Le blog du Temps de l'Immaculée.
15/06/2026
Dans une tribune parue dans Le Figaro, Louis de Bourbon, Duc d’Anjou et aîné des Capétiens, prend pour point de départ la basilique de Saint-Denis pour récuser l’idée d’une rupture identitaire en France. Face aux fractures contemporaines, il oppose à la thèse d’une « nouvelle France » de J.L. Mélenchon dans son discours provocateur devant la basilique, le modèle de la continuité royale comme vecteur d’unification et de concorde sociale.
À l'occasion du huit-centième anniversaire du sacre de saint Louis en 2026, Louis, Duc d’Anjou, livre une méditation politique sur l’état de la France, articulée autour du symbole hautement évocateur de la nécropole de Saint-Denis. Rejetant d’emblée la rhétorique de la division qui chercherait à opposer l'histoire millénaire au « peuple vivant de 2026 », l’auteur refuse de « prendre l’un pour écraser l’autre » et s’élève contre la tentation de fracturer la population.
En sa qualité de chef de la Maison de Bourbon, il rappelle la méthode capétienne, caractérisée par un travail d'unification séculaire respectueux des identités locales. Selon lui, la royauté a su agréger des territoires aux coutumes diverses sans que l'altérité ne devienne une menace, à la condition expresse que ces différences ne constituent pas « une concurrence pour l’État ». Face aux dérives actuelles, le prince fustige à la fois le communautarisme de ceux qui veulent former « un État dans l’État » et l'égalitarisme stérile. Il affirme avec force qu’« il ne saurait y avoir de nouvelle France », mais seulement un même pays inscrit dans le temps long.
Le cœur de son propos repose sur un diagnostic sévère des crises éducative et identitaire. Déplorant que les clés de compréhension historique soient perdues, il renvoie dos à dos les « Français établis de longue date », oublieux de leur passé, et les « plus récemment arrivés », maintenus dans l’ignorance. Pour remédier à cette désintégration, il invite chaque citoyen à devenir le « fils spirituel de notre histoire et de nos rois ».
Enfin, le Duc d’Anjou positionne l’institution monarchique comme une solution d'avenir capable de surmonter la crise contemporaine. Présentant la Couronne comme un repère unificateur transcendant les mandatures éphémères, il propose d'y conjuguer verticalité du pouvoir et autonomies locales. En se référant aux figures tutélaires d’Henri IV et de Louis XVIII, champions de la réconciliation après les guerres civiles, il conclut ses lignes par un appel à la paix et à l’unité, élevant la mémoire des « peuples morts » au rang de fondement indispensable à la survie du peuple vivant.
Le retour de la France éternelle, fille aînée de l'Église, ne peut hélas se réaliser sans au préalable avoir procédé à la remise en état des structures de pouvoir.
Kyrie Eleison !