions. Mais vous avez découvert que la Bible joue un rôle encore plus important.
Pouvez-vous expliquer pourquoi c’est le cas ?
La génération Z grandit sur les réseaux sociaux. Sur ces plateformes, les influenceurs partagent des contenus de plus en plus pointus et bien conçus, créés par des influenceurs chrétiens, qui apportent des réponses à leurs questions existentielles et spirituelles.

 

Mais ces réseaux ne sont pas le lieu de leur conversion. La conversion se produit plus tôt, de manière naturelle, je dirais. Les réseaux sociaux et Internet complètent et soutiennent cette conversion.

 

La Bible, en revanche, intervient bien plus tôt dans leur cheminement. Dès qu'ils décident d'approfondir leur recherche spirituelle au sein de la foi chrétienne, elle devient essentielle. Presque tous les jeunes que j'accompagne ou que j'ai interviewés me disent avoir acheté, ouvert et lu la Bible avant d'entreprendre toute démarche officielle auprès de l'Église.

 

Aux côtés de l'église et de la messe, la Bible est pour eux une référence fiable et facilement identifiable. Ils se demandent : « Je veux être chrétien, comment faire ? » Et la réponse leur saute aux yeux : « Il faut que je lise la Bible et que j'aille à la messe. » La forte croissance des ventes de Bibles, en France comme à l'étranger, témoigne de ce nouvel engouement.

 

Vous constatez que beaucoup de jeunes Français qui s'approchent de l'Église catholique viennent avec une idée de la religion façonnée par l'islam, avec son insistance sur les pratiques de jeûne, etc.
Pourquoi en est-il ainsi et quels défis cela entraîne-t-il ?
C'est avant tout l'expression publique et explicite de l'islam qui les interpelle. Certains de leurs amis musulmans adhèrent ouvertement à leur foi et à leur identité religieuse, sans réserve. Cela incite nos jeunes à manifester eux aussi leur foi chrétienne grandissante. Cela se manifeste par le port d'un collier avec croix, parfois d'un voile de chapelle pour les jeunes filles, ou par l'observation des pratiques des différents temps liturgiques, notamment le Carême.

 

Le Carême, par sa radicalité, attire ces jeunes en quête d'orientation et de sens. Ils ont parfois tendance à considérer cette période comme un « Ramadan chrétien ». Les catéchistes doivent veiller à bien expliquer les différences et à leur rappeler que le christianisme n'est pas avant tout une religion d'observance, mais de conversion personnelle et intérieure.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans le fait que les jeunes deviennent catholiques ?
Leur détermination et leur patience. Certains ont voyagé pendant des années, cachés, par peur d'être mal compris par leurs proches.

Je pense à une jeune femme qui a attendu neuf ans entre sa première entrée à l'église et sa demande officielle de baptême. Une autre a attendu trois ans entre sa première lecture de l'Évangile, seule dans sa chambre, et sa première messe avec une amie. Leur foi est déjà si forte qu'elles n'ont pas peur d'attendre aussi longtemps pour recevoir le baptême.

 

Vous appelez à la transformation de l'Église de France en « Église catéchuménale ». À quoi cela ressemblerait-il ?
L'Église primitive, l'Église apostolique, était par nature une Église catéchuménale. Lorsque les Apôtres et la Vierge Marie reçurent l'Esprit Saint le jour de la Pentecôte, ils quittèrent aussitôt le Cénacle pour proclamer la Bonne Nouvelle du Christ et accomplir les premiers baptêmes ( Actes 2,41 ).

Dans les premières communautés, les chrétiens – donc néophytes – écoutaient les enseignements des Apôtres. Cet enseignement était centré sur la proclamation du kérygme , cœur de la foi chrétienne. Ces communautés étaient également attentives au salut des autres et à l'œuvre du Saint-Esprit parmi elles.

Une Église catéchuménale est une Église attentive à l'annonce du kérygme, au salut de chacun et à l'écoute de l'Esprit Saint. Ces dispositions aideront notre Église aujourd'hui à être toujours plus attractive et ouverte à ceux qui cherchent Dieu.

 

Y a-t-il quelque chose que les autres pays qui connaissent également un boom des baptêmes d’adultes pourraient apprendre de l’Église en France ?
L'Église de France prend peu à peu conscience de la situation. Je ne suis pas sûr qu'elle ait beaucoup de leçons à donner aux autres Églises.

Les premiers à comprendre la situation furent les catéchistes, les plus proches du terrain. Ils réagirent rapidement et prirent des mesures pour faire face à cette vague inattendue. S'il y a une leçon à tirer de l'expérience française, c'est cette capacité d'adaptation sur le terrain.

L'Église doit veiller à ne pas rester prisonnière de schémas ou de réflexes dépassés. L'idée du « On a toujours fait comme ça ! » n'est plus tenable (ndlr : ça dépend pourquoi ...!). Sans perdre son essence, l'Église doit s'adapter à ces nouveaux chrétiens, en répondant à leurs questions, à leurs attentes et à leur soif.

Le pape Léon XIV lui-même l'exprime avec justesse : « La crise de la foi et de sa transmission, ainsi que les difficultés liées à l'appartenance et à la pratique ecclésiales, nous invitent à redécouvrir la passion et le courage d'une nouvelle annonce de l'Évangile. Parallèlement, des personnes apparemment éloignées de la foi reviennent souvent frapper aux portes de l'Église ou s'ouvrent à une nouvelle quête de spiritualité, qui parfois ne trouve pas le langage et les formes adéquats dans les propositions pastorales habituelles. »

 

Source : The Pillar

L'urgence de la cohérence face à la crise morale

05/10/2025

L'urgence de la cohérence face à la crise morale

L'article pose un diagnostic sans appel : la succession rapide des gouvernements et la brièveté du passage de M. Lecornu à Matignon témoignent d'un « vide spirituel » dans une classe politique désormais « détachée de toute dimension morale ». La politique, réduite à la « communication et à la stratégie », a perdu le sens du service.

 

La Foi au Cœur de l'Action Publique
L'essence de l'argumentation repose sur l'appel du Pape Léon XIV aux élus français, daté du 28 août 2025. Le Saint-Père y martèle la nécessité d'une foi chrétienne qui ne peut être une simple « dévotion privée », mais doit être une lumière qui éclaire la vie publique.

Pour l'auteur, en refusant cette orientation divine, la politique s'enferme dans une « logique d’efficacité sans horizon » et d'autosuffisance, devenant le symptôme d'une crise bien plus « morale que gouvernementale ».

 

Le Double Pilier de la Vocation Chrétienne :


La Charité Politique : Le Pape insiste sur la vocation sociale de la Charité. Citant le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, l'article rappelle que la charité doit devenir « charité sociale et politique » pour « nous faire aimer le bien commun et conduire à chercher efficacement le bien de tous. » Gouverner est donc intrinsèquement lié à l'enracinement dans le bien commun, une force que seul le sacrement du baptême, et l'union au Christ, peuvent donner.

 

Le Courage de la Vérité : Face aux « pressions idéologiques et partisanes », Léon XIV appelle à un « courage enraciné dans la foi » : celui de dire « non, je ne peux pas ! lorsque la vérité est en jeu. » C'est une mise en garde puissante contre la faiblesse morale qui pousse le pouvoir à se plier à la « logique des intérêts ou des sondages ». L'article dénonce ainsi l'impuissance des discours de « valeurs abstraites » qui sont coupées de leur source spirituelle, le Christ lui-même.

 

L'Unité Intérieure : Clé d'une Politique Humaine
Le passage le plus marquant, qui donne son titre à l'article, est un appel à l'unité de l'être. Le Pape Léon XIV affirme avec une « force rare » :

 

« Il n’y a pas de séparation dans la personnalité d’une personne publique : il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre le chrétien. Mais il y a l’homme politique qui, sous le regard de Dieu et de sa conscience, vit chrétiennement ses engagements et ses responsabilités ! »

 

Cette cohérence intérieure est présentée comme la clé d'une « politique véritablement humaine » et la condition de la stabilité pour la société tout entière. L'article conclut en rappelant que, si l'engagement politique n'est pas l'apanage des croyants – la doctrine sociale étant « en accord avec la nature humaine, la loi naturelle que tous peuvent reconnaître » – la foi offre une lumière supérieure qui éclaire la raison.

 

En définitive, au-delà de l'anecdote politique, Tribune Chrétienne (2) nous livre un puissant appel à la conversion personnelle et publique. La véritable réforme de la France ne passera pas par une simple valse des ministres, mais par le retour au sens du service, du courage et de la vérité dans le cœur de ses responsables. Un texte essentiel pour méditer sur l'articulation entre l'Évangile et la Cité.


 

(1) Sébastien Lecornu a fait tout son secondaire à St Adjutor de Vernon et a confié dans une interview avoir réfléchi à une vocation monacale. Cette précision n'est pas une critique envers cet homme mais illustre bien le propos du Saint Père.
(2) Lien sur l'article et discours intégral du pape à une délégation d’élus et de personnalités civiles du Val-de-Marne (Diocèse de Créteil)

 

Kyrie Eleison !

 

 

 

Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

04/10/2025

Stanislas Berton - Pourquoi la France doit-elle être catholique ?

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

03/10/2025

600è anniversaire des apparitions de St Michel à Ste Jeanne d'Arc

DOMRÉMY-LA-PUCELLE, France — Il y a six siècles, à l'été 1425, saint Michel Archange descendit sur le paisible village français de Domrémy, apparaissant à une jeune paysanne nommée Jeanne d'Arc. 

Elle n'avait que 12 ou 13 ans, dans le jardin de son père, lorsqu'elle le vit pour la première fois. Il était accompagné des anges du paradis, sainte Catherine et sainte Marguerite, qui l'appelaient à être une « bonne et sainte fille », à respecter la « volonté de Dieu » et à rechercher le salut de son âme. Se présentant comme « Michel, protecteur de la France », il confia à Jeanne une mission qui transcenderait son âge et son rang. Ces apparitions, répétées pendant la guerre de Cent Ans, lui inspirèrent du courage et même la conception de la bannière – portant les noms de Jésus et de Marie – sous laquelle elle combattit, ce qui la conduisit à lever le siège d'Orléans et à accompagner le roi Charles VII à son couronnement à Reims en 1429.


Pour commémorer cet anniversaire décisif, l'Association universelle des Amis de Jeanne d'Arc a organisé le « Pèlerinage de l'Espérance » sur deux jours, les 27 et 28 septembre. Cette initiative a rassemblé près de 2 000 fidèles en Lorraine, dans le nord-est de la France, pour un week-end de prière, de musique et de célébrations, le tout marqué par le contexte plus large de l'Année jubilaire 2025 de l'Église catholique, sur le thème « Pèlerins de l'Espérance », et par un appel particulier à prier pour la France et l'Église universelle. 

« Le 600e anniversaire a été un moment providentiel que nous ne pouvions pas laisser passer sous silence », a déclaré au Register Aymeric de Maleissye, président de l'association organisatrice. « Nous voulions faire connaître, aimer et honorer Jeanne d'Arc. »

Des pèlerins marchent ensemble pour commémorer le 600ᵉ anniversaire des apparitions en France. (Photo : Photo de courtoisie/Ingrid Hoffmann)

 


Un pèlerinage-festival à la carte
Le pèlerinage avait pour but d'allier prière et festivités de manière originale. « C'était un pèlerinage-festival, avec un itinéraire que chacun pouvait organiser librement, avec de nombreuses activités tout autour. Il pouvait passer de l'un à l'autre dans l'ordre qu'il souhaitait. Et cette flexibilité a été très appréciée », a déclaré de Maleissye. 


Des concerts, une représentation théâtrale, des temps d'adoration en la basilique Sainte-Jeanne d'Arc de Domrémy-la-Pucelle, ainsi que des vêpres dirigées par Harpa Dei, ensemble vocal catholique allemand composé de quatre frères et sœurs et mondialement connu pour sa polyphonie sacrée et ses chants grégoriens, ont rythmé l'événement. 

 

Clarisse Chabut, une jeune pèlerine, se souvient avec émotion de cette performance :

Entendre les chants célestes de Harpa Dei dans la basilique a touché l'âme de nombreux participants. Ils nous ont véritablement conduits à la prière, et j'ai été particulièrement frappé par la pureté du son. 

« Vivre ne serait-ce que 24 heures dans le village de Joan, en marchant là où elle marchait », a-t-elle déclaré, « m'a donné un sentiment de renouveau que j'avais rarement ressenti auparavant. »

En coulisses, l'organisation du pèlerinage était en elle-même un témoignage de foi et de dévouement. À Domrémy-la-Pucelle et à Greux (lieu de naissance de Jeanne), des dizaines de bénévoles ont travaillé main dans la main avec les autorités locales, l'Ordre de Malte et les communautés paroissiales pour accueillir la foule. Évêques, prêtres et religieux ont accompagné les fidèles non seulement lors des liturgies, mais aussi en partageant le rythme quotidien du pèlerinage, en marchant aux côtés de la foule et en étant présents tout au long du week-end pour laisser une trace durable. Pendant deux jours, ces petits villages lorrains sont devenus le cœur battant de la France catholique.

 

Communion dans la diversité
Le point culminant du pèlerinage a été la liturgie, surtout parce que les formes ordinaires et extraordinaires du rite romain ont été célébrées côte à côte, permettant à toute l'assemblée de se réunir dans la prière et le culte. 

Samedi soir, une grande messe pontificale en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc a été célébrée en plein air devant la basilique, accompagnée de chants solennels et d'un jeu de lumière qui a baigné l'édifice sacré d'une atmosphère de prière. De Maleissye a déclaré avoir reçu des commentaires qualifiant ce moment de « moment de grâce extraordinaire ». 

 

Dimanche, une messe traditionnelle latine dédiée à saint Michel a été célébrée par le père Emmanuel-Marie Lefébure, abbé de l'abbaye romane de Lagrasse, dans le sud de la France. Les prêtres des deux congrégations ont assisté aux liturgies de l'autre, distribuant la communion et entendant les confessions. 

 

Des milliers de personnes se rassemblent pour la messe pendant les festivités. (Photo : Ingrid Hoffmann)

 

« Tous les pèlerins ont profondément apprécié que les deux rites puissent être célébrés ensemble à Domrémy », a déclaré Mgr de Maleissye. « Ce fut un véritable moment d'unité ecclésiale. »

L'Église de France est encore marquée par les tensions liées au motu proprio Traditionis Custodes de 2021. Cette coexistence pacifique des deux formes offrait donc un puissant symbole d'unité. Cette atmosphère contrastait avec les tensions liturgiques apparues plus tôt cette année lors du traditionnel pèlerinage de la Pentecôte à Chartres.

 

Un autre événement marquant fut la réunion sans précédent de reliques à Domrémy. Pour la première fois dans l'histoire, l'anneau de Jeanne d'Arc (prêt du Puy du Fou) et une lettre de sa main furent exposés aux côtés des reliques de sainte Thérèse de Lisieux. Les pèlerins se rendirent à pied à la chapelle Notre-Dame de Bermont pour les vénérer. 

 

« Pour la première fois, les reliques de Jeanne et de Thérèse ont été réunies. Ce spectacle a attiré une foule immense et a donné aux pèlerins une idée concrète du patrimoine spirituel de la France », a déclaré M. de Maleissye.

Le pèlerinage comprenait également une procession d'entrée solennelle avec 80 bannières des saints de France, un rappel vivant que la foi de la nation est soutenue par le témoignage d'innombrables saints et saintes.

 

 

Un pont entre l'Ancien et le Nouveau Monde 

Bien qu'ancré dans l'histoire de la France, le pèlerinage cherchait à porter un message au-delà de ses frontières. De petits groupes venus de l'étranger se sont joints aux célébrations, parmi lesquels des fidèles sri-lankais vivant en France, signe que le témoignage de Jeanne continue de toucher les communautés les plus diverses. « Il est rare dans l'histoire qu'une intervention divine se soit manifestée aussi directement pour un pays », a déclaré de Maleissye, rappelant comment saint Michel s'est révélé comme le protecteur éternel de la France. Six cents ans plus tard, cet appel à l'espérance résonne encore non seulement en France, mais aussi dans toute l'Église. 

Mgr François Gourdon, évêque du diocèse local de Saint-Dié, rappelant dans sa lettre d'invitation que cet anniversaire coïncide avec l'Année jubilaire plus large proclamée par le pape François, a lié la mission de Jeanne aux défis d'aujourd'hui : « Son témoignage reste actuel : Dieu doit en effet être servi en premier, et nous sommes appelés à être, comme elle, des signes d'espérance. » 

Dans son homélie lors de la messe du soir du 27 septembre en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc, Mgr Gourdon a rappelé aux pèlerins qu'ils étaient des « chercheurs de Dieu », de véritables « signes d'espérance pour notre temps », les invitant à considérer la Pucelle d'Orléans comme un « modèle de foi et d'espérance » gardant Dieu comme point de référence.

 

Alors que les célébrations de Jeanne d’Arc se déroulent jusqu’en 2031 — 600e anniversaire de son martyre — Domrémy reste un sanctuaire vivant, ouvert à l’ensemble du monde chrétien. 

Jeanne a longtemps été considérée comme un pont entre l’Ancien et le Nouveau Monde, une figure qui inspire les croyants de tous les coins du monde par son courage face aux épreuves, son pouvoir d’unir au-delà des divisions et sa fidélité inébranlable à l’appel de Dieu.

 

Six siècles après que l'archange eut parlé pour la première fois à la jeune sainte à Domrémy, le pèlerinage a rappelé que la mission de Jeanne n'est pas une histoire du passé, mais un appel vivant et vibrant qui continue de guider les nouvelles générations de chrétiens. 

 

 

Solène Tadié est correspondante Europe du National Catholic Register. Franco-suisse, elle a grandi à Paris. Après avoir obtenu une licence de journalisme à l'Université Rome III, elle a commencé à couvrir Rome et le Vatican pour Aleteia. Elle a rejoint L'Osservatore Romano en 2015, où elle a collaboré successivement à la rubrique française et aux pages culturelles du quotidien italien. Elle a également collaboré avec plusieurs médias catholiques francophones. Solène est titulaire d'une licence de philosophie de l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin et a récemment traduit en français (aux Éditions Salvator) « Défendre le libre marché : l'argument moral pour une économie libre » du Père Robert Sirico de l'Acton Institute.

 

 

Source : NATIONAL CATHOLIC REGISTER Denver USA

 

 

 

Présence du groupe Harpa Dei au pèlerinage

Ici Le Graduel « Nova bella elegit Dominus » de la Messe de Sainte Jeanne d’Arc

 

Nova bella elegit Dominus, et portas hostium ipse subvertit.
Le Seigneur a choisi de nouveaux combats, et Il renverse Lui-même les portes des ennemis

V/. Ubi collisi sunt currus, et hostium suffocatus est exercitus, ibi narrentur justitiæ Domini, et clementia in fortes Israël
V/. Qu’au lieu où les chars ont été brisés, l’armée des ennemis taillée en pièces, on publie la justice du Seigneur et Sa clémence envers les braves d’Israël.

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

02/10/2025

Rod Dreher – Chartres, JD Vance et la dissidence chrétienne

FSE : “Rod Dreher, vous êtes aussi un ami de JD Vance. Comment l’avez-vous rencontré et quelle a été votre influence sur sa conversion en 2019 ?

 

RD : C’est une histoire assez incroyable, presque un petit miracle. À l’été 2016, son livre Hillbilly Elegy venait de paraître.

À ce moment-là, JD était totalement inconnu et les ventes du livre restaient modestes. Une lectrice de mon blog – une femme plutôt progressiste – savait que je m’intéressais à la vie dans l’Amérique rurale. Elle m’a dit : « Vous devriez lire ce livre. Personne n’en parle encore, mais je suis sûre qu’il vous plairait. »

 

Elle m’a envoyé une version électronique de Hillbilly Elegy. Je l’ai lu d’une traite dans l’avion qui m’emmenait à Boston. J’ai été immédiatement conquis. J’ai pensé : « Voilà un livre essentiel pour comprendre la société américaine. »

 

J’ai alors contacté JD via Twitter – il était en vacances en Angleterre – pour lui proposer une interview. Il a accepté. J’ai publié cet entretien sur mon blog un vendredi après-midi. Dès le lundi, il avait fait le tour du pays : l’article était devenu viral, au point de faire planter le serveur du magazine trois fois en deux semaines.

 

En quelques jours, le livre de JD Vance est passé numéro un des ventes aux États-Unis. Il a été invité sur toutes les grandes chaînes d’information et sa carrière était lancée.

 

Malgré ce succès fulgurant, JD est resté simple et nous sommes devenus amis. Je me suis replongé récemment dans les e-mails qu’il m’envoyait à l’époque : il n’arrêtait pas de répéter qu’il voulait mettre cette notoriété au service de Dieu et de sa famille.

 

Un jour, il m’a confié son désir de devenir catholique. Je lui ai alors présenté un prêtre dominicain à Washington D.C., où il vivait. JD m’a invité à être présent dans le petit cercle d’amis réunis lorsqu’il a été reçu dans l’Église en 2019.

 

Ce fut un moment de grâce. J’ai encore les photos de sa première communion. Ce fut un grand tournant pour lui et sa famille, mais aussi – nous ne le savions pas encore – peut-être un grand moment pour l’Amérique. Car si, comme je le crois, JD devient un jour président des États-Unis, alors ce pays aura à sa tête un véritable catholique, un homme qui connaît sa foi, qui va à la messe et qui y croit profondément.”

 

 

⏰ Timeline : 

00:00 : "Visages de l'Église"
00:10 : Rod Dreher
00:50 : Introduction
01:24 : La conversion
08:01 : JD Vance
11:27 : L'occultisme : un nouveau défi pour le XXIe siècle
14:25 : Chartres, symbole d'une nouvelle génération de chrétiens
17:39 : "Le Pari Bénédictin" : rester chrétiens dans le monde
23:29 : Transhumanisme et Intelligence Artificielle (IA)
30:18 : Le défi des dirigeants chrétiens face à l'IA
38:57 : Réflexions et conseils aux jeunes catholiques
45:55 : Conclusion : le pèlerinage de Chartres, source d'espérance

 

 

 

 

Source : Fraternité St Ephrem via Le Salon Beige

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

01/10/2025

LA MESSE TRÉSOR DE LA FOI, ÉPISODE 3 : AUX ORIGINES DE LA MESSE TRIDENTINE

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

01/10/2025

2 octobre - Les Saints Anges Gardiens

Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

 

Les Anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

 

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

 

 

Erika & Charlie Kirk

01/10/2025

Erika & Charlie Kirk

Charlie Kirk, un homme d’influence

A 32 ans, Charlie Kirk avait été un des artisans de la victoire de Donald Trump lors des dernières élections présidentielles. Personnage charismatique et fervent protestant évangélique, il s’était donné pour mission, dans le cadre de son association Turning Point USA créée en 2012, de convertir la jeunesse américaine, en particulier les jeunes hommes, aux idées socialement conservatrices et religieusement chrétiennes qui étaient les siennes. Homme de médias, il multipliait les émissions de télévision, les podcasts et surtout menait avec brio de très suivis débats contradictoires dans les universités américaines. C’est à l’occasion de l’un de ces débats sur le campus de l’université d’Utah Valley, à Orem, dans l’État de l’Utah, qu’il a été assassiné, le 10 septembre, par un tireur, a priori isolé, Tyler Robinson, militant « des droits des homosexuels et des transgenres ». L’émotion suscitée aux USA et dans le monde a été considérable avec comme point d’orgue la cérémonie d’hommage, époustouflant show à l’américaine d’une durée de cinq heures, le 21 septembre au State Farm Stadium, à Glendale (Arizona), en présence du président Trump, du vice-président Vance et de 70 000 personnes.

 

Arbitre des élégances et des convenances mondaines, Le Monde a immédiatement dénoncé dans cet hommage public un insupportable « mélange des genres ». C’est-à-dire, concrètement, que le politique et le religieux aient été mêlés dans cet événement. Qu’un homme politique témoigne publiquement de sa foi et de ce qu’elle représente dans son engagement est insupportable pour ce qu’il était convenu de qualifier de « quotidien de référence ». La philosophie des lumières, puis la Révolution française et enfin le vaste mouvement de laïcisation de la société française, accéléré à partir de la fin du XIXème siècle ont conduit les Français à devoir intérioriser leurs convictions religieuses. Quand Christine Boutin, alors député, le 9 octobre 1998, à l’occasion des débats sur le PACS brandit une Bible à l’Assemblée nationale, l’ensemble de la classe médiatico-médiatique s’étrangla. Aux USA ce comportement serait d’une grande banalité. La liberté d’expression n’est pas toujours où on le croirait ! L’adage est connu : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », phrase attribuée à Saint-Just qui n’est pas un saint du calendrier mais un des complices de Robespierre dans la mise en œuvre du régime de la Terreur en 1793-1794. Concept actualisé par les violences récurrentes des militants dits antifas et/ou LFI contre leurs opposants et conceptualisé par le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis appelant au « harcèlement démocratique » contre le Front national ou le journaliste à Médiapart Geoffroy de Lagasnerie distinguant ce qui est « dicible » de ce qui ne l’est pas : « J’assume qu’il faut reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public, pour reproduire un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes. »

 

Le pardon d’Erika Kirk
Le sommet de ce prétendu mélange des genres fut sans conteste la prise de parole, bouleversante, d’Erika Kirk, l’épouse de Charlie depuis 2021. Cette ancienne Miss Arizona, catholique et mère de deux enfants, a prononcé un discours, empreint d’émotion et d’espérance, qui devrait se lire à genoux. Se définissant comme mère au foyer elle a témoigné que le seul but de sa vie, comme celui de son mari était de faire la volonté de Dieu, de contribuer à une renaissance de la foi et de revitaliser la famille américaine. Elle a appelé les femmes américaines à être les gardiennes de leur foyer et les hommes à être forts et courageux au service de leurs familles et de leurs épouses. Cependant l’acmé de cette intervention fut sans conteste le pardon que d’une voix brisée par l’effort et l’émotion elle accorda à l’assassin de son mari :

 

« Sur la croix, notre Sauveur a dit : « Père, pardonne-leur cat ils ne savent pas ce qu’ils font ». Cet homme, ce jeune homme, je lui pardonne. Je lui pardonne, car c’est ce que le Christ a fait dans sa vie. Ce que Charlie aurait fait. La réponse à la haine n’est pas la haine. La réponse que nous donne l’Evangile est l’amour. L’amour pour nos ennemis et l’amour pour ceux qui nous persécutent ».

 

On sent que les mots ont du mal à venir. La nature résiste à la grâce mais la grâce l’emporte. La foule un instant suspendue aux paroles qui ne franchissent pas les lèvres d’Erika éclate en applaudissements. Moment inoubliable de pardon et de communion de cette foule rassemblée au pied de la croix du Christ que porte fièrement à son cou la toute jeune veuve qui s’engage à poursuivre le combat de son mari et exhorte les personnes présentes :

 

« Choisissez la prière. Choisissez le courage. Choisissez la beauté. Choisissez l’aventure. Choisissez la famille. Choisissez une vie de foi. Et surtout, choisissez le Christ (…) Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse l’Amérique ».

 

La puissance de la grâce
En France, les chacals se sont déchaînés, en particulier sur les médias du service public. L’ancienne député et ministre de la culture Aurélie Filipetti a fait part de son « dégoût et de sa crainte », la journaliste de Radio France, Judith Perignon a vu là un « rassemblement nazi », un internaute dénonce « une foi hypocrite et dégoulinante (qui) fait entrevoir le fascisme implacable en gestation ». La reductio ad hitlerum n’a rien perdu de son actualité même si elle fonctionne de moins en moins.

 

Ces tragiques événements sont, malgré tout, porteurs d’espérance. Tout d’abord, la preuve est faite, si cela était encore nécessaire, que la grâce divine agit toujours et n’a rien perdu de sa force. Le pardon d’Erika à l’assassin de son mari n’est pas un acte de la nature : il est un don de Dieu, un fruit de la grâce. Ensuite, la situation américaine nous rappelle que le mouvement d’intériorisation de la religion si puissant et prégnant en France n’est pas une fatalité irréversible. Le célèbre journaliste Tucker Carlson synthétisait ainsi l’engagement de Charlie Kirk « Charlie savait que la politique n’était pas l’ultime solution, l’ultime solution c’est le Christ ». Ce qui a permis au cardinal Muller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, d’affirmer que Charlie Kirk était mort en « martyr de Jésus-Christ ». Ce témoignage christique d’un laïc est aussi particulièrement précieux aujourd’hui alors que trop de clercs ont renoncé à prêcher publiquement « Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor 2,2). Vérité parfois oubliée à l’occasion des éternels débats sur le caractère confessionnel ou aconfessionnel que doit revêtir le combat pour la défense de la vie humaine innocente. Enfin, quel réconfort que de se sentir dans une communion si « pleine » de foi et d’espérance avec une jeune femme éprouvée certes, mais également si confiante en la bonté de Dieu. En ce jour, nous pouvons, enfin, en toute confiance et liberté affirmer : « Je suis Charlie » conjugué à « God bless America ».

 

 

Jean-Pierre Maugendre

 

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

30/09/2025

1er octobre : St Rémi apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Il montra dès l’abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l’éclat de sa sainteté: pendant ses repas, les oiseaux venaient prendre du pain dans ses mains; il guérit un aveugle possédé du démon; il remplit de vin, par le signe de la Croix, un vase presque vide; il éteignit, par sa seule présence, un terrible incendie; il délivra du démon une jeune fille que saint Benoît n’avait pu délivrer.

 

L’histoire de sainte Clotilde nous apprend comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d’instruire le prince. Comme il lui racontait, d’une manière touchante, la Passion du Sauveur: “Ah! s’écria le guerrier, que n’étais-je là avec mes Francs pour Le délivrer!” La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l’église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Alors l’église se remplit d’une lumière et d’une odeur célestes, et l’on entendit une voix qui disait: “La paix soit avec vous!” Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s’ils restaient fidèles à Dieu et à l’Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi: “Courbe la tête, fier Sicambre; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré.” Au moment de faire l’onction du Saint Chrême, le pontife, s’apercevant que l’huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d’y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d’en haut, portant une fiole pleine d’un baume miraculeux; le saint prélat la prit, et fit l’onction sur le front du prince.

 

Cette fiole, appelée dans l’histoire la sainte Ampoule, exista jusqu’en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l’onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l’onction royale. Deux soeurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d’enfants furent baptisés le même jour. Saint Rémi devint aveugle dans sa vieillesse. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le Saint Sacrifice et s’éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

 

 

 

Prière à St Rémi 

 

Glorieux Saint Remi,
que le Christ Rédempteur, désiré des nations et Roi des rois, a choisi de toute éternité pour conduire le peuple Franc vers la lumière de la Foi véritable, et pour consacrer par l’onction sainte d’un chrême miraculeux venu du ciel Clovis, le premier de nos rois, regardez aujourd’hui le peuple de France tombé aux mains de chefs illégitimes et pervers qui l’entraînent dans l’apostasie et l’enchaînent à de nouveaux paganismes : du haut du ciel regardez-nous, ayez pitié de nous, et priez pour nous !

 

   Vous qui avez été autrefois et demeurez à jamais l’apôtre des Francs, intercédez sans relâche devant le trône de la divine Majesté pour que se renouvellent les prodiges de grâce de jadis et que l’illumination surnaturelle mette fin à la cécité spirituelle des Français d’aujourd’hui, que la voix céleste rompe leur surdité et les attire au seul véritable Sauveur,
que les ténèbres qui enveloppent leurs cœurs soient dissipées, et qu’ils trouvent la force pour triompher des ennemis de leur salut et du salut de leur patrie !

   

Les ennemis du Christ et de la Sainte Eglise, tous ceux qui rejettent les intangibles Lois divines et veulent les extirper pour toujours du cœur des Français, œuvrent sans relâche dans l’ombre et le secret des loges et des sectes pour mettre en échec le plan salvifique de Dieu par le moyen de la France : ils ont usurpé le trône du Fils aîné de la Sainte Eglise, ils ont perverti le pouvoir et corrompu l’autorité, ils ont ébloui tant d’esprits par ces fallacieuses lumières allumées aux flammes de l’enfer…
Saint Rémi, notre père, suscitez aujourd’hui de nouveaux apôtres, animés de ce zèle infatigable et de la sagesse conquérante qui brillaient en vous, pour qu’ils arrachent la France et les Français aux griffes de l’ennemi du genre humain, et qu’ils reconquièrent au Christ-Roi les intelligences, les esprits et les cœurs !

 

Puisse la France, par votre intercession, trouver la force de rejeter les faux prophètes d’une fausse liberté, d’une menteuse égalité et d’une spécieuse fraternité, et de se précipiter aux pieds de Jésus et de Marie, sa Reine miséricordieuse : obtenez à tout son peuple un repentir sincère et le pardon de ses péchés, pour qu’il restaure l’alliance avec la Sagesse Eternelle conclue dans les fonts baptismaux de Reims, grâce à votre précieux ministère, et qu’il se fasse à nouveau une gloire de proclamer : « Vive le Christ qui aime les Francs ! »

 

Saint Remi, apôtre des Francs, priez pour nous, et priez pour la France !

Ainsi soit-il !

 

(Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur)

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

29/09/2025

Pourquoi faut-il prier pour la France ?

Le Renouveau de la Prière
Ce renouveau n'est pas qu'une intuition. L'article le prouve par des exemples concrets :

 

L'immense succès de la neuvaine à saint Michel, protecteur de la France, qui a rassemblé plus de 120 000 inscrits.

L'appel des évêques de France à prier pour l'accueil et le respect de la vie face au déclin démographique.

Des événements marquants comme la messe d'action de grâce à Notre-Dame pour les carmélites de Compiègne, martyres de la Révolution.


Pour l'auteur, ces signaux montrent que face aux "nuages qui s’amoncellent", les Français redécouvrent la prière comme une réponse concrète et essentielle.

 

Les Fondements : De la Bible à l'Histoire
L'article rappelle que prier pour son pays est une injonction solidement enracinée.

 

Fondements bibliques : L'auteur cite le prophète Ézéchiel (22, 30), où Dieu se désole de ne trouver personne pour intercéder et défendre le pays. La prière est présentée comme le seul acte efficace pour obtenir la clémence. De même, saint Paul exhorte (1 Tm 2, 1-2) à prier pour les autorités afin de mener une vie paisible.

 

Ancrage historique français : L'histoire de France abonde en exemples, du vœu de Clovis à Tolbiac au célèbre Vœu national de pénitence qui a donné naissance au Sacré-Cœur de Montmartre après la défaite de 1870. Cette prière prend souvent la forme d'une réparation pour l'état de péché du pays.

 

Face à l'Apostasie Silencieuse
L'article ne s'arrête pas aux ricanements des sceptiques. Il insiste sur la notion d'interventions providentielles dans l'histoire française, citant par exemple la fin de la Terreur peu après le martyre des carmélites de Compiègne ou l’interruption de l'offensive prussienne après l’apparition de Pontmain.

 

Il met en garde contre l'"apostasie silencieuse", un terme popularisé par Jean-Paul II, qui dénonce l'abandon de Dieu et du Christ dans la culture. Pour l'auteur, le marasme actuel en est peut-être le fruit. Se priver aujourd'hui des secours de la Providence relèverait du "désespoir et du suicide".

 

En conclusion, l'article souligne l'heure à l'espérance, en s'appuyant sur les appels des papes (de Pie XII à Léon XIV) qui exhortent la France, "fille aînée de l'Église", à retrouver sa vocation par la puissance de la prière.

 

En bref : L'article est un rappel puissant que la prière pour la France n'est pas une relique du passé, mais un devoir spirituel et civique qui puise sa légitimité dans les Écritures, l'histoire nationale et les défis contemporains.

 

 

Haut les cœurs !

Fête de saint Michel Archange, protecteur de la France

28/09/2025

Fête de saint Michel Archange, protecteur de la France

Saint Michel et Clovis
Ce patronage remonte à l’origine du royaume franc comme fille ainée de l’Eglise. A la bataille de Tolbiac, Clovis appela à son secours le Dieu de Clotilde qui lui donna la victoire sur les Alamans. Ce secours serait parvenu au Francs par l’intermédiaire de saint Michel. Ce qui se traduisit ensuite par l’invocation particulière de saint Michel pour la bénédiction de la bannière royale.

 

Le Pape Anastase et Clovis
Après la conversion de Clovis, le pape Anastase écrivit aux souverains, Clovis et sainte Clotilde, où il reconnaissait saint Michel, comme Prince du peuple Franc et demandait à ce protecteur céleste de garder les Francs et de les secourir dans les combats. On peut y voir une ratification du patronage du Prince de la milice céleste sur la France.

 

En 708 ou 709 saint Michel apparut au Mont Tombe, aujourd’hui le Mont Saint-Michel, pour demander l’érection d’un oratoire ; de cette manière il donnait à entendre aux Francs qu’ils devaient compter sur sa présence et sa protection.

Ainsi les guerriers, comme Charles Martel, venaient déposer leurs épées sur un autel dédié à l’Archange afin de les y faire bénir. Il faut voir dans les victoires de Si Charles Martel sur les Sarrasins, un secours de saint Michel Archange.

 

Sainte Jeanne d’Arc et saint Michel
Qui ne sait que parmi les voix que sainte Jeanne d’Arc entendit à Domrémy, il y avait celle de saint Michel qui se présenta comme le protecteur du royaume de France. Ce témoignage est précieux, car c’est une ratification, venue du ciel, du rôle de protecteur attribué à saint Michel sur la France.

 

En 1594, lors de la cérémonie du sacre d’Henri IV, saint Michel apparaît au roi et à toute l’audience sous la forme d’un jeune enfant vêtu de blanc. Cette apparition fut une nouvelle preuve de la protection de l’Archange, ainsi qu’un manifestation de la sincérité de la conversion du roi Henri IV au catholicisme.

 

L’Eglise de France consacre solennellement son pays à saint Michel
En le 19 mai 1912, à la veille de la première guerre mondiale, les évêques consacrent solennellement la France à l’Archange. Voici le texte de cette consécration.

 

Ô glorieux saint Michel, permettez que nous vous apportions l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour. Commis par l’Eternel à la garde du droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts, inclinant votre épée devant le Dieu-fait-Homme et la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.

 

Le peuple élu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert, et vous fûtes, dans son exil, son espoir et sa force. Sur le berceau de l’Eglise, héritière de la Synagogue, tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et depuis deux mille ans, rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de votre intervention féconde.

 

Baptisée la première des nations, dans le Sang du Christ, la France vous aima la première. Aussi vous êtes-vous ingénié à faire d’elle, à votre image et à votre exemple, le bon sergent de Dieu. Des champs de Tolbiac aux sommets du Mont Tombe ; des sommets du Mont Tombe aux vallons de Domrémy.

 

Des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire. Naguère encore dans l’éclat de la piété de votre XIIe centenaire, sur ce coin immaculé de terre française où la foi vous éleva votre temple, le plus merveilleux et le plus célèbre, qui donc n’a reconnu votre si douce intervention ?

 

Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange, prenez sous votre garde tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nos personnes et nos biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres.

 

Cette consécration solennelle, nous la voulons nationale, et nous renouvelons, autant qu’il est en nous, le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges. Nous vous saluons, nous vous bénissons, nous vous acclamons, mais de grâce, défendez-nous dans le combat !

 

Les ténèbres du doute et de l’erreur nous envahissent de toutes parts : Archange de lumière, dissipez nos ténèbres ! Les volontés fléchissent et les courages chancellent : Archange victorieux, ranimez nos ardeurs et communiquez-nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants !

 

Les cœurs s’attachent à la chair et au sang : ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et portez-nous à Dieu ! Veillez tout spécialement sur nos foyers, où la foi et l’innocence subissent de si rudes assauts, et commandez à Satan d’y respecter la paix et la vertu.

 

Ô saint Michel, gardez l’Eglise et son chef admirable ; sauvez notre patrie bien-aimée, protégez son clergé et ses fidèles, convertissez ses fils égarés. Que le Cœur Sacré de Jésus, que Marie Immaculée vous envoient vers nous, avec la bienheureuse Jeanne d’Arc.

 

Et que le règne de Dieu s’établisse sur nous et sur le monde, pour qu’à jamais, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes. Ainsi soit-il !

 

 

Source

L'École Catholique en France, moins Chère, plus attractive, moins neutre

28/09/2025

L'École Catholique en France, moins Chère, plus attractive, moins neutre

Le paradoxe financier : 50% moins cher pour le contribuable, mais un risque d'élitisme
Le premier chiffre avancé par Guillaume Prévost est percutant : un élève du catholique coûte 50% moins cher à la collectivité. Loin d'en faire un simple argument budgétaire, il articule ensuite un paradoxe saisissant : moins l'État finance l'enseignement catholique, plus celui-ci est contraint d'augmenter ses frais de scolarité pour fonctionner. Cette situation, loin de favoriser la mixité sociale, réserve de fait l'accès aux établissements aux familles les plus aisées. Ce faisant, M. Prévost déplace habilement le débat : la question n'est plus celle du privilège de l'école privée, mais celle des conséquences d'une politique de financement public.


« Un élève de l’Enseignement catholique coûte 50 % moins cher au contribuable qu’un élève du public. Mais moins la puissance publique finance l’Enseignement catholique, plus celui-ci est de facto réservé aux riches. »


2. La laïcité clarifiée : des enseignants non-neutres, et c'est assumé
Sur le terrain sensible de la laïcité, Guillaume Prévost opère une clarification stratégique. Il rappelle que les enseignants du privé sous contrat, bien qu'agents publics de l'État, ne sont pas fonctionnaires et, à ce titre, ne sont pas soumis au même principe de neutralité. Ils peuvent donc témoigner de leur foi, à condition de ne pas faire de prosélytisme, et même, lance-t-il de manière provocatrice, « faire des maths chrétiennes en convoquant la métaphysique d’Aristote ! ».


Pour souligner l'incohérence qu'il y aurait à choisir un établissement pour son projet spécifique tout en lui demandant d'être neutre, il emploie une analogie volontairement triviale :
« Allez-vous dans un resto chinois pour commander des pizzas ? »


Cette clarification positionne l'école catholique non pas comme une entorse à la laïcité, mais comme une offre éducative distincte, où la dimension spirituelle fait partie intégrante du « contrat de confiance » passé avec les familles.


3. L'attractivité au collège : un "choix" massif, pas une "fuite"
Guillaume Prévost ancre le succès de son réseau sur un pilier central : la confiance des familles. « L’Enseignement catholique est un collectif qui va bien et même très bien et dont la singularité repose sur la confiance », affirme-t-il. La preuve la plus spectaculaire de ce dynamisme se manifeste au moment de l'entrée en 6ème, une étape délicate où les effectifs de l'enseignement catholique augmentent de 50%.


En requalifiant ce phénomène de « choix » plutôt que de « fuite », il s'oppose directement au narratif de la « sécession scolaire » souvent évoqué dans les médias. Il s'agit, selon lui, d'une adhésion délibérée à un projet éducatif spécifique.
« Les familles nous font confiance, particulièrement au moment délicat de l’entrée en 6e, où nos effectifs augmentent de 50 %. Ce n’est pas une fuite du public mais bel et bien un choix. Celui de la proximité, de structures à taille humaine qui valorisent la relation ainsi que l’alliance avec les familles. »


Au final, une question de liberté
Ces trois axes – le paradoxe du coût qui déplace le débat sur le financement, une vision assumée de la laïcité comme contrat de confiance et une attractivité interprétée comme un choix positif – offrent une perspective renouvelée sur l'enseignement catholique. Ils montrent que l'enjeu dépasse largement les statistiques et les polémiques. Il touche au cœur de la liberté éducative, de la liberté de conscience et de la richesse que représente la diversité des projets pédagogiques pour la société française.


Au-delà des polémiques, et si la véritable force du système éducatif français résidait justement dans cette diversité d'approches et la liberté de choix qu'elle permet ?
Pourquoi les laïcs sont-ils les seuls à se battre face aux adversaires de l'École catholique ?

 

 

Vidéo de la conférence de presse

 

 

L’hommage de J.D.Vance à Ch. Kirk

25/09/2025

L’hommage de J.D.Vance à Ch. Kirk

Il y a quelques années, sans doute en 2017, je suis passé dans l’émission de Tucker Carlson sur Fox pour parler de je ne sais plus trop quoi. Après l’émission, une personne dont je connaissais à peine le nom m’a envoyé un message privé sur Twitter pour me dire que j’avais fait du bon travail. C’était Charlie Kirk, et ce petit geste de gentillesse a marqué le début d’une amitié qui a duré jusqu’à aujourd’hui.

 

Charlie était passionné par les idées, toujours prêt à apprendre et à changer d’avis. Comme moi, il était sceptique à propos de Donald Trump en 2016. Comme moi, il a fini par voir en Trump la seule figure capable de détourner la politique américaine du globalisme qui avait dominé toute notre vie. Quand les autres avaient raison, il apprenait d’eux. Quand c’était lui qui avait raison — ce qui arrivait souvent — il se montrait généreux. Avec Charlie, ce n’était jamais : « Je vous l’avais bien dit. » Mais plutôt : « Bienvenue. »

 

Charlie fut l’une des premières personnes que j’ai appelées quand j’ai envisagé de me présenter au Sénat début 2021. J’étais intéressé mais sceptique sur mes chances. Nous avons parlé de tout : de la stratégie, du financement, des réseaux militants qu’il connaissait si bien. Il m’a présenté à certaines des personnes qui allaient diriger ma campagne, et aussi à Donald Trump Jr. « Comme son père, il est mal compris. Il est extrêmement intelligent, et très proche de notre vision », m’avait-il dit. Don a pris mon appel parce que Charlie le lui avait demandé.

 

Bien avant que je ne me décide — même dans mon for intérieur — à me lancer, Charlie m’avait invité à parler à ses donateurs lors d’un événement de TPUSA. Il m’a présenté autour de lui, m’a donné un retour sincère sur mon discours. Il n’avait aucune raison de le faire, aucune attente particulière : à l’époque, je plafonnais à moins de 5 % dans les sondages. Il l’a fait parce que nous étions amis, et parce que c’était un homme bon.

 

Quand je suis devenu candidat à la vice-présidence — chose que Charlie défendait autant en privé qu’en public — il était là pour moi. J’étais heureux de rejoindre l’équipe du président, mais j’ai été surpris, je l’avoue, par l’impact que cela a eu sur notre famille. Nos enfants, surtout l’aîné, ont eu du mal avec l’attention et la présence constante de la protection rapprochée. J’ai ressenti une forme de culpabilité aiguë, comme si j’avais imposé cette vie à mes enfants sans leur demander leur avis. Et Charlie, inlassablement, appelait et envoyait des messages, prenait de nos nouvelles, offrait ses conseils et ses prières.

 

Certains de nos plus grands rassemblements n’étaient même pas organisés par la campagne, mais par TPUSA. Charlie n’était pas seulement un penseur, c’était un homme d’action. Il transformait de grandes idées en événements encore plus grands, réunissant des milliers de militants. Et après chaque événement, il me serrait dans ses bras, me disait qu’il priait pour moi, et me demandait ce qu’il pouvait faire de plus. « Concentre-toi sur le Wisconsin », me lançait-il. « L’Arizona est déjà dans la poche. » Et il avait raison.

 

Charlie croyait profondément en Jésus-Christ. Sa foi était authentique. Nous avions l’habitude de débattre du catholicisme et du protestantisme, et de qui avait raison sur tel ou tel point doctrinal mineur. Parce qu’il aimait Dieu, il voulait le comprendre. Quelqu’un a dit que Charlie était mort en faisant ce qu’il aimait : discuter d’idées. C’était vrai. Il entrait dans des salles hostiles et répondait aux questions. Dans une salle acquise, si un progressiste posait une question et se faisait huer, il calmait la foule et rappelait que tout le monde devait pouvoir s’exprimer. Il incarnait une vertu fondamentale de notre République : la volonté de parler ouvertement et de débattre des idées.

 

Charlie avait un instinct incroyable pour savoir quand bousculer les lignes et quand se montrer plus conventionnel. On l’a attaqué pendant des années sur telle ou telle position publique, sans comprendre qu’en coulisses, il travaillait à élargir le champ du débat acceptable.

 

Il était aussi un grand homme de famille. Aujourd’hui, dans le Bureau ovale, le président Trump m’a dit : « Je sais qu’il était un très bon ami pour toi. » J’ai hoché la tête en silence. Puis le président a ajouté que Charlie aimait vraiment sa famille. Il avait raison. Charlie était tellement fier d’Erika et de leurs deux enfants. Il était si heureux d’être père, et si reconnaissant d’avoir trouvé une femme de foi avec qui construire une famille.

 

Charlie Kirk était un véritable ami. Du genre à qui l’on peut tout confier, en sachant que cela restera entre vous. Je fais partie de plusieurs groupes de discussion avec Charlie et des personnes qu’il m’avait présentées. Nous y célébrons des mariages, des naissances, nous nous taquinons, nous pleurons des proches disparus. Nous parlons politique, stratégie, sport, vie quotidienne. Ces conversations incluent des gens du plus haut niveau de notre gouvernement. Ils lui faisaient confiance, l’aimaient et savaient qu’il serait toujours là pour eux. Et parce qu’il était un véritable ami, vous pouviez faire confiance aux gens qu’il vous présentait.

 

Une grande partie du succès de cette administration est directement liée à la capacité de Charlie à organiser et à rassembler. Il n’a pas seulement aidé à gagner en 2024, il a aussi contribué à constituer l’équipe qui gouverne aujourd’hui.

 

J’étais en réunion à la Maison-Blanche quand ces groupes de discussion ont commencé à s’enflammer : tout le monde écrivait qu’il priait pour Charlie. C’est ainsi que j’ai appris que mon ami avait été touché. J’ai beaucoup prié dans l’heure qui a suivi, alors que circulaient d’abord de bonnes nouvelles, puis de mauvaises. Dieu n’a pas répondu à ces prières, et c’est ainsi. Il avait d’autres plans.

 

Aujourd’hui, Charlie est au ciel. Et je lui demanderai d’intercéder directement auprès du Très-Haut pour sa famille, ses amis et ce pays qu’il aimait tant.

 

Tu as couru une belle course, mon ami. Nous prenons la relève.