Le blog du Temps de l'Immaculée.
24/01/2026
Retour sur la cérémonie traditionnelle des vœux aux autorités religieuses qui s'est récemment tenue à l’Élysée. Un rendez-vous annuel qui, cette année, semble avoir pris une tournure particulièrement politique, Emmanuel Macron maniant l’art du compromis avec une certaine ambivalence.
Les trois piliers d’un discours sous tension
Le président de la République a articulé son intervention autour de trois axes majeurs, perçus comme une tentative de conciliation… ou de diversion :
La lutte contre l'antireligion : L'annonce de futures « assises nationales » (ça ne mange pas de pain et ça fait passer la pilule) pour freiner les actes de haine.
La défense de la laïcité : un rappel à la loi de 1905, couplé à un appel aux chefs de culte pour devenir des « ambassadeurs de la fraternité », il les a invités "à construire des ponts" (façon pape François), à promouvoir le dialogue interreligieux (bis) et à faire la pédagogie de la laïcité (la religion républicaine) auprès de leurs fidèles.
Le dossier "Fin de vie" : le sujet le plus brûlant, avec le retour imminent du projet de loi sur l’aide à mourir au Parlement.
La méthode présidentielle en question
Le "vivre-ensemble" vs la réalité : Le président accumule les formules creuses, dont celle-ci, magnifique et ressortie pour l'occasion, même si elle a pris la poussière : « Dans une société diverse, la laïcité n’est pas une contrainte, mais une chance pour vivre ensemble », alors que certains représentants de l’État font la chasse aux croix, statues et crèches de Noël !
Le spectre de la seringue : le projet de loi sur la fin de vie, une dérive éthique majeure là où le gouvernement parle de progrès sociétal.
Une consultation de pure forme ? Bien que le président promette de consulter les cultes, il est évident que « les dés sont jetés » et que la marche vers la législation est irréversible, même si des incidents de parcours entre copains des deux chambres sont créés, pour pouvoir dire après que le progrès a été obtenu de haute lutte !
Finalement, le véritable sujet, caché derrière les politesses d'usage, reste la volonté d'aller « jusqu'au bout » de la réforme de la fin de vie, malgré les réserves marquées des autorités catholiques dans leur ensemble.
Quand donc les consciences vont-elles se réveiller ? À nos chapelets !