Le blog du Temps de l'Immaculée.
09/02/2026
Voici les points clés du rapport et les nombreuses sources qui en traitent assez discrètement :
Les principales accusations du rapport américain
Selon les documents obtenus par la Commission parlementaire américaine (souvent via des citations à comparaître de grandes entreprises technologiques) :
Pression sur les algorithmes : La Commission européenne aurait fait pression sur les plateformes (X, Meta, TikTok) pour modifier leurs algorithmes de modération de manière globale, affectant ainsi la liberté d'expression des citoyens américains.
Ciblage politique : Le rapport affirme que la modération demandée par l'UE ne vise pas seulement les contenus illégaux (violence, pédopornographie), mais cible spécifiquement des opinions politiques conservatrices, des critiques sur l'immigration, ou des débats sur le climat et le COVID-19.
Contournement de la Constitution : Les élus américains dénoncent une « exportation » de la censure européenne vers les États-Unis, contournant ainsi le Premier Amendement de la Constitution américaine qui protège la liberté d'expression de façon beaucoup plus large qu'en Europe.
Sanctions comme menace : Le rapport souligne que la menace d'amendes allant jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial force les plateformes à une « surmodération » préventive.
Sources et écho médiatique
Cette affaire a créé un vif débat médiatique (mais plutôt feutré en France), principalement divisé selon les lignes éditoriales :
Médias Conservateurs et Alternatifs : Des publications comme le Hungarian Conservative (lié à l'écosystème de Balázs Orbán) ou des médias proches de la mouvance "libertarienne" américaine relayent largement ces conclusions, parlant de « Censorship Files » européens. Ils y voient la preuve d'une dérive autoritaire de Bruxelles.
Médias "Mainstream" et Institutionnels : Des sources comme Boursorama (via Media Services) ou des journaux européens rapportent l'existence de ce rapport tout en le présentant comme une offensive diplomatique et idéologique de la part du camp républicain américain. Ils soulignent souvent que le DSA vise officiellement à protéger les citoyens contre les contenus réellement illégaux et la désinformation massive.
Réponse de l'Union européenne : La Commission européenne a publié des mises au point (notamment via sa représentation en France) affirmant que le DSA est « protecteur des libertés » et qu'il "inclut des garanties de recours pour les utilisateurs dont les contenus auraient été injustement retirés."
Un lien avec Balázs Orbán (*)
Il est intéressant de noter que Balázs Orbán a lui-même commenté ces développements récemment. Il utilise ce rapport américain pour soutenir sa thèse selon laquelle l'UE s'éloigne des valeurs démocratiques de liberté d'expression pour protéger un « récit officiel ». Pour lui, ce rapport valide la stratégie hongroise de résistance aux régulations numériques bruxelloises.
(*) Qui est Balázs Orbán ?
Né en 1986, il est le Directeur politique de Viktor Orbán, président de la république de Hongrie (avec qui il n'a aucun lien de parenté, malgré le nom de famille commun). Il est souvent décrit comme le cerveau stratégique ou le "dauphin" potentiel du Premier ministre hongrois.