Le blog du Temps de l'Immaculée.
17/02/2026
L’Évangile de ce dimanche de Quinquagésime nous place face à une annonce grave : celle de la Passion. Jésus nous prévient qu’il sera livré, bafoué et mis à mort, avant de ressusciter. Cet acte est la plus grande preuve de l’amour infini de Dieu pour chacun d’entre nous.
Mais face à un tel amour, quel est notre devoir ? Saint Paul nous le rappelle : nous devons aimer Dieu en retour. Au soir de notre vie, c’est sur cet amour seul que nous serons jugés. Pour nous aider à vivre ce Carême comme un véritable chemin de conversion, voici quatre piliers concrets pour aimer le Seigneur dans notre quotidien.
Regarder et parler à Jésus : la fidélité de la prière
Aimer, c’est d’abord être présent. On ne peut aimer quelqu'un à qui l'on ne parle jamais.
Contempler sa Passion : prenons le temps de regarder le Christ, particulièrement dans le récit de sa Passion ou en fixant notre crucifix.
La simplicité avant tout : La prière peut être pauvre ou difficile. Si les mots vous manquent, ne nous décourageons pas. Les prières des siècles passés, comme le Notre Père ou le Je vous salue Marie, suffisent à combler le cœur de Dieu.
Visiter le Saint-Sacrement : allons le voir là où il nous attend, dans le silence de l'adoration.
Lui obéir : offrir notre volonté.
L’amour n'est pas qu'un sentiment, c’est une décision de la volonté. Obéir à Jésus, c’est lui dire : « Seigneur, je veux ce que Vous voulez. »
Cela passe par deux étapes essentielles :
Quitter le péché volontaire : on ne peut pas prétendre aimer Jésus tout en choisissant délibérément ce qui nous sépare de lui.
Accueillir la "croix non choisie" : La croix la plus sanctifiante est souvent celle que l’on n’a pas choisie : une épreuve, une contradiction, une humiliation ou un imprévu du quotidien. Accepter ces moments avec foi, c’est s’unir réellement à Lui.
Le sacrifice caché : la fleur de la charité
Le Carême n'est pas une quête de performances héroïques. Ne cherchons pas de grandes mortifications qui ne serviraient qu'à flatter notre orgueil spirituel.
Le véritable sacrifice se niche dans les petites choses faites avec un grand amour :
Retenir un mouvement d'impatience.
Offrir un sourire quand on est fatigué.
Un service discret, une parole douce, un pardon accordé.
Ces occasions sont des trésors spirituels. Une petite action, lorsqu'elle est faite par pur amour, possède une valeur infinie devant Dieu.
Revenir à Lui : la grâce des sacrements
Enfin, aimer Jésus, c’est courir vers sa miséricorde. Il n’y a pas de saint Carême sans une rencontre renouvelée dans deux sacrements : la confession et l'eucharistie.
Ne nous laissons pas gagner par l'habitude ou le découragement face à nos fautes. La confession nous donne la force surnaturelle dont nous avons besoin, tandis que la communion vient consoler le Cœur de Jésus, si souvent offensé par l'indifférence du monde. Approchons-nous de ces "merveilles" avec un regret sincère de nos misères et une confiance absolue en sa bonté.
Concluons : un Carême humble et caché.
Que notre marche vers Pâques soit humble et fidèle. Ne cherchons pas à attirer l’attention sur nos efforts, car le fruit du Carême se perd dès qu'on s'en vante. Restons cachés en Dieu, portés par l'aide maternelle de la Vierge Marie.
C’est l’intention d’amour qui donne tout son prix à nos actions. Bon Carême à tous !
Source : recension de la prédication de M. l'abbé pour le dimanche de Quinquagésime.