Le blog du Temps de l'Immaculée.
18/10/2026
Réflexion de Véronique Lévy sur notre patrie qui sombre ...
Les images du clocher de l’hôtel de ville de Limoges en flammes rappellent celles du clocher de Notre Dame de Paris.
Et ce brasier qui emporte avec lui des siècles d’Histoires, de larmes et de prières, provoque la même sidération... le même traumatisme et la même séparation : ceux qui aiment l’âme de cette France lumineuse et rebelle, la France Libre de l’héroïsme des saints… des résistants, des poètes… et ceux qui se réjouissent de la voir brûler ; comme ces badauds anglais et leurs maîtres qui riaient de la même lugubre obsession, de voir brûler, liée au bûcher, celle qui incarnait la Foi de la France ;
sa vaillance et son espérance…
celle dont les entrailles et le cœur, encore gorgés de son sang l’avait enfantée, cette France…
contre les traîtres, les espions…
et l’avait rendue à son Cœur.
Au Roi dépouillé dont le Royaume appartient aux derniers, aux pauvres, aux orphelins,
oubliés de l’Histoire
sans nom et sans visage…
ceux qui fixent les flammes emporter leur mémoire ; en pleurant ses pierres où chuchotait parfois le vent, au large du Ciel.
Par delà le flot d’images qui abreuve nos écrans et la fatigue d’un spectacle permanent, — mis En scène comme jadis les échafauds — pour blesser l’âme de sidération et traumatiser... c’est dans la fracture, que s’invite la mort.
La Terreur,
et la déshumanisation consentie.
J’entends chez les uns : « rien n’arrête le jeunesse de France! »
Mais de quelle jeunesse parle-t-on… celle qui détruit, ou celle qui prie ? Celle qui se baisse pour relever celui qui est à terre, ou celle qui massacre à plusieurs, celui qui est fragile…
Celle qui se bat pour la vie du minuscule, contre le meurtre systémique de celui qui n’a pas la parole… ou celle de factions violentes et suicidaires qui ne sont que les zombies du Système de mort qui les nourrit….
de mort lente
et consentie.
Sacrifice collectif maquillé en suicide.
De quelle jeunesse parle-t-on ?
D’un côté, une jeunesse d’étudiants et de bâtisseurs, dont les demandes légitimes sont caricaturées et avortées par les acteurs de saccages — minoritaires d’ailleurs — qui n'ont plus rien à voir avec une protestation sociale légitime. Rien à voir avec la douleur des paysans, avec ceux qui dorment dans leur voiture, étranglés de dettes ; mis à terre par l’inflation, la précarité… et le silence de ceux qui savent et ont la bouche cousue du sang des innocents…
des enfants de Gaza, du Yémen, du Soudan, des innocents de toutes les couleurs dont le sang crie comme le sang d’Abel.
Assez des têtes cagoulées et des visages masqués, quand ceux de nos enfants sont effacés des registres des naissances et des morts…
Le Peuple n’est pas et ne sera jamais une masse.
Il est la chair de la France,
il est son ciel,
il est son espérance.
On nous vend ces émeutes claniques comme des révolutions spontanées ou des colères nécessaires, alors qu’elles s’apparentent à des convulsions déstructurées où les vrais sujets éthiques, spirituels et sociaux sont systématiquement baillonnés.
Mais au-delà de la fracture émotionnelle devant le saccage de ces symboles de l’harmonie d’une France jadis souveraine, un doute obscur se dresse, au cœur de la sidération : comment est-il humainement et techniquement pensable que la mairie de Limoges, au centre de la ville, au coeur de sa vie, pouls battant de la cité… ait pu être investie et incendiée sans résistance ? Avec des micro-ondes de recyclage…
Malgré la mobilisation massive des forces de l’ordre afin de protéger en priorité les vies, il semble inconcevable qu'avec les moyens de maintien de l'ordre dont dispose l’État, des casseurs aient pu pénétrer dans une mairie et y mettre le feu.
De Notre-Dame de Paris hier, à l’hôtel de ville de Limoges aujourd’hui, l'argument de la fatalité ou du débordement ne convainc personne.
Une question troublante surgit alors : qui sont réellement ces casseurs, et jusqu'à quel point sont-ils instrumentalisés ou abandonnés à leur œuvre de mort ?
L'idée d'un laissez-faire calculé ou d'une passivité ambiguë alimente l'impression douloureuse que ces saccages, ou ces lapidations de pompiers, servent, au fond, d'autres intérêts.
Obscurs.
En remontant le fil de l’Histoire, on sait que les grandes fractures nationales ont souvent été exploitées par des forces en coulisses. De la Révolution française — où des factions et des influences étrangères manœuvraient en s’appuyant sur les repris de justice lâchés dans les rues — jusqu’aux tensions géopolitiques contemporaines, la question des calculs de pouvoir reste entière.
Un soupçon s’impose… celui de voir le mot d’ordre, « Ordo ab chaos » planter son Drapeau macabre : la destruction du patrimoine, les guerres civiles et le traumatisme social opportunément utilisés pour instaurer un état d’urgence permanent et basculer vers une dystopie consentie.
Un totalitarisme mondial à prétexte religieux
ou l´avènement d’un eugénisme radical à masque écologique et socialiste.
Seule la Vérité nous rendra libres.
Et Elle n’a qu’Un Visage.
Véronique Levy, extrait de son blog