Le blog du Temps de l'Immaculée.
27/08/2025
Que penser des expériences de mort imminente (EMI) ? L’Église ne s’est pas prononcée officiellement. Ancien directeur du Bureau des constatations médicales des sanctuaires de Lourdes, le docteur Patrick Theillier les étudie depuis 25 ans.
Le concept des expériences de mort imminente (EMI) a captivé l'imagination populaire et le monde scientifique pendant des décennies. Le Dr. Patrick Theillier, ancien directeur du Bureau des constatations médicales de Lourdes, est interrogé par Véronique Jacquier de France Catholique offre un point de vue unique. L'article se concentre sur la manière dont les EMI peuvent être interprétées à travers le prisme de la foi chrétienne, les décrivant non seulement comme des phénomènes mystérieux, mais aussi comme un message d'espoir en accord avec la doctrine de l'Église.
Les EMI comme message d'espoir et de réaffirmation de la foi
Selon le Dr Theillier, les EMI sont bien plus que de simples hallucinations. Il les définit comme un ensemble de visions et de sensations vécues par des personnes en état de mort clinique. Ces expériences transforment profondément les individus, les amenant à voir la mort non pas comme une fin, mais comme un simple passage. Il soutient que dans une société occidentale marquée par une "apostasie silencieuse", ces expériences agissent comme un message prophétique. Elles rappellent à l'humanité que la vie ne s'arrête pas à la mort et qu'elle est un chemin vers une autre vie remplie d'amour infini. L'article suggère que les EMI sont une manifestation de la miséricorde de Dieu, cherchant à ramener le monde à la vie divine.
Concordance entre EMI et doctrine chrétienne
L'un des arguments centraux de l'article est que les EMI sont en parfaite harmonie avec l'enseignement de l'Église. Le Dr Theillier affirme que leurs caractéristiques coïncident avec des doctrines chrétiennes fondamentales, telles que l'existence de la vie éternelle, la séparation de l'âme et du corps, l'immortalité de l'âme, et le jugement particulier après la mort. Il avance que les EMI apportent une confirmation tangible de l'existence d'une réalité spirituelle et de l'immortalité de l'âme, renforçant la croyance chrétienne. L'article va plus loin en citant des exemples de saints, comme Thérèse d'Avila et Mariam Baouardy, qui auraient vécu des expériences similaires, qui ont agi comme des événements fondateurs dans leurs vies.
La résurrection de la chair à la lumière des EMI
L'article aborde également la question complexe de la résurrection de la chair. Se référant à des théologiens comme les Pères François Varillon et Jean-Marc Bot, le Dr Theillier propose une interprétation selon laquelle l'âme séparée du corps après la mort conserve une "mémoire du corps". Cela signifie que notre identité, y compris notre histoire et notre personnalité, est préservée. Les témoignages de ceux qui ont vécu des EMI, et qui disent avoir rencontré des êtres chers défunts "rajeunis et transfigurés", sont cités comme preuve. L'article soutient que la résurrection de la chair est un processus qui commence dès notre conception et se poursuit tout au long de notre vie dans l'au-delà, en particulier après notre baptême. Les EMI, selon lui, corroborent cette vision de notre destinée.
Conséquences éthiques : les EMI et le débat sur l'euthanasie
L'article conclut en évoquant l'importance des EMI dans le débat sur l'euthanasie. En soulignant l'existence de la vie après la mort, les EMI offrent une perspective qui contredit l'idée que la vie physique est la seule réalité. Selon le Dr Theillier, la connaissance de ces expériences peut nous détourner de l'euthanasie et du suicide assisté. Elles rappellent que la mort n'est pas la fin, mais une transition. Le langage utilisé, comme "fin de vie" au lieu d'euthanasie, est perçu comme une négation de cette réalité spirituelle, renforçant l'argument selon lequel ces expériences sont une expression de la miséricorde divine pour un monde désorienté.