Le blog du Temps de l'Immaculée.
07/01/2026
C'est une mise en garde contre l'inéluctabilité de la violence. Mercadal estime que la « rage » a remplacé la colère et que le mépris ressenti lors des interventions des forces de l'ordre (hélicoptères, grenades en Ariège) mène le pays vers un basculement violent. On voudrait bien qu'il se trompe !
Les revendications principales
Le discours de Mercadal s'articule autour de trois piliers d'urgence :
La fin de la concurrence déloyale : Il dénonce les accords de libre-échange (notamment le Mercosur) qui importent des produits ne respectant pas les normes françaises.
Le contrôle aux frontières : Il réclame une protection effective des marchés nationaux pour stopper la disparition des fermes.
L'arrêt des abattages sanitaires : Il fustige les abattages massifs liés à la dermatose, qu'il juge injustifiés et destructeurs pour le patrimoine génétique des élevages.
2. Une défiance radicale envers le pouvoir politique
L'invité exprime un scepticisme total vis-à-vis du gouvernement et des structures syndicales traditionnelles :
Le gouvernement : Il qualifie les promesses de Gabriel Attal et d'Emmanuel Macron de « flan ». Pour lui, les « clauses miroirs » sont des concepts vides.
La FNSEA : Il décrit le syndicat majoritaire comme « macroniste » et complice du pouvoir, dénonçant les conflits d'intérêts de ses dirigeants (notamment dans le commerce d'aliments pour bétail au Brésil).
Le rapport de force : Mercadal estime que seule la confrontation physique et le blocage de Paris peuvent produire des résultats, car le pouvoir serait « sourd » aux actions en province.
3. Les chiffres de la crise (Estimations)
Mercadal souligne l'hémorragie démographique du métier. Bien qu'il précise que ses chiffres ne sont pas officiels, il s'appuie sur ses observations de terrain :

4. La souveraineté alimentaire : un enjeu de civilisation
Pour Mercadal, le combat dépasse largement la catégorie socio-professionnelle des agriculteurs. Il avertit les citoyens :
Dépendance et esclavage : Perdre la souveraineté alimentaire revient à transformer les futurs citoyens en « esclaves » de ceux qui les nourrissent (puissances étrangères ou consortiums).
Qualité sanitaire : Il alerte sur la qualité « catastrophique » des produits importés (Ukraine, Amérique du Sud).
Action directe : Il encourage les consommateurs à des actions de désobéissance civile, comme remplir des caddies de produits étrangers en supermarché et les laisser en rayon pour peser sur la grande distribution.
Note sur le climat social : L'entretien se conclut sur une mise en garde contre l'inéluctabilité de la violence. Mercadal estime que la « rage » a remplacé la colère et que le mépris ressenti lors des interventions des forces de l'ordre (hélicoptères, grenades en Ariège) mène le pays vers un basculement violent.
Mais au fait, où sont nos évêques ? Merci à Mgr Dollmann et à Mgr Aillet pour leur courage. Mais où sont les autres ? Le beau métier de paysan qui se meurt, les suicides, le désespoir des hommes, ça ne les touche pas ? Leur silence fait mal au peuple de Dieu! C'est à eux d'être en première ligne, point de naïveté là-dedans, s'ils intervenaient tous physiquement comme Mgr Dollmann, on éliminerait le risque de graves désordres. Chers Pères Evêques, aidez les !
Note du webmestre : Cet article n'est pas un appel à assiéger Paris et encore moins à la désobéissance civile. Il aborde seulement un sujet qui nous concerne tous, à savoir notre indépendance alimentaire.