Le blog du Temps de l'Immaculée.
08/02/2026
En ce jour de la Chandeleur, l'Église ne se contente pas de bénir des cierges ; elle nous invite à contempler le mystère de la Présentation du Seigneur au Temple. Entre tradition et théologie, cette fête nous révèle qui est véritablement cet Enfant porté par Marie : la Lumière du monde venue dissiper nos ténèbres. Découvrez, à travers cette prédication en trois points, comment transformer notre vie chrétienne en une flamme ardente et porter, à notre tour, le Christ au monde.
Chers amis, la fête que nous célébrons aujourd'hui — que l'on appelle aussi la fête de la Lumière ou la Chandeleur — est d'une profondeur mystérieuse et d'une richesse doctrinale admirable. Elle commémore la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple et la Purification de la Vierge Marie.
À travers la symbolique du cierge, nous célébrons le Seigneur Jésus-Christ, Lumière du monde, venu pour « éclairer les nations », selon les mots du prophète Siméon. Cette flamme manifeste également la grâce sanctifiante, cette vie du ciel déjà commencée ici-bas dans nos âmes.
Je vous propose de méditer cette richesse à travers trois points essentiels.
Jésus-Christ, la Lumière véritable
Quarante jours après sa naissance, porté par la Vierge Marie et Saint Joseph, le Seigneur entre dans son Temple. Ce lieu sacré, bâti pour la gloire de Dieu, reçoit enfin celui qui était annoncé. C’est un moment unique : Dieu le Fils est présenté au Père.
Mais au-delà de la présentation, Jésus est déjà l'Agneau offert. Dès l'aurore de sa vie, à quarante jours, il est déjà victime et Sauveur, venu pour être immolé. Lorsque le vieillard Siméon le prend dans ses bras et chante son cantique, il reconnaît le sommet de la Révélation : Jésus n'est pas une « sagesse humaine » parmi d'autres, il est la Lumière qui purifie le cœur et arrache l’âme aux ténèbres de l’erreur et du péché.
2. Porter le Christ : notre vocation quotidienne
Le deuxième enseignement de cette fête est pratique : comme Marie a porté Jésus au Temple, nous devons, nous aussi, porter le Christ au monde.
Cela ne passe pas nécessairement par de grands discours, mais par une vie habitée par l’amour du Seigneur. Rayonner le Christ suppose trois conditions :
Une foi vive : et non une routine tiède.
Un amour ardent : le rayonnement du Cœur de Jésus.
Une vie donnée : un catholique qui refuse la croix devient une lampe éteinte. Au contraire, celui qui accepte de s'offrir devient un flambeau qui touche les âmes, parfois sans même le savoir.
Certes, ce rayonnement peut susciter la contradiction. Comme le prophète Siméon l'a annoncé, Jésus est un signe de division car la lumière révèle la noirceur des œuvres du monde. Dans ce combat spirituel, nous serons parfois incompris ou persécutés, mais c’est au cœur de cette « défaite apparente » que se prépare la victoire finale, à l'image de la Croix.
3. Marie, associée à la Rédemption
Enfin, l'Évangile nous tourne vers le cœur douloureux et immaculé de Marie. L'annonce du glaive de douleur qui transpercera son âme souligne une vérité certaine : la Vierge Marie est étroitement associée à l’œuvre rédemptrice de son Fils.
Si Jésus est l’unique source de la Rédemption, Marie s'y est unie d'une manière maternelle et sacrificielle unique. En offrant son enfant au Temple, elle le prépare déjà intérieurement au sacrifice de la Passion. Elle participe à notre salut par son union parfaite à la souffrance du Christ.
Concluons :
En ce jour de fête, demandons à la Vierge Marie que notre foi ne soit pas un cierge rangé ou oublié, mais une flamme brûlante. Que notre vie chrétienne ne soit pas une simple apparence, mais un témoignage fidèle jusqu'à notre dernier souffle.
Quittant les ombres d'ici-bas, puissions-nous un jour entrer dans la lumière éternelle pour y retrouver le Christ et sa sainte Mère.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.