Le blog du Temps de l'Immaculée.
18/04/2026
Cette conférence présente une thèse passionnée sur les origines apostoliques de la France, affirmant que l'évangélisation de la Gaule ne date pas des IIIe ou IVe siècles (version universitaire officielle), mais bien du Ier siècle, portée par les disciples directs du Christ et des Apôtres.
Une filiation directe avec le Christ
Arnaud Boüan du Chef du Bos soutient qu'il existe une connexion historique et spirituelle ininterrompue entre la Terre Sainte et la France. Il s'appuie sur la tradition orale, les reliques et l'iconographie des églises locales pour affirmer que les 12 Apôtres ont envoyé des émissaires jusqu'aux "extrémités de la terre" (le Finistère).
Les grandes figures de l'évangélisation précoce
La conférence détaille plusieurs vagues de missionnaires arrivés par les voies romaines :
En Provence : Marie-Madeleine, Lazare et Saint Maximin.
En Aquitaine : Sainte Véronique (à Soulac) et Saint Amadour, que l'orateur identifie comme étant Zachée de l'Évangile.
À Limoges : Saint Martial, présenté comme le petit garçon ayant apporté les pains et les poissons lors de la multiplication des pains par Jésus. (NDLR : curieusement, dans ses écrits, Maria Valtorta qui ne connaissait pas cette histoire, signale que ce petit garçon adopté par St Pierre s'appelle Marziam. On y voit là une similitude ! )
À Paris : Saint Denis, que l'orateur identifie à Denis l'Aréopagite (converti par Saint Paul à Athènes), envoyé en Gaule par le Pape Saint Clément.
Focus : Les quatre apôtres de la Normandie
L'essentiel de la présentation porte sur les disciples de Saint Denis qui ont fondé les premiers évêchés normands au Ier siècle :

Les preuves invoquées : Entre tradition et archéologie
L'orateur critique l'approche universitaire moderne qui rejette tout ce qui n'est pas écrit. Il propose trois types de "preuves" :
L'archéologie : Il cite la découverte en 1942 d'une statue de "Déesse Mère" dans un puit à Douvres-la-Délivrande, confirmant la tradition d'un ancien lieu de culte païen remplacé par Saint Regnobert.
La permanence des rites : Les miracles et guérisons encore attribués à Saint Latuin (tradition des mouchoirs à Clairet).
La transmission monastique : Le savoir préservé dans les couvents (comme au Carmel de Morlaix pour Saint Drenalus) qui a survécu aux destructions de la Révolution.
Conclusion
Pour , la France n'est pas née avec le baptême de Clovis (qu'il appelle la "naissance" politique), mais sa conception remonte à cinq siècles plus tôt, lors de l'arrivée de ces premiers pionniers. Il appelle à retrouver ces "racines profondes" pour redonner de la ferveur au pays.
Vidéo sur l'évangélisation de la Gaule en général ( TVL)
Conférence : l'évangélisation de la Normandie
Toutes les conférences sur diverses régions sont sur Trésors de nos pères.
Crédits : Merci à Brigitte de m'avoir fait découvrir cette pépite !