Le blog du Temps de l'Immaculée.
09/10/2026
Le 6 août 1945, à 8 h 15 du matin, le bombardier américain Enola Gay largue la bombe atomique « Little Boy » sur la ville d’Hiroshima. L'engin explose à environ six cents mètres au-dessus du sol, générant instantanément une boule de feu de plusieurs millions de degrés, une onde de choc dévastatrice et une pluie de radiations mortelles. Tout ce qui se trouve dans un rayon de deux kilomètres est quasi intégralement pulvérisé, calciné ou balayé.
Pourtant, à seulement huit cents mètres de l’hypocentre, un fait stupéfiant se produit au presbytère de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption.
Le choc du 6 août 1945
Dans ce bâtiment en bois et plâtre — typique de l'architecture locale de l'époque — se trouvent quatre prêtres jésuites allemands :
Le père Hugo Lassalle (alors supérieur de la mission jésuite au Japon)
Le père Hubert Schiffer
Le père Wilhelm Kleinsorge
Le père Hubert Cieslik
(Quatre autres confrères rattachés à la communauté ou présents dans les environs immédiats partageront ce sort exceptionnel, portant à huit le groupe de religieux directement épargnés au cœur de la zone critique.)
Au moment exact de la déflagration, le père Schiffer vient d’achever sa messe matinale et s'apprête à prendre son petit-déjeuner au presbytère. Soudain, une lumière aveuglante envahit la pièce — un flash qu'il décrira plus tard comme semblable à « l’explosion d'un soleil ». Presque instantanément, une onde de pression colossale arrache les portes, brise les fenêtres et projette le prêtre dans les airs.
Lorsque le nuage de poussière retombe, le spectacle autour d'eux est apocalyptique. L'église paroissiale attenante est entièrement rasée, les maisons voisines ont disparu, et un mur de feu ravage Hiroshima.
Mais contre toute attente, le presbytère tient encore debout, bien qu'endommagé. Les prêtres s’extraient des décombres : ils ne souffrent que de coupures superficielles dues aux éclats de verre et de légères contusions. Aucun n'est gravement brûlé, aucun n'a les tympans crevés, alors que les corps des passants dans la rue ont été instantanément carbonisés.
L’énigme médicale et scientifique
Dans les jours et les semaines qui suivent, les quatre pères s’activent sans relâche pour secourir les blessés, transporter les mourants et administrer les derniers sacrements au milieu des ruines radioactives.
Dès l'arrivée des équipes médicales de l'armée américaine et de la commission conjointe d'enquête sur les effets des armes atomiques (Atomic Bomb Casualty Commission), le cas des pères jésuites intrigue au plus haut point :
À moins d’un kilomètre du point zéro, la dose de radiations reçue était censée entraîner une mort certaine en quelques heures ou quelques jours par syndrome d'irradiation aiguë.
Or, les bilans sanguins réguliers des religieux ne révèlent aucune baisse anormale des globules blancs, aucune chute de cheveux, aucune lésion interne ni signe de leucémie ultérieure.
Au fil des décennies, le père Schiffer sera examiné par plus de deux cents médecins et spécialistes des radiations militaires américains. Aucun n'a pu apporter d'explication biophysique satisfaisante au fait que ce bâtiment et ses occupants aient pu résister à l'onde thermique et aux rayonnements gamma à une telle proximité de l'explosion.
Tous ces prêtres ont vécu jusqu'à un âge avancé :
Le père Cieslik s’est éteint en 1988 à l'âge de 74 ans.
Le père Schiffer est mort en 1982, à 67 ans.
Le père Lassalle a vécu jusqu'en 1990, atteignant l'âge de 91 ans.
La certitude des pères : la protection du Rosaire
Interrogé à de multiples reprises par les journalistes et les autorités sur la raison de cette survie inexplicable, le père Hubert Schiffer a toujours donné la même réponse :
« Nous croyons que nous avons survécu parce que nous vivions le message de Fatima. Dans cette maison, nous vivions et récitions le chapelet tous les jours. »
Pour la communauté jésuite, cette préservation n'était pas un hasard de la géométrie de l'onde de choc, mais l'accomplissement d'une promesse spirituelle : une protection maternelle tangible au cœur même de l'un des cataclysmes les plus destructeurs de l'histoire humaine.